POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES
Au Sud-Kivu, il a actuellement des milliers d’enfants zéro dose, c’est-à-dire qui ne se sont jamais fait vacciner, et d’autres sous-vaccinés, c’est-à-dire qu’ils ont manqué plusieurs doses prévues dans le calendrier vaccinal. Cette situation qui met en danger la vie de ces enfants, a été […]
La mode ne se limite plus à une simple affaire de goût ou d’élégance : elle est devenue, pour de nombreux jeunes, un puissant outil d’affirmation de soi. À Bukavu, comme dans d’autres villes africaines, un phénomène se dessine avec force : des jeunes qui […]
Environ 40 journalistes, enfants journalistes du RJAE et enfants reporters de l’UNICEF, s’engagent à contribuer aux efforts visant l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC. Ils l’ont dit ce mercredi 30 août 2023, à l’issue d’une formation organisée à Bukavu au Sud-Kivu, par le Programme […]
Chaque année, des millions d’enfants sont protégés grâce aux vaccins contre des maladies graves comme la rougeole, la polio ou la coqueluche. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, vacciner un enfant reste un combat. Manque d’information, rumeurs, résistances culturelles : les obstacles sont nombreux […]
Dans le territoire de Kabare, la Radio communautaire Voldi vient d’enrichir sa grille de programmes en intégrant une nouvelle émission dédiée aux enfants : « Duel de connaissances », diffusée chaque lundi et vendredi de 16h30 à 17h30. Cette initiative vise à offrir aux élèves […]
ACTUALITÉS
Dans le territoire de Kabare, la Radio communautaire Voldi vient d’enrichir sa grille de programmes en intégrant une nouvelle émission dédiée aux enfants : « Duel de connaissances », diffusée chaque lundi et vendredi de 16h30 à 17h30.
Cette initiative vise à offrir aux élèves et écoliers un espace d’expression, de sensibilisation et de résilience, en pleine période de conflit dans l’Est de la RDC. L’émission met en compétition amicale des écoles locales autour de questions éducatives, culturelles et de société. L’objectif est de cultiver l’esprit de recherche, renforcer les capacités intellectuelles des enfants et leur redonner confiance.

Le premier duel a opposé le CS Nabwenge au CS Saint Joseph dans une ambiance conviviale.
Pour Zéphirin, encadreur des enfants, cette activité a un effet thérapeutique :
« Les enfants vivent sous stress constant à cause des conflits. Ce programme leur donne un lieu de retrouvailles, les habitue au micro et les éloigne du traumatisme des balles ».
Prince Asumani, chargé des programmes à la Radio Voldi, encourage les participants à faire preuve de courtoisie et de tolérance durant les échanges. Il lance aussi un appel pressant aux personnes de bonne volonté pour soutenir la radio, notamment en carburant, l’un des défis majeurs auxquels fait face cette chaîne communautaire.
Il espère également que des partenaires pourront offrir de petites récompenses aux élèves les plus méritants, pour motiver davantage leur implication.
Zachée Zawadi, volontaire pour les enfants et les jeunes depuis Kavumu
Alors que la crise s’intensifie à l’Est de la République Démocratique du Congo, une autre crise, moins visible mais tout aussi dramatique, frappe de plein fouet les jeunes entrepreneurs. Entre violence, fermeture des banques, rupture des chaînes d’approvisionnement et perte de capital, cette jeunesse qui […]
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Alors que la crise s’intensifie à l’Est de la République Démocratique du Congo, une autre crise, moins visible mais tout aussi dramatique, frappe de plein fouet les jeunes entrepreneurs. Entre violence, fermeture des banques, rupture des chaînes d’approvisionnement et perte de capital, cette jeunesse qui portait les espoirs du développement local se retrouve aujourd’hui au bord du gouffre.
La Nouvelle Dynamique de la Société Civile (NDSCI) alerte sur une situation qui évolue désormais en crise humanitaire, touchant des milliers de jeunes de Bukavu qui tentaient de construire leur avenir dans un environnement déjà fragile.
Une économie paralysée, des rêves fauchés
Dans les quartiers périphériques de Bukavu, les ateliers artisanaux, les boutiques et les petites entreprises ont fermé les unes après les autres. L’insécurité sur les routes, les attaques armées et la fermeture temporaire de certaines banques ont rendu presque impossible toute activité économique.
Les jeunes entrepreneurs paient le prix fort. David, 24 ans, réparateur de téléphones à Bukavu, raconte comment son atelier a été dévalisé lors d’une attaque nocturne :
« Ils ont cassé les vitres, pris les appareils, les cartes mères, même le tournevis principal. Le lendemain, il ne restait rien. Sans outils, je ne suis plus rien ».
Comme lui, plusieurs jeunes artisans ont perdu leur capital, parfois constitué au prix de plusieurs années d’économies.
Femmes entrepreneures : double peine entre insécurité et survie
À Kavumu, Clarisse, 27 ans, tenait un petit commerce de vivres. Aujourd’hui, elle travaille « avec la peur dans la gorge.
« On n’est jamais sûres de revenir vivantes de l’approvisionnement. Mais si je reste à la maison, mes enfants ne mangent pas. »
Les femmes entrepreneures sont particulièrement exposées : agressions sur les routes, harcèlements, perte de marchandises et absence de soutien financier.
Un effondrement économique aux conséquences humanitaires
La fermeture de certaines entreprises comme la Bralima, combinée à la suspension de services bancaires dans plusieurs zones, a plongé des centaines de jeunes dans le chômage et la misère.
Selon la NDSCI, cet effondrement économique entraîne : une forte hausse de la vulnérabilité financière des ménages jeunes, une augmentation du risque d’enrôlement dans les groupes armés, une montée des violences domestiques dues à la pression économique, des traumatismes psychologiques non pris en charge, et une baisse drastique de la sécurité alimentaire.
Face à cette crise profonde, la NDSCI plaide pour une intervention urgente des autorités et des partenaires internationaux.
Elle recommande la Sécurisation des zones d’activités économiques : marchés, routes, ateliers, centres urbains, le rétablissement de l’accès au financement : réouverture des banques, micro-crédits pour jeunes, subventions post-crise, l’Appui psychosocial, les programmes de renforcement des compétences et d’appui à la relance économique.
« Tant que les armes continueront de raisonner, cette jeunesse restera condamnée à l’instabilité, à la pauvreté et à la peur. Le retour de la paix n’est pas un souhait : c’est une urgence vitale »,
dit Maître Wilfried Habamungu, porte-parole de la NDSCI.
Sans sécurité, les jeunes ne peuvent ni entreprendre, ni travailler, ni espérer sortir de la vulnérabilité dans laquelle la guerre les a plongés.
Une production de REMEL, en partenariat avec La Benevolencija, dans le cadre de Habari za Mahali
La Rédaction
Chaque 14 novembre, la planète célèbre la Journée mondiale du diabète, instaurée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et la Fédération internationale du diabète (IDF) en 2007. Le thème retenu pour 2025, « Diabète à toutes les étapes de la vie », rappelle que cette […]
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Chaque 14 novembre, la planète célèbre la Journée mondiale du diabète, instaurée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et la Fédération internationale du diabète (IDF) en 2007. Le thème retenu pour 2025, « Diabète à toutes les étapes de la vie », rappelle que cette maladie chronique peut toucher tout le monde des enfants aux adultes.
À Bukavu, où l’accès aux soins reste limité, cette journée est une opportunité cruciale pour sensibiliser et protéger les plus jeunes.
Une menace croissante chez les enfants et adolescents
Le diabète de type 1 peut survenir dès le plus jeune âge. Le type 2, autrefois considéré comme une maladie de l’adulte, gagne du terrain chez les jeunes, principalement en raison d’une alimentation déséquilibrée et d’un mode de vie sédentaire. Dans une ville comme Bukavu, où les ressources sont limitées, les défis sont encore plus importants : faible accès au dépistage, soins coûteux, manque d’éducation sanitaire et stigmatisation.
Beaucoup d’enfants ignorent qu’ils sont à risque. L’absence de sensibilisation dans les écoles et le manque d’informations dans les familles aggravent la situation. Après les cours, il n’est pas rare de voir des enfants consommer des produits sucrés ou gras sans pratiquer d’activités physiques, ignorant les signes d’alerte de la maladie.
Témoignage de Jean Mugisho, 13 ans (nom fictif)
« Je suis tout le temps fatigué. On m’a dit que j’avais juste la malaria. Je ne savais pas que ça pouvait être le diabète. »
L’appel des experts
L’OMS insiste : « chaque personne vivant avec un diabète devrait avoir accès à des soins intégrés et à un environnement favorable. » L’IDF, pour sa part, souligne le rôle clé des écoles dans la prévention et l’amélioration de la qualité de vie des enfants diabétiques.
Les défis spécifiques à Bukavu
Peu de dépistages en milieu scolaire ;
Manque d’enseignants formés à accompagner un élève diabétique ;
Difficulté d’accès à l’insuline et au matériel de surveillance ;
Alimentation pauvre en options saines ;
Peu d’infrastructures sportives adaptées ;
Stigmatisation liée à la maladie.
Quelles solutions envisager ?
Introduire des séances de sensibilisation régulières dans les écoles ;
Former les enseignants à reconnaître les signes du diabète ;
Nouer des partenariats avec les ONG et centres de santé pour offrir des dépistages gratuits ;
Promouvoir une alimentation équilibrée et le sport en milieu scolaire ;
Intégrer le droit à la santé dans les clubs scolaires des droits de l’enfant.
En cette journée mondiale du diabète, il est essentiel de rappeler que le droit à la santé est fondamental.
Les enfants et adolescents ne doivent pas être oubliés. Investir dans leur santé aujourd’hui, c’est bâtir un avenir plus fort, plus informé et plus digne pour tous.
Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes jeunes à Bukavu
Chaque 13 novembre, le monde célèbre la Journée mondiale de la gentillesse.À Bukavu, ce mot prend tout son sens dans la vie de tous les jours.Dans les quartiers, les écoles, les transports ou les marchés, la gentillesse s’incarne à travers des gestes simples et sincères. […]
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Chaque 13 novembre, le monde célèbre la Journée mondiale de la gentillesse.
À Bukavu, ce mot prend tout son sens dans la vie de tous les jours.
Dans les quartiers, les écoles, les transports ou les marchés, la gentillesse s’incarne à travers des gestes simples et sincères.
Mais au fond, c’est quoi cette journée ?
C’est un rappel que faire du bien autour de soi, même de façon modeste, peut transformer des vies. Un sourire, un bonjour, une oreille attentive, ou un partage spontané : autant d’actions qui font toute la différence.
Trois jeunes de Bukavu partagent leur expérience :
Nadine, 18 ans (Cimpunda):
« J’ai aidé une vieille maman à porter ses sacs. Elle m’a bénie, ça m’a beaucoup touchée. »
Patrick, 20 ans (Kadutu):
« J’ai envoyé un message à un ami en difficulté. Il m’a dit que ça lui avait redonné espoir. »
Gloire, 16 ans (Panzi):
« J’ai partagé mon pain avec une fille en classe. Depuis, on est devenues amies. »
À Bukavu, malgré les difficultés, chaque petit geste de bonté tisse un lien, adoucit les journées, et rend la ville plus humaine.
Et si on posait un acte de gentillesse aujourd’hui ?
Aider une personne dans le besoin, écrire un mot positif à quelqu’un, partager un repas,
ou dire sincèrement “merci”.
« La gentillesse est le langage que les sourds peuvent entendre et que les aveugles peuvent voir. »Mark Twain
La gentillesse ne coûte rien, mais elle peut tout changer. À Bukavu comme ailleurs, soyons cette lumière dans la vie des autres.
Gloria bakulikira volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
La République démocratique du Congo a créé l’exploit en s’imposant 1–0 face au Cameroun lors des barrages africains pour la Coupe du Monde 2026 jeudi 13 Novembre 2025.Grâce à un but décisif de Chancel Mbemba, les Léopards décrochent leur ticket pour la finale des barrages, […]
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La République démocratique du Congo a créé l’exploit en s’imposant 1–0 face au Cameroun lors des barrages africains pour la Coupe du Monde 2026 jeudi 13 Novembre 2025.
Grâce à un but décisif de Chancel Mbemba, les Léopards décrochent leur ticket pour la finale des barrages, où ils affronteront le Nigeria ce dimanche 16 novembre 2025.
Une victoire historique, un souffle d’espoir national, et une capitale qui a vibré jusque tard dans la nuit.
Dès le début du match, les Léopards ont montré une discipline tactique remarquable. Portés par un Mbemba impérial, un milieu solidaire et une défense concentrée, les Congolais ont su contenir les assauts camerounais.
À la 93ᵉ minute, sur un corner bien travaillé, Chancel Mbemba place une tête imparable et libère tout un peuple : 0–1. Le score n’a plus changé, malgré la pression finale des Lions indomptables.
Kinshasa en ébullition : scènes de liesse jeudi soir
Dans les rues de Kinshasa, la victoire a provoqué un véritable raz-de-marée de joie. Des klaxons, des chants, des drapeaux brandis depuis des motos-taxis jusqu’aux balcons des immeubles… La capitale vibrait comme lors des grandes soirées de football africain.
Au rond-point Victoire, les supporters scandent :
« Mbemba moto na biso ! Direction Mundial ! »
Sur le boulevard du 30 Juin, des groupes entonnent :« Tokobeta Nigeria ! Léopards oyo eza flamme te ! »
Kinshasa raconte sa fierté
Patricia kapinga, 28 ans, vendeuse à Gambela, encore enveloppée dans le drapeau national :
« Aujourd’hui, les Léopards nous ont redonné la joie. On avait besoin de ça. Mbemba est un vrai patriote ! Qu’on nous donne seulement le Nigeria, on n’a pas peur ! »
Yannick mbukila, étudiant à l’UNIKIN, visage peint en bleu et rouge :
« Ce match était une leçon. On a montré qu’on peut aller loin quand on joue avec le cœur. Dimanche, je veux voir une équipe encore plus forte. La Coupe du Monde n’est plus un rêve. »
Nigeria en ligne de mire : un dernier obstacle
🇨🇩 Un peuple derrière ses Léopards
Cette victoire face au Cameroun restera gravée comme l’un des moments forts du football congolais. Elle marque aussi le retour d’une équipe soudée, déterminée, ambitieuse.
Dans les rues de Kinshasa, l’espoir renaît. Et une phrase revient sur toutes les lèvres :
« To kende Mundial ! »
Direction la Coupe du Monde !
Kweli Birindwa volontaire pour les jeunes et les enfants
Les clubs scolaires des droits de l’enfant (CDE) ont été mis en place pour sensibiliser, éduquer et impliquer les élèves dans la promotion et la défense de leurs droits. À Bukavu, ces clubs sont présents dans plusieurs établissements scolaires. Pourtant, leur impact concret reste timide. […]
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Les clubs scolaires des droits de l’enfant (CDE) ont été mis en place pour sensibiliser, éduquer et impliquer les élèves dans la promotion et la défense de leurs droits. À Bukavu, ces clubs sont présents dans plusieurs établissements scolaires. Pourtant, leur impact concret reste timide. Sont-ils réellement actifs ou ne sont-ils que symboliques ?
Créés dans l’esprit de la Convention relative aux droits de l’enfant (CDE) adoptée en 1989, ces clubs sont censés offrir aux élèves un espace d’expression, conformément à l’article 12 de cette convention qui garantit aux enfants le droit de faire entendre leur voix dans toutes les affaires les concernant.
Dans un environnement où de nombreux enfants sont confrontés à la violence, à la discrimination ou à la négligence, ces clubs peuvent jouer un rôle important dans la transformation sociale. Mais leur efficacité dépend largement de l’accompagnement qu’ils reçoivent.
Dorcelle Burasa, 15 ans, élève membre d’un club scolaire, témoigne :
« Depuis que je suis dans ce club, j’ai appris à parler sans peur des problèmes que vivent les filles à l’école. Mais parfois, les professeurs ne nous prennent pas au sérieux. »
Une responsable scolaire, Madame Béatrice, reconnaît le potentiel de ces clubs mais déplore le manque de soutien :
« Le club a de bonnes idées, mais il manque de formation et de matériel pour accompagner les élèves. »
Selon un juriste spécialiste des droits de l’enfant :
« Ces clubs sont essentiels pour renforcer l’autonomie des enfants. Mais sans encadrement sérieux, ils deviennent de simples vitrines. Il faut former les enseignants et offrir aux enfants un véritable espace d’action. »
Les enfants souhaitent s’exprimer et contribuer à l’amélioration de leur environnement. Leur volonté est réelle, mais l’absence d’un cadre structuré, d’un soutien institutionnel et d’une écoute attentive freine leur impact.
Les clubs scolaires des droits de l’enfant ont un potentiel immense. Ils peuvent façonner une génération consciente, responsable et engagée. Pour cela, ils doivent être revitalisés, soutenus et pleinement intégrés aux dynamiques scolaires. Bien plus que des lieux de parole, ce sont des espaces de transformation.
Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
Neuf maisons réduites en cendres, de nombreux biens de valeur calcinés, et une fillette de deux ans nommée Abigael entièrement consumée : tel est le lourd bilan d’un incendie survenu à Hombo Nord, au quartier Katengentenge, localité Ibiro, groupement Bakano, secteur du même nom dans […]
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Neuf maisons réduites en cendres, de nombreux biens de valeur calcinés, et une fillette de deux ans nommée Abigael entièrement consumée : tel est le lourd bilan d’un incendie survenu à Hombo Nord, au quartier Katengentenge, localité Ibiro, groupement Bakano, secteur du même nom dans le territoire de Walikale, ce mercredi 12 novembre 2025 vers 19h, heure locale.
Selon les témoignages recueillis sur place, le feu serait parti de la maison de M. Christian Murhula, motard de son état. Ses enfants y jouaient avec du feu, qui a explosé au contact de 20 bidons de carburant stockés à l’intérieur, avant de se propager rapidement aux maisons voisines, notamment celle de Barthélemy Zulinga, préfet de l’Institut Hombo.
À ce jour, les familles sinistrées sont sans aucune assistance. Elles passent la nuit à la belle étoile, dans une grande précarité. Les enfants ont perdu tout leur matériel scolaire, vêtements et autres biens essentiels, rapporte la rédaction centrale de la RTCWA Hombo.
Socrate Bin Sadiki volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
À Bukavu, dans l’est de la République Démocratique du Congo, les enfants reporters deviennent peu à peu des voix fortes de leur génération. Jeunes mais lucides, leur regard sur le monde est à la fois critique et plein d’espoir. Ils observent les réalités sociales, les […]
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À Bukavu, dans l’est de la République Démocratique du Congo, les enfants reporters deviennent peu à peu des voix fortes de leur génération. Jeunes mais lucides, leur regard sur le monde est à la fois critique et plein d’espoir. Ils observent les réalités sociales, les injustices et les rêves de milliers d’autres enfants. À travers leurs paroles, c’est toute une jeunesse qui s’exprime.
Ces enfants reporters sont en contact quotidien avec les difficultés vécues par leurs camarades. Formés au journalisme citoyen, ils identifient et documentent des situations souvent ignorées par les adultes.
Elie Kibasa, 15 ans, témoigne :
« Dans mon quartier, beaucoup d’enfants ne vont plus à l’école faute de moyens. Je vois des enfants de 10 ans travailler au marché, transporter des sacs ou vendre de l’eau. J’en parle pour que les choses changent. »
Grâce Lubambu, 16 ans, ajoute :
« J’ai vu une fille de mon âge mariée de force. C’est injuste. J’ai raconté son histoire pour dire que les filles ont aussi droit à une vie meilleure. »
Être enfant reporter ne se limite pas à écrire ou prendre la parole. C’est aussi affronter l’incompréhension des adultes, le manque de matériel, voire la peur d’aborder certains sujets délicats. Jonathan Bulonza, 15 ans, confie :
« Mon père me disait que ce n’est pas mon rôle de parler à la radio. Mais quand il a vu ce que je faisais, il a compris que je me bats pour les autres enfants. »
Malgré ces défis, ces jeunes gardent l’espoir d’un Congo plus juste, où les droits de chaque enfant seront respectés.
Le Comité des Droits de l’Enfant (CDE) et des spécialistes soutiennent activement ces initiatives, en formant, encadrant et valorisant les voix des enfants dans les médias et les institutions locales. Le CDE reconnaît l’impact de ces jeunes dans les décisions liées aux droits des enfants.
Selon le Dr David, sociologue de l’enfance à l’Université Officielle de Bukavu :
« Les enfants reporters sont des catalyseurs de changement. En les écoutant, on découvre une société qu’on ne regarde pas assez. Leur implication est une nécessité. »
Ces témoignages traduisent le courage, la conscience et la détermination d’une jeunesse éveillée. Leur message est clair : ils ne veulent plus rester invisibles, ils veulent participer pleinement.
L’expérience des enfants reporters à Bukavu montre une vérité essentielle : donner la parole aux enfants, c’est offrir à toute la société une chance de se réinventer. Ces jeunes ne se contentent pas d’observer, ils dénoncent, proposent et rêvent. Leur voix mérite d’être entendue… et surtout écoutée.
Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
Chassées par les conflits armés, des femmes venues de Kalehe, Kabare et Minova peinent à subvenir aux besoins de leurs familles. Une production de REMEL, en partenariat avec La Benevolencija, dans le cadre de Habari za Mahali La Rédaction
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Chassées par les conflits armés, des femmes venues de Kalehe, Kabare et Minova peinent à subvenir aux besoins de leurs familles.
Une production de REMEL, en partenariat avec La Benevolencija, dans le cadre de Habari za Mahali
La Rédaction
Trois mois après les violents incendies qui ont ravagé le quartier Nyamulagira, les victimes retrouvent peu à peu l’espoir. Un reportage de REMEL, en partenariat avec La Benevolencija, dans le cadre de l’initiative Habari za Mahali. La Rédaction
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Trois mois après les violents incendies qui ont ravagé le quartier Nyamulagira, les victimes retrouvent peu à peu l’espoir.
Un reportage de REMEL, en partenariat avec La Benevolencija, dans le cadre de l’initiative Habari za Mahali.
La Rédaction