POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES
Au Sud-Kivu, il a actuellement des milliers d’enfants zéro dose, c’est-à-dire qui ne se sont jamais fait vacciner, et d’autres sous-vaccinés, c’est-à-dire qu’ils ont manqué plusieurs doses prévues dans le calendrier vaccinal. Cette situation qui met en danger la vie de ces enfants, a été […]
La mode ne se limite plus à une simple affaire de goût ou d’élégance : elle est devenue, pour de nombreux jeunes, un puissant outil d’affirmation de soi. À Bukavu, comme dans d’autres villes africaines, un phénomène se dessine avec force : des jeunes qui […]
Environ 40 journalistes, enfants journalistes du RJAE et enfants reporters de l’UNICEF, s’engagent à contribuer aux efforts visant l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC. Ils l’ont dit ce mercredi 30 août 2023, à l’issue d’une formation organisée à Bukavu au Sud-Kivu, par le Programme […]
Chaque année, des millions d’enfants sont protégés grâce aux vaccins contre des maladies graves comme la rougeole, la polio ou la coqueluche. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, vacciner un enfant reste un combat. Manque d’information, rumeurs, résistances culturelles : les obstacles sont nombreux […]
Chaque 1er décembre, le monde entier s’unit pour commémorer la Journée mondiale de lutte contre le sida. C’est une journée de solidarité, de mémoire, mais surtout d’action. Cette date rappelle l’urgence de continuer la lutte contre le VIH/sida, un virus qui a bouleversé des millions […]
ACTUALITÉS
Chaque 1er décembre, le monde entier s’unit pour commémorer la Journée mondiale de lutte contre le sida. C’est une journée de solidarité, de mémoire, mais surtout d’action. Cette date rappelle l’urgence de continuer la lutte contre le VIH/sida, un virus qui a bouleversé des millions de vies depuis plus de 40 ans, mais qui continue de susciter espoir grâce aux avancées médicales et aux efforts de sensibilisation.
Un combat mondial qui se poursuit
Malgré les progrès dans la prévention et le traitement du VIH, le virus reste un enjeu de santé publique, particulièrement en Afrique subsaharienne où vivent plus des deux tiers des personnes séropositives. Les femmes et les jeunes filles sont parmi les plus vulnérables, souvent à cause d’inégalités sociales, de la pauvreté, du manque d’information et de l’accès limité aux soins.
Aujourd’hui, des millions de personnes vivent avec le VIH, parfois sans même le savoir. L’importance du dépistage régulier, de l’éducation sexuelle et de la réduction des comportements à risque reste capitale pour stopper la propagation du virus.
Éduquer pour prévenir
La lutte contre le sida ne se fait pas seulement dans les hôpitaux, mais surtout dans les esprits. L’ignorance, la peur, les idées fausses et la stigmatisation sont souvent plus destructrices que le virus lui-même. C’est pourquoi cette journée est aussi une occasion de renforcer l’éducation communautaire, en particulier auprès des jeunes, pour qu’ils aient accès à une information juste, accessible et sans tabous.
Accès aux soins et équité
L’un des grands défis reste l’accès équitable aux soins : thérapies antirétrovirales, dépistage, accompagnement psychologique. Les inégalités sociales, géographiques ou économiques ne doivent pas déterminer qui a le droit de vivre ou de mourir du sida. Le message central de cette journée, chaque année, est clair : personne ne doit être laissé pour compte.
Un appel à l’engagement
La Journée mondiale de lutte contre le sida est un moment d’engagement : des gouvernements, des ONG, des médias, des écoles, des leaders religieux, des jeunes, des citoyens. Chacun a un rôle à jouer pour bâtir un monde sans VIH. Un monde où vivre avec le virus ne rime plus avec exclusion ni désespoir.
Le 1er décembre n’est pas qu’un rappel annuel. C’est une alarme qui continue de retentir, un appel à la vigilance, à la compassion, à la responsabilité. L’espoir est réel : les outils existent. Il ne reste qu’à les rendre accessibles, à faire tomber les murs de la honte, et à continuer de marcher ensemble vers un avenir sans sida.
Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
Alors que la Journée Nationale de la Santé à Domicile aurait dû offrir un moment de visibilité et de réflexion sur l’accès aux soins de proximité dans tout le pays, à Kabare, on ignore encore si une initiative quelconque a été lancée. Santé : un […]
ACTUALITÉS
Alors que la Journée Nationale de la Santé à Domicile aurait dû offrir un moment de visibilité et de réflexion sur l’accès aux soins de proximité dans tout le pays, à Kabare, on ignore encore si une initiative quelconque a été lancée.
Santé : un système fragile dans l’Est de la RDC
Dans la plupart des zones rurales et semi-isolées, l’accès à des soins réguliers reste un défi majeur. Les structures de santé manquent souvent de personnel, de médicaments ou sont trop éloignées. Dans des contextes comme celui de l’Est de la RDC, cela signifie que de nombreuses familles ,surtout celles avec des enfants ou des jeunes dépendent encore largement des soins communautaires ou à domicile. 
Récemment, des évaluations dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu ont montré que de nombreuses formations sanitaires subissent des pénuries de médicaments, et qu’un pourcentage important d’entre elles ont vu leurs effectifs diminuer, mettant en péril la prise en charge des blessés, malades ou vulnérables. 
Kabare : silence ou oubli ?
Dans le territoire de Kabare, aucune annonce publique — ni relais communautaire, ni organisation locale, ni média n’indique qu’une célébration ou une activité a eu lieu pour la Journée Nationale de la Santé à Domicile. Cela peut signifier plusieurs choses :
un manque de ressources pour organiser quelque chose ;un manque d’information ou de coordination entre les acteurs de santé ;ou simplement la priorité donnée à d’autres urgences.
Mais ce silence est aussi un signal d’alarme : le besoin reste réel, surtout pour les enfants, les jeunes, les femmes et les familles isolées.
Pourquoi la santé à domicile est essentielle à Kabare
Même sans événement, la santé à domicile c’est-à-dire des soins, des visites de suivi, des relais communautaires demeure un besoin fondamental pour :
prévenir les maladies infantiles ou chroniques, surtout chez les plus vulnérables ;assurer le suivi des enfants, des adolescents et des jeunes dans des zones où les centres de santé sont loin ;offrir un accompagnement aux familles qui n’ont pas les moyens de se déplacer ;sensibiliser les jeunes à l’hygiène, à la nutrition, et à des pratiques de santé préventives.
Appel à la mobilisation : ne laissons pas le silence définir notre santé
Pour que la santé devienne une réalité pour tous à Kabare, il est urgent que :les autorités locales, les ONG, les associations communautaires prennent conscience du vide laissé par l’absence d’activités de santé ;des relais communautaires soient formés et soutenus pour assurer des visites régulières et un suivi efficace ;les familles, surtout celles avec des enfants soient informées de leurs droits à la santé et encouragées à exiger des soins de proximité ;les médias locaux, les jeunes, les acteurs communautaires fassent pression pour des politiques de santé centrées sur le territoire rural.
À Kabare, l’absence de célébration de la Journée Nationale de la Santé à Domicile ne doit pas être synonyme d’oubli. Bien au contraire, c’est un appel à l’action : renforcer la présence de la santé de proximité, garantir l’accès aux soins pour les enfants et les jeunes, et construire une communauté consciente de ses droits.
Car au final, ce n’est pas la fête qui compte c’est la santé de chaque fille, chaque garçon, chaque jeune, chaque famille.
Yseult Lwango,volontaire pour les enfants et les jeunes à Kabare
« J’ai déjà été victime du harcèlement en ligne, il y a un inconnu qui m’envoyait des messages bizarres sur Facebook mais après je l’ai bloqué… mais la plupart de mes amies aussi ont déjà eu à être victime du harcèlement sexuel en ligne. Il […]
ACTUALITÉS
« J’ai déjà été victime du harcèlement en ligne, il y a un inconnu qui m’envoyait des messages bizarres sur Facebook mais après je l’ai bloqué… mais la plupart de mes amies aussi ont déjà eu à être victime du harcèlement sexuel en ligne. Il y’a une à qui un garçon écrivait des messages, et c’était devenu comme une obsession »
se confie Marlène (nom d’emprunt), une adolescente de 16 ans.
Aline Sifa, 15 ans (nom d’emprunt), partage une expérience similaire :
« Une ancienne amie un jour a été victime du harcèlement. Elle causait avec un gars sur Facebook au point de lui envoyer ses photos intimes ; ils ne se connaissaient pas en personne, c’était juste sur les réseaux sociaux. À force d’insister, la fille avait cédé. Malheureusement les photos ont fini sur TikTok, ce qui l’a déprimée ».
Avec l’essor des nouvelles technologies, les adolescentes se retrouvent confrontées à des formes variées de harcèlement, en particulier le harcèlement sexuel en ligne. Les réseaux sociaux, les messageries et les appels vidéo exposent les jeunes à des violences qui s’immiscent jusque dans leur intimité. Si filles et garçons sont concernés, les filles restent les plus touchées. Beaucoup ne savent pas identifier clairement le harcèlement ou comment réagir.
Jospin (nom d’emprunt), 16 ans, témoigne lui aussi :

« Il y avait un inconnu qui appelait mon amie sur Snapchat en vidéo. À chaque fois qu’elle prenait l’appel, la personne lui faisait des gestes bizarres, avec des parties de son corps non couvertes. Il lui disait des choses bizarres. Mon amie avait tellement peur puisque la personne habitait la même ville qu’elle. Un jour elle l’a bloqué ».
Le harcèlement sexuel en ligne, incompris ?
Certains adolescents ne savent pas exactement ce qu’est le harcèlement sexuel, encore moins en ligne. D’autres en ont une idée vague, influencée par des films, des discussions entre amis ou des contenus publiés sur les réseaux sociaux, ce qui peut entraîner une mauvaise compréhension du phénomène.
« Je sais que le harcèlement en ligne c’est quand une personne envoie des messages ou des images à caractère sexuel à une autre personne »,
dit Marlène.
« Le mot harcèlement sexuel c’est quelque chose que j’ai entendu la première fois à la télévision. À travers les films que je regarde, des films pour adolescents, un jour il y avait un cas d’harcèlement »,
ajoute Aline.
John (nom d’emprunt), 16 ans, reconnaît pour sa part ne pas être capable d’identifier clairement un comportement de harcèlement.
Bien que la faute ne revienne jamais à la victime, certaines adolescentes se culpabilisent.
« Parfois les filles sont aussi la cause de leur propre harcèlement. Parce qu’il y a des filles qui postent des contenus vulgaires sur les réseaux sociaux… »,
pense Marlène. John, lui, estime que la responsabilité serait partagée entre l’harceleur et celui qui est harcelé :

« Quand les filles publient leurs photos, certains garçons écrivent avec insistance des messages aux filles ».
Les dangers encourus par les victimes
Une adolescente harcelée en ligne peut faire face à de graves conséquences si elle ne trouve pas de soutien : isolement, traumatisme, abandon scolaire, stress intense ou pensées suicidaires.
« Après que mon amie a été harcelée et qu’on a publié ses photos intimes, j’ai lu dans ses yeux le dégoût. Tout le quartier parlait d’elle et la jugeait. Nous, ses amies, nous l’avons aussi abandonnée… »
reconnait Aline.
Marlène ajoute :
« Mon amie a failli s’ôter la vie… Elle se disait qu’elle n’avait plus envie de vivre. »
Elle explique aussi le rejet d’affection chez certaines filles après de telles expériences :
« C’est pourquoi certaines filles nous détestons les garçons… moi je sens même qu’ils me dégoûtent ».
Pourquoi les adolescents n’en parlent-ils pas ?
Les adolescentes hésitent à se confier aux adultes. Elles discutent davantage entre elles, estimant ne pas être comprises par les parents. Solange Naweza, mère et encadreuse d’enfants, témoigne :
« La première fois qu’une adolescente est venue me parler… j’avais très mal réagi. J’ai tonné sur elle… après je me suis rendu compte de mon erreur… Les adolescentes auront du mal à se confier si les adultes continuent à les juger. Certaines ont aussi peur qu’on leur retire leur téléphone. »
Dans la culture congolaise, le silence autour de la sexualité limite la possibilité pour les jeunes de demander de l’aide.
« Et s’il y’a des parents qui ne sont pas informés sur le harcèlement sexuel, comment sauront-ils ce que vivent les adolescentes en ligne ? »
s’interroge-t-elle.« Parfois quand on veut parler à un adulte, on se rend compte qu’ils n’ont pas la même compréhension que nous… »
dit Aline, qui ajoute que la génération actuelle vit une expérience numérique que leurs parents n’ont jamais connue.
John et Jospin expliquent également que les filles ne se confient presque jamais aux garçons, par honte. Et lorsque l’harceleur est une personne connue élève, professeur ou membre de la famille la peur de représailles ou de perdre la réputation empêche les victimes d’agir.
Comment mieux protéger les adolescentes
La protection doit être collective : parents, écoles, adolescents eux-mêmes. Pour Solange Naweza,

« les parents devraient écouter sans juger… une communication ouverte sur les questions sexuelles devrait avoir lieu… apprendre aux enfants à dire non ».
Les adolescents reconnaissent aussi leur rôle :
« Tout ce que je peux dire est de demander aux garçons d’arrêter de harceler les filles… penser aux conséquences »,
dit John.
« Nous les garçons, devons soutenir les filles… et les écoles devraient organiser des formations sur le harcèlement sexuel en ligne… » ajoute Jospin.
Au-delà du harcèlement, une éducation au numérique est indispensable pour apprendre à se protéger en ligne.
« Les auteurs du harcèlement sexuel devraient être punis sévèrement… mais aussi je demande aux filles de toujours mettre les vraies informations sur leurs comptes, surtout l’âge… »
conclut Marlène.
Faire face au harcèlement sexuel en ligne
Pour nombreux, les adolescentes peuvent renforcer leur protection en adoptant de bons réflexes : vigilance, savoir dire non, bloquer les contacts douteux, signaler les comptes, demander de l’aide aux adultes.
Internet est un outil essentiel pour les jeunes, mais aussi une source de risques. Un rapport des Nations Unies indique que 80 % des enfants dans 25 pays se sentent en danger d’abus, d’exploitation ou de harcèlement sexuel. La protection numérique est donc indispensable.
Les adolescentes ont besoin d’un environnement qui les écoute, les informe et les accompagne afin qu’elles puissent utiliser le numérique en sécurité.

Toutes les images d’illustration ont été générées par l’IA
Emmanuella Bahindwa volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
À l’approche du 25 décembre, jour de Noël , les enfants de Bukavu rêvent déjà de vêtements neufs, de jouets, de décorations et de repas festifs.Pour eux, Noël reste un moment magique, synonyme de bonheur et de nouveauté. Mais derrière cette excitation enfantine se cache […]
ACTUALITÉS
À l’approche du 25 décembre, jour de Noël , les enfants de Bukavu rêvent déjà de vêtements neufs, de jouets, de décorations et de repas festifs.
Pour eux, Noël reste un moment magique, synonyme de bonheur et de nouveauté. Mais derrière cette excitation enfantine se cache une autre réalité : celle, plus discrète mais bien présente, des parents confrontés aux contraintes économiques du quotidien.
Des rêves pleins d’étoiles dans les yeux
« Maman, je veux une robe rouge encore plus belle que celle de l’année dernière »,
s’enthousiasme Grâce, 9 ans. Dans les écoles et les quartiers, les conversations tournent déjà autour de ce que chacun portera ou recevra.
Ces désirs sont souvent alimentés par les publicités, les films ou les échanges entre camarades. Pour les enfants, Noël incarne l’espérance, la joie et la magie.
Une pression silencieuse sur les épaules des parents
Pour les parents, cependant, cette période peut vite devenir synonyme de stress. Beaucoup veulent faire plaisir à leurs enfants, mais doivent jongler entre les priorités de base et les envies festives.
Madame Espérance, mère de trois enfants, confie :
« Mon fils veut un pantalon neuf et des baskets. Mais avec ce que je gagne au marché, je dois choisir entre ça et la nourriture. »
À l’approche des fêtes, la hausse des prix complique davantage les choses.
Garder le sourire tout en faisant des choix difficiles demande une force immense.
Faire preuve d’ingéniosité
Face à ces défis, de nombreux parents font preuve de créativité.
Certains recyclent d’anciens habits, d’autres cousent eux-mêmes, et beaucoup expliquent simplement la situation à leurs enfants tout en créant des moments chaleureux.
Charline, mère de cinq enfants, raconte :
« Je ne peux pas offrir un gros gâteau, mais je vais organiser une belle soirée à la maison. On va chanter, prier et manger ensemble. C’est ça aussi, l’esprit de Noël. »
Un moment propice à la solidarité
Heureusement, Noël devient aussi un temps de solidarité. Églises, associations et groupes communautaires organisent des collectes pour permettre aux familles les plus vulnérables d’offrir un petit cadeau ou un repas aux enfants. Ces gestes simples, mais profondément humains, redonnent espoir.
Un Noël pour tous
Au-delà des vitrines illuminées et des cadeaux, Noël est avant tout une fête d’amour, de lumière et de partage. Offrir ne signifie pas toujours acheter. Un sourire sincère, une attention, un moment passé ensemble peut illuminer le cœur d’un enfant. Entre les rêves des plus jeunes et la réalité des parents, que ce Noël soit surtout un moment de joie accessible à tous.
Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
Plusieurs élèves de différentes écoles de Kamanyola ont été renvoyés pour n’avoir pas payé les frais scolaires des mois de novembre et décembrecemercredi 26 novembre 2025. Une décision qui intervient dans un contexte marqué par une grave crise humanitaire et économique touchant les familles retournées […]
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Plusieurs élèves de différentes écoles de Kamanyola ont été renvoyés pour n’avoir pas payé les frais scolaires des mois de novembre et décembre
cemercredi 26 novembre 2025.
Une décision qui intervient dans un contexte marqué par une grave crise humanitaire et économique touchant les familles retournées et déplacées, conséquences directes des conflits armés dans la région du Sud-Kivu.
De nombreux parents, en grande difficulté et sans assistance depuis plusieurs mois, affirment être dans l’incapacité de régler deux mois de frais en une seule fois. L’un d’eux, qui a souhaité garder l’anonymat, lance un appel pressant aux responsables scolaires pour qu’ils renoncent à ces mesures, estimant qu’elles risquent de pousser de nombreux enfants à abandonner définitivement l’école.
Les acteurs locaux de protection de l’enfance tirent la sonnette d’alarme face au risque accru de décrochage scolaire. Ils appellent les autorités éducatives et les partenaires à identifier des solutions urgentes afin de garantir à tous les enfants le droit fondamental à l’éducation.
Préserver l’éducation, même en temps de crise, reste un devoir collectif pour protéger l’avenir de toute une génération.
Imani Nyongolo volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News
De nombreux jeunes de la ville de Bukavu ont participé à une grande activité de nettoyage du littoral du lac Kivu, au niveau du marché Bondeko, une initiative citoyenne, organisée par Kijana Innovation Green en partenariat avecLeave No Trace Bukavu – Planet Hope, s’inscrivait dans […]
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De nombreux jeunes de la ville de Bukavu ont participé à une grande activité de nettoyage du littoral du lac Kivu, au niveau du marché Bondeko, une initiative citoyenne, organisée par Kijana Innovation Green en partenariat avecLeave No Trace Bukavu – Planet Hope, s’inscrivait dans le cadre du programme Z_Sustainability Lab, qui vise à promouvoir la gestion durable des déchets et l’économie circulaire.

L’activité a rassemblé principalement des jeunes engagés dans la protection de l’environnement. Ils se sont mobilisés pour ramasser les déchets plastiques accumulés autour du marché Bondeko, un site fortement touché par la pollution. Le tri a été effectué en trois catégories : recyclables, biodégradables et non biodégradables, afin d’inculquer aux participants des pratiques responsables en matière de gestion des déchets.
40 kg de déchets plastiques ont été collectés lors de cette opération.
Ces derniers ont été remis à Kijana Innovation Green, une organisation locale spécialisée dans la valorisation des déchets plastiques, notamment à travers la fabrication de pavés écologiques.

Pour plusieurs jeunes présents, cette action représentait un véritable geste citoyen, mais aussi une opportunité concrète d’appliquer les compétences acquises durant les formations du programme Z_Sustainability Lab.
La forte mobilisation observée montre un engagement croissant de la jeunesse de Bukavu envers la protection de l’environnement. Leur participation active contribue à sensibiliser les riverains et encourage une meilleure gestion des déchets sur les rives du lac Kivu.

Cette opération démontre que les jeunes peuvent jouer un rôle moteur dans la lutte contre la pollution plastique et dans la promotion de l’économie circulaire au niveau local.
Gabriel CUBAKA, volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu avec Kijana innovation Green
Une élève du Lycée Wima, qui rentrait de l’école, s’est retrouvée piégée par les eaux de ruissellement à la place du 24 dans la ville de bukavu l’après-midi midi de ce lundi 22 Novembre 2025.Dans un point bas de la chaussée, elle ne parvenait plus […]
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Une élève du Lycée Wima, qui rentrait de l’école, s’est retrouvée piégée par les eaux de ruissellement à la place du 24 dans la ville de bukavu l’après-midi midi de ce lundi 22 Novembre 2025.
Dans un point bas de la chaussée, elle ne parvenait plus à avancer, tandis que le niveau de l’eau continuait de monter autour d’elle.
D’après plusieurs témoins présents, un véhicule Land Cruiser de l’UNICEF circulait à proximité au moment des faits.Constatant la situation dangereuse de l’enfant, le chauffeur a immédiatement manœuvré son véhicule pour s’approcher au plus près de l’endroit où se trouvait la fille.
Grâce à cette approche contrôlée, le véhicule a permis de créer une zone de protection et un accès sécurisé. Les témoins expliquent que l’enfant, déjà immobilisée par la force de l’eau, a pu être hissée à l’intérieur du véhicule alors que le niveau continuait de monter.
Ce geste, réalisé avec rapidité et prudence dans des conditions difficiles, a permis de mettre la jeune élève hors de danger.
Pour plusieurs habitants présents, cette intervention a été saluée comme un acte responsable et essentiel, réalisé au bon moment avant que le malheur n’arrive.
Cet incident rappelle la vulnérabilité des enfants lors des fortes pluies à Bukavu, où les eaux de ruissellement peuvent rapidement créer des zones dangereuses.
L’intervention du chauffeur de l’UNICEF a permis d’éviter un accident sérieux, mais souligne aussi la nécessité d’améliorer les infrastructures de drainage et de renforcer la sensibilisation sur les risques liés à la saison pluvieuse.
Gabriel CUBAKA, volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
Chaque année, le monde célèbre les 16 Jours d’Activisme soit du 25 novembre au 10 décembre, une campagne internationale visant à lutter contre les violences faites aux femmes et aux filles.Cette mobilisation essentielle, lancée en RDC par ONU Femmes en collaboration étroite avec les organisations […]
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Chaque année, le monde célèbre les 16 Jours d’Activisme soit du 25 novembre au 10 décembre, une campagne internationale visant à lutter contre les violences faites aux femmes et aux filles.
Cette mobilisation essentielle, lancée en RDC par ONU Femmes en collaboration étroite avec les organisations de défense des droits des femmes , met en lumière les formes de violence qui persistent, y compris celles issues de l’ère numérique.
La campagne de cette année a mis l’accent sur la menace croissante des abus en ligne, avec des thèmes spécifiques pour contextualiser l’action et ou niveau International ,stop aux Violences , Thème National (RDC)Ensemble, mettons fin aux violences basées sur le genre pour une paix et un développement durable en RDC.
Focus Provincial (Nord-Kivu)
Protégeons les femmes et les filles contre les violences en ligne.

En province du Nord-Kivu, l’accent est mis spécifiquement sur la violence numérique, un problème grave, croissant et souvent ignoré qui entrave la participation des femmes au cyberespace.
Le Cyberespace : Un Danger Croissant pour les Femmes
Les réseaux sociaux et les plateformes numériques sont de puissants outils de liberté, de débat et de connexion. Malheureusement, ils sont de plus en plus transformés en espaces dangereux pour les filles .Ces attaques ciblées (cyberharcèlement, revenge porn, menaces) visent à les réduire au silence, à saper leur crédibilité et à les exclure des espaces publics numériques.

À cette occasion, un groupe de jeunes artistes folkloriques a monté un spectacle édifiant. La représentation a dénoncé l’idée qu’une erreur passée comme le fait pour une jeune fille d’avoir envoyé une photo de nu à un homme puisse justifier son exposition à la violence et à l’humiliation publique.
Le message central de ces jeunes est de briser la stigmatisation :
« L’erreur passée d’une victime ne doit jamais devenir une occasion d’exercer une violence. La dignité et la sécurité des filles et des femmes doivent être respectées, quelles que soient les circonstances.»

Ils appellent les filles à être vigilantes dans leurs interactions en ligne et à dénoncer sans crainte tout cas de violence faite à leur égard.
Un numéro vert donné par les organisateurs a été mis à disposition afin de faciliter le signalement anonyme et rapide de tout cas de violence le numéro est le 49555.
Ceci est un appel à la responsabilité collective : il est impératif que les communautés, les autorités et les plateformes numériques unissent leurs forces pour garantir un espace en ligne sécurisé et inclusif pour toutes les femmes et surtout jeunes les filles.
Ornella Wamungu volontaire pour les enfants et les jeunes à Goma
Ce 25 novembre, le monde célèbre la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, un rappel puissant que les violences basées sur le genre demeurent l’une des violations des droits humains les plus répandues. En République démocratique du Congo, où les […]
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Ce 25 novembre, le monde célèbre la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, un rappel puissant que les violences basées sur le genre demeurent l’une des violations des droits humains les plus répandues. En République démocratique du Congo, où les femmes et les filles restent trop souvent exposées aux violences domestiques, sexuelles, économiques ou psychologiques, cette journée revêt une importance particulière.
Mais au-delà de la souffrance individuelle, les violences faites aux femmes ont un impact profond sur les enfants et les jeunes, et donc sur l’avenir du pays. Quand une femme est violentée, c’est une famille entière qui vacille. Les enfants témoins grandissent dans la peur, dans l’insécurité affective, et portent souvent des traumatismes qui influencent leur développement, leur scolarité et leur vision des relations humaines.
Les enfants, victimes silencieuses des violences faites aux femmes
Dans de nombreuses familles congolaises, la violence est encore perçue comme un problème privé. Pourtant, les enfants en sont les premières victimes collatérales. Un enfant qui voit sa mère être battue ou humiliée est plus susceptible de :développer des troubles émotionnels,abandonner l’école,reproduire la violence plus tard,ou grandir dans une profonde insécurité affective.
Briser le cycle de la violence commence donc par la protection des femmes.
Témoignage de Joyce Manegabe, jeune engagée à Katana en territoire de Kabare.
«Grandir dans une communauté où des femmes sont victimes de violences m’a profondément marquée. J’ai vu des amies abandonner l’école parce que leurs mamans subissaient des violences à la maison. Pour nous, les jeunes, ce n’est pas seulement une question de droits humains ; c’est notre quotidien, notre avenir.
En tant que jeune fille du Conseil local de la jeunesse à Katana, je m’engage à parler, à sensibiliser et à encourager mes camarades à ne pas normaliser la violence. Nous voulons bâtir un milieu où les femmes et les filles peuvent se sentir en sécurité. C’est possible, si chacun d’entre nous décide de dire non à la violence et oui au respect. »
Ce témoignage illustre la force de la jeunesse congolaise, déterminée à transformer les mentalités et à dénoncer les violences encore trop banalisées. »
La jeunesse, un moteur pour changer les mentalités
Face à cette réalité, la jeunesse congolaise a un rôle essentiel à jouer. Les jeunes peuvent devenir des acteurs majeurs de la lutte contre les violences basées sur le genre grâce à :a sensibilisation dans les écoles,l’éducation au respect mutuel,l’utilisation des réseaux sociaux comme espaces de mobilisation,leur participation à des initiatives communautaires.
En donnant aux jeunes les outils nécessaires pour déconstruire les stéréotypes et rejeter la culture de la violence, la RDC peut espérer un changement durable.
Un appel à l’action pour les familles, les écoles et les institutions
Éliminer les violences faites aux femmes ne relève pas seulement de lois ou de campagnes officielles. C’est un travail quotidien qui doit commencer dans les foyers, les salles de classe et les communautés. Les autorités doivent renforcer les mécanismes de protection, les structures d’accueil des victimes et l’accès à la justice. Les leaders communautaires doivent encourager une culture de dialogue et de respect.
Construire un futur où chaque femme est en sécurité
En cette journée internationale, rappelons que protéger les femmes, ce n’est pas seulement défendre un droit fondamental : c’est aussi protéger les enfants, renforcer les familles et construire une jeunesse confiante et responsable.
Un pays où les femmes vivent sans violence est un pays où les enfants peuvent rêver, apprendre et grandir dans la dignité.
Un pays où les femmes sont respectées est un pays qui avance.
Yseult Lwango, volontaire pour les enfants et les jeunes
Un violent incendie s’est déclaré dans la nuit du dimanche 23 au lundi 24 novembre 2025, aux environs de 23 heures, dans le sous-village de Cirhagabwa, village de Cimpwiji, en territoire de Kabare, dans une zone connue sous le nom de « chez Bahura ». […]
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Un violent incendie s’est déclaré dans la nuit du dimanche 23 au lundi 24 novembre 2025, aux environs de 23 heures, dans le sous-village de Cirhagabwa, village de Cimpwiji, en territoire de Kabare, dans une zone connue sous le nom de « chez Bahura ». D’après les premiers témoignages, les flammes seraient parties d’une mauvaise installation électrique, avant de se propager à grande vitesse, attisées par la densité des habitations.
Les enfants de Kabare, au cœur de la catastrophe
Le bilan humain et matériel est lourd, mais ce sont les enfants qui en ressortent les premières victimes.
Plus de quarante personnes sont aujourd’hui sans abri, et parmi elles, un grand nombre d’enfants désormais exposés au froid, à la pluie et à l’insécurité. Certaines maisons ont dû être volontairement démolies par les habitants eux-mêmes pour empêcher la propagation du feu, laissant des familles entières sans toit en quelques minutes.
Au-delà des pertes matérielles, c’est l’école C.S. Kashongolere qui subit l’un des plus grands chocs. L’établissement, qui scolarisait 486 élèves, a vu une partie de ses bâtiments partir en fumée.
Mais parmi eux, plus d’une centaine d’enfants sont directement touchés : ce sont ceux dont les salles de classe, les fournitures scolaires, les uniformes et les outils d’apprentissage ont été entièrement réduits en cendres. Pour eux, le retour à l’école est devenu impossible pour l’instant.
Ces élèves, souvent issus de familles vulnérables du territoire de Kabare, se retrouvent non seulement privés d’éducation, mais aussi d’un espace essentiel à leur protection. L’école, au-delà de sa mission pédagogique, représente pour beaucoup un lieu sûr, un cadre structurant, parfois même le seul endroit où ils bénéficient d’un repas régulier.
Un choc psychologique et social majeur pour les enfants
Le sinistre a également touché un petit marché local, une dizaine de boutiques et plusieurs pharmacies, autant d’activités qui faisaient vivre de nombreuses familles. Cette perte de revenus fragilise encore davantage les foyers sinistrés, avec un impact direct sur la sécurité et le bien-être des enfants : risque de déscolarisation prolongée, augmentation du travail des enfants pour soutenir les parents, exposition à la malnutrition, risques accrus d’exploitation, perte de stabilité psychologique liée au traumatisme de l’incendie.
Certains enfants, réveillés brutalement au milieu des flammes, dorment désormais dans la peur ou refusent de s’éloigner de leurs parents. Les besoins en soutien psychosocial deviennent urgents.
La société civile de Mudusa tire la sonnette d’alarme
Face à l’ampleur des dégâts, Mugisho Cirhulwire Grâce, coordinateur du Cadre de Concertation de la Société Civile du groupement de Mudusa, appelle la population à éviter les installations électriques improvisées et à recourir uniquement à des électriciens qualifiés.
Pour lui, cet incendie doit servir d’avertissement : « Contourner les règles de sécurité met en danger toute la communauté, mais surtout nos enfants, qui paient le plus lourd tribut. »
Mugisho lance un appel urgent aux organisations humanitaires, aux ONG nationales et internationales, ainsi qu’aux personnes de bonne volonté, afin de secourir immédiatement les familles sans-abri et les élèves sinistrés. Il insiste sur la nécessité de reconstruire rapidement des salles de classe temporaires pour éviter que les enfants ne restent trop longtemps hors du système scolaire.
Un autre acteur de la Société Civile de Mudusa, François Mubalama, appelle quant à lui à renforcer les mesures communautaires de prévention : installation correcte des câbles électriques, sensibilisation régulière, inspections communautaires et implication des chefs de villages dans la sécurité domestique.
Selon lui, « la protection de l’enfant commence par la prévention dans chaque foyer ».
Un appel aux autorités pour protéger l’avenir des enfants
Les deux acteurs de la société civile demandent au gouvernement national et provincial de venir en aide aux sinistrés et de soutenir les efforts de reconstruction. Ils rappellent que les enfants de Cirhagabwa n’ont pas seulement perdu leurs cahiers et leurs maisons : ils ont perdu leur stabilité, leur sécurité et parfois leurs rêves.
Une communauté qui espère un sursaut de solidarité
Aujourd’hui, dans le territoire de Kabare, les familles sinistrées attendent un geste concret. Les enfants, eux, observent leur école détruite et se demandent quand ils pourront reprendre le chemin des classes.
Entre l’urgence humanitaire, la reconstruction des infrastructures et l’accompagnement psychosocial, le défi est immense.
Mais pour les habitants de Cirhagabwa, une chose est claire : il faut agir vite, car l’avenir des enfants ne peut pas attendre.
Yseult Lwango, volontaire pour les enfants et les jeunes à Kabare