POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES
Au Sud-Kivu, il a actuellement des milliers d’enfants zéro dose, c’est-à-dire qui ne se sont jamais fait vacciner, et d’autres sous-vaccinés, c’est-à-dire qu’ils ont manqué plusieurs doses prévues dans le calendrier vaccinal. Cette situation qui met en danger la vie de ces enfants, a été […]
La mode ne se limite plus à une simple affaire de goût ou d’élégance : elle est devenue, pour de nombreux jeunes, un puissant outil d’affirmation de soi. À Bukavu, comme dans d’autres villes africaines, un phénomène se dessine avec force : des jeunes qui […]
Environ 40 journalistes, enfants journalistes du RJAE et enfants reporters de l’UNICEF, s’engagent à contribuer aux efforts visant l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC. Ils l’ont dit ce mercredi 30 août 2023, à l’issue d’une formation organisée à Bukavu au Sud-Kivu, par le Programme […]
Chaque année, des millions d’enfants sont protégés grâce aux vaccins contre des maladies graves comme la rougeole, la polio ou la coqueluche. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, vacciner un enfant reste un combat. Manque d’information, rumeurs, résistances culturelles : les obstacles sont nombreux […]
Une vingtaine d’élèves de l’Institut Combo, situé dans le territoire de Kabare, a bénéficié d’un don de fournitures scolaires offert par le Groupe Jérémie, en partenariat avec la Clinique Juridique de Bugorhe mercredi 17 septembre 2025. Le kit scolaire distribué comprenait des cahiers, des stylos, […]
ACTUALITÉS
Une vingtaine d’élèves de l’Institut Combo, situé dans le territoire de Kabare, a bénéficié d’un don de fournitures scolaires offert par le Groupe Jérémie, en partenariat avec la Clinique Juridique de Bugorhe mercredi 17 septembre 2025.
Le kit scolaire distribué comprenait des cahiers, des stylos, des crayons ainsi que des mallettes, un geste de solidarité salué tant par les bénéficiaires que par les encadreurs.
Selon Mapendano Bihigi, point focal du Groupe Jérémie à la Clinique Juridique de Bugorhe, la sélection des bénéficiaires a été effectuée en étroite collaboration avec les enseignants des écoles partenaires, sur base de critères de vulnérabilité clairement définis.

Touchés par cette attention, les élèves bénéficiaires ont exprimé leur gratitude envers le Groupe Jérémie et ses partenaires pour avoir pensé à eux malgré les nombreuses difficultés sociales et économiques qui persistent.
De son côté, le chef d’établissement de l’Institut Combo, M. Mulamba Kahwinjika, a réaffirmé son engagement à collaborer étroitement avec le Groupe Jérémie.
Il souhaite voir l’éducation et la protection des droits de l’enfant rester des priorités partagées entre les écoles et les organisations de la société civile.

Il convient de noter que ce même geste de générosité a été posé dans dix établissements scolaires de Kabare, dont cinq écoles primaires et cinq écoles secondaires.
Le Groupe Jérémie est une association sans but lucratif active dans la promotion et la défense des droits humains, avec une attention particulière portée aux enfants et aux jeunes en situation de vulnérabilité.
Zachée Zawadi, volontaire pour les enfants et les jeunes à Kabare
Le coup d’envoi du tournoi des jeunes de moins de 15 ans a été donné ce mercredi 17 septembre 2025 au stade de la paroisse Sainte Bernadette de Walungu, en présence de nombreux spectateurs venus encourager les équipes. Cette compétition est une initiative du jeune […]
ACTUALITÉS
Le coup d’envoi du tournoi des jeunes de moins de 15 ans a été donné ce mercredi 17 septembre 2025 au stade de la paroisse Sainte Bernadette de Walungu, en présence de nombreux spectateurs venus encourager les équipes.
Cette compétition est une initiative du jeune Luc, capitaine d’Ecofoot Walungu et joueur de moins de 18 ans. Il a su mobiliser d’autres jeunes joueurs issus de plusieurs clubs pour encadrer leurs petits frères et promouvoir le football chez les plus jeunes.
« Nous avons commencé notre carrière dans la catégorie U17, mais à Walungu, il n’existe pas de championnat pour les moins de 15 ans. C’est pourquoi nous avons décidé de lancer cette initiative pour encourager les plus jeunes »,
a expliqué Gentil Cibambe Kanté, vice-président de l’organisation.
Il a aussi salué l’appui du président de coordination de l’AS Saint Éloi de Walungu, qui a soutenu ce projet dès le début.
Deux matchs d’ouverture étaient au programme ce mercredi :
AC Espoir a fait match nul (1-1) face au FC Nouveau Régime.
FC Bic Rouge a dominé Café du Congo sur le score de 3 buts à 1.
Le président de l’organisation lance un appel aux personnes de bonne volonté pour appuyer cette initiative, notamment en vue de récompenser les meilleurs joueurs à la clôture du tournoi.
Fiston Aganze volontaire pour les enfants et les jeunes à Walungu
À Kabare, dans la province du Sud-Kivu, la rentrée scolaire a eu lieu il y a quelques semaines.Dans les villages et les centres, on voit des enfants en uniformes, des écoles rouvertes, des classes animées.Mais derrière ces images encourageantes se cache une réalité douloureuse : […]
ACTUALITÉS
À Kabare, dans la province du Sud-Kivu, la rentrée scolaire a eu lieu il y a quelques semaines.
Dans les villages et les centres, on voit des enfants en uniformes, des écoles rouvertes, des classes animées.
Mais derrière ces images encourageantes se cache une réalité douloureuse : certains enfants ont repris le chemin de l’école au prix de grands sacrifices.
D’autres, par peur, par pauvreté ou par oubli, n’y sont même pas retournés.
Dans plusieurs coins de Kabare, l’accès à l’école reste inégal.
Certains enfants ont des fournitures, d’autres n’ont même pas un cahier.
Certains vont à l’école en moto, d’autres marchent des heures, presque pieds nus
Et puis, il y a ceux qu’on ne voit pas : ceux qui ne sont jamais revenus en classe cette année.
Mon frère va à l’école, mais moi je reste à la maison parce qu’on ne peut pas payer pour nous deux. Maman dit que j’irai l’année prochaine. »
Espérance Bahati,10 ans, village de Bushumba
Un cartable
ou une houe?
Dans de nombreuses familles rurales, les enfants doivent aider à survivre avant d’apprendre à écrire.
Pendant la saison agricole, certains enfants troquent le cartable contre la houe. Ils partent tôt au champ ou au marché, pendant que leurs camarades récitent l’alphabet.
« Je veux devenir enseignant, mais souvent je ne peux pas aller à l’école. Mon père dit qu’on a besoin de moi pour cultiver. »
Raconte un enfant de 12 ans, sous couvert d’anonymat.
Et même ceux qui vont en classe arrivent fatigués, sans avoir mangé, ou sans cahier pour écrire.
Ce que dit la Convention relative aux droits de l’enfant (CDE)
Adoptée par l’ONU en 1989 et ratifiée par la RDC, la Convention relative aux droits de l’enfant (CDE) affirme clairement :
« Tous les enfants ont droit à l’éducation. » (Article 28)
Et :
« L’éducation doit viser à développer pleinement le potentiel de chaque enfant. » (Article 29)
Pourtant, à Kabare comme ailleurs, ce droit est encore violé chaque jour.
Quand un enfant est exclu de l’école parce qu’il est pauvre, fille, déplacé, ou handicapé… c’est une injustice, mais aussi une urgence.
Des enfants qui veulent apprendre, malgré tout
Malgré ces difficultés, les enfants de Kabare ont soif de savoir.
Ils veulent réussir, aider leurs familles, changer leur avenir.
Dans certaines écoles, ils se regroupent en clubs scolaires, où ils parlent de leurs droits et imaginent des solutions.
« Je veux aller à l’école même si c’est loin. Je veux devenir infirmière pour soigner les gens ici. »
Rebeca ngoy 11 ans, élève à Miti.
Et les adultes ?
Les enseignants, souvent peu soutenus, font de leur mieux.
Les parents se battent avec leurs moyens.
Mais l’État et les autorités locales doivent faire plus :
Plus d’écoles accessibles,plus de soutien aux enfants vulnérables,plus d’écoute de la parole des jeunes.
L’école ne doit pas être un privilège. C’est un droit.
Kabare a besoin de ses enfants. Mais pour qu’ils construisent demain, il faut les soutenir aujourd’hui.
Cela commence par l’éducation : gratuite, accessible, de qualité, pour tous.
Chaque enfant laissé hors de l’école est une voix éteinte,
chaque enfant soutenu est une lumière pour l’avenir de Kabare.
Yseult Lwango, volontaire pour les enfants et les jeunes à Kabare
Le stade Mulengezi de Kamanyola a été le théâtre d’une demi-finale palpitante ce dimanche 14 septembre 2025.Le TP Kamanyola a validé son billet pour la finale du Tournoi de Cohésion après avoir éliminé le FC Mulengezi dans un match intense et très disputé. Après 90 […]
ACTUALITÉS
Le stade Mulengezi de Kamanyola a été le théâtre d’une demi-finale palpitante ce dimanche 14 septembre 2025.
Le TP Kamanyola a validé son billet pour la finale du Tournoi de Cohésion après avoir éliminé le FC Mulengezi dans un match intense et très disputé.
Après 90 minutes sans but (0-0), les deux équipes ont dû recourir aux tirs au but. Malgré une domination en première période, le FC Mulengezi n’a pas su convertir ses occasions. Le TP Kamanyola, plus incisif en seconde mi-temps, a vu ses efforts récompensés lors de la séance des tirs au but, qu’il a remportée 4 à 2.
Cette victoire propulse le TP Kamanyola en finale, où il affrontera Panter Noir, une équipe en forme et très attendue. Pour rappel, le TP Kamanyola avait déjà été sacré en 2024 dans la catégorie U17.
La petite finale opposera le FC Mangombe au FC Mulengezi le samedi 20 septembre, tandis que la grande finale se tiendra le dimanche 21 septembre au même stade.
Au-delà du jeu, ce tournoi symbolise l’unité et la fraternité entre les jeunes de Kamanyola, mettant le sport au service de la paix et de la cohésion sociale.
Imani Classic,volontaire pour les enfants et les jeunes à Kamanyola.
Dans plusieurs coins du territoire de Walungu, la consommation de boissons fortement alcoolisées chez les jeunes devient de plus en plus préoccupante.Des maisonnettes se multiplient et vendent ces produits à prix réduit, attirant une jeunesse en difficulté. De nombreux jeunes consommateurs présentent déjà des signes […]
ACTUALITÉS
Dans plusieurs coins du territoire de Walungu, la consommation de boissons fortement alcoolisées chez les jeunes devient de plus en plus préoccupante.
Des maisonnettes se multiplient et vendent ces produits à prix réduit, attirant une jeunesse en difficulté.
De nombreux jeunes consommateurs présentent déjà des signes visibles de malnutrition, aggravés par l’abus de ces boissons à forte teneur en alcool, telles que Sabl, Primidus, Lykerou certaines cannettes.
Interrogé à ce sujet, Olivier Nyarugeta, jeune leader de Walungu, explique :
« Nous consommons ces boissons parce qu’elles sont moins chères. Les produits de la Bralima sont très coûteux et presque introuvables. En plus, nous manquons d’emplois pour avoir l’argent nécessaire à l’achat de produits de meilleure qualité. »
Après consommation, il est fréquent de voir des jeunes désorientés, errant dans les rues « sans manière », selon les témoignages recueillis. Cet état d’ivresse avancé inquiète la population, surtout en cette période déjà marquée par les effets de la guerre et la précarité.
Face à cette situation alarmante, les habitants appellent les autorités à tous les niveaux à prendre des mesures urgentes pour réguler la vente de ces boissons nocives et protéger les jeunes contre cette dérive qui menace leur santé et leur avenir.
Fiston Aganze volontaire pour les enfants et les jeunes à walungu
Des images générées par intelligence artificielle (IA) circulent de plus en plus sur Facebook et autres réseaux sociaux, semant le doute, brouillant les repères et piégeant l’esprit critique des jeunes internautes.Certaines sont perçues comme des preuves de faits historiques ou d’événements récents, d’autres sont dénoncées […]
ACTUALITÉS
Des images générées par intelligence artificielle (IA) circulent de plus en plus sur Facebook et autres réseaux sociaux, semant le doute, brouillant les repères et piégeant l’esprit critique des jeunes internautes.
Certaines sont perçues comme des preuves de faits historiques ou d’événements récents, d’autres sont dénoncées comme de simples montages, mais beaucoup y croient sans réserve.
Parmi ces images, une photo prétendant montrer un futur président congolais en résidence surveillée, vêtu de smoking et discutant à travers une vitre avec ses enfants, a largement circulé. « Même en résidence surveillée, faut être en smoking, veste et cravate !! », commente un internaute.
D’autres, plus méfiants, réagissent par des commentaires comme « Montage 🙄🙄 » ou « IA », mais la majorité semble convaincue de son authenticité.
Une autre image montre un Congolais assis aux côtés de Mark Zuckerberg. La légende affirme : « J’ai convoqué le patron de Facebook chez moi… il m’a expliqué comment il a conçu la plateforme. »
Là encore, les réactions sont variées, entre crédulité et étonnement, sans toujours faire preuve de recul critique.
Quand le faux devient crédible
Ces situations montrent à quel point l’IA peut brouiller la frontière entre fiction et réalité. Joseph Mushagalusa, 26 ans, étudiant congolais vivant à Bujumbura (Burundi), témoigne de son expérience :
« J’ai vu des images générées par l’IA qui paraissaient vraies, et j’ai compris qu’on peut facilement être trompé. »
Il souligne un enjeu important :
« Beaucoup, surtout ceux qui n’ont pas l’œil critique ou n’ont pas accès régulièrement aux téléphones, croient que ces images sont réelles. »
Il évoque notamment des montages du pape en boîte de nuit, portant des chaînes en or, qui ont suscité confusion et indignation :
« Je pense qu’il faudrait sensibiliser les gens pour éviter la manipulation et des conflits à l’avenir. »
Un appel à la vigilance
Les images truquées par IA ne sont pas de simples illusions visuelles : elles influencent l’opinion, alimentent les rumeurs, et peuvent créer des tensions. Ce qui hier pouvait servir de preuve photographique doit aujourd’hui être questionné avec prudence.
Face à ce phénomène, il devient urgent d’éduquer les jeunes à l’esprit critique, de leur apprendre à vérifier les sources, à douter, à poser des questions. L’IA est une avancée technologique majeure, mais sans vigilance, elle peut aussi devenir une arme contre la vérité.
Gabriel CUBAKA, volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
Deux personnes atteintes du virus Ebola ont été déclarées guéries et sont sorties du centre de traitement de Bulape, dans la province du Kasaï. L’annonce a été faite par le ministère de la Santé de la RDC, appuyé par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) […]
ACTUALITÉS
Deux personnes atteintes du virus Ebola ont été déclarées guéries et sont sorties du centre de traitement de Bulape, dans la province du Kasaï. L’annonce a été faite par le ministère de la Santé de la RDC, appuyé par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et ses partenaires engagés dans la riposte.
Ces guérisons, obtenues après plusieurs jours de soins intensifs, marquent une avancée importante dans la lutte contre l’épidémie récemment déclarée dans cette partie du pays. Selon les autorités sanitaires, il s’agit d’un signal positif dans un contexte encore fragile.
Depuis une semaine, la réponse sanitaire s’est accélérée. Avec l’appui de l’OMS, de Médecins Sans Frontières (MSF), de l’ONG ALIMA et d’autres acteurs humanitaires, les efforts se concentrent sur l’amélioration des soins cliniques, le suivi rigoureux des contacts, la sensibilisation communautaire et la réduction de la transmission du virus.
L’OMS assure que des « mesures de contrôle appropriées » sont en cours de déploiement pour contenir l’épidémie. Toutefois, les autorités appellent à maintenir la vigilance, soulignant que la situation reste préoccupante et nécessite la mobilisation de tous.
La guérison de ces deux premiers patients redonne espoir, mais les équipes médicales restent à pied d’œuvre dans le Kasaï pour enrayer complètement la maladie et protéger les populations.
Gabriel CUBAKA, volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu avec l’OMS
Dans le cadre du soutien à la jeunesse de son territoire, Collin Kasongo, administrateur assistant sous M23 à Walungu, a demandé aux ONG locales de recruter davantage de jeunes de la région. « Nous avons vu Caritas Bukavu venir chez nous pour des visas, mais […]
ACTUALITÉS
Dans le cadre du soutien à la jeunesse de son territoire, Collin Kasongo, administrateur assistant sous M23 à Walungu, a demandé aux ONG locales de recruter davantage de jeunes de la région.
« Nous avons vu Caritas Bukavu venir chez nous pour des visas, mais j’ai dû les refuser, car sur 50 personnes proposées, aucun n’était de Walungu. Comment peut-on lutter contre le chômage si nos jeunes sont ignorés ? »
a déclaré Collin Kasongo.
Mugisho Fikiri Seth, jeune leader de Walungu, salue cette position :
« Nous sommes très fiers de ce discours. Nous avons étudié comme les autres, mais les ONG recrutent ailleurs alors que nous sommes là. »
De son côté, Justin Zirimwabagabo ajoute :
« Je suis heureux des propos de l’administrateur, qui se bat pour que la jeunesse de son territoire ait du travail. Il fait partie des rares à refuser de signer la liste s’il n’y a pas au moins 10 jeunes de Walungu sur 50 personnes. Il a tout notre soutien. »
La semaine dernière, l’administrateur aurait refusé de valider la liste des enquêteurs proposée par Caritas, estimant qu’elle ne comportait pas assez de jeunes locaux.
Fiston Aganze volontaire pour les enfants et les jeunes à Walungu
L’équipe U17 de l’AS Saint Éloi a remporté ce dimanche 14 septembre 2025 son match retour contre Bugera, sur le score serré de 4 buts à 3. La rencontre s’est tenue au terrain Ishubukiro de la paroisse Sainte Bernadette de Walungu, devant un public enthousiaste. […]
ACTUALITÉS
L’équipe U17 de l’AS Saint Éloi a remporté ce dimanche 14 septembre 2025 son match retour contre Bugera, sur le score serré de 4 buts à 3. La rencontre s’est tenue au terrain Ishubukiro de la paroisse Sainte Bernadette de Walungu, devant un public enthousiaste.
Selon Charles Kanege, notable et président de la coordination de l’AS Saint Éloi, cette activité s’inscrit dans le cadre de l’encadrement de la jeunesse et vise également à aider la population de Walungu à se détendre, après les récents coups de feu entendus dans la région.
Ashuza Ntabala Daniel, capitaine de Saint Éloi U17, a dédié la victoire au président Kanege :
« Nous avons gagné grâce au soutien personnel de notre papa et président Charles Kanege, qui nous accompagne chaque dimanche. ».
De son côté, Buhashe Ciza, capitaine de l’équipe de Bugera, a reconnu la supériorité de l’adversaire :
« L’adversaire était plus fort. En plus, eux sont soutenus par leur président, tandis que nous devons cotiser nous-mêmes pour pouvoir jouer. »
Cette rencontre a été organisée à la demande de Charles Kanege, en vue de promouvoir la paix, le sport et la cohésion sociale à Walungu.
Fiston Aganze volontaire pour les enfants et les jeunes à Walungu
Autrefois surnommée la Suisse africaine pour sa verdure, la ville de Bukavu voit aujourd’hui ses collines se dégarnir progressivement. À l’approche de la saison des pluies, le constat est alarmant : malgré quelques efforts de reboisement, le couvert végétal est loin d’être suffisant pour protéger […]
ACTUALITÉS
Autrefois surnommée la Suisse africaine pour sa verdure, la ville de Bukavu voit aujourd’hui ses collines se dégarnir progressivement. À l’approche de la saison des pluies, le constat est alarmant : malgré quelques efforts de reboisement, le couvert végétal est loin d’être suffisant pour protéger la ville des catastrophes naturelles.
Une végétation en recul
Dans plusieurs quartiers tels que Panzi, Kadutu, Cimpunda, Labotte ou Bagira,les habitants constatent une réduction inquiétante des espaces verts. Les arbres sont abattus pour faire place à des constructions souvent anarchiques.
D’autres, une fois tombés, ne sont jamais remplacés.
« Les arbres retiennent l’eau, protègent les collines et purifient l’air. Mais à Bukavu, on construit plus qu’on ne plante. C’est une menace silencieuse »
Ruderekuguma Elias, ingénieur agronome.
Une ville exposée
Chaque saison pluvieuse apporte son lot de glissements de terrain, inondations, routes coupées et maisons écroulées.
Le manque de végétation aggrave les ruissellements d’eau, faute de couverture naturelle pour stabiliser le sol.
« Dès qu’il pleut fort, la rivière Kahwa déborde. Il y a trop de ruissellement, car il n’y a plus d’arbres pour freiner l’eau. »
Merveille Kalimba,habitante de Nyamugo.
Des actions encore trop limitées
Certaines entreprises locales, comme Pharmaquina, ont lancé des campagnes de reboisement. Si ces initiatives sont louables, elles restent isolées et insuffisantes face à l’ampleur du défi.
« Nous avons planté quelques arbres pour lancer un message, mais c’est toute la ville qui doit s’impliquer. »
Richard Baguma, membre de l’équipe de Pharmaquina.
Quelles pistes pour l’avenir ?
Sensibiliser la population,surtout les jeunes, à l’importance de l’arbre.
-Interdire les constructions illégales dans les zones vertes.
Renforcer les campagnes de reboisement,avec l’appui des écoles, ONG, églises…
Intégrer l’éducation environnementale dans les programmes scolaires.
Les arbres ne sont pas qu’un élément esthétique : à Bukavu, ils sont une nécessité vitale, un bouclier naturel contre les catastrophes climatiques.
Si la ville ne renverse pas la tendance, chaque pluie pourrait devenir une menace.
Mais avec l’implication de tous, Bukavu peut redevenir forte, verte et résiliente.
Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News