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Chaque 14 novembre, la planète célèbre la Journée mondiale du diabète, instaurée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et la Fédération internationale du diabète (IDF) en 2007. Le thème retenu pour 2025, « Diabète à toutes les étapes de la vie », rappelle que cette maladie chronique peut toucher tout le monde des enfants aux adultes.
À Bukavu, où l’accès aux soins reste limité, cette journée est une opportunité cruciale pour sensibiliser et protéger les plus jeunes.

Une menace croissante chez les enfants et adolescents

Le diabète de type 1 peut survenir dès le plus jeune âge. Le type 2, autrefois considéré comme une maladie de l’adulte, gagne du terrain chez les jeunes, principalement en raison d’une alimentation déséquilibrée et d’un mode de vie sédentaire. Dans une ville comme Bukavu, où les ressources sont limitées, les défis sont encore plus importants : faible accès au dépistage, soins coûteux, manque d’éducation sanitaire et stigmatisation.

Beaucoup d’enfants ignorent qu’ils sont à risque. L’absence de sensibilisation dans les écoles et le manque d’informations dans les familles aggravent la situation. Après les cours, il n’est pas rare de voir des enfants consommer des produits sucrés ou gras sans pratiquer d’activités physiques, ignorant les signes d’alerte de la maladie.

Témoignage de Jean Mugisho, 13 ans (nom fictif)

« Je suis tout le temps fatigué. On m’a dit que j’avais juste la malaria. Je ne savais pas que ça pouvait être le diabète. »

L’appel des experts

L’OMS insiste : « chaque personne vivant avec un diabète devrait avoir accès à des soins intégrés et à un environnement favorable. » L’IDF, pour sa part, souligne le rôle clé des écoles dans la prévention et l’amélioration de la qualité de vie des enfants diabétiques.

Les défis spécifiques à Bukavu

Peu de dépistages en milieu scolaire ;
Manque d’enseignants formés à accompagner un élève diabétique ;
Difficulté d’accès à l’insuline et au matériel de surveillance ;
Alimentation pauvre en options saines ;
Peu d’infrastructures sportives adaptées ;
Stigmatisation liée à la maladie.

Quelles solutions envisager ?

Introduire des séances de sensibilisation régulières dans les écoles ;
Former les enseignants à reconnaître les signes du diabète ;
Nouer des partenariats avec les ONG et centres de santé pour offrir des dépistages gratuits ;
Promouvoir une alimentation équilibrée et le sport en milieu scolaire ;
Intégrer le droit à la santé dans les clubs scolaires des droits de l’enfant.

En cette journée mondiale du diabète, il est essentiel de rappeler que le droit à la santé est fondamental.
Les enfants et adolescents ne doivent pas être oubliés. Investir dans leur santé aujourd’hui, c’est bâtir un avenir plus fort, plus informé et plus digne pour tous.

Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes jeunes à Bukavu

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