POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES
Au Sud-Kivu, il a actuellement des milliers d’enfants zéro dose, c’est-à-dire qui ne se sont jamais fait vacciner, et d’autres sous-vaccinés, c’est-à-dire qu’ils ont manqué plusieurs doses prévues dans le calendrier vaccinal. Cette situation qui met en danger la vie de ces enfants, a été […]
La mode ne se limite plus à une simple affaire de goût ou d’élégance : elle est devenue, pour de nombreux jeunes, un puissant outil d’affirmation de soi. À Bukavu, comme dans d’autres villes africaines, un phénomène se dessine avec force : des jeunes qui […]
Environ 40 journalistes, enfants journalistes du RJAE et enfants reporters de l’UNICEF, s’engagent à contribuer aux efforts visant l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC. Ils l’ont dit ce mercredi 30 août 2023, à l’issue d’une formation organisée à Bukavu au Sud-Kivu, par le Programme […]
Chaque année, des millions d’enfants sont protégés grâce aux vaccins contre des maladies graves comme la rougeole, la polio ou la coqueluche. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, vacciner un enfant reste un combat. Manque d’information, rumeurs, résistances culturelles : les obstacles sont nombreux […]
Le monde célèbre la Journée Internationale pour la Liberté de l’Instruction (JIPLI) chaque 15 septembre.Cette journée rappelle que l’éducation ne peut se résumer à un modèle unique. Elle met en lumière le droit des familles à choisir la manière dont leurs enfants apprennent, dans le […]
ACTUALITÉS
Le monde célèbre la Journée Internationale pour la Liberté de l’Instruction (JIPLI) chaque 15 septembre.
Cette journée rappelle que l’éducation ne peut se résumer à un modèle unique. Elle met en lumière le droit des familles à choisir la manière dont leurs enfants apprennent, dans le respect de leur individualité et de leur bien-être.
Consacrée par des textes internationaux comme la Déclaration universelle des droits de l’homme (article 26) et la Convention relative aux droits de l’enfant (article 29), la liberté d’instruction reste pourtant mise à mal dans plusieurs pays. Les familles qui optent pour des formes d’enseignement alternatives – instruction en famille (IEF), écoles à pédagogie alternative, auto-éducation – sont souvent confrontées à la stigmatisation et à des contrôles jugés excessifs.
C’est pour défendre ce droit que la JIPLI a été instaurée par des collectifs de parents et d’éducateurs. En France, par exemple, la loi « contre le séparatisme » adoptée en 2021 a restreint l’IEF en passant d’un simple régime déclaratif à un système d’autorisation préalable. Une mesure perçue par beaucoup comme une atteinte directe à la liberté éducative.
Une réponse aux besoins variés des enfants
Pour les défenseurs de cette liberté, l’instruction doit s’adapter à chaque enfant, et non l’inverse.
Certains élèves, notamment ceux en situation de handicap ou en souffrance scolaire, trouvent dans l’IEF ou les écoles alternatives un cadre plus bienveillant et stimulant.
« À l’école, mon fils était en souffrance. Depuis que nous avons choisi l’instruction en famille, il a retrouvé le goût d’apprendre »,
témoigne Nadine, mère de deux enfants instruits à domicile.
Les approches éducatives dites alternatives misent sur la personnalisation, la créativité, l’autonomie et le respect du rythme de l’enfant. Elles offrent des environnements où l’enfant est acteur de son apprentissage, loin de la pression des notes ou des méthodes standardisées.
En cette Journée Internationale pour la Liberté de l’Instruction, les acteurs engagés appellent les États à sortir de la logique de méfiance, à cesser la stigmatisation, et à mettre en place un accompagnement bienveillant. Ils demandent la reconnaissance de la pluralité des parcours éducatifs et la cohabitation pacifique entre école classique et alternatives pédagogiques.
Parce qu’un enfant qui apprend dans un cadre libre et respectueux est un enfant qui s’épanouit, il est crucial de défendre la liberté d’instruction comme un pilier d’une éducation réellement inclusive, humaine et tournée vers l’avenir.
Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
Un vent d’une rare violence a ravagé l’école primaire Matachi dans l’après-midi du dimanche 14 septembre 2025, causant d’importants dégâts matériels.Située dans la sous-division éducationnelle de Kalehe (province éducationnelle Sud-Kivu 1), cette école gérée par la 8e CEPAC a vu deux salles de classe (1ère […]
ACTUALITÉS
Un vent d’une rare violence a ravagé l’école primaire Matachi dans l’après-midi du dimanche 14 septembre 2025, causant d’importants dégâts matériels.
Située dans la sous-division éducationnelle de Kalehe (province éducationnelle Sud-Kivu 1), cette école gérée par la 8e CEPAC a vu deux salles de classe (1ère et 2e années) ainsi que le bureau administratif complètement détruits.
Selon les témoignages recueillis sur place, aucun matériel scolaire ni administratif n’a pu être récupéré.
Livres, documents et effets du bureau ont été emportés ou endommagés, rendant l’école totalement inopérationnelle dès le lendemain.
Des voix inquiètes
Basimika Muderhwa, membre de la communauté éducative, s’inquiète :
« Cette catastrophe est un réel danger pour les enfants. Ce lundi matin, les enseignants étaient dans l’impossibilité de dispenser la matière. »
Même son de cloche du côté d’Amani Muderhwa :
« Pendant cette période pluvieuse, nos enfants auront énormément de difficultés à suivre les cours dans ces classes détruites. »
Appel urgent à la solidarité
Face à l’urgence, parents, enseignants et élèves lancent un appel aux autorités et aux organisations humanitaires pour une intervention rapide : reconstruction, appui logistique et soutien pédagogique sont vivement attendus.
« Il est urgent d’intervenir, ces enfants ont droit à une éducation dans un cadre sûr »,
concluent nos sources.
Cette situation dramatique intervient dans une région régulièrement frappée par des catastrophes naturelles, au cœur de la saison des pluies. L’école primaire Matachi accueille des dizaines d’enfants issus de familles modestes du territoire de Kalehe, déjà éprouvées par plusieurs crises humanitaires.
Patrick Basimika volontaire pour les enfants à watoto News
La campagne de vaccination contre la poliomyélite a été lancée à Kamanyola, dans le territoire de Walungu, jeudi 11 septembre ciblant les enfants de 0 à 59 mois issus des familles déplacées ou récemment retournées. Pilotée par une équipe de relais communautaires, cette campagne s’est […]
ACTUALITÉS
La campagne de vaccination contre la poliomyélite a été lancée à Kamanyola, dans le territoire de Walungu, jeudi 11 septembre ciblant les enfants de 0 à 59 mois issus des familles déplacées ou récemment retournées.
Pilotée par une équipe de relais communautaires, cette campagne s’est déroulée en stratégie porte à porte, avec l’administration du vaccin oral pour prévenir la propagation de cette maladie invalidante. L’objectif est clair : réduire le risque de mortalité infantile lié à la poliomyélite, notamment dans ce contexte de crise humanitaire.
Selon M. Buchekabiri Mugobozi, infirmier titulaire au centre de santé de référence de Kamanyola (zone de santé de Nyangezi), de nombreux enfants ont été privés de vaccination en raison des déplacements massifs. Il invite donc les parents à accueillir les vaccinateurs avec bienveillance pour protéger leurs enfants.
Prévue jusqu’au 13 septembre, la campagne a été prolongée
le 14 pour rattraper les enfants non encore vaccinés.
Rédaction
Ce lundi 15 septembre 2025, l’organisation Groupe Jérémie a procédé à la remise de fournitures scolaires au profit de 200 élèves orphelins, albinos et issus de familles en situation de vulnérabilité dans la cité de Kamanyola, territoire de Walungu, au Sud-Kivu. La cérémonie s’est déroulée […]
ACTUALITÉSCe lundi 15 septembre 2025, l’organisation Groupe Jérémie a procédé à la remise de fournitures scolaires au profit de 200 élèves orphelins, albinos et issus de familles en situation de vulnérabilité dans la cité de Kamanyola, territoire de Walungu, au Sud-Kivu.
La cérémonie s’est déroulée en présence des responsables de l’organisation, des enseignants, des parents ainsi que de nombreux élèves bénéficiaires. Les kits distribués comprenaient des cahiers, mallettes, stylos et crayons, afin de permettre aux enfants de bien entamer la nouvelle année scolaire dans des meilleures conditions.
D’après les responsables du Groupe Jérémie, cette initiative s’inscrit dans le cadre de leur mission de promotion de l’éducation inclusive et équitable, en offrant la possibilité aux enfants vulnérables d’accéder à l’école malgré les difficultés économiques auxquelles leurs familles sont confrontées.
« L’éducation est un droit pour tous les enfants. À travers ce geste, nous voulons briser les barrières qui empêchent certains élèves de poursuivre leur scolarité et leur offrir une chance égale de réussir », a déclaré un représentant de l’organisation.
De leur côté, parents et élèves ont exprimé leur satisfaction et leur reconnaissance, soulignant que ce soutien vient alléger une charge financière importante, souvent difficile à surmonter au moment de la rentrée scolaire.
Cette action du Groupe Jérémie répond ainsi à un besoin urgent dans une région où de nombreux ménages peinent à assurer la scolarisation de leurs enfants, faute de moyens. Elle constitue également un signal fort en faveur de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion sociale dans le domaine de l’éducation.
Imani Chirakagula, volontaire pour les enfants à Kamanyola
Alors que le monde célèbre chaque 15 septembre de l’an la Journée mondiale de la démocratie ; le regard se tourne vers la République démocratique du Congo.Un pays dont la jeunesse représente non seulement l’avenir, mais aussi une force cruciale pour le présent. Dans un […]
ACTUALITÉSAlors que le monde célèbre chaque 15 septembre de l’an la Journée mondiale de la démocratie ; le regard se tourne vers la République démocratique du Congo.
Un pays dont la jeunesse représente non seulement l’avenir, mais aussi une force cruciale pour le présent. Dans un pays où plus de 60 % de la population a moins de 25 ans, le rôle des enfants et des jeunes dans le renforcement de la démocratie ne peut être ignoré.
Une jeunesse nombreuse, mais peu impliquée
La RDC dispose d’un immense potentiel humain. Pourtant, malgré leur nombre, les jeunes et les enfants sont souvent exclus des espaces de décision. Le système éducatif reste fragile, l’accès à l’information est inégal, et les plateformes d’expression pour les jeunes sont rares.
Pourtant, dans une démocratie véritable, chaque voix compte, y compris celles des plus jeunes. La Journée mondiale de la démocratie est l’occasion de rappeler que former des citoyens commence dès le plus jeune âge, à travers l’éducation civique, l’apprentissage des droits humains et la participation active à la vie communautaire.
La jeunesse, actrice du changement
Malgré les défis, de nombreux jeunes Congolais s’engagent pour le changement : dans les mouvements citoyens, les associations locales, ou encore à travers les réseaux sociaux. Des initiatives comme LUCHA (Lutte pour le changement), souvent portées par de jeunes activistes, montrent que la jeunesse congolaise a soif de justice, de transparence et de bonne gouvernance.
Témoignage de Christian Mushagalusa 22 ans, étudiant à l’UOB bukavu
« On nous parle de démocratie, mais on ne nous écoute pas. Nos écoles manquent de tout, et les promesses politiques ne sont jamais tenues. Nous voulons des dirigeants qui nous considèrent comme des acteurs du développement, pas seulement comme des chiffres dans les statistiques. »
Mais pour que cet engagement soit durable, il doit être soutenu. Cela passe par :
• Une éducation de qualité, accessible à tous, y compris dans les zones rurales et de conflit ;
• La protection des droits de l’enfant et la lutte contre le travail des mineurs ;
• L’accès à l’information, aux technologies et aux médias ;
• La création d’espaces de dialogue entre les jeunes et les institutions.
Et les enfants dans tout ça ?
Même s’ils ne votent pas encore, les enfants vivent les conséquences directes des décisions politiques. Leur santé, leur sécurité, leur éducation dépendent du bon fonctionnement des institutions. Leur participation peut se faire par des clubs d’enfants, des parlements juniors ou des activités communautaires qui leur permettent de s’exprimer et de développer un esprit critique.
Témoignage de Odette Nsimire, 11 ans, élève à Bukavu
« À l’école, on m’a appris que j’ai le droit de dire ce que je pense, mais parfois, les grands ne veulent pas nous écouter. Moi je pense que même les enfants doivent pouvoir parler, parce que nous voyons aussi ce qui ne va pas. »
Une démocratie solide commence avec les plus jeunes
Cette Journée mondiale de la démocratie nous rappelle que la démocratie ne se limite pas à des élections. Elle se construit chaque jour, dans les écoles, les familles, les rues et les réseaux sociaux. Investir dans la jeunesse congolaise, c’est investir dans la paix, la justice et un avenir démocratique durable pour tous.
En ce 15 septembre, que faisons-nous pour donner une voix aux jeunes et aux enfants de RDC ?
Yseult Lwango, volontaire pour les enfants et les jeunes
La ville de Baraka, et les localités de katanga,ainsi qu’un bon nombre de villages du territoire de Fizi, sont frappés de plein fouet par une nouvelle vague de choléra.Située à l’Est de la République Démocratique du Congo, cette région du territoire de Fizi fait face […]
ACTUALITÉSLa ville de Baraka, et les localités de katanga,ainsi qu’un bon nombre de villages du territoire de Fizi, sont frappés de plein fouet par une nouvelle vague de choléra.
Située à l’Est de la République Démocratique du Congo, cette région du territoire de Fizi fait face à une crise sanitaire majeure.
Une situation difficile à évaluer
Au Centre de Traitement de Choléra (CTC) de Baraka/Mwemezi, le nombre exact de malades reste difficile à déterminer. Selon Hasha Mwanu’e, l’une des gardes malades sur place :
« Il est très difficile de donner un chiffre exact. Les patients entrent et sortent du centre à tout moment. »
Les cas signalés proviennent principalement de la commune de Katanga, de la ville de Baraka, mais aussi d’autres villages environnants.
Manque d’eau potable : un facteur aggravant
L’accès à l’eau potable reste un défi majeur. Les bornes fontaines sont à sec depuis plusieurs semaines dans les quartiers de Kakungu, Mukindja et Malinde, en allant vers Katanga.
Faute d’alternative, de nombreuses familles se voient contraintes de consommer l’eau des rivières Mutambala , connue pour être une source à risque.
Appel à la vigilance et recommandations
Les habitants de la place sont recommandés fortement :
• de respecter des règles d’hygiène, notamment le lavage régulier des mains avec du savon.
• En cas de symptômes (diarrhée aiguë, vomissements…), il faut se rendre immédiatement au CTC de Baraka/Mwemezi pour une prise en charge rapide.
Reconnaissance aux Médecins Sans Frontières (MSF-H)
La population du territoire de Fizi, en particulier les habitants de la ville de Baraka, expriment leur profonde gratitude envers Médecins Sans Frontières – Hollande (MSF-H) pour :
• La prise en charge médicale gratuite,
• La distribution de kits hygiéniques, comprenant :
• Un seau pour conserver l’eau potable,
• Deux tiges de savon,
• Un gobelet,
• La désinfection des maisons des patients guéris.
Un espoir malgré tout
Bonne nouvelle : aucun décès n’a été enregistré jusqu’à présent au centre de traitement de Baraka, malgré la gravité de la situation.
Ce chiffre contraste fortement avec la terrible épidémie de 2002, où plus de 400 personnes avaient perdu la vie à Baraka, faute de traitement efficace.
Appel aux autorités
La population lance un appel urgent au gestionnaire de l’ASUREP-Fizi, antenne Malinde-Katanga, pour une solution immédiate au problème d’approvisionnement en eau potable.
joseph Mihali, volontaire pour les enfants et les jeunes à Fizi
Bukavu vient de vivre la 3è édition du Kino. Avec comme particularité,la découverte des talents féminin dans l’écriture de court Métrage. Que retenir du Kino ? Il s’agit d’un mouvement international du cinéma né à Montréal en 1999 et qui invite les cinéastes à réaliser […]
ACTUALITÉSBukavu vient de vivre la 3è édition du Kino. Avec comme particularité,la découverte des talents féminin dans l’écriture de court Métrage.
Que retenir du Kino ?

Il s’agit d’un mouvement international du cinéma né à Montréal en 1999 et qui invite les cinéastes à réaliser des courts-métrages dans un temps record ( 2 à 3 jours), avec peu de moyens et dans un esprit collaboratif.
Plus de vingt ans après, cette philosophie a atteint Bukavu, au Sud-Kivu, où cet événement a pris une dimension particulière en consacrant sa 3ᵉ édition aux femmes. Une décision loin d’être anodine dans un secteur encore largement dominé par les hommes.
Au coeur de la 3è édition du Kino Bukavu
Pour comprendre la 3è édition de Kino Bukavu, Watoto News est allé à la rencontre de Sandra Simbakwira, directrice de Kino Bukavu et coordinatrice de CINE BUK, une figure clé de ce mouvement Kino dans le Kivu.
Pour Sandra, l’édition 2025 s’est voulue avant tout un manifeste pour l’émancipation féminine.
« Le message était clair : la femme ne doit pas se limiter au métier d’actrice. Le cinéma est un secteur vaste. Elle peut être réalisatrice, scénariste, cadreuse, monteuse… », affirme-t-elle.

Pour donner du poids à cette vision, l’organisation a invité deux professionnelles de renommée internationale : Diomandé Prisca, cadreuse cinéma et TV ivoirienne, et Sandra Luce, coach d’acteurs et actrice franco-italienne. Leur masterclass fut un moment fort. Elles y ont partagé leurs parcours, leurs obstacles, mais aussi la joie de tracer leur voie dans un univers encore largement masculin.
« C’était un vrai partage d’expérience autour du thème de la place de la femme dans le cinéma », raconte Sandra. « Elles ont servi de témoignage et d’inspiration pour les participantes locales. L’objectif était de montrer que la femme est capable de relever le défi, devant ou derrière la caméra. »
Au-delà de la technique, ce fut aussi une leçon de vie, confirmant que Kino Bukavu n’est pas qu’une plateforme de projection : c’est une école de l’art et de la résilience.
Un marathon créatif de 48 heures

L’esprit Kino repose sur un défi : transformer une idée en film dans un délai extrêmement court. L’édition 2025 n’a pas dérogé à cette règle.
Tout a commencé par un appel à scénarios exclusivement destiné aux femmes. Quatre textes ont été retenus, puis retravaillés avec l’aide de réalisatrices et de scénaristes confirmés. Ensuite, place au sprint créatif :
Jour 1 (8 septembre) : formation des équipes.
Jour 2 et 3 : tournage intensif de deux films par jour.
Jour 4 et 5 : montage et préparation des projections publiques.
« La pression est là : travailler dans un délai très court oblige à s’adapter, à se dépasser et à repousser ses limites », confie Sandra.

Le résultat ? Quatre films engagés, quatre regards féminins sur la société congolaise.
Quatre films, quatre histoires de femmes
Sandra nous présente ces œuvres avec passion :

Ces histoires, bien que courtes, condensent les défis, les douleurs et les résistances des femmes de Bukavu et d’ailleurs. Elles ne sont pas seulement des fictions : elles sont des miroirs tendus à la société.
Une dynamique collective et un impact culturel
Kino Bukavu n’est pas qu’une vitrine pour des films. C’est aussi un espace d’apprentissage et de rencontre.
« Chacun apporte son talent, son expérience, son expertise, voire son matériel. C’est une synergie essentielle au développement du cinéma local », souligne Sandra.

Cette année, elle note une mobilisation sans précédent : de nouveaux visages, un engagement palpable et une amélioration significative sur le plan technique. « Cela prouve que nous avançons. Kino contribue à la culture de notre ville.
À travers nos films, nous faisons passer des messages qui parlent de notre société et de nos problèmes. »
Malgré des moyens limités, le mouvement a su fédérer les énergies. Après une première projection vendredi 12 seprembre au restaurant Clair’Art, une seconde a été faite ce samedi 13 septembre au Mashujaa Art Center, confirmant l’ancrage de Kino dans la vie culturelle de Bukavu.
Un message d’espoir pour l’avenir

Alors que l’aventure 2025 s’achève, Sandra Simbakwira adresse un message fort aux femmes de Bukavu et d’ailleurs :
« Ne vous limitez pas dans le monde du cinéma. Peu importe les difficultés, tenez bon et faites les choses avec passion. C’est ainsi que vous trouverez votre place»
Un appel qui résume parfaitement l’esprit de Kino : peu de moyens, mais une immense foi en la puissance du talent et de la passion.
Kino Bukavu, au-delà d’un simple mouvement cinématographique, s’impose peu à peu comme un catalyseur culturel et social dans l’Est de la RDC. En misant sur l’inclusion des femmes, il ouvre une brèche dans un secteur encore inégalitaire et donne à une nouvelle génération de créatrices la possibilité de raconter leurs histoires. Les quatre films de cette édition 2025 ne sont pas seulement des œuvres d’art : ils sont des cris, des mémoires et des espoirs. Ils rappellent que le cinéma n’est pas un luxe réservé aux grandes capitales, mais un outil accessible pour penser, dénoncer et transformer la société.
Si les moyens manquent encore, l’énergie, le talent et la passion sont bel et bien là. Et c’est peut-être dans cette urgence, dans cette contrainte même, que Kino Bukavu trouve sa véritable force, prouver que le cinéma congolais peut s’inventer autrement, avec peu, mais avec détermination.
Gabriel CUBAKA volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
Mrithi, « héritier » en français, est l’un des films phares de la 3ᵉ édition de Kino Bukavu 2025. Écrit par Wivine Muzuri, il plonge les spectateurs au cœur des foyers congolais, où les femmes subissent des pressions familiales et sociétales lourdes et silencieuse à […]
ACTUALITÉSMrithi, « héritier » en français, est l’un des films phares de la 3ᵉ édition de Kino Bukavu 2025. Écrit par Wivine Muzuri, il plonge les spectateurs au cœur des foyers congolais, où les femmes subissent des pressions familiales et sociétales lourdes et silencieuse à chaque nouvelle naissance dans des familles.
Plus qu’une fiction, ce court-métrage est un miroir de la réalité, un appel à la réflexion et à l’égalité homme-femme .
Une histoire inspirée du vécu réel des femmes
« Je me suis inspirée du vécu de nombreuses femmes au foyer, qui subissent des traumatismes et des pressions familiales. Cela affecte leur vie et peut mener à des situations extrêmes, comme le stress maternel ou même la mortalité maternelle », explique Wivine Muzuri, scénariste de Mrithi.

Le film raconte l’histoire d’une mère qui ne donne naissance qu’à des filles. Son mari, mécontent, la pousse à concevoir un garçon pour hériter des biens familiaux.
Ignorée, maltraitée et soumise à des tâches pénibles pendant sa grossesse, elle arrive à l’accouchement sous une pression immense. Après de longues heures de travail, elle donne naissance à un garçon. Mais, après que le docteur lui annonce que son nouveau-né est décédé, le choc et le stress deviennent insurmontables : elle succombe quelques minutes plus tard.
Le mari, après avoir appris que son nouveau-né était décédé et que sa femme succombait elle aussi au choc, reste dévasté.
Le rôle de la mère a été incarné avec justesse par Driscille Mastaki, qui a su transmettre toute la douleur et la force du personnage.
Un message universel et engagé

Au-delà de la tragédie, Mrithi délivre un message social et humain puissant :
« Tous les enfants sont égaux, qu’ils soient garçons ou filles, et méritent la même considération. Le mari doit soutenir sa femme et non lui rendre la vie difficile. La femme doit aussi se préserver du stress pendant sa grossesse, car cela peut lui coûter la vie. »
Cette leçon illustre parfaitement l’esprit de Kino Bukavu, où le cinéma n’est pas seulement un art mais un outil de transformation sociale et culturelle.
L’esprit Kino : partage, collaboration et apprentissage
Participer à Kino Bukavu a offert à Wivine bien plus qu’une aventure créative.
« J’ai découvert un véritable esprit de partage d’expériences et de connaissances, le travail en équipe, ce qui a permis de travailler dans un environnement parfait. Travailler avec peu de moyens a nécessité la contribution de tout le monde, et ça m’a vraiment plu », confie-t-elle
Un tremplin pour révéler de nouveaux talents

Kino Bukavu offre une opportunité rare aux jeunes talents. Pour Wivine, c’est un accomplissement personnel et professionnel :
« Cette opportunité m’a permis de réaliser mon rêve de devenir actrice et scénariste. Aujourd’hui, je peux écrire mon propre film, et c’est une joie immense. »
Elle remercie le public, les équipes techniques et artistiques, Sandra Simbakwira, responsable de Kino Bukavu, et son formateur Rogue, qui l’ont guidée et soutenue tout au long du processus.
Vers de nouveaux horizons
Mrithi et l’expérience Kino ont ouvert à Wivine de nouvelles perspectives : continuer à écrire et à réaliser ses propres films.
« Cette expérience m’a donné confiance et m’a montré que tout est possible avec passion, travail et collaboration », conclut-elle.
Ernest Muhero, rédacteur et éditeur responsable à Watoto News
Ce dimanche 14 septembre 2025, les enfants orphelins du village de Munanira, dans le groupement de Mbinga Sud, territoire de Kalehe, ont reçu un don de cahiers et de stylos de la part d’un groupe de jeunes chrétiens venus de la ville de Bukavu.Il s’agit […]
ACTUALITÉSCe dimanche 14 septembre 2025, les enfants orphelins du village de Munanira, dans le groupement de Mbinga Sud, territoire de Kalehe, ont reçu un don de cahiers et de stylos de la part d’un groupe de jeunes chrétiens venus de la ville de Bukavu.
Il s’agit d’un groupe de plus de dix jeunes qui ont distribué du matériel scolaire à plus de cent orphelins de Kalehe.
Blaise Karaza, président du groupe, salue la réussite de cette activité et appelle d’autres bienfaiteurs à les soutenir afin de poursuivre cette action de charité.
« Nous sommes ravis de rencontrer nos petits frères ici en train de nous attendre pour la distribution de quelques cahiers et stylos. Nous avons pensé que ces objets peuvent aider, peu soient-ils, à la rentrée scolaire de nos petits frères orphelins.
Nous demandons à d’autres bienfaiteurs de venir se relier à nous pour continuer à aider ceux qui en ont besoin. Étant chrétiens, nous devons cultiver l’amour et surtout une bonne église est celle qui se charge des orphelins et d’autres personnes en situation de vulnérabilité. »
Martin Mwegereza, un des parents d’élèves orphelins bénéficiaires, exprime sa gratitude.
« Je suis très satisfait de cette aide à nos enfants orphelins qui, parmi eux, nombreux n’étaient pas encore allés à l’école suite au manque d’objets scolaires. J’espère bien que tous seront à l’école comme ils ont déjà eu ces objets. Je demande aux autres gens de bonne volonté de venir aussi avec les uniformes pour que ces enfants soient dans une bonne condition comme les autres qui ont des parents. »
Signalons que cette action de charité devrait s’étendre à d’autres territoires du Sud-Kivu, selon les moyens disponibles.
Par Freddy Mbingu, volontaire pour les enfants et les jeunes à Kalehe
Dans le but de promouvoir les talents des filles et des femmes dans le cinéma à Bukavu, le programme Kino Bukavu vient de clôturer sa troisième édition consacrée aux productions féminines. À cette occasion, une séance de projection de quatre courts métrages réalisés durant la […]
ACTUALITÉSDans le but de promouvoir les talents des filles et des femmes dans le cinéma à Bukavu, le programme Kino Bukavu vient de clôturer sa troisième édition consacrée aux productions féminines.
À cette occasion, une séance de projection de quatre courts métrages réalisés durant la semaine Kino Bukavu s’est tenue le vendredi 12 septembre 2025 dans la ville de Bukavu.

Parmi les courts métrages projetés figure le film Makena, une réalisation de l’actrice du cinéma bukavien, Driscile Mastaki.
Abordée par Watoto News, cette dernière précise que son film exprime la souffrance des femmes veuves de militaires morts sur les champs de bataille en RDC.
Une manière pour elle de porter haut la voix de ces femmes qui souffrent en silence.

» Makena signifie celle qui apporte la joie en swahili. Ce titre représente l’espoir malgré les blessures du passé. Je me suis inspirée de cette histoire pour mettre en lumière la souffrance silencieuse que vivent beaucoup de femmes de militaires dans notre société après la mort de leurs maris « , explique la réalisatrice Mastaki.
» Elles portent énormément de souffrances , souvent dans l’ombre, et j’avais envie de leur donner une voix à travers ce film » , ajoute-t – elle.
Et de poursuivre :
« Le film Makena porte un message de résilience et d’espoir. Il met en lumière la force intérieure des femmes face aux injustices, et souligne l’importance de croire en soi, même quand tout semble perdu. «

De son côté, Mme Sandra Simbakwira, directrice de Kino-Bukavu, précise que malgré plusieurs défis, cette troisième édition s’est tenue pour accorder à la femme l’opportunité d’exploiter sa créativité et d’exprimer ses idées grâce au cinéma.
Occasion pour la directrice de Kino-Bukavu de remercier ceux et celles qui se sont mobilisés pour la réussite de la semaine Kino, et d’appeler les autres à soutenir cette initiative afin d’innover le septième art à Bukavu.
Signalons que d’autres séances de projection de quatre courts métrages produits dans le cadre de la semaine Kino Bukavu sont prévues pour présenter au public des contenus qui relatent les réalités de la ville de Bukavu, en vue d’en tirer des leçons pour un changement positif.
Loni Irenge Joël, volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu