POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES
Au Sud-Kivu, il a actuellement des milliers d’enfants zéro dose, c’est-à-dire qui ne se sont jamais fait vacciner, et d’autres sous-vaccinés, c’est-à-dire qu’ils ont manqué plusieurs doses prévues dans le calendrier vaccinal. Cette situation qui met en danger la vie de ces enfants, a été […]
La mode ne se limite plus à une simple affaire de goût ou d’élégance : elle est devenue, pour de nombreux jeunes, un puissant outil d’affirmation de soi. À Bukavu, comme dans d’autres villes africaines, un phénomène se dessine avec force : des jeunes qui […]
Environ 40 journalistes, enfants journalistes du RJAE et enfants reporters de l’UNICEF, s’engagent à contribuer aux efforts visant l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC. Ils l’ont dit ce mercredi 30 août 2023, à l’issue d’une formation organisée à Bukavu au Sud-Kivu, par le Programme […]
Chaque année, des millions d’enfants sont protégés grâce aux vaccins contre des maladies graves comme la rougeole, la polio ou la coqueluche. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, vacciner un enfant reste un combat. Manque d’information, rumeurs, résistances culturelles : les obstacles sont nombreux […]
À Hombo Nord comme à Hombo Sud, de nombreux enfants sont quotidiennement exposés à des travaux pénibles et à la manipulation de boissons fortement alcoolisées. Une situation inquiétante qui ne cesse de s’aggraver, alors que les autorités locales et certaines organisations censées protéger les mineurs […]
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À Hombo Nord comme à Hombo Sud, de nombreux enfants sont quotidiennement exposés à des travaux pénibles et à la manipulation de boissons fortement alcoolisées. Une situation inquiétante qui ne cesse de s’aggraver, alors que les autorités locales et certaines organisations censées protéger les mineurs semblent incapables ou peu disposées à intervenir efficacement.
Selon plusieurs habitants rencontrés par Watoto News, des enfants parfois âgés de moins de dix ans sont contraints de transporter des charges lourdes, de travailler dans des points de vente improvisés et de manipuler des boissons alcoolisées destinées aux adultes. Certains restent dans les rues jusque tard dans la soirée, exposés à des risques physiques, psychologiques et sociaux particulièrement graves.
Face à la montée de l’indignation populaire, de plus en plus de voix appellent aujourd’hui à une action urgente : renforcement des contrôles, mise en place d’alternatives éducatives, programmes d’accompagnement familial et surtout application stricte des lois en matière de protection de l’enfant à Hombo.
Socrate Bin Sadiki , Volontaire pour les enfants et les jeunes à Hombo
Les activités scolaires sont restées paralysées à l’école primaire 2 de Walungu ce vendredi 20 novembre 2025, après que la toiture de deux classes a été endommagée par des balles tirées pendant la nuit. Selon les témoignages recueillis sur place, plusieurs coups de feu ont […]
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Les activités scolaires sont restées paralysées à l’école primaire 2 de Walungu ce vendredi 20 novembre 2025, après que la toiture de deux classes a été endommagée par des balles tirées pendant la nuit.
Selon les témoignages recueillis sur place, plusieurs coups de feu ont été entendus dans la nuit à Walungu-centre, semant la panique au sein de la population.
Les élèves venus pour suivre les cours ont été rapidement priés de rentrer chez eux pour des raisons de sécurité.

Des parents et enseignants se sont rendus sur les lieux tôt le matin pour constater les dégâts.
« Nous sommes venus ce matin et avons découvert que notre école a été touchée. Nous avons demandé aux enfants de retourner à la maison »,
a déclaré la directrice de l’école primaire 2 de Walungu.
La communauté éducative appelle les autorités à garantir la sécurité autour des écoles pour protéger les enfants et assurer la continuité de l’enseignement.
Fiston Aganze volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
Soucieuse d’impliquer davantage les jeunes dans la lutte contre la dégradation de l’environnement, l’organisation DIOBASS a réuni, ce jeudi 20 novembre 2025, les élèves des écoles secondaires de la section agronomie de Kamanyola pour une vaste campagne de plantation d’arbres. Cette initiative vise à restaurer […]
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Soucieuse d’impliquer davantage les jeunes dans la lutte contre la dégradation de l’environnement, l’organisation DIOBASS a réuni, ce jeudi 20 novembre 2025, les élèves des écoles secondaires de la section agronomie de Kamanyola pour une vaste campagne de plantation d’arbres.
Cette initiative vise à restaurer progressivement l’écosystème local, fortement menacé par la déforestation, l’érosion et la dégradation continue des sols dans la plaine de la Ruzizi. En associant les jeunes, DIOBASS entend renforcer la conscience environnementale et encourager des actions concrètes en faveur du climat.
Sous la guidance des encadreurs de DIOBASS et de leurs enseignants, les élèves ont mis en terre plusieurs espèces d’arbres agroforestiers et forestiers. Ces essences ont été choisies pour leur capacité à améliorer la fertilité des sols, réduire l’érosion et enrichir la biodiversité locale.
Les élèves se sont dits très fiers de participer à cette activité qu’ils considèrent comme un acte citoyen et un investissement pour les générations futures. Ils appellent d’autres jeunes ainsi que les habitants de Kamanyola à s’engager dans les initiatives de reboisement pour garantir un environnement plus sain et durable.
De leur côté, les responsables de DIOBASS ont salué l’engagement des apprenants et réaffirmé leur volonté d’accompagner les écoles et les communautés locales dans la lutte contre la dégradation de l’environnement.
L’activité s’est clôturée par un appel général à la population, invitant chacun à multiplier les actions de protection des ressources naturelles et à renforcer la résilience écologique de la région.
Imani Chirhakarhula Volontaire pour les enfants et les jeunes à Kamanyola
Le 20 novembre, le monde célèbre la journée de l’enfant.Cette journée nous rappelle que l’enfant a des droits et que ces droits devraient être respectés.Parmis les 54 droits de l’enfant énuméré dans la convention relative aux droits de l’enfant . l’éducation représente l’un des plus […]
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Le 20 novembre, le monde célèbre la journée de l’enfant.
Cette journée nous rappelle que l’enfant a des droits et que ces droits devraient être respectés.
Parmis les 54 droits de l’enfant énuméré dans la convention relative aux droits de l’enfant . l’éducation représente l’un des plus important droit de l’enfant lui permettant de construire son avenir de s’ouvrir des horizons.
Arsène Bwimba (16ans) reconnaît l’importance de l’éducation entant qu’un droit inaliénable d’un enfant , plaide pour qu’il soit respecté.
«L’éducation pour moi, représente une base solide pour la construction d’une nation, le meilleur cadeau que les parents peuvent offrir à leurs enfants».
« Un enfant qui ne va pas à l’école, voit ses rêves brisés et n’aura pas droit à s’épanouir dans la société. D’où l’importance de l’éducation…la CDE , à son article 28, stipule que tout enfant a droit à l’éducation et à la scolarité. Cette loi devrait être respectée. mais malheureusement cette loi n’est pas respecter pour tous les enfants» ajoute t-il.
Il précise que malgré que lui va à l’école et ses amis ce n’est pas le cas pour tous.
«Dans mon quartier je vois de plus en plus des enfants qui ne partent pas à l’école. Ces cas sont dûs par faute de plusieurs facteurs. Je vois beaucoup d’enfants qui vendent des beignets , des sachets et quand je les demandent pourquoi ils vont pas à l’école ils me répondent que c’est par manque de moyens financiers. D’autres enfants ont cessé d’aller à l’école suite aux conflits armées dans leurs zone qui ont tout perturbé, mais aussi on voit des enfants en conflit avec la loi qui ont volontairement arrêté d’étudier»
ajoute Arsène.
Ornella Ambika, enfant journaliste du RJAE insiste sur le fait que les parents et le gouvernement devraient concentrés les efforts sur l’éducation des enfants parce cela garantie leurs avenir et un enfant non scolarisé est un danger non seulement pour lui même mais aussi sur la communauté.
« un enfant qui n’étudie pas aura toujours des difficultés de s’épanouir comme il le faut. Si pas se lancer dans des travaux lourd pour survire qui d’ailleurs protègé par la CDE à l’article 32 ou soit il va se livrer au banditisme, ce qui fera de lui un citoyen sans valeur à l’avenir, un être qui va détruire à la place de construire».
Dans ce contexte sécuritaire précaire, plusieurs enfants se voient privés par la scolarité. Certains en état de déplacement , d’autres dépourvus des moyens nécessaires, les enfants lèvent leurs voix encore une fois à cette occasion de la journée de l’enfance pour demander le respect à de leurs droits.
«Pour la journée mondiale de l’enfant, le grand message que je passe aux parents est de bien vouloir donner de l’éducation aux enfants, sans laquelle leur avenir ne sera pas certains, de prendre soin de leurs enfants car l’avenir leur appartient»
dit Arsène Bwimba
« je demande aux dirigeants de bien vouloir rétablir la paix à l’Est de la RDC pour que tous les enfants regagnent leurs maisons, que les écoles fonctionnent normalement, et qu’avec les organisations ils se rassurent que chaque enfant retourne à l’école et dans des bonnes conditions. L’enfant c’est l’avenir de demain , l’enfant d’aujourd’hui sera le dirigeant demain. Je demande qu’on respecte nos droits et que les enfants qui sont à bukavu, Goma, Kinshasa, en Afrique , Europe ou Amérique soient tous traités de la même façon»
a-t-il insisté.
Offrir à un enfant une meilleure éducation c’est assurer l’avenir d’un autre. Comme le disait Nelson Mandela « Pour détruire une nation, il n’est pas nécessaire d’utiliser des bombes atomiques… Il suffit d’abaisser la qualité de l’éducation et d’autoriser la tricherie aux examens. » cela prouve de l’importance primordiale de droit à l’éducation des enfants , qui nécessite d’être respecté.
Emmanuella Bahindwa volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
De violentes pluies se sont abattues début novembre dans plusieurs villages du territoire de Kalehe,ont provoqué d’importantes inondations et dégâts matériels. Deux organisations locales , dont le programme d’action pour le développement des paysans en Afrique(PADEPU-A) en sigle et Rescue font état de centaines de […]
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De violentes pluies se sont abattues début novembre dans plusieurs villages du territoire de Kalehe,ont provoqué d’importantes inondations et dégâts matériels.
Deux organisations locales , dont le programme d’action pour le développement des paysans en Afrique
(PADEPU-A) en sigle et Rescue font état de centaines de familles sinistrées, d’infrastructures détruites et d’un risque sanitaire élevé, particulièrement pour les enfants et les jeunes.
À Numbi et Shanje 855 ménages ont été touchés touchés après une pluie d’une rare intensité 14 novembre, entre 12h et 13h, après le débordement des rivières Sakasaka et Nyabarongo et l’affaissement d’un pont, ce qui a fait des inondations dans plusieurs localités.
Au total quatre ponts ont été détruits, isolant une partie de la population. Le Centre de Santé de Numbi a été envahi par les eaux : pharmacie, salles de soins et maternité ont été affectées, avec une perte importante de médicaments et d’équipements.
Les malades, dont des femmes ayant accouché, ont dû être évacués en urgence vers un bâtiment en construction.
855 ménages ont vu leurs maisons endommagées ou détruites, alors que plusieurs vaches, chèvres et cultures ont été emportées, aggravant la vulnérabilité économique des foyers.

À Mukwija et Kinyezire plus de 589 familles affectées dans une zone de retour fragile.
« Entre le 1er et le 3 novembre, d’autres pluies torrentielles ont frappé Mukwija, Kinyezire et plusieurs villages environnants. Cette zone, composée à plus de 96 % de personnes retournées, a subi glissements de terrain, ensablement des champs et destruction partielle des routes communautaires »
Peut-on lire dans ces alertes.
PADEPU-A ajoute qu’au moins 589 ménages sont affectés, quatre infrastructures communautaires, dont des écoles et des centres de santé, ont été endommagées. Les terres cultivables ont été en partie détruites, menaçant la sécurité alimentaire déjà fragile des familles.
Un risque sanitaire qui inquiète
La destruction des installations sanitaires et la stagnation des eaux augmentent le risque d’épidémies telles que diarrhées, choléra et typhoïde. L’accès à l’eau potable est également compromis, tandis que plusieurs axes routiers restent difficilement praticables, limitant l’acheminement de médicaments et d’aide humanitaire.
Ces organisations mettent en garde contre les conséquences pour les enfants et les jeunes, majoritaires dans ces communautés et particulièrement exposés aux maladies hydriques et au manque d’abris.
Et d’ajouter que les besoins exprimés par les autorités locales et les organisations comprennent :
La réhabilitation des systèmes d’eau potable et des latrines ; le réapprovisionnement des centres de santé en médicaments et matériel ;l’assistance en abris et articles ménagers essentiels ;un appui en semences, bétail et relance agricole ;reconstruction des ponts et routes stratégiques ;et la mise en place de mécanismes communautaires d’alerte précoce.
Face à cette situation devenue récurrente les acteurs locaux appellent à une réponse coordonnée et rapide pour les communautés de Minova, Numbi et Shanje, dans l’objectif de restaurer l’accès aux soins, à l’eau potable et aux moyens de subsistance.
Yseult Lwango, volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto news
L’humanité célèbre la journée de l’enfance ce jeudi 20 Novembre 2025 . Une journée qui rappelle l’adoption de la Déclaration des droits de l’enfant le 20 Novembre 1959 et de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant par l’Assemblée générale des Nations unies , […]
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L’humanité célèbre la journée de l’enfance ce jeudi 20 Novembre 2025 . Une journée qui rappelle l’adoption de la Déclaration des droits de l’enfant le 20 Novembre 1959 et de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant par l’Assemblée générale des Nations unies , ratifiée en 1989 par presque l’ensemble des pays du monde . Une Convention internationale qui définit 54 droits de l’enfant.
En RDC , le défenseur des droits des enfants et artistes peintre, Steve Kyungu peint un tableau sombre des enfants victimes des guerres dans l’est de la RDC.
Dans un entretien avec Watoto News , cet activiste voué à la cause des plus petits, précise que plusieurs enfants vivent dans des conditions difficiles et sont privés de l’éducation , des soins de santé et d’autres sont recrutés dans des groupes armés.
« À ce jour , des milliers d’enfants dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu vivent dans des conditions alarmantes : certains n’ont ni abri ni couverture , d’autres ont perdu leurs parents, souffrent de la faim et ont arretés leurs études.
Depuis le début de la guerre (..) de nombreux enfants sont victimes de violences, de viols, de recrutements forcés et d’exploitation en tant que combattants, espions, cuisiniers ou porteurs de munitions au sein de certains groupes armés. Tous sont privés de leurs droits , leur enfance leur est arrachée, et leurs rêves brisés.»
Face à cette situation , ce dernier appelle à l’action pour sauver des vies.
« En ce 20 novembre 2025, alors que l’humanité célèbre la Journée mondiale de l’enfance , je saisis cette occasion pour interpeller chaque parent , chaque organisation humanitaire œuvrant pour la protection des droits de l’enfant , à porter un regard attentif sur les milliers d’enfants à travers le monde, victimes de guerres, de catastrophes naturelles, d’épidémies, de maladies ou de famines»
Et de poursuivre :
« En tant que défenseur des droits de l’enfant , je lance un appel pressant aux agences de protection de l’enfance opérant en République Démocratique du Congo.
Mobilisons-nous pour plaider auprès du gouvernement congolais, notamment le ministère du Genre , de la Famille et de l’Enfant ainsi qu’auprès des agences des Nations Unies, afin que chacun , dans le cadre de ses attributions , intervienne de manière urgente pour apporter des soins de santé et une aide alimentaire aux enfants victimes des conflits armés dans l’Est du pays»
En somme , Steve Kyungu Mukuta appelle la population à protéger les enfants pour préparer l’avenir de la nation.
« Il n’y a pas de vieillesse sans enfance, et il n’y aura pas d’avenir radieux si nous n’agissons pas aujourd’hui dans l’intérêt supérieur de nos enfants. Ensemble, sauvons une vie» indique-t-il
Loni Irenge Joël volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
Tous les enfants ne pleurent pas à voix haute. Certains souffrent en silence, avec des blessures invisibles. Pourtant, leurs regards, leurs silences, leurs comportements parlent. Apprendre à écouter ces silences, c’est leur tendre la main avant qu’ils ne s’effondrent. Quand un enfant ne parle pas, […]
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Tous les enfants ne pleurent pas à voix haute. Certains souffrent en silence, avec des blessures invisibles. Pourtant, leurs regards, leurs silences, leurs comportements parlent. Apprendre à écouter ces silences, c’est leur tendre la main avant qu’ils ne s’effondrent.
Quand un enfant ne parle pas, son silence parle à sa place. Il peut se taire par peur, par honte, ou par manque de confiance. Les signes sont parfois discrets : isolement, tristesse, colère soudaine, repli sur soi. L’enfant ne dira peut-être jamais « j’ai mal », mais il montrera qu’il ne va pas bien.
Pourquoi certains enfants n’arrivent-ils pas à exprimer leur douleur ? Parce qu’ils n’ont pas appris à mettre des mots sur leurs émotions. Parce qu’ils ont peur de ne pas être crus ou d’être punis. Parce qu’ils ne se sentent pas en sécurité pour parler.
À l’occasion de cette Journée mondiale de l’enfance, le rôle des adultes est essentiel : écouter au-delà des mots, observer les changements de comportement, créer un climat de confiance, sans jugement. Il faut parler doucement, poser des questions simples, être patient. Ne pas attendre que l’enfant vienne : parfois, c’est à nous d’aller vers lui.
En cette journée dédiée à l’enfant, rappelons-nous :
Écoutons aussi ce qui n’est pas dit. Donnons aux enfants un espace sûr pour s’exprimer, à leur rythme, avec confiance. Chaque silence qu’on respecte peut devenir une parole qu’on libère.
Écouter un enfant, c’est parfois se taire nous-mêmes. C’est être là, vraiment. C’est offrir un cœur attentif à ceux qui n’osent pas crier.
Un enfant silencieux n’est pas toujours un enfant tranquille. Derrière certains silences se cachent des cris étouffés. Ouvrons les yeux, les oreilles et surtout le cœur.
Car écouter le silence d’un enfant, c’est déjà commencer à le guérir.
Clarisse Zihalirwa, volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News.
La zone de santé de Bunyakiri, dans le territoire de Kalehe, fait face à une flambée inquiétante de rougeole, une maladie pourtant évitable par la vaccination. Ce mardi 18 novembre, le Médecin Chef de Zone (MCZ) a tiré la sonnette d’alarme et appelé la population […]
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La zone de santé de Bunyakiri, dans le territoire de Kalehe, fait face à une flambée inquiétante de rougeole, une maladie pourtant évitable par la vaccination. Ce mardi 18 novembre, le Médecin Chef de Zone (MCZ) a tiré la sonnette d’alarme et appelé la population à une vigilance accrue, au moment où 26 aires de santé rapportent des cas suspects, touchant principalement des enfants.
Une épidémie alimentée par les déplacements massifs
Selon le MCZ Marcus Chiralo, la situation est particulièrement critique dans l’axe Ziralo, épicentre de cette résurgence. Cette zone accueille depuis plusieurs mois un afflux important de déplacés internes fuyant les violences dans les groupements voisins et dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu. Ces déplacements répétés fragilisent les familles et perturbent l’accès des enfants aux soins de santé de base.
« Beaucoup d’enfants touchés par cette épidémie sont ceux qui n’ont jamais reçu le vaccin contre la rougeole ou qui n’ont pas pu compléter leur calendrier vaccinal à cause de la mobilité continue des ménages », explique le médecin.
Des structures sanitaires débordées et sans moyens
Dans la zone de santé de Bunyakiri, les structures sanitaires fonctionnent avec des ressources extrêmement limitées. Marcus Chiralo déplore une pénurie généralisée d’intrants médicaux, ce qui complique encore davantage la prise en charge des cas.
« Nous observons depuis quelque temps une multiplication des cas de rougeole. Malheureusement, nous n’avons aucun partenaire pour nous fournir des médicaments. Aucune campagne de vaccination n’est en préparation pour tenter de stopper la maladie dans la zone », regrette-t-il.
Dans certains centres de santé, les infirmiers se retrouvent contraints de renvoyer les parents sans traitement adéquat, faute de médicaments essentiels. Pour les familles déplacées, déjà frappées par l’insécurité alimentaire et l’absence d’abris décents, cette situation représente un fardeau supplémentaire.
Un appel urgent à l’action humanitaire
Face à cette crise silencieuse, le MCZ appelle les organisations humanitaires et les partenaires du secteur médical à intervenir rapidement. Les besoins urgents incluent : des vaccins contre la rougeole, des médicaments pour la prise en charge des complications, du matériel de prévention, un appui aux structures sanitaires débordées, une assistance ciblée aux familles déplacées.
« Les déplacés vivent dans des conditions difficiles. Sans un appui rapide, nous risquons d’enregistrer davantage de décès évitables »,
alerte le médecin.
Une alerte lancée depuis avril
Les premiers cas suspects de rougeole avaient déjà été signalés en avril dans le groupement de Ziralo. Mais faute de réponse rapide, la maladie s’est propagée dans toute la zone de santé.
Aujourd’hui, la rougeole menace des milliers d’enfants dans une région déjà fragilisée par les conflits et les déplacements. Les autorités sanitaires espèrent qu’un soutien rapide permettra d’éviter le pire.
Article produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali ». Un projet du consortium RATECO, REMEL avec le soutien de Media4Dialogue de LaBenévolencia.
Chaque 20 novembre, le monde célèbre la Journée mondiale de l’enfant marquant l’adoption, en 1989, de la Convention relative aux droits de l’enfant (CDE) par l’Assemblée générale des Nations Unies. Cette journée vise à rappeler les droits fondamentaux des enfants et à dénoncer les injustices, […]
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Chaque 20 novembre, le monde célèbre la Journée mondiale de l’enfant marquant l’adoption, en 1989, de la Convention relative aux droits de l’enfant (CDE) par l’Assemblée générale des Nations Unies. Cette journée vise à rappeler les droits fondamentaux des enfants et à dénoncer les injustices, violences et exclusions qu’ils continuent de subir.
À Bukavu, de nombreux enfants restent encore privés de ces droits essentiels :
Accès limité à l’éducation pour certains ; violences physiques, sexuelles ou psychologiques persistantes ;travail des enfants qui vole l’enfance ;Faible taux d’enregistrement à l’état civil ; Peu d’écoute et de participation réelle des enfants dans la société.
La CDE repose sur quatre principes clés :
La non-discrimination (art. 2) ;l’intérêt supérieur de l’enfant* (art. 3) ;
Le droit à la vie, à la survie et au développement (art. 6) ;
Le respect de l’opinion de l’enfant (art. 12).
En RDC, les défis sont nombreux, mais les initiatives se multiplient : enfants reporters, clubs scolaires, actions de sensibilisation, lois protectrices… Des médias jeunes comme le nôtre s’engagent à porter la voix des enfants et à défendre leurs droits.
Cette journée est plus qu’une commémoration : c’est un appel à agir. Car un enfant écouté aujourd’hui sera un adulte responsable demain.
Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
Dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de l’enfance, célébrée le 20 novembre, le Groupe Jérémie a organisé une séance de réflexion à Kamanyola, axée sur la protection des enfants face aux kidnappings.Cette activité s’inscrit dans un contexte où les cas d’enlèvements […]
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Dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de l’enfance, célébrée le 20 novembre, le Groupe Jérémie a organisé une séance de réflexion à Kamanyola, axée sur la protection des enfants face aux kidnappings.
Cette activité s’inscrit dans un contexte où les cas d’enlèvements d’enfants se multiplient dans certaines zones du Sud-Kivu, suscitant inquiétude et mobilisation.
Parents, enseignants, leaders communautaires et enfants ont pris part à cet échange, au cours duquel les causes et conséquences de ces actes ont été discutées.
Ensemble, les participants ont proposé plusieurs pistes de solution, notamment : vigilance accrue des parents, solidarité entre voisins et signalement rapide de comportements suspects.

Le Groupe Jérémie a rappelé que cette journée doit être un appel à l’action. Protéger les enfants, c’est une responsabilité collective qui exige l’engagement de toute la communauté.
Imani Chirhakarhula, volontaire pour les enfants et les jeunes à Kamanyola