POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES
Au Sud-Kivu, il a actuellement des milliers d’enfants zéro dose, c’est-à-dire qui ne se sont jamais fait vacciner, et d’autres sous-vaccinés, c’est-à-dire qu’ils ont manqué plusieurs doses prévues dans le calendrier vaccinal. Cette situation qui met en danger la vie de ces enfants, a été […]
La mode ne se limite plus à une simple affaire de goût ou d’élégance : elle est devenue, pour de nombreux jeunes, un puissant outil d’affirmation de soi. À Bukavu, comme dans d’autres villes africaines, un phénomène se dessine avec force : des jeunes qui […]
Environ 40 journalistes, enfants journalistes du RJAE et enfants reporters de l’UNICEF, s’engagent à contribuer aux efforts visant l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC. Ils l’ont dit ce mercredi 30 août 2023, à l’issue d’une formation organisée à Bukavu au Sud-Kivu, par le Programme […]
Chaque année, des millions d’enfants sont protégés grâce aux vaccins contre des maladies graves comme la rougeole, la polio ou la coqueluche. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, vacciner un enfant reste un combat. Manque d’information, rumeurs, résistances culturelles : les obstacles sont nombreux […]
Dans un élan de foi, de solidarité et d’amour fraternel, le Groupe Bakandja de la paroisse Saint Thomas d’Aquin a rendu visite à l’orphelinat Notre-Dame du Sacré-Cœur à Mbandaka. Cette initiative a été marquée par des moments de prière, de joie et de partage avec […]
ACTUALITÉS
Dans un élan de foi, de solidarité et d’amour fraternel, le Groupe Bakandja de la paroisse Saint Thomas d’Aquin a rendu visite à l’orphelinat Notre-Dame du Sacré-Cœur à Mbandaka.
Cette initiative a été marquée par des moments de prière, de joie et de partage avec les enfants, illustrant un geste concret de charité et la volonté de faire rayonner l’amour du Christ auprès des plus vulnérables.

« Aimer, c’est servir » : ce message a guidé cette action, reflet de l’engagement chrétien du groupe en faveur d’une société plus humaine et fraternelle.
Rédaction avec Groupe Bakandja Mbandaka
Chaque 25 décembre, les chrétiens du monde entier célèbrent la « Nativité de Jésus-Christ », Noël est une fête empreinte de lumière, de partage et de chaleur familiale.Ce moment de joie, de retrouvailles, de repas festifs, de partage des cadeaux et de nouveaux vêtements, n’est pas toujours […]
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Chaque 25 décembre, les chrétiens du monde entier célèbrent la « Nativité de Jésus-Christ », Noël est une fête empreinte de lumière, de partage et de chaleur familiale.
Ce moment de joie, de retrouvailles, de repas festifs, de partage des cadeaux et de nouveaux vêtements, n’est pas toujours vécu comme tel par certains enfants!
Je suis Arsène Aksanti Bwimba, enfant journaliste du Réseau des journalistes amis de l’enfant, Rjae-Junior. Aujourd’hui je vous amène découvrir comment Denis Basubi, un enfant orphelin de père de 13 ans perçoit et vit la fête de Nativité de Jésus Christ .
Ce garçon vivant dans la ville de Bukavu à La botte m’explique que Noel passe toujours inaperçu chez lui. Si pour certains enfants, Noël est une période de bonheur, pour d’autres, c’est un jour ordinaire.
3ème enfant dans une famille de 6, Denis vit la débrouillardise au quotidien pour survivre et faire vivre sa famille en unissant les efforts avec son grand frère de 16 ans , David.
Pour ces orphelins, Noel n’apporte ni cadeaux, ni habits neufs, ni attention, ni festivité, ni moment de prière, etc.
« Chez moi Noël ne change pas grand-chose. La vie reste difficile, il faut travailler dur pour trouver de quoi manger »
me confie amèrement Denis.
A première vue, cet orphelin a besoin de sentir moins le poids de la vie et vivre l’attention que chaque enfant attend des adultes en ce moment, hélas sa vie est un parcours de combattant !
A 13 ans, Denis Basubi se prend en charge et doit bosser dur car son frère aîné âgé de 23 ans, jadis pilier de la famille, s’est fait enrôlé dans l’armée.
Donc malgré son âge cet enfant -mineur est contraint de grandir avant l’âge et contribuer à l’effort familial de survie quand d’autres enfants de son âge se contentent de jouer, rire et s’amuser pendant ma fête de Nativité.
Dans l’entretien, j’apprends que Basubi travaille dur . Il fait la ronde de la ville pour vendre les emballages notamment les sachets noirs. Un travail harassant!
Selon lui, tantôt il est au marché de
Kadutu, tantôt à l’Essence Major Vangu abordant les clients souvent méfiants au vu de son âge.
« Depuis que j’ai perdu mon père à 9 ans, Noel a perdu son sens. Pas de nouveaux habits, pas de fête. Mais je profite de cette période où les gens achètent beaucoup pour vendre plus de sachets dans la rue. Cela me permet de soutenir un peu ma famille et d’aider ma mère qui vend des friperies chez Tubimbi »
Denis comprend la situation de sa famille et pense que Noël est une occasion de fêter pour les autres mais pas pour lui.
Son témoignage rappelle que tous les enfants ne vivent pas Noël de la même manière partout dans le monde mais particulièrement au Sud-Kivu avec la crise économique qui sevit et l’insécurité qui inquiète. Les enfants sont victimes des inégalités sociales même en de moment festif comme la fête de Noël.
La vie de cet enfant est une interpellation sur le fait que certains enfants profitent pleinement de la fête de Nativité de Jésus alors que d’autres doivent travailler, parfois dans des conditions difficiles, pour survivre.
Selon Watoto News, ce contraste appelle à la solidarité, au partage, à la réflexion et la perception d’un monde meilleur. Pour ce media en ligne centré sur les enfants et les jeunes,
Noël ne devrait pas être seulement une fête de consommation, mais un moment de compassion et de justice sociale, où chaque enfant, quel que soit son milieu, puisse ressentir un peu de cette magie de Noël et cette main tendue et chaleur du père Noël.
Bien entendu par professionnalisme, Watoto News a donné aux enfants victimes de cette situation des noms d’emprunts, et changer des noms de lieu pour garder confidentiel leur identité, mais faire connaître ce problème qui ronge des centaines d’autres enfants surtout en zone de conflit armé!
Arsène Aksanti Bwimba, enfant journaliste du RJAE-JUNIOR
Alors que Noël est souvent perçu comme une fête de joie, de famille et de chaleur, pour de nombreux enfants de Bukavu, cette période met cruellement en lumière une réalité bien différente : celle de l’absence parentale. Certains ont perdu leurs parents, d’autres vivent séparés […]
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Alors que Noël est souvent perçu comme une fête de joie, de famille et de chaleur, pour de nombreux enfants de Bukavu, cette période met cruellement en lumière une réalité bien différente : celle de l’absence parentale. Certains ont perdu leurs parents, d’autres vivent séparés d’eux à cause du travail, de la maladie, du divorce ou encore des déplacements liés à la situation socio-économique du pays. Pour ces enfants, Noël n’a ni couleur, ni saveur festive.
Des absences qui laissent un vide difficile à combler
À l’approche des fêtes, les enfants voient leurs camarades préparer Noël avec leurs parents. Eux savent déjà qu’ils ne partageront pas ce moment précieux en famille. Cette absence pèse, surtout lorsqu’elle s’installe dans la durée.
Naomie Burasa, 13 ans, témoigne :
« Depuis que maman est partie à Tanzania pour vendre, je reste chez ma tante. Elle est gentille, mais ce n’est pas pareil. Je voulais juste passer Noël avec maman une fois. »
Dans plusieurs cas, les enfants sont confiés à des grands-parents ou à d’autres proches. Bien qu’accueillis avec bienveillance, ils ressentent un manque affectif profond, car rien ne remplace la chaleur d’un père ou d’une mère.
Danny Kibasa, 10 ans :
« On mange bien ici, mais personne ne m’a demandé ce que je veux comme cadeau. Papa faisait ça chaque année. »
Une fête qui devient une journée comme les autres
Pour beaucoup d’enfants, Noël ne suscite plus d’excitation. Il n’y a ni sapin, ni habits neufs, ni repas spécial. Trésor Lusambo, 14 ans :
« Papa est mort, maman est à l’hôpital. Moi je ne sais pas si c’est Noël ou pas. »
Une souffrance souvent silencieuse
De nombreux enfants taisent leur douleur, de peur de déranger ou d’être mal compris. D’autres enfouissent leur tristesse derrière des sourires ou une apparente indifférence.
Heureusement, certaines initiatives locales existent : des ONG, des paroisses, des associations organisent des fêtes collectives pour enfants vulnérables. Mais aussi généreuses soient-elles, elles ne remplacent pas la présence parentale.
C’est pourquoi il est essentiel que les proches, les familles d’accueil et la communauté soient attentifs à ces enfants, les écoutent et leur offrent un soutien affectif et psychosocial adapté.
Les témoignages recueillis rappellent que pour beaucoup d’enfants, Noël ne rime pas avec cadeaux, mais avec besoin d’amour, d’attention et de présence. Écoutons-les.
Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
En cette période de fêtes de fin d’année, plusieurs groupes de jeunes de Goma et ses environs, dans la province du Nord-Kivu, se mobilisent pour redonner le sourire aux enfants les plus vulnérables, notamment les orphelins et ceux vivant dans des familles d’accueil. Depuis le […]
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En cette période de fêtes de fin d’année, plusieurs groupes de jeunes de Goma et ses environs, dans la province du Nord-Kivu, se mobilisent pour redonner le sourire aux enfants les plus vulnérables, notamment les orphelins et ceux vivant dans des familles d’accueil.
Depuis le début du mois de décembre, ces jeunes parfois sans appui extérieur se regroupent et organisent des collectes modestes pour aller partager un moment de joie avec les enfants oubliés par les festivités.
C’est le cas du groupe Markir qui prévoit, comme bien d’autres, de célébrer avec plus de 100 enfants du centre Mabadiliko d’ici le 30 décembre.
Pour Ayale Kirusha Benjamin, chef du groupe, il est essentiel de penser à ces enfants qui grandissent sans parents et dans des conditions difficiles :
« C’est le bon moment de leur rappeler qu’ils ne sont pas seuls. J’invite d’autres jeunes à poser des gestes de solidarité. »
Ces initiatives témoignent non seulement d’un sens profond de l’humanité, mais aussi de la capacité des jeunes de Goma à agir, malgré le contexte de crise. Les dons, composés de vivres, vêtements, chaussures et produits de première nécessité, constituent une réponse concrète aux besoins urgents, bien que ceux-ci restent nombreux.
À travers ces gestes, une jeunesse se lève, consciente et engagée, pour faire briller un peu de lumière dans les cœurs des plus petits.
Michael Lufungulo volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
À l’approche des fêtes de fin d’année, Madeleine Mukabirwa, mère de huit enfants à résidant à Goma dans la province du nord Kivu , invite les enfants à faire preuve de compréhension et de tolérance envers leurs parents, souvent confrontés à des difficultés économiques majeures. […]
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À l’approche des fêtes de fin d’année, Madeleine Mukabirwa, mère de huit enfants à résidant à Goma dans la province du nord Kivu , invite les enfants à faire preuve de compréhension et de tolérance envers leurs parents, souvent confrontés à des difficultés économiques majeures.
« Tout parent rêve d’offrir une belle fête de Noël à ses enfants, avec des cadeaux, de nouveaux vêtements, des surprises… Mais la réalité actuelle en empêche beaucoup »,
explique-t-elle.
Selon elle, la guerre qui secoue la province du Nord-Kivu a fortement fragilisé les familles.
De nombreux parents ont perdu leur emploi, certains ont été déplacés, et plusieurs sources de revenus comme les boutiques, magasins ou alimentations – ont été pillées lors de l’entrée de l’AFC-M23 dans la ville.
Dans ce contexte, elle appelle les enfants à être reconnaissants pour le peu que leurs parents peuvent leur offrir :
« Ce n’est pas par manque d’amour, mais par manque de moyens. Chaque parent souhaite le meilleur pour ses enfants, même si la situation ne le permet pas toujours. »
Un message fort de solidarité familiale en cette période de fêtes marquée par les incertitudes.
Michael Lufungulo volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
Un adolescent d’environ 16 ans a tragiquement perdu la vie ce mercredi 24 décembre 2025 à Birere, après avoir été percuté par un camion alors qu’il vendait des sachets en bordure de route. D’après les témoignages recueillis par Watoto News, l’accident s’est produit en pleine […]
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Un adolescent d’environ 16 ans a tragiquement perdu la vie ce mercredi 24 décembre 2025 à Birere, après avoir été percuté par un camion alors qu’il vendait des sachets en bordure de route.
D’après les témoignages recueillis par Watoto News, l’accident s’est produit en pleine matinée, dans un contexte de forte affluence due aux soldes de fin d’année. Un camion de couleur verte aurait foncé sur la foule, faisant plusieurs blessés et causant au moins un décès.
Les causes exactes de l’accident restent incertaines, mais plusieurs sources évoquent une défaillance au niveau du système de freinage du véhicule.
Ce drame a provoqué une onde de choc dans la ville de Goma, suscitant indignation et colère parmi la population ainsi que sur les réseaux sociaux.
Michael Lufungulo volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
On fait comme à la télé, une phrase de plus en plus entendue dans les quartiers de Bukavu, où de nombreux enfants imitent ce qu’ils voient dans les telenovelas, films ou séries télévisées. Ils rejouent des scènes d’amour, de dispute conjugale, de jalousie, ou même […]
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On fait comme à la télé, une phrase de plus en plus entendue dans les quartiers de Bukavu, où de nombreux enfants imitent ce qu’ils voient dans les telenovelas, films ou séries télévisées. Ils rejouent des scènes d’amour, de dispute conjugale, de jalousie, ou même de violence, sans toujours comprendre ce qu’elles signifient.
Cette imitation, révèle une influence grandissante des écrans sur leur manière de jouer, de parler, et de concevoir les relations humaines.
Quand les jeux d’enfants deviennent des scènes d’adultes
Divine Iragi, 10 ans, élève en 5e primaire, témoigne :
« Quand je regarde les films avec ma grande sœur, j’apprends comment les femmes parlent à leurs maris. Après, on joue à la maison : moi, je suis la femme, mon ami c’est le mari. On s’insulte un peu, comme dans les films. »
Prince Mukulu, 11 ans, ajoute :
« Dans notre jeu, je suis souvent celui qui trompe sa femme, comme dans les séries. On rigole, mais après, les petits croient que c’est normal. »
Des parents et enseignants rapportent avoir surpris des enfants en train de se marier, s’embrasser ou se disputer, reproduisant des gestes vus à l’écran. Une mère de quatre enfants à Pageco explique :
« Un jour, j’ai vu ma fille jouer avec ses amis à “la maison”, et ils se disputaient comme un vrai couple. J’ai compris que c’était ce qu’elle voyait à la télé. »
Un apprentissage à l’envers des relations humaines
Sans accompagnement, les enfants ne parviennent pas à faire la différence entre fiction et réalité. Ils prennent pour modèle des scènes de trahison, de manipulation, de jalousie ou de violence conjugale, présentées comme normales à l’écran.
Amani, 13 ans, affirme :
« Moi, je sais déjà comment réagir si un garçon me trompe. J’ai vu dans la série, on ne doit pas pardonner. »
Pour le CDE, cette imitation inconsciente de la fiction par les enfants est un signal d’alarme.
« C’est un phénomène sous-estimé. Nous appelons les parents à surveiller les contenus que leurs enfants consomment, mais surtout à en discuter avec eux. Les enfants ont besoin d’un filtre, pas d’une liberté totale devant l’écran. »
Un appel à l’éducation médiatique
Ces telenovelas, souvent perçues comme inoffensives, deviennent des références de vie pour certains enfants. Cela appelle à une action collective.
Les familles, les éducateurs et les médias sont invités à encourager des jeux créatifs, des discussions ouvertes et à promouvoir des contenus adaptés à l’âge des enfants.
Les écrans peuvent éduquer..mais parfois à l’envers
Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
Chaque 20 décembre, le monde célèbre la Journée internationale de la solidarité humaine, une occasion de rappeler que la solidarité n’est pas seulement une valeur morale, mais un levier essentiel pour construire des sociétés plus justes, inclusives et durables.À Bukavu, comme dans de nombreuses villes […]
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Chaque 20 décembre, le monde célèbre la Journée internationale de la solidarité humaine, une occasion de rappeler que la solidarité n’est pas seulement une valeur morale, mais un levier essentiel pour construire des sociétés plus justes, inclusives et durables.
À Bukavu, comme dans de nombreuses villes de la République démocratique du Congo, cette journée revêt une importance particulière, surtout lorsqu’il s’agit de la protection et de l’épanouissement des enfants et des jeunes.
La solidarité humaine : une responsabilité collective
La solidarité humaine signifie reconnaître que nous sommes tous interdépendants. Elle appelle à l’entraide, au partage et à la responsabilité collective face aux défis sociaux, économiques et humanitaires. Dans un contexte marqué par la pauvreté, l’insécurité, le chômage et les crises sanitaires, la solidarité devient un acte vital, en particulier pour les enfants et les jeunes, qui représentent l’avenir de notre société.
Les enfants et les jeunes au cœur de la solidarité
À Bukavu, de nombreux enfants et jeunes font face à des situations difficiles : accès limité à l’éducation, précarité, violences, exploitation ou encore manque d’opportunités. La solidarité humaine, portée par les familles, les organisations locales, les médias et les autorités, permet de créer des espaces de protection, d’écoute et d’espoir.
Soutenir un enfant scolarisé, encadrer un jeune en formation, sensibiliser contre les violences ou promouvoir la participation des jeunes dans la vie communautaire sont autant d’actes concrets de solidarité qui transforment des vies.
Témoignage de la société civile
Pour un acteur de la société civile œuvrant au Sud-Kivu pour la protection de l’enfance, la solidarité humaine n’est pas un simple concept, mais une pratique quotidienne :
« La solidarité humaine, c’est refuser de fermer les yeux face à la souffrance d’un enfant ou d’un jeune. Chaque fois qu’une communauté se mobilise pour protéger, éduquer ou accompagner un enfant, elle pose un acte fort pour l’avenir. À Bukavu, nous voyons chaque jour que lorsque les efforts se conjuguent, même les situations les plus difficiles peuvent changer. »
s’exprime Bashwira Stanislas
Ce témoignage illustre l’importance de l’engagement communautaire et du travail de terrain dans l’amélioration des conditions de vie des enfants et des jeunes.
Le rôle des médias engagés
Les médias en ligne qui œuvrent pour les enfants et les jeunes jouent un rôle fondamental dans la promotion de la solidarité humaine. En informant, en sensibilisant et en donnant la parole aux plus vulnérables, ils contribuent à éveiller les consciences et à encourager l’action collective. Ils deviennent ainsi des acteurs clés du changement social.
Un appel à l’action à Bukavu
En cette Journée internationale de la solidarité humaine, chacun de nous est appelé à agir, à son niveau. Que ce soit par un geste de partage, une initiative communautaire, un engagement associatif ou une simple attention envers un enfant ou un jeune en difficulté, chaque action compte.
Investir dans les enfants et les jeunes, c’est investir dans la paix, le développement et l’avenir de Bukavu et de toute la nation. La solidarité humaine commence ici, aujourd’hui, et avec chacun de nous.
Yseult Lwango,volontaire pour les enfants et les jeunes
Depuis un mois, la circulation est interrompue sur la Route Nationale numéro 2, à miti dans le territoire de kabare en province du sud kivu.Selon des sources locales, Cette coupure,plonge la cité de Miti et ses environs dans une grave crise humanitaire et socio-économique, dont […]
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Depuis un mois, la circulation est interrompue sur la Route Nationale numéro 2, à miti dans le territoire de kabare en province du sud kivu.
Selon des sources locales, Cette coupure,plonge la cité de Miti et ses environs dans une grave crise humanitaire et socio-économique, dont les enfants paient le plus lourd tribut.
Une économie paralysée, des familles à bout
Axe vital pour le transport des biens et des personnes, la RN2 permettait de relier Miti aux zones de ravitaillement. Depuis sa fermeture, l’économie locale est au point mort. Les commerces tournent au ralenti, certains restaurants ont fermé, et les motards ou chauffeurs autrefois moteurs de l’activité ont disparu du paysage.
Conséquence directe : les revenus familiaux chutent. De nombreux ménages peinent désormais à se nourrir correctement. Dans certains foyers, un seul repas par jour est devenu la norme.
Les enfants en première ligne
La crise touche de plein fouet les plus jeunes. Sous-alimentation, malnutrition, abandon scolaire : les signes d’alerte sont nombreux. Certains enfants quittent l’école, faute de frais, ou pour aider leurs parents à subvenir aux besoins du foyer.
« Quand il n’y a rien à manger à la maison, l’école devient secondaire »,
confie un père de famille de Miti.
Mais au-delà de la faim, les risques s’accumulent : travail des enfants, mendicité, exploitation. L’avenir de toute une génération est mis en péril par cette situation.
Un cri d’alarme des acteurs locaux
Les leaders communautaires et acteurs de la société civile tirent la sonnette d’alarme. Ils appellent à une réouverture urgente de la RN2, à la sécurisation de l’axe Miti–Bunyakiri, ainsi qu’à une assistance humanitaire ciblée pour les familles les plus affectées.
Sans réponse rapide, préviennent-ils, Miti risque de basculer dans une crise humanitaire majeure, avec des conséquences irréversibles sur les enfants.
Aujourd’hui, dans cette cité enclavée, c’est toute une jeunesse qui porte sur ses épaules le poids d’une route fermée… et d’un avenir suspendu.
Yseult Lwango, volontaire pour les enfants et les jeunes
À Miti, dans le territoire de Kabare, la prostitution fait régulièrement l’objet de discussions au sein de la communauté. Elle choque, interroge et divise.Pourtant, derrière les débats et les jugements, une réalité plus profonde demeure souvent occultée : en période de guerre et d’insécurité persistante, […]
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À Miti, dans le territoire de Kabare, la prostitution fait régulièrement l’objet de discussions au sein de la communauté. Elle choque, interroge et divise.
Pourtant, derrière les débats et les jugements, une réalité plus profonde demeure souvent occultée : en période de guerre et d’insécurité persistante, les enfants et les adolescents sont particulièrement exposés, non par choix, mais pour survivre.
Dans un contexte où les conflits armés fragilisent les familles, détruisent les moyens de subsistance et perturbent l’accès à l’éducation, la prostitution impliquant des mineurs devient avant tout un symptôme de la crise, et non une simple dérive individuelle.
Pourtant , selon la Convention relative aux droits de l’enfant (CDE) même en temps de conflit, l’enfant doit être protégé contre toutes les formes d’exploitation sexuelle (article 34) contre la violence et l’abandon (article 19), et bénéficier du droit à l’éducation (article 28).
Autrement dit, la guerre n’excuse pas la violation des droits de l’enfant. Au contraire, elle renforce l’obligation de protection. Lorsqu’un enfant se retrouve dans la prostitution, la CDE parle de victime d’un contexte défaillant, et non d’un comportement déviant.
« On parle beaucoup, mais personne ne voit la guerre derrière »
À Miti, certaines adolescentes témoignent sous anonymat d’une réalité directement liée à l’insécurité et à la pauvreté engendrées par les conflits.
« On parle beaucoup de nous au marché et dans les quartiers. Mais ce que les gens ne disent pas, c’est que la guerre a tout détruit. Mon père a fui, ma mère n’a plus de travail. J’ai fait ça pour manger. »
Adolescente, sous anonymat
Une autre évoque la rupture familiale provoquée par l’insécurité :
« Quand les combats ont commencé dans notre village, on s’est dispersés. Je me suis retrouvée seule ici. Sans école, sans aide. La survie est devenue plus importante que tout. »
A fait savoir une Jeune fille
Ces paroles rappellent que, dans un contexte de conflit, la prostitution des mineurs est souvent une stratégie de survie imposée, et non un choix libre.
Guerre, pauvreté et déscolarisation : un cercle dangereux
La guerre accentue la déscolarisation, le déplacement des populations et l’effondrement des solidarités traditionnelles. À Miti, comme dans d’autres zones affectées, ces facteurs combinés créent un terrain favorable à l’exploitation des enfants.
La CDE insiste pourtant sur la responsabilité de l’État et des communautés de renforcer les mécanismes de protection, surtout en période de crise, afin d’éviter que les enfants ne soient contraints de monnayer leur corps pour survivre.
La société civile appelle à dépasser le jugement
Pour un acteur de la société civile locale, il est urgent de changer de regard :
« On parle beaucoup de prostitution, mais très peu de la guerre et de ses conséquences sur les enfants. Tant que la survie primera sur la protection, les droits de l’enfant resteront théoriques. »
Selon lui, seule une approche basée sur les droits, la prévention et l’assistance sociale peut réduire durablement ce phénomène.
Protéger en temps de guerre : une urgence absolue
À Miti, évoquer la prostitution des mineurs sans tenir compte du contexte de guerre revient à simplifier une réalité complexe. Les enfants exposés ne sont pas seulement victimes de la pauvreté, mais aussi des conflits qui fragilisent tout leur environnement.
La Convention relative aux droits de l’enfant rappelle une exigence fondamentale : même en temps de guerre, l’enfance doit être protégée. À défaut, c’est toute une génération qui grandit dans la survie plutôt que dans l’espoir.
Yseult Lwango, volontaire pour les enfants et les jeunes