POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES
Au Sud-Kivu, il a actuellement des milliers d’enfants zéro dose, c’est-à-dire qui ne se sont jamais fait vacciner, et d’autres sous-vaccinés, c’est-à-dire qu’ils ont manqué plusieurs doses prévues dans le calendrier vaccinal. Cette situation qui met en danger la vie de ces enfants, a été […]
La mode ne se limite plus à une simple affaire de goût ou d’élégance : elle est devenue, pour de nombreux jeunes, un puissant outil d’affirmation de soi. À Bukavu, comme dans d’autres villes africaines, un phénomène se dessine avec force : des jeunes qui […]
Environ 40 journalistes, enfants journalistes du RJAE et enfants reporters de l’UNICEF, s’engagent à contribuer aux efforts visant l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC. Ils l’ont dit ce mercredi 30 août 2023, à l’issue d’une formation organisée à Bukavu au Sud-Kivu, par le Programme […]
Chaque année, des millions d’enfants sont protégés grâce aux vaccins contre des maladies graves comme la rougeole, la polio ou la coqueluche. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, vacciner un enfant reste un combat. Manque d’information, rumeurs, résistances culturelles : les obstacles sont nombreux […]
À l’occasion de la Journée Internationale de la Paix, célébrée chaque 21 septembre, lesJeunes Ambassadeurs de la Paix de Bukavu organisent ce 22 septembre 2025 une série d’activités citoyennes pour prolonger la réflexion sur le thème « Paix, démocratie et vivre ensemble ». Cette mobilisation […]
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À l’occasion de la Journée Internationale de la Paix, célébrée chaque 21 septembre, les
Jeunes Ambassadeurs de la Paix de Bukavu organisent ce 22 septembre 2025 une série d’activités citoyennes pour prolonger la réflexion sur le thème « Paix, démocratie et vivre ensemble ».
Cette mobilisation s’inscrit dans le cadre de la campagne digitale menée par le comité de pilotage de l’éducation à la paix (PBEA) au Sud-Kivu, en partenariat avec l’UNICEF et plusieurs acteurs de la société civile. Elle vise à ancrer une culture de paix durable dans un contexte encore fragile, marqué par des tensions communautaires et des inégalités persistantes.
Les activités prévues incluent des séances de sensibilisation dans les écoles, des échanges sur la démocratie participative, la tolérance, ainsi que des engagements publics de jeunes désireux de devenir des artisans de paix dans leur communauté.
« Il est temps de renforcer la culture du dialogue et de la participation citoyenne. La paix ne se décrète pas, elle se construit, chaque jour, par des actes »,
soulignent les organisateurs.
À travers cette initiative, les jeunes leaders de Bukavu veulent envoyer un signal fort : la paix commence avec chacun de nous.
Ils appellent leurs pairs à rejeter la haine, à choisir la tolérance, et à relayer le message de paix sur les réseaux sociaux et dans leurs milieux de vie.
En célébrant cette journée mondialement reconnue, Bukavu devient un terrain d’expression et d’action pour une jeunesse engagée, prête à bâtir un avenir plus juste, inclusif et pacifique.
Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
À l’occasion de la Journée internationale de la paix célébrée chaque 21 septembre, le bureau de coordination de la société civile dans la chefferie Ntambuka, en territoire insulaire d’Idjwi (Sud-Kivu), a lancé un appel fort à la population pour renforcer la cohésion sociale et vivre […]
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À l’occasion de la Journée internationale de la paix célébrée chaque 21 septembre, le bureau de coordination de la société civile dans la chefferie Ntambuka, en territoire insulaire d’Idjwi (Sud-Kivu), a lancé un appel fort à la population pour renforcer la cohésion sociale et vivre sans violence.
Dans une déclaration rendue publique le dimanche 21 septembre 2025, Gloire Ngulamagala, président de la société civile dans cette chefferie, a exhorté les habitants à rejeter toute forme de haine et de division, en faveur d’une paix durable.
« La paix n’est pas l’affaire d’une seule personne, elle est la responsabilité de tous. Vivre dans la paix, c’est choisir la sérénité, loin de la haine, de la violence et de la division »,*
a-t-il déclaré.
M. Ngulamagala a souligné que la paix prend racine dans les familles, avant de s’étendre aux communautés et de bâtir une stabilité durable dans le pays. Il a mis l’accent sur des valeurs comme le respect mutuel, le dialogue, la tolérance et la solidarité, qui doivent guider les relations entre citoyens.
« Chaque geste compte : une parole apaisée peut éviter un conflit, une main tendue peut sauver une vie, un choix pour la paix peut transformer une société », a-t-il rappelé.
Un appel à l’engagement collectif
La société civile de Ntambuka a également invité les jeunes, les femmes et les hommes à s’engager dans des réflexions profondes sur les enjeux liés à la paix, pour garantir un meilleur avenir aux générations futures.
« Ensemble, faisons de la paix notre héritage commun »,
a conclu le président de la société civile.
Un message fort en ce jour symbolique, dans un contexte où la paix reste encore fragile dans plusieurs zones de la province du Sud-Kivu.
Richelieu Byamana volontaire pour les enfants et les jeunes à Idjwi
Chaque 21 septembre, le monde entier célèbre la Journée internationale de la paix, instaurée par l’ONU pour rappeler l’importance d’un monde sans violence, sans injustice, et surtout plus sûr pour les plus vulnérables : les enfants. La Convention relative aux droits de l’enfant affirme que […]
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Chaque 21 septembre, le monde entier célèbre la Journée internationale de la paix, instaurée par l’ONU pour rappeler l’importance d’un monde sans violence, sans injustice, et surtout plus sûr pour les plus vulnérables : les enfants.
La Convention relative aux droits de l’enfant affirme que chaque enfant a le droit de grandir dans un environnement stable, sûr et paisible. Pourtant, dans plusieurs régions du monde y compris en République démocratique du Congo des millions d’enfants sont privés de ce droit.
Conflits, pauvreté, déplacements, peur quotidienne : voilà leur réalité.
Sans paix, il n’y a pas d’école.
Sans paix, pas de soins de santé. Sans paix, pas d’espoir.
Les jeunes ne sont pas seulement victimes des conflits, ils en sont aussi des acteurs clés dans la construction de la paix.
L’ONU encourage leur implication dans le dialogue, la prévention des violences et la reconstruction des communautés.
Former des jeunes leaders de paix, c’est miser sur un avenir fondé sur la tolérance, le respect et la non-violence.
La paix, c’est aussi :
La justice sociale,l’égalité des chances,le respect des droits humains,l’accès à une éducation et à des soins de qualité, et la cohabitation pacifique entre les peuples.
Sans paix, les Objectifs de Développement Durable (ODD) sont inaccessibles. L’ODD 16 est d’ailleurs consacré à la paix, à la justice et à des institutions fortes.
Cette journée est un moment pour que les États, les familles, les enseignants, les jeunes eux-mêmes et la société civile unissent leurs efforts pour :
-Promouvoir l’éducation à la paix,
-Protéger les enfants dans les zones de conflit,
-Offrir des espaces d’écoute et d’expression aux jeunes,
-Prévenir les violences à tous les niveaux.
En ce 21 septembre, souvenons-nous : la paix commence avec chacun de nous, mais elle se construit surtout pour eux les enfants, les jeunes et les générations à venir.
Louise Bibentyo, volontaire pour les enfants et les jeunes
Face à la montée des incendies domestiques dans plusieurs quartiers de Bukavu, des jeunes se mobilisent pour prévenir le pire.Depuis le 18 septembre 2025, l’organisation Les Ailes du Cœur du Sud-Kivu, composée majoritairement de jeunes, a lancé une campagne communautaire et médiatique de sensibilisation sur […]
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Face à la montée des incendies domestiques dans plusieurs quartiers de Bukavu, des jeunes se mobilisent pour prévenir le pire.
Depuis le 18 septembre 2025, l’organisation Les Ailes du Cœur du Sud-Kivu, composée majoritairement de jeunes, a lancé une campagne communautaire et médiatique de sensibilisation sur la prévention des incendies. Cette initiative intervient alors que de nombreux foyers de Bukavu continuent de subir des pertes matérielles et humaines à cause de feux domestiques évitables.
La campagne s’appuie sur des émissions radiophoniques, des répétitions publiques et des dialogues de proximité dans les quartiers. En swahili comme en français, des messages éducatifs sont diffusés pour informer la population sur les comportements à adopter en cas d’incendie, mais aussi sur les moyens de prévention à mettre en place dans les foyers.
Des démonstrations pratiques sur les gestes de premiers secours face à un départ de feu sont également organisées.
« Nous voulons briser le cycle de l’impuissance face aux incendies. Beaucoup de familles perdent tout, faute d’information ou de préparation »,
a déclaré Dr Grâce Amada Alingilya Annabelle,coordinatrice de l’organisation.
Les jeunes jouent un rôle central dans cette initiative. Volontaires, engagés, ils sensibilisent leurs communautés avec énergie et détermination. La campagne bénéficie aussi de l’appui des radios locales et de quelques partenaires de la société civile.
« Au-delà de l’information, nous voulons créer une véritable culture de prévention et de solidarité dans les quartiers »,
a ajouté un des membres de l’organisation.
Les organisateurs exhortent les autorités locales à appuyer ces efforts citoyens à travers des actions concrètes : installation de bornes-fontaines, création de brigades communautaires, renforcement des équipements de lutte contre les incendies, etc.
En mettant la prévention au cœur de l’action communautaire, Les Ailes du Cœur espèrent sauver des vies et bâtir une Bukavu plus résiliente face aux flammes.
Jean de Dieu Akonkwa, volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News
Au total de 67 jeunes venus des zones de santé de Goma, Karisimbi et Nyiragongo ont bénéficié d’un renforcement de capacités sur le calendrier vaccinal, une initiative du Réseau des Médias pour le Développement (REMED) en partenariat avec le Programme Élargi de Vaccination (PEV). L’activité […]
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Au total de 67 jeunes venus des zones de santé de Goma, Karisimbi et Nyiragongo ont bénéficié d’un renforcement de capacités sur le calendrier vaccinal, une initiative du Réseau des Médias pour le Développement (REMED) en partenariat avec le Programme Élargi de Vaccination (PEV).
L’activité visait à outiller les jeunes notamment les U-Reporters pour qu’ils deviennent des relais communautaires dans la promotion de la vaccination. Durant la session, les participants ont appris :
Les différents types de vaccins, le moment idéal pour chaque dose (selon l’âge de l’enfant),
Le rôle crucial du vaccin dans la prévention des maladies infantiles,et surtout, comment démystifier les rumeurs persistantes autour des vaccins.
« Grâce à cette formation, je me sens capable d’expliquer à mes proches pourquoi il est important de faire vacciner les enfants dès la naissance »,
a déclaré Grace Bahati, jeune U-Reporter de Karisimbi.
Pour Moïse Kabunga, originaire de Nyiragongo
« beaucoup de familles ont peur des vaccins à cause des fausses informations. Nous allons désormais les sensibiliser avec des faits clairs et simples ».
Les organisateurs ont salué l’engagement des jeunes, les appelant à jouer un rôle actif dans la santé communautaire et à promouvoir le respect du calendrier vaccinal pour sauver des vies.
En formant ces jeunes, c’est toute une génération qui se mobilise pour une enfance en meilleure santé et une communauté mieux protégée.
Michael Lufungulo volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
À l’occasion de la Journée Internationale de la Paix, célébrée chaque 21 septembre, plus de 200 arbres ont été plantés dans plusieurs quartiers de la ville de Goma ce samedi 20 septembre 2025.Cette initiative écologique et citoyenne a été portée par de nombreuses associations de […]
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À l’occasion de la Journée Internationale de la Paix, célébrée chaque 21 septembre, plus de 200 arbres ont été plantés dans plusieurs quartiers de la ville de Goma ce samedi 20 septembre 2025.
Cette initiative écologique et citoyenne a été portée par de nombreuses associations de jeunes, parmi lesquelles le club de paix Mashujaa wa Amani, déterminé à faire de la paix une réalité vivante à travers des actions concrètes.
Pour Trésor Bisubi, membre actif du mouvement Vijana Mashujaa wa Amani, soutenu par le club Rfi cette action de reboisement s’inscrit dans une démarche claire :
« Cette initiative témoigne de notre engagement concret inscrit dans notre plan d’action, qui privilégie les travaux communautaires en faveur de la paix et du développement durable. »
Au-delà de la plantation, les jeunes ont également saisi l’opportunité pour sensibiliser à la cohabitation pacifique, à l’unité et à la lutte contre les discours de haine.
Francine Matabaro,
jeune participante, souligne :
« Cette rencontre a aussi été un moment de sensibilisation à la paix, contre les discours qui divisent nos communautés. »
Miriam, une autre jeune engagée, a rappelé la puissance symbolique de l’arbre :
« Un arbre planté, c’est une promesse. C’est l’espoir d’un avenir plus vert et plus uni. Nous sommes fiers de contribuer à la paix tout en protégeant l’environnement »
Présent sur les lieux, Désiré Ngabo Kisuba a salué l’engagement des jeunes et rappelé que leur objectif est de participer à la reconstruction de Goma, en commençant par sa dimension écologique. Il a annoncé un projet de reboisement de la colline Mont Goma, aujourd’hui délaissée et menacée, malgré son potentiel touristique.
« Le mouvement à travers la mairie de Goma, veut transformer notre ville.Nous avons besoin de partenaires pour redonner vie à Mont Goma. Reboiser, c’est aussi ramener la paix. »
Il a également appelé les habitants à planter des arbres dans leurs quartiers et parcelles, notamment des arbres fruitiers, rappelant leur importance pour la santé, le climat et la sécurité communautaire.
À travers ces jeunes, la ville de Goma a montré que chaque arbre planté peut devenir un pilier de paix, un pont entre les générations et un outil concret pour bâtir un avenir meilleur.
Michael Lufungulo volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
La deuxième journée du tournoi de football des jeunes de moins de 15 ans s’est tenue ce vendredi 19 septembre 2025 au stade Ishubikiro de la paroisse Sainte Bernadette de Walungu. Deux rencontres étaient au programme :Le FC Cibanda Sport a été battu 0-1 par […]
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La deuxième journée du tournoi de football des jeunes de moins de 15 ans s’est tenue ce vendredi 19 septembre 2025 au stade Ishubikiro de la paroisse Sainte Bernadette de Walungu.
Deux rencontres étaient au programme :
Le FC Cibanda Sport a été battu 0-1 par le CJ Simba.
L’AS Saint Éloi s’est imposée 1-0 face à Orhandula.
Le public est venu nombreux pour assister à cette belle prestation de jeunes footballeurs talentueux. Les spectateurs ont salué la qualité du jeu et l’engagement des enfants.
Ce tournoi a la particularité d’impliquer uniquement des jeunes de moins de 15 ans, non seulement parmi les joueurs, mais aussi au niveau de l’arbitrage et de l’organisation. Une initiative qui vise à responsabiliser les jeunes et à promouvoir leur talent dès le bas âge.
Les participants ont tenu à remercier et féliciter l’initiateur de cette compétition, Charles Kanege, président de la coordination de l’AS Saint Éloi de Walungu, pour son engagement envers la jeunesse.
Le capitaine de l’AS Saint Éloi, Oscar Maheshe, s’est exprimé après la victoire de son équipe :
« Nous sommes ravis de jouer dans un bon climat. Ce tournoi crée de l’amitié entre nous. Nos grands frères nous encadrent très bien, même s’ils manquent parfois de moyens pour nous soutenir, merci au président Charles Kanege pour son appui .»
Ce tournoi promet de belles choses pour l’avenir du football à Walungu, en formant dès maintenant des jeunes passionnés, engagés et solidaires.
Fiston Aganze volontaire pour les enfants et les jeunes à Walungu
À l’occasion de la Journée internationale de la paix, la capitale congolaise s’apprête à vibrer au rythme des mots, des vers et des mélodies engagées. La 4ᵉ édition du Festival International de Rap et Slam (FESTIRAS) se tiendra du 21 au 22 septembre 2025 à […]
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À l’occasion de la Journée internationale de la paix, la capitale congolaise s’apprête à vibrer au rythme des mots, des vers et des mélodies engagées. La 4ᵉ édition du Festival International de Rap et Slam (FESTIRAS) se tiendra du 21 au 22 septembre 2025 à l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa, marquant ainsi un tournant dans l’histoire de ce festival initialement ancré dans le Sud-Kivu.
Créé pour plaider en faveur d’une paix durable à l’Est de la RDC, le Festiras devient désormais un carrefour culturel d’envergure nationale et internationale. Cette année, il réunira des artistes venus d’Europe, du Gabon, du Congo-Brazzaville, de Kinshasa et de l’Est de la RDC. Tous s’uniront sous une même bannière : la paix.
« Ce festival n’est pas seulement un événement artistique, mais un acte militant. »,
explique Aldor Cibembe, coordinateur du Festiras.
Un espace d’expression, de mémoire et de création
Au-delà des prestations scéniques, le festival proposera des expositions artistiques, mettant en lumière les travaux des étudiants de l’Université des Beaux-Arts ainsi que des créations d’entrepreneurs culturels. Une manière d’élargir le dialogue autour de la paix à d’autres formes d’expression.
Parmi les têtes d’affiche, l’artiste Médi portera haut les couleurs du festival. Le 22 septembre, un concert-hommage à Papa Wemba se tiendra à Ndako y’a la vie est belle à Matonge, réunissant Médi et d’autres artistes pour célébrer la mémoire de cette légende de la rumba congolaise, tout en appelant à l’unité et à la réconciliation.
Une programmation riche et engagée
En marge du festival, des ateliers, conférences de presse et autres activités préparatoires rythment déjà les jours précédant l’événement, mobilisant artistes, jeunes et acteurs culturels.
Le Festiras 2025 s’annonce comme une véritable tribune d’expression citoyenne, un espace où l’art devient outil de transformation sociale. Un rendez-vous à ne pas manquer, à l’occasion de la Journée internationale de la paix, pour faire résonner les voix qui prônent l’espoir, le dialogue et la cohésion.
Emanuella Bahindwa, volontaire pour les enfants et les jeunes
À Bukavu, quelques semaines après la rentrée scolaire, tous les enfants ne vivent pas l’école avec joie. Certains y vont avec enthousiasme, d’autres avec peur ou découragement. Pour beaucoup, l’école reste encore un lieu d’exclusion, de honte, ou de souffrance silencieuse. Face à cette réalité, […]
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À Bukavu, quelques semaines après la rentrée scolaire, tous les enfants ne vivent pas l’école avec joie. Certains y vont avec enthousiasme, d’autres avec peur ou découragement. Pour beaucoup, l’école reste encore un lieu d’exclusion, de honte, ou de souffrance silencieuse. Face à cette réalité, il est temps de refuser l’échec scolaire comme une fatalité, et d’en faire un combat collectif.
Si certains élèves ont repris les cours bien équipés et soutenus, d’autres sont arrivés sans matériel, affamés, parfois épuisés.
Et il y a ceux qui n’ont pas pu revenir du tout, freinés par la pauvreté, des déplacements familiaux ou un manque total de soutien.
L’échec scolaire ne commence pas avec les mauvaises notes. Il commence dès que l’enfant se sent inutile, incompris, ou exclu.
À Kadutu, Panzi ou Bagira, les enfants témoignent :
« Quand je ne comprends pas, on me dit que je suis bête,J’ai peur de parler, on se moque de moi. »
Même analphabètes, les parents peuvent être impliqués.
Leur présence est précieuse.
Faire du plaidoyer pour des écoles dignes: exiger le minimum vital : bancs, toilettes, enseignants formés, matériel.
Un regard qui peut changer une vie
Chaque enfant a une lumière en lui. Mais l’échec scolaire, nourri par notre silence ou notre indifférence, l’éteint peu à peu. Cessons de dire « cet enfant est nul » ; disons plutôt « cet enfant a besoin de nous tous ».
Quelques semaine après la rentrée : il est encore temps d’agir
Le combat contre l’échec scolaire est un choix collectif. Parents, enseignants, autorités, jeunes, citoyens : nous avons tous un rôle à jouer. Pour refuser l’échec, pour faire grandir chaque enfant avec dignité, pour construire un avenir où l’école ne blesse plus, mais relève.
« J’ai des idées, mais personne ne me demande mon avis. »
Ces paroles doivent devenir la base de toute réflexion éducative. L’enfant n’est pas un problème, c’est une voix qu’il faut écouter, une personne à accompagner.
À Bukavu, comme ailleurs, de nombreux enfants échouent non pas par manque d’intelligence, mais parce que le système n’est pas adapté à leur réalité : mauvaise maîtrise des langues d’enseignement, salles sans bancs, livres inexistants, bâtiments délabrés…
Posons-nous la vraie question : avons-nous fait tout ce qu’il faut pour que chaque enfant réussisse ?
Des solutions concrètes à mettre en place
Identifier les élèves en difficulté dès le début: par des entretiens, visites à domicile, échanges avec parents et enseignants.
Mettre en place du soutien scolaire, même informel: une fois par semaine avec des jeunes volontaires ou anciens élèves peut déjà faire la différence.
Créer des espaces d’expression pour les enfants: clubs, groupes de parole, journaux scolaires, pour bâtir la confiance.
Yseult Lwango volontaire pour les enfants et les jeunes au sud kivu
Un violent ouragan a détruit la toiture de l’Institut Cigondo, une école non conventionnelle située dans le village de Cifunzi, aire de santé de Kashesha, dans la sous-division Kalehe 3 le 8 avril 2025.Cette pluie torrentielle a également endommagé des cultures agricoles dans la région. […]
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Un violent ouragan a détruit la toiture de l’Institut Cigondo, une école non conventionnelle située dans le village de Cifunzi, aire de santé de Kashesha, dans la sous-division Kalehe 3 le 8 avril 2025.
Cette pluie torrentielle a également endommagé des cultures agricoles dans la région.
Bulonza Cizungu, responsable de l’école, témoigne :
« Les enfants de notre école étudient actuellement dans de mauvaises conditions, sans aucune aide. Notre établissement encadre les enfants de la communauté locale ainsi que les peuples autochtones pygmées. »
Bonjo Baguma, enseignante, ajoute :
« Pendant la pluie, il est difficile de maintenir un bon comportement en classe. »
Ciza Sheriya complète :
« Chaque fois qu’il pleut, les cours sont difficiles à assurer. »
Les responsables de l’école lancent un appel aux personnes de bonne volonté et aux organisations humanitaires pour venir en aide à cette communauté scolaire en détresse.
Patrick Basimika, volontaire pour les enfants à Watoto News