POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES
Au Sud-Kivu, il a actuellement des milliers d’enfants zéro dose, c’est-à-dire qui ne se sont jamais fait vacciner, et d’autres sous-vaccinés, c’est-à-dire qu’ils ont manqué plusieurs doses prévues dans le calendrier vaccinal. Cette situation qui met en danger la vie de ces enfants, a été […]
La mode ne se limite plus à une simple affaire de goût ou d’élégance : elle est devenue, pour de nombreux jeunes, un puissant outil d’affirmation de soi. À Bukavu, comme dans d’autres villes africaines, un phénomène se dessine avec force : des jeunes qui […]
Environ 40 journalistes, enfants journalistes du RJAE et enfants reporters de l’UNICEF, s’engagent à contribuer aux efforts visant l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC. Ils l’ont dit ce mercredi 30 août 2023, à l’issue d’une formation organisée à Bukavu au Sud-Kivu, par le Programme […]
Chaque année, des millions d’enfants sont protégés grâce aux vaccins contre des maladies graves comme la rougeole, la polio ou la coqueluche. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, vacciner un enfant reste un combat. Manque d’information, rumeurs, résistances culturelles : les obstacles sont nombreux […]
Watoto News rappelle que protéger un enfant commence par un geste simple : « respecter ses droits » En ce jour symbolique, engageons-nous à garantir à chaque enfant protection, éducation et dignité. Gc Graphic
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Watoto News rappelle que protéger un enfant commence par un geste simple : « respecter ses droits »
En ce jour symbolique, engageons-nous à garantir à chaque enfant protection, éducation et dignité.
Gc Graphic
À Kavumu, le Groupe Jérémie a organisé une importante journée de réflexion consacrée aux stratégies de lutte contre les kidnappings et toutes formes d’enlèvements d’enfants ce jeudi 20 novembre 2025 à l’occasion de la Journée internationale consacrée à l’adoption de la Convention relative aux droits […]
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À Kavumu, le Groupe Jérémie a organisé une importante journée de réflexion consacrée aux stratégies de lutte contre les kidnappings et toutes formes d’enlèvements d’enfants ce jeudi 20 novembre 2025 à l’occasion de la Journée internationale consacrée à l’adoption de la Convention relative aux droits de l’enfant, un moment fort pour rappeler l’obligation de protéger chaque enfant.
Autour du thème « Comment lutter contre les kidnappings des enfants et toutes formes d’enlèvement ? », l’activité a rassemblé plusieurs participants dont des acteurs éducatifs, élèves, comités de parents, chefs d’établissements des écoles partenaires du Groupe Jérémie.
Dans des travaux en carrefour, les participants ont identifié plusieurs stratégies et mécanismes concrets pour prévenir ces crimes et renforcer la protection des enfants dans la communauté.
Les représentants des écoles partenaires se sont engagés à restituer les acquis de cette journée aux élèves et enseignants qui n’ont pas pu y participer, afin d’élargir l’impact de la sensibilisation.
De son côté, Benjamin Muganda Mukenge, facilitateur de la séance, a salué la qualité des interventions et s’est dit satisfait d’avoir atteint les objectifs fixés pour cette journée de réflexion.
Il sied de signaler que cette activité a été rendue possible grâce au financement de Kinder Mission et organisée par le Groupe Jérémie.
Zachée Zawadi, volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News
À l’occasion de la Journée mondiale de l’enfance célébrée le 20 novembre, la Division provinciale du Genre, Famille et Enfants en Ituri, avec l’appui de Save the Children, a organisé une conférence-débat à l’hôtel de la Province, à Bunia, en collaboration avec le Comité d’enfants. […]
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À l’occasion de la Journée mondiale de l’enfance célébrée le 20 novembre, la Division provinciale du Genre, Famille et Enfants en Ituri, avec l’appui de Save the Children, a organisé une conférence-débat à l’hôtel de la Province, à Bunia, en collaboration avec le Comité d’enfants.
Le Comité des enfants de l’Ituri a présenté une note de plaidoyer adressée à l’autorité provinciale. Les enfants y dénoncent leurs difficultés quotidiennes, notamment l’insécurité persistante qui provoque un abandon scolaire massif, surtout dans le territoire de Djugu. Ils ont appelé les autorités à agir pour la paix et la protection de leurs droits.
Richardine Pituwa, présidente du Comité des enfants, a lancé un message fort.
« Beaucoup d’enfants ne peuvent plus aller à l’école à cause de l’insécurité. À Djugu, des écoles sont fermées et plusieurs familles ont fui. Nous demandons aux autorités d’assurer la paix et de nous permettre de poursuivre nos études »,
Déclare t-elle..

Jean Marc Maziyo, de la Division provinciale du Genre, Famille et Enfants, a expliqué que l’activité avait pour but d’amplifier la voix des enfants.
« Cette rencontre permet de comprendre les besoins réels des enfants. Leur plaidoyer doit renforcer notre action pour améliorer leurs conditions de vie »,
a-t-il indiqué.
L’événement a réuni une centaine d’enfants, des parents et plusieurs invités. Représentant le Gouverneur, Madame Irène Vaweka, conseillère en charge du Genre, Famille et Enfants, a salué l’engagement des jeunes participants.
« Nous avons entendu vos préoccupations. La note de plaidoyer sera transmise au Gouverneur. Nous voulons que chaque enfant de l’Ituri vive en sécurité, dans la paix, et puisse aller à l’école »,
a-t-elle rassuré.
En conclusion, cette rencontre a permis aux enfants de l’Ituri d’exprimer leurs inquiétudes et leurs attentes, en espérant que leurs appels à la paix et à la scolarisation seront entendus au plus haut niveau.
Pascal Marhegane Ki-Moon, volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News
Alors que le monde célèbre ce 20 novembre la Journée internationale des droits de l’enfant, dans le groupement de Waloaluanda (sous-division éducationnelle Walikale 4), de nombreux élèves sont privés de leur droit fondamental à l’éducation. Selon des sources locales, des enseignants ont été contraints de […]
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Alors que le monde célèbre ce 20 novembre la Journée internationale des droits de l’enfant, dans le groupement de Waloaluanda (sous-division éducationnelle Walikale 4), de nombreux élèves sont privés de leur droit fondamental à l’éducation.
Selon des sources locales, des enseignants ont été contraints de rebrousser chemin après avoir été interceptés par des combattants Wazalendo d’un groupe armé actif dans la région. Ces derniers leur imposent un paiement mensuel de 3 000 FC, surnommé « jeton LALA SALAMA », comme condition d’accès aux écoles pour y poursuivre leurs activités pédagogiques.
Cette situation, dénoncée par les acteurs éducatifs et défenseurs des droits humains, constitue une entrave grave au droit à l’éducation et place les enfants dans une situation d’insécurité et de vulnérabilité, en totale contradiction avec l’esprit de la Journée internationale des droits de l’enfant.
Face à cette réalité alarmante, les voix s’élèvent pour rappeler que célébrer les droits de l’enfant ne peut se faire sans garantir leur application concrète, même dans les zones de conflit. Il est urgent que les autorités compétentes et les partenaires agissent pour que chaque enfant, où qu’il vive, ait accès à une éducation sûre, gratuite et protégée de toute forme de pression ou d’exploitation. Parce que chaque jour sans école est une promesse d’avenir brisée.
Sifa Akilimali volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
Les enseignants de la chefferie de Luhwinja ont entamé une grève pour exiger le paiement de trois mois d’arriérés de salaireCe mercredi 19 novembre 2025. Dès 9h du matin, de nombreux élèves, notamment du cycle primaire, étaient visibles dans les rues, livrés à eux-mêmes, une […]
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Les enseignants de la chefferie de Luhwinja ont entamé une grève pour exiger le paiement de trois mois d’arriérés de salaire
Ce mercredi 19 novembre 2025.
Dès 9h du matin, de nombreux élèves, notamment du cycle primaire, étaient visibles dans les rues, livrés à eux-mêmes, une situation préoccupante au vu du contexte sécuritaire fragile de la région.
Des parents rencontrés sur place ont exprimé leur inquiétude et leur regret face à cette situation.
Certains estiment que les enseignants traitent leur profession comme un simple commerce. Ils s’interrogent également sur la légitimité d’une décision syndicale qui semble, selon eux, avoir été prise sans concertation avec l’ensemble du corps enseignant.
Les parents appellent les enseignants à reconsidérer leur position afin de ne pas compromettre l’année scolaire en cours. Ils invitent les chefs d’établissement à prendre des mesures face à ce qu’ils qualifient de comportement recalcitrant, et demandent au syndicaliste à l’origine de cette grève qu’ils accusent d’avoir agi seul de reconsidérer son engagement dans le métier d’enseignant, surtout en ces temps critiques où les enfants ont besoin de stabilité et d’encadrement.
Lucien Cubaka volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
La phase de poules de la 2ᵉ édition du Tournoi de Cohésion à Kamanyola s’est clôturée ce mardi 18 novembre 2025, après plusieurs matchs intenses ayant mobilisé de nombreux spectateurs. Six clubs se sont directement qualifiés pour les quarts de finale : FC Boucher, FC […]
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La phase de poules de la 2ᵉ édition du Tournoi de Cohésion à Kamanyola s’est clôturée ce mardi 18 novembre 2025, après plusieurs matchs intenses ayant mobilisé de nombreux spectateurs.
Six clubs se sont directement qualifiés pour les quarts de finale : FC Boucher, FC Espoir, TP Kamanyola, FC Okapi, FC Mulegenzi et Panter Noir.
Deux autres équipes, Aigle Noir et FC Mangombe, ont été repêchées en tant que meilleurs perdants.
Les huit formations se préparent désormais pour la phase à élimination directe, qui s’annonce palpitante et très suivie par les supporters.
Imani Chirhakarhula, volontaire pour les enfants et les jeunes à Kamanyola
Chaque 19 novembre, le monde célèbre la Journée internationale des hommes. Loin des clichés, cette journée est l’occasion de sensibiliser aux défis spécifiques que rencontrent les hommes dès l’enfance, et de promouvoir des modèles masculins positifs au sein de la société. Cette journée prend tout […]
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Chaque 19 novembre, le monde célèbre la Journée internationale des hommes. Loin des clichés, cette journée est l’occasion de sensibiliser aux défis spécifiques que rencontrent les hommes dès l’enfance, et de promouvoir des modèles masculins positifs au sein de la société.
Cette journée prend tout son sens, car elle concerne directement les enfants et les jeunes garçons que nous suivons de près dans nos enquêtes et actions de terrain.
Pourquoi une journée dédiée aux hommes ?
Contrairement à certaines idées reçues, cette journée ne vise pas à opposer les droits des hommes à ceux des femmes. Elle cherche plutôt à mettre en lumière des réalités souvent ignorées : la pression sociale pour paraître « fort », l’absence d’espaces sûrs pour exprimer ses émotions, le manque de figures masculines bienveillantes, et les stéréotypes qui empêchent les garçons d’explorer pleinement leur humanité.
Un accompagnement à repenser dès l’enfance
La Convention relative aux Droits de l’Enfant (CDE) garantit à chaque enfant le droit à l’éducation (article 28), à la protection contre les violences (article 19) et à un développement équilibré (article 6). Pourtant, de nombreux garçons grandissent avec des modèles toxiques et sans accompagnement adapté pour apprendre la bienveillance, la responsabilité et l’égalité.
Cette journée invite à renforcer l’implication des pères dans l’éducation, et à promouvoir une représentation positive des hommes qui soutiennent la paix, le dialogue et les droits humains.
Chez Watoto News, nous encourageons les garçons à s’exprimer, à comprendre leurs droits et à devenir des acteurs de changement. Cette journée est aussi un message clair à leur attention : Tu as le droit d’être écouté, respecté, différent… et tu as aussi la responsabilité de construire un monde plus juste.
Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes jeunes à watoto News
Chaque année, le 20 novembre marque la célébration de la Journée Internationale des Droits de l’Enfant, une occasion de rappeler que chaque enfant a des droits fondamentaux, universels et inaliénables. En République démocratique du Congo, et plus particulièrement à Kabare, ces droits sont souvent menacés […]
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Chaque année, le 20 novembre marque la célébration de la Journée Internationale des Droits de l’Enfant, une occasion de rappeler que chaque enfant a des droits fondamentaux, universels et inaliénables. En République démocratique du Congo, et plus particulièrement à Kabare, ces droits sont souvent menacés par des réalités sociales, économiques et culturelles difficiles.
La Convention relative aux droits de l’enfant : un cadre protecteur
Adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1989, la Convention relative aux droits de l’enfant (CDE) garantit aux enfants le droit à la protection, à l’éducation, à la santé, à la participation et au développement harmonieux. Parmi les articles essentiels :
Article 6 : le droit de chaque enfant à la vie, à la survie et au développement.
Article 19 : le droit à la protection contre toute forme de violence, d’abus ou de négligence.
Article 28 : le droit à l’éducation et aux opportunités de développement.
Article 32 : protection contre l’exploitation économique et le travail dangereux.
Article 34 et 35 : protection contre l’exploitation sexuelle et la traite d’enfants.
Article 12 : droit de l’enfant à exprimer librement son opinion et à être écouté.
Ces articles constituent le socle juridique international pour protéger tous les enfants, y compris ceux vivant à Kabare.
Les réalités préoccupantes des enfants à Kabare
Malgré ces protections, de nombreux enfants à Kabare font face à des difficultés quotidiennes :
Travail des enfants et exploitation économique : certains sont contraints de travailler dans les champs, les marchés ou les petits commerces, parfois au détriment de leur scolarité.
Accès limité à l’éducation et à la santé : le manque d’infrastructures scolaires, les coûts indirects de l’éducation et l’insuffisance des centres de santé constituent des obstacles majeurs.
Violence et maltraitance : abus domestiques, exploitation ou violences sexuelles restent des réalités pour certains enfants vulnérables.
Pauvreté et insécurité alimentaire : beaucoup d’enfants sont confrontés à des besoins fondamentaux non satisfaits, ce qui affecte leur développement physique et mental.
Solutions et actions concrètes
Pour améliorer la situation, plusieurs mesures et solutions peuvent être mises en œuvre :
Renforcement de l’éducation et de la sensibilisation : campagnes de sensibilisation auprès des parents, des communautés et des enfants sur leurs droits et devoirs.
Protection juridique et sociale : application stricte des lois nationales et internationales contre l’exploitation et les abus.
Soutien aux familles vulnérables : programmes d’aide alimentaire, d’accès à l’éducation et aux soins de santé pour réduire la pauvreté et la vulnérabilité.
Participation active des enfants : encourager les enfants à exprimer leurs besoins, leurs opinions et à s’impliquer dans les décisions qui les concernent, conformément à l’article 12 de la CDE.
Accompagnement des volontaires et associations locales : soutenir les initiatives de terrain comme celles de bénévoles à Kabaré pour protéger et promouvoir les droits des enfants.
La Journée Internationale des Droits de l’Enfant n’est pas seulement une date symbolique. C’est un rappel quotidien que chaque enfant, à Kabare et ailleurs en RDC, mérite protection, éducation, sécurité et amour. En tant que volontaires, parents et citoyens responsables, nous devons agir pour que ces droits soient respectés et que nos enfants grandissent dans un environnement sûr et favorable.
« Un enfant protégé aujourd’hui est un citoyen épanoui demain. »
soulignent quelques défenseurs des droits humains approchés mercredi 20 novembre 2025 par votre média.
Yseult Lwango,volontaire pour les enfants et les jeunes à Kabare
Chaque 19 novembre, la Journée mondiale des toilettes rappelle l’importance de l’accès à des installations sanitaires sûres et dignes pour tous. En République Démocratique du Congo, cette problématique reste particulièrement préoccupante dans des écoles, notamment dans des zones rurales et en périphérie des grandes villes. […]
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Chaque 19 novembre, la Journée mondiale des toilettes rappelle l’importance de l’accès à des installations sanitaires sûres et dignes pour tous. En République Démocratique du Congo, cette problématique reste particulièrement préoccupante dans des écoles, notamment dans des zones rurales et en périphérie des grandes villes.
Dans de nombreux établissements scolaires, les toilettes sont salles , insalubres, voire inexistantes. Souvent, elles ne sont pas séparées pour les filles et les garçons, exposant les enfants à l’insécurité et à une perte d’intimité. Ce manque d’infrastructures a des conséquences directes : certaines élèves, surtout les filles pendant leurs menstruations, préfèrent rester à la maison plutôt que d’affronter ces conditions dégradantes. Cela contribue à l’absentéisme, au retard scolaire, mais aussi à une exposition accrue aux maladies.
Selon l’article 24 de la Convention relative aux Droits de l’Enfant (CDE), chaque enfant a droit à un environnement sain et à des installations sanitaires adéquates. Pourtant, dans plusieurs écoles congolaises, ce droit reste encore théorique.
Les experts en santé publique soulignent que des toilettes propres et sécurisées permettent non seulement de prévenir des maladies comme le choléra ou les infections urinaires, mais aussi d’améliorer la concentration, le bien-être et l’assiduité des élèves. Si certaines ONG interviennent en construisant ou réhabilitant des blocs sanitaires, les besoins restent immenses à l’échelle nationale.
Assurer l’accès à des toilettes propres et adaptées n’est pas un luxe : c’est une urgence. Les autorités locales, les établissements scolaires et les partenaires doivent faire de ce sujet une priorité pour garantir à chaque enfant un apprentissage dans la dignité, la sécurité et la santé.
Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
Dans plusieurs régions de la RDC, les métiers techniques sont encore largement considérés comme réservés aux hommes. Mais à Bukavu, un vent de changement souffle. Des jeunes filles choisissent désormais d’apprendre la soudure, l’électricité ou encore la menuiserie. Armées de courage et de détermination, elles […]
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Dans plusieurs régions de la RDC, les métiers techniques sont encore largement considérés comme réservés aux hommes. Mais à Bukavu, un vent de changement souffle. Des jeunes filles choisissent désormais d’apprendre la soudure, l’électricité ou encore la menuiserie. Armées de courage et de détermination, elles brisent les stéréotypes sociaux et culturels, et ouvrent la voie à une nouvelle génération de femmes artisans.
Briser les stéréotypes, un défi quotidien
Traditionnellement, la société a imposé aux filles des rôles dits “féminins” : douceur, discrétion, et éloignement du monde des outils. Dorcas Shabani, 20 ans, soudeuse à l’atelier CMA, raconte :
« Quand j’ai choisi la soudure, même mon oncle disait que je perdais ma féminité. On me sous-estimait. »
Pour elle, la soudure est bien plus qu’un métier : c’est une passion et un chemin vers l’indépendance financière.

Anoirite Mulindwa, 23 ans, a aussi dû affronter l’incrédulité de son entourage :
« Quand j’ai dit à ma famille que je voulais apprendre la soudure, ils ont cru que je plaisantais. Mais plus je soudais, plus je me sentais forte. »
Aujourd’hui, elle manie le chalumeau avec assurance et espère inspirer d’autres filles : « Une fille peut créer de grandes choses avec ses mains. »
Des parcours inspirants
Mme Cibalonza Marie Claire, menuisière et mère de famille, est un modèle de persévérance.
« Au début, on se moquait de moi. Une femme avec une scie et un marteau, ça faisait rire. » Mais elle n’a jamais abandonné. Grâce à ce métier, elle a pu subvenir aux besoins de sa famille, envoyer ses enfants à l’école, et aujourd’hui elle dirige son propre atelier. « Je veux montrer qu’on peut être femme, mère et artisane à la fois. »
Raïssah Ruhimbasa, 20 ans, est électricienne à l’ESNEL/Guiche Agence Industrielle.
« Au début, les garçons me voyaient comme une intruse. Aujourd’hui, j’aime ce que je fais. C’est un métier d’intelligence et de précision. Pourquoi ne pas devenir ingénieure un jour ? »
L’appui des structures et des ONG
Heureusement, plusieurs structures les accompagnent dans ce parcours. Des ONG comme GEL ou SWISS CONTACT offrent des bourses, des outils de travail et des formations en leadership pour renforcer la participation des filles dans les métiers techniques. Ces soutiens permettent aux jeunes femmes de progresser, de s’affirmer et de servir d’exemple.

Changer les mentalités, un geste à la fois
L’engagement de ces filles transforme leur vie, mais aussi leur entourage. Parents, frères, enseignants finissent par les soutenir. D’autres filles osent rêver plus grand en les voyant persévérer. Ces parcours montrent que briser les stéréotypes, ce n’est pas seulement manier un outil, c’est déconstruire des barrières invisibles.
À travers ces jeunes filles, c’est tout un avenir qui se forge, une soudure à la fois.
Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News