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Les clubs scolaires des droits de l’enfant (CDE) ont été mis en place pour sensibiliser, éduquer et impliquer les élèves dans la promotion et la défense de leurs droits. À Bukavu, ces clubs sont présents dans plusieurs établissements scolaires. Pourtant, leur impact concret reste timide. Sont-ils réellement actifs ou ne sont-ils que symboliques ?

Créés dans l’esprit de la Convention relative aux droits de l’enfant (CDE) adoptée en 1989, ces clubs sont censés offrir aux élèves un espace d’expression, conformément à l’article 12 de cette convention qui garantit aux enfants le droit de faire entendre leur voix dans toutes les affaires les concernant.

Dans un environnement où de nombreux enfants sont confrontés à la violence, à la discrimination ou à la négligence, ces clubs peuvent jouer un rôle important dans la transformation sociale. Mais leur efficacité dépend largement de l’accompagnement qu’ils reçoivent.

Dorcelle Burasa, 15 ans, élève membre d’un club scolaire, témoigne :

« Depuis que je suis dans ce club, j’ai appris à parler sans peur des problèmes que vivent les filles à l’école. Mais parfois, les professeurs ne nous prennent pas au sérieux. »

Une responsable scolaire, Madame Béatrice, reconnaît le potentiel de ces clubs mais déplore le manque de soutien :

« Le club a de bonnes idées, mais il manque de formation et de matériel pour accompagner les élèves. »

Selon un juriste spécialiste des droits de l’enfant :

« Ces clubs sont essentiels pour renforcer l’autonomie des enfants. Mais sans encadrement sérieux, ils deviennent de simples vitrines. Il faut former les enseignants et offrir aux enfants un véritable espace d’action. »

Les enfants souhaitent s’exprimer et contribuer à l’amélioration de leur environnement. Leur volonté est réelle, mais l’absence d’un cadre structuré, d’un soutien institutionnel et d’une écoute attentive freine leur impact.

Les clubs scolaires des droits de l’enfant ont un potentiel immense. Ils peuvent façonner une génération consciente, responsable et engagée. Pour cela, ils doivent être revitalisés, soutenus et pleinement intégrés aux dynamiques scolaires. Bien plus que des lieux de parole, ce sont des espaces de transformation.

Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News

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