Au Sud-Kivu, il a actuellement des milliers d’enfants zéro dose, c’est-à-dire qui ne se sont jamais fait vacciner, et d’autres sous-vaccinés, c’est-à-dire qu’ils ont manqué plusieurs doses prévues dans le calendrier vaccinal. Cette situation qui met en danger la vie de ces enfants, a été […]
La mode ne se limite plus à une simple affaire de goût ou d’élégance : elle est devenue, pour de nombreux jeunes, un puissant outil d’affirmation de soi. À Bukavu, comme dans d’autres villes africaines, un phénomène se dessine avec force : des jeunes qui […]
Environ 40 journalistes, enfants journalistes du RJAE et enfants reporters de l’UNICEF, s’engagent à contribuer aux efforts visant l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC. Ils l’ont dit ce mercredi 30 août 2023, à l’issue d’une formation organisée à Bukavu au Sud-Kivu, par le Programme […]
Chaque année, des millions d’enfants sont protégés grâce aux vaccins contre des maladies graves comme la rougeole, la polio ou la coqueluche. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, vacciner un enfant reste un combat. Manque d’information, rumeurs, résistances culturelles : les obstacles sont nombreux […]
La campagne de vaccination contre la poliomyélite a été lancée officiellement ce jeudi 11 septembre 2025 dans la zone de santé de Kalehe, située en territoire de Kalehe, dans la province du Sud-Kivu. Cette opération sanitaire, qui s’étend du 11 au 13 septembre, vise à […]
La campagne de vaccination contre la poliomyélite a été lancée officiellement ce jeudi 11 septembre 2025 dans la zone de santé de Kalehe, située en territoire de Kalehe, dans la province du Sud-Kivu.
Cette opération sanitaire, qui s’étend du 11 au 13 septembre, vise à protéger les enfants contre cette maladie dangereuse et invalidante.
La campagne concerne tous les enfants âgés de 0 à 59 mois,qu’ils aient déjà été vaccinés ou non. Le vaccin, administré sous forme de gouttes orales, est gratuit, sûr et efficace.
Le Dr Pacifique Chirhalwira Mungwakonkwa, médecin chef de zone de Kalehe, a lancé un appel fort :
« La poliomyélite est une maladie grave qui peut paralyser à vie nos enfants. En vaccinant aujourd’hui, nous protégeons nos enfants contre la paralysie de demain. Ensemble, faisons de Kalehe une zone sans polio. »
Des autorités locales ont pris part à cette cérémonie de lancement, réaffirmant leur engagement en faveur de la santé infantile. Elles ont encouragé les agents vaccinateurs dans leur mission et appelé les parents à ouvrir leurs portes et présenter leurs enfants.
Cette campagne s’inscrit dans le cadre de l’effort national pour l’éradication de la poliomyélite en RDC, et marque un pas de plus vers une communauté plus saine et protégée.
Freddy Mbingyu volontaire pour les enfants et les jeunes à kalehe
À l’occasion de la Journée internationale de prévention du suicide, célébrée ce mercredi 10 septembre 2025, le psychologue Idriss Baninde a lancé un appel fort à l’ensemble des acteurs communautaires pour briser le silence et la stigmatisation liés aux troubles mentaux, souvent à l’origine de […]
À l’occasion de la Journée internationale de prévention du suicide, célébrée ce mercredi 10 septembre 2025, le psychologue Idriss Baninde a lancé un appel fort à l’ensemble des acteurs communautaires pour briser le silence et la stigmatisation liés aux troubles mentaux, souvent à l’origine de nombreux cas de suicide.
Selon lui, les habitants de la province du Sud-Kivu sont particulièrement exposés aux troubles psychologiques, dans un contexte marqué par l’instabilité sécuritaire, la crise économique, ainsi que d’autres difficultés de la vie quotidienne. À cela s’ajoutent des traumatismes familiaux, des catastrophes comme les incendies, et un manque d’accompagnement psychosocial.
« Alors que le monde célèbre cette journée, notre population traverse une période très difficile. Les facteurs de détresse psychologique se multiplient, et dans un tel contexte, le risque de suicide augmente considérablement», a-t-il averti.
Appel à la mobilisation communautaire
Pour faire face à cette réalité, Idriss Baninde appelle les organisations humanitaires à travailler en synergie avec le personnel de santé mentale afin de renforcer les capacités des relais communautaires, des structures de jeunes, des leaders religieux, ainsi que des médias locaux. L’objectif est d’impliquer chaque acteur à son niveau pour favoriser la sensibilisation, briser les tabous et lutter contre la stigmatisation des personnes vivant avec des troubles mentaux.
Il insiste également sur la nécessité de rendre les soins en santé mentale plus accessibles à toutes les couches de la population, estimant qu’il s’agit d’un pas essentiel vers la réduction des cas de suicide dans la région.
En conclusion, le psychologue plaide pour une mobilisation collective:
« Tous pour la promotion de la santé mentale et la lutte contre le suicide dans nos communautés », a-t-il affirmé.
Parce qu’écouter la jeunesse, c’est déjà préparer l’avenir.
Loni Irenge Joël volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
À l’occasion de la Journée mondiale de prévention du suicide,célébrée chaque 10 septembre, les projecteurs se tournent vers un fléau silencieux : la souffrance mentale chez les jeunes.À Bukavu, comme dans de nombreuses villes du monde, le suicide reste un sujet délicat, souvent étouffé par […]
À l’occasion de la Journée mondiale de prévention du suicide,célébrée chaque 10 septembre, les projecteurs se tournent vers un fléau silencieux : la souffrance mentale chez les jeunes. À Bukavu, comme dans de nombreuses villes du monde, le suicide reste un sujet délicat, souvent étouffé par les tabous culturels et le manque d’écoute. Pourtant, les signaux d’alarme sont bien présents.
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), près de 700 000 personnes se suicident chaque année, faisant du suicide la*quatrième cause de mortalité chez les 15-29 ans. Une réalité qui se reflète douloureusement dans les quartiers populaires de Bukavu, où la pression sociale, les violences familiales, le chômage et l’isolement pèsent lourdement sur les épaules des jeunes.
Grâce, 17 ans, en a fait l’expérience :
« J’ai pensé mettre fin à mes jours parce que je ne voyais plus de raison de vivre. Heureusement, une amie a pris le temps de m’écouter », confie-t-elle.
Des initiatives locales en émergence
Conscientes de l’urgence, certaines associations locales, comme Ujana ya Amani ou Voix des Jeunes, ont commencé à intégrer des modules de sensibilisation à la santé mentale dans les écoles dans l’objectif d’éduquer, écouter et libérer la parole.
« Les parents doivent apprendre à écouter, pas seulement à juger », insiste Jean-Paul , éducateur à Bagira, qui milite pour une approche plus humaine et ouverte à l’égard des jeunes en détresse.
Un appel à l’écoute et à la bienveillance
La lutte contre le suicide ne se résume pas à des campagnes : elle repose sur l’écoute, le dialogue, la prévention, et surtout, l’amour. Les jeunes de Bukavu ont besoin de repères, de soutien, et d’un espace où ils peuvent parler sans crainte d’être stigmatisés.
En cette journée de sensibilisation, un message clair se dégage : Brisons le silence. Écoutons les jeunes. Protégeons la vie.
Gloria Bakulikira volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
Dans les quartiers populaires de Bukavu, de nombreux enfants vivent une réalité dure et méconnue. Orphelins, abandonnés ou déplacés, ils se retrouvent seuls à la tête de leur foyer. À 12, 13 ou 15 ans, ils assument des responsabilités écrasantes : nourrir la famille, protéger […]
Dans les quartiers populaires de Bukavu, de nombreux enfants vivent une réalité dure et méconnue. Orphelins, abandonnés ou déplacés, ils se retrouvent seuls à la tête de leur foyer. À 12, 13 ou 15 ans, ils assument des responsabilités écrasantes : nourrir la famille, protéger leurs petits frères et sœurs, payer un loyer… pendant que leur propre enfance s’efface.
« Depuis que maman est morte, je me lève chaque jour à 5h pour aller chercher de l’eau. Ensuite, je prépare mes deux petits frères avant d’aller vendre des beignets. J’ai 14 ans. Je ne sais plus ce que ça fait d’être une enfant », confie Clarisse, habitante d’Essance.
Une enfance volée, une jeunesse sacrifiée
Ce phénomène, encore peu visibilisé, expose ces enfants à l’épuisement, à l’abandon scolaire, au travail précoce, et parfois à l’exploitation. Ils développent une maturité impressionnante, mais au prix d’un profond vide affectif, éducatif et psychologique.
Selon l’UNICEF, plus de 10 % des enfants congolais vivent sans encadrement parental stable. Le Bureau des Nations Unies pour les Affaires Humanitaires (OCHA) alerte sur les effets psychosociaux graves de cette charge précoce : anxiété, isolement, dépression.
Des oubliés des politiques sociales
Malgré leur nombre, ces enfants sont largement absents des politiques publiques.
« On parle souvent des enfants de la rue, mais rarement de ceux qui, dans les maisons, élèvent seuls une fratrie sans aucun adulte », déplore Béatrice M., éducatrice sociale à Bukavu.
Les rares programmes d’aide se concentrent sur les orphelinats ou l’école, laissant de côté ceux qui, bien qu’installés dans un logement, vivent sans encadrement réel ni soutien ciblé.
Un appel à la reconnaissance et à l’action
Être enfant chef de ménage, c’est vivre une double peine : sans protection ni reconnaissance. Ces jeunes ne devraient pas seulement survivre ils méritent un accompagnement psychosocial, un appui matériel, et surtout une vraie place dans les politiques sociales.
Ces enfants portent des responsabilités trop lourdes pour leur âge. Les voir, les écouter, les soutenir : c’est le minimum pour leur rendre un peu de leur enfance.
Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
Plus de 2 millions d’enfants du Nord-Kivu ont reçu le vaccin contre la poliomyélite, une avancée majeure dans la lutte pour la protection de leur santé. Ce chiffre impressionnant, représentant environ 116 % de la cible initiale, a été annoncé par le professeur Stéphane Hans-Batteille, […]
Plus de 2 millions d’enfants du Nord-Kivu ont reçu le vaccin contre la poliomyélite, une avancée majeure dans la lutte pour la protection de leur santé. Ce chiffre impressionnant, représentant environ 116 % de la cible initiale, a été annoncé par le professeur Stéphane Hans-Batteille, médecin coordonnateur du Programme Élargi de Vaccination (PEV) dans la province, lors d’une réunion de suivi avec les autorités sanitaires.
« Ce dépassement montre à quel point notre population infantile est en croissance, parfois plus vite que nos estimations. Mais cela prouve surtout notre engagement à atteindre chaque enfant », a-t-il déclaré.
La campagne, lancée du 4 au 6 septembre dans la partie sud de la province, vise à protéger les enfants contre la polio, une maladie grave qui peut entraîner des paralysies irréversibles. Le ratissage qui a suivi a permis de rattraper de nombreux enfants, même si certaines zones comme Biena et Mangurujipa (au nord) n’ont pas encore été totalement couvertes.
Face à ces couches non atteintes, un plan de redressement est déjà en cours. Il permettra d’aller à la rencontre des enfants oubliés, notamment ceux qui n’ont pas pu être vaccinés à cause de refus, de déplacements ou de difficultés logistiques. Ces enfants seront ciblés à nouveau lors des prochains passages, ou via les campagnes de vaccination de routine.
Le professeur Hans-Batteille a souligné l’importance de poursuivre les efforts pour que chaque enfant bénéficie de sa dose de protection, en particulier dans un contexte de vulnérabilité accrue.
Les autorités ont aussi salué la mobilisation des familles :
« Nous remercions les parents pour leur soutien. C’est grâce à eux que nous avons pu atteindre autant d’enfants. Nous leur demandons de continuer à amener les plus jeunes dans les centres de santé, car chaque vaccin compte pour protéger leur avenir. »
Cette campagne rappelle une vérité simple : vacciner un enfant, c’est lui offrir une chance de grandir en bonne santé et à l’abri des maladies évitables.
Michael Lufungulo volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News
Dans le cadre du programme Kino à Bukavu, plusieurs jeunes ont participé activement à la réalisation de courts-métrages, endossant des rôles variés et puissants. Nous avons recueilli leurs impressions à la fin du tournage. Martine Mudahama (Infirmière dans le film) « Jouer le rôle d’une […]
Dans le cadre du programme Kino à Bukavu, plusieurs jeunes ont participé activement à la réalisation de courts-métrages, endossant des rôles variés et puissants. Nous avons recueilli leurs impressions à la fin du tournage.
Martine Mudahama (Infirmière dans le film)
« Jouer le rôle d’une infirmière m’a fait prendre conscience de la responsabilité et de la pression que vivent les soignants. Ce n’était pas facile au début, mais je me suis adaptée. Ce rôle m’a aussi fait réfléchir sur notre système de santé. »
Tatiana Zandizo (Docteure, artiste cinéaste):
« Passionnée par les arts de la scène, incarner une docteure m’a permis de renforcer ma confiance en moi. Le plus difficile était de garder le sérieux dans certaines scènes, mais l’équipe nous a toujours soutenus. »
Dricilla Mastaki (Actrice principale):
« Être l’actrice principale est une grande responsabilité. J’ai dû comprendre les émotions et les combats de mon personnage, ce qui m’a profondément touchée. Je joue une femme de 26 ans, un rôle qui n’a pas été facile, mais dont je suis fière. »
Joachim Man (Assistant cadreur):
« Travailler derrière la caméra m’a beaucoup appris. Cadrer, ce n’est pas juste filmer, il faut savoir où se placer et comment suivre le mouvement. Voir comment l’image donne vie à l’histoire était passionnant. »
Cette journée de tournage a été bien plus qu’un simple exercice technique. Elle a permis aux jeunes de découvrir leurs talents, leurs limites et leur capacité à travailler en équipe, souvent dans des conditions exigeantes. Plusieurs ont exprimé leur désir de poursuivre dans le cinéma, chacun à leur manière.
Comme le dit l’un d’eux :
« J’ai trouvé ma voix. Le cinéma est un outil pour dénoncer, éduquer et guérir. »
À travers ce projet, ces jeunes ne se sont pas seulement racontés à l’écran : ils ont appris à croire en leur potentiel et à rêver plus grand, caméra en main.
Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
Chaque 9 septembre, le monde célèbre la Journée internationale pour la protection de l’éducation contre les attaques, une initiative portée par l’ONU pour souligner l’importance de préserver l’éducation, même en temps de conflit. Dans de nombreuses régions touchées par la guerre ou des crises armées, […]
Chaque 9 septembre, le monde célèbre la Journée internationale pour la protection de l’éducation contre les attaques, une initiative portée par l’ONU pour souligner l’importance de préserver l’éducation, même en temps de conflit.
Dans de nombreuses régions touchées par la guerre ou des crises armées, les écoles deviennent des cibles : bombardées, occupées par des groupes armés ou transformées en bases militaires. Les enfants, enseignants et personnels éducatifs sont alors victimes d’attaques violentes, mettant en danger leur droit fondamental à l’éducation.
Pourquoi cette journée est-elle essentielle ?
Préserver l’espoir: l’école représente souvent le seul repère stable pour un enfant en zone de conflit. Elle protège son avenir, mais aussi sa dignité. Garantir le droit à l’éducation : un droit universel inscrit dans la Déclaration des droits de l’enfant et la Convention relative aux droits de l’enfant (CDE). Responsabiliser les acteurs: cette journée appelle à sanctionner les violations, à respecter le droit international humanitaire et à renforcer les mécanismes de protection.
En République Démocratique du Congo, particulièrement dans l’est du pays, plusieurs écoles ont été incendiées, occupées ou détruites, privant ainsi des milliers d’enfants de leur droit à apprendre. Des enseignants sont menacés et des familles fuient, abandonnant la scolarisation de leurs enfants.
« Sans l’école, nous sommes perdus. C’est là où on apprend à rêver. » témoignage d’un élève déplacé à Bukavu.
Le 9 septembre n’est pas qu’une date symbolique, c’est un appel à l’action : faire en sorte que l’école reste un lieu de savoir, de paix et d’espoir, même en temps de guerre. Protéger l’éducation, c’est protéger l’avenir des enfants et des nations.
Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes à bukavu
Chaque 9 septembre le monde rappelle un danger souvent ignoré : la consommation d’alcool pendant la grossesse peut causer des troubles graves et irréversibles chez l’enfant à naître. Le syndrome d’alcoolisation fœtale (SAF) est une cause majeure de handicaps, notamment dans l’Est de la RDC, […]
Chaque 9 septembre le monde rappelle un danger souvent ignoré : la consommation d’alcool pendant la grossesse peut causer des troubles graves et irréversibles chez l’enfant à naître. Le syndrome d’alcoolisation fœtale (SAF) est une cause majeure de handicaps, notamment dans l’Est de la RDC, où l’accès à l’information sur la santé prénatale reste limité.
Le Dr Jacques Birindwa explique que ;
« l’alcool traverse le placenta, et quand une femme enceinte boit, le fœtus boit aussi. Son cerveau et ses organes sont en développement, et même une petite quantité d’alcool peut provoquer des dommages irréversibles. » Il déplore aussi la banalisation du risque :
« Certaines femmes pensent qu’un peu de bière ou de vin ne fait pas de mal. D’autres ne savent pas encore qu’elles sont enceintes. Il faut sensibiliser partout, même dans les zones reculées. »
Le témoignage d’Aline Shayo, relais communautaire à Kanyandja, illustre ce drame :
« Mon fils a eu des retards de croissance et des problèmes à l’école. Je ne comprenais pas. Ce n’est qu’après une discussion avec une infirmière que j’ai entendu parler du SAF. Pendant ma grossesse, je buvais sans savoir que cela pouvait nuire à mon bébé. Aujourd’hui, je culpabilise, mais je sensibilise d’autres femmes. »
La Convention relative aux droits de l’enfant rappelle que tout enfant a droit à la meilleure santé possible, dès la vie intra-utérine. Cela implique une responsabilité collective : informer et soutenir les femmes enceintes pour leur éviter tout risque.
Dans la région de Bukavu et Kabare, l’alcool fait partie de traditions culturelles, mais peu de femmes sont informées des dangers liés à la grossesse. Les centres de santé, souvent sous-équipés, ne parviennent pas toujours à assurer une éducation prénatale suffisante.
Que faire aujourd’hui ?
Associations, écoles, radios communautaires, leaders religieux doivent se mobiliser autour d’un message clair et vital : « Zéro alcool pendant la grossesse. Aucun niveau d’alcool n’est sans danger. »
Les actions concrètes proposées sont : Organiser des séances de sensibilisation dans les écoles secondaires pour toucher les futures mères dès leur jeunesse. Mettre en place des ateliers dans les centres de santé, avec les mères et les pères. Diffuser des émissions sur les radios locales avec des médecins, sages-femmes et témoignages de familles concernées. Produire des supports visuels simples dans les langues locales (Swahili, Mashi, Français, Kirega).
Le syndrome d’alcoolisation fœtale est 100 % évitable si les femmes enceintes ne consomment pas d’alcool. Mais cela ne sera possible que si elles sont informées, soutenues et accompagnées.
En ce 9 septembre, rappelons-nous que chaque enfant mérite de naître en bonne santé. Et que chacun d’entre nous a un rôle à jouer pour que ce droit devienne réalité.
yseult Lwango, volontaire pour les enfants et les jeunes au Sud-Kivu.
Régulièrement , dans les rues, maisons ou écoles de Bukavu et Kabare, des enfants se brûlent, tombent, s’étouffent ou se blessent.Et chaque jour, d’autres jeunes sont témoins de ces accidents… sans savoir comment réagir. À l’occasion de laJournée mondiale des premiers secours, célébrée chaque 9 […]
Régulièrement , dans les rues, maisons ou écoles de Bukavu et Kabare, des enfants se brûlent, tombent, s’étouffent ou se blessent. Et chaque jour, d’autres jeunes sont témoins de ces accidents… sans savoir comment réagir.
À l’occasion de la Journée mondiale des premiers secours, célébrée chaque 9 septembre, une question nous interpelle : Et si nos enfants étaient capables d’agir ? Et s’ils pouvaient, eux aussi, sauver des vies ?
Pourquoi former les jeunes aux premiers secours ?
Parce que ce sont souvent eux les premiers sur les lieux : Quand un petit frère tombe dans le feu, Lorsqu’une camarade de classe perd connaissance, Ou quand un voisin fait une crise dans la rue.
Les premiers secours ne se limitent pas à soigner. C’est apprendre à protéger, à garder son calme et à prendre soin des autres. C’est une éducation à la vie, dès le plus jeune âge.
Maman Espérance Bisimwa, éducatrice à Kabare, partage une expérience marquante :
« Un élève de 10 ans a sauvé son camarade qui s’étouffait avec un morceau de pain. Il avait vu le geste dans un film. Imaginez ce que cela donnerait si on leur apprenait ces gestes à l’école… »
Elle ajoute :
« Les enfants sont curieux et apprennent vite. Si on leur enseigne les bons réflexes, ils peuvent même aider leurs familles. »
Dans plusieurs villages de la région, les centres de santé sont éloignés, les ambulances quasi inexistantes, et peu de personnes connaissent les gestes de premiers secours. Pourtant, les premières minutes après un accident peuvent tout changer. Trop souvent, par manque de formation, rien n’est fait.
Intégrer les premiers secours dans le programme scolaire. Former les enseignants et éducateurs* à transmettre ces gestes. Créer des clubs “Jeunes secouristes” dans les écoles, les églises, les maisons de jeunes Utiliser les radios et les réseaux sociaux pour diffuser des messages simples et éducatifs
Former les jeunes, c’est :
Sauver des vies dans les foyers, les quartiers, les écoles. Former une génération responsable, prête à agir Donner aux enfants un savoir utile, concret, humain
En ce 9 septembre, ne leur parlons pas seulement d’avenir. Donnons-leur les moyens de le protéger.
Yseult Lwango, volontaire pour les enfants et les jeunes à Kabare.
L’initiative Ubuntu a rassemblé parents, partenaires et bénévoles pour une cérémonie de remise de fournitures scolaires destinée aux enfants marginalisés à kamanyola dimanche 7 septembre 2025. Placé sous le signe de la solidarité et du partage, cet événement riche en émotions et en engagements a […]
L’initiative Ubuntu a rassemblé parents, partenaires et bénévoles pour une cérémonie de remise de fournitures scolaires destinée aux enfants marginalisés à kamanyola dimanche 7 septembre 2025.
Placé sous le signe de la solidarité et du partage, cet événement riche en émotions et en engagements a souligné l’importance de la responsabilité collective dans l’inclusion sociale des plus vulnérables.
Ubuntu,un terme bantou signifiant « Je suis parce que nous sommes », a guidé cette action. Fidèle à sa vision d’un monde où chaque enfant peut vivre dignement et s’épanouir, l’initiative a rappelé que la solidarité ne se limite pas à un slogan, mais se traduit par des actes concrets qui changent des vies.
Lors de la cérémonie, 41 enfants identifiés ont reçu des fournitures scolaires : 31 élèves du primaire (dont six enfants albinos) et 10 du secondaire. Les dons comprenaient cahiers, stylos, sacs à dos, ainsi que d’autres supports éducatifs. Le surplus des dons a été remis à l’association des personnes vivant avec un handicap afin de renforcer leur accompagnement.
Au-delà des dons, la rencontre a été marquée par des témoignages émouvants et des engagements renouvelés des partenaires. Ubuntu a aussi présenté ses projets futurs : la création de clubs dans les écoles, la mise en place d’un Centre pour l’accueil et le soutien des enfants vulnérables, ainsi qu’un fonds de bourses scolaires pour assurer une scolarité durable.
En clôture, le président de l’initiative a salué l’implication de tous :
« Aujourd’hui, Ubuntu est en action. Chaque geste posé est une graine d’avenir pour notre société. Continuons à bâtir un monde plus juste et humain. »
Cette journée du 7 septembre 2025 à restera un témoignage fort que la solidarité communautaire peut briser les barrières de l’exclusion.