POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES
Au Sud-Kivu, il a actuellement des milliers d’enfants zéro dose, c’est-à-dire qui ne se sont jamais fait vacciner, et d’autres sous-vaccinés, c’est-à-dire qu’ils ont manqué plusieurs doses prévues dans le calendrier vaccinal. Cette situation qui met en danger la vie de ces enfants, a été […]
La mode ne se limite plus à une simple affaire de goût ou d’élégance : elle est devenue, pour de nombreux jeunes, un puissant outil d’affirmation de soi. À Bukavu, comme dans d’autres villes africaines, un phénomène se dessine avec force : des jeunes qui […]
Environ 40 journalistes, enfants journalistes du RJAE et enfants reporters de l’UNICEF, s’engagent à contribuer aux efforts visant l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC. Ils l’ont dit ce mercredi 30 août 2023, à l’issue d’une formation organisée à Bukavu au Sud-Kivu, par le Programme […]
Chaque année, des millions d’enfants sont protégés grâce aux vaccins contre des maladies graves comme la rougeole, la polio ou la coqueluche. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, vacciner un enfant reste un combat. Manque d’information, rumeurs, résistances culturelles : les obstacles sont nombreux […]
Dans l’objectif de renforcer les compétences des femmes entrepreneures de la ville de Bukavu en matière de leadership et de communication, des masterclass ont été organisées dans le cadre du Festival Binti Shujaa. Ces séances de formation se sont déroulées au Bukavu Comedy Club et […]
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Dans l’objectif de renforcer les compétences des femmes entrepreneures de la ville de Bukavu en matière de leadership et de communication, des masterclass ont été organisées dans le cadre du Festival Binti Shujaa.
Ces séances de formation se sont déroulées au Bukavu Comedy Club et au Mashujaa Art Center, réunissant plusieurs femmes entrepreneures venues renforcer leurs capacités.
Pendant deux jours, Stéphanie Chanwa et Joëlla Buhendwa ont partagé leurs expériences avec les participantes afin de les inspirer à améliorer leurs performances dans leurs différents secteurs d’activités.Les formations visaient à permettre aux femmes entrepreneures de mieux développer leurs compétences en leadership et en communication, afin de promouvoir efficacement leurs activités et de créer des opportunités économiques durables.

À cette occasion, Joëlla Buhendwa a présenté plusieurs stratégies permettant aux femmes de mieux valoriser leur travail et d’accroître la visibilité de leurs initiatives. Elle a également encouragé les participantes à demeurer courageuses et déterminées pour atteindre leurs objectifs.
Pour Irene Zihiruka, le manque d’information constitue l’un des principaux obstacles qui limitent les femmes entrepreneures et freinent leur ouverture vers le monde extérieur. Elle a ainsi appelé les participantes à mettre en pratique les connaissances acquises afin de favoriser leur épanouissement.
La masterclass s’est clôturée par la remise de brevets de formation à plus de vingt femmes, dans une ambiance festive marquée par la musique et les ovations du public en signe de satisfaction.
Les participantes ont exprimé leur satisfaction et se sont montrées déterminées à poursuivre leurs ambitions entrepreneuriales.
Cette initiative a également été saluée par Thomas Jenatsch, directeur de la coopération suisse, ainsi que par Constance de Planta, chargée des programmes et point focal Genre à la Direction du développement et de la coopération. Tous deux ont encouragé les femmes à faire preuve de créativité et à valoriser leurs talents pour répondre aux besoins du marché.

Il convient de signaler que le Festival Binti Shujaa se poursuit ce samedi et dimanche avec des spectacles prévus au Collège Alfajiri et à l’espace Bukavu Comedy Club, dans le but de promouvoir les talents féminins dans différents secteurs.
Par Loni Irenge Joël volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
La disparition tragique de Karine Buisset, membre du personnel de l’UNICEF, suscite une vive émotion au sein de la communauté humanitaire engagée contre les abus et exploitations sexuels en République démocratique du Congo. Survenue le mercredi 11 mars dans la ville de Goma, dans l’est […]
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La disparition tragique de Karine Buisset, membre du personnel de l’UNICEF, suscite une vive émotion au sein de la communauté humanitaire engagée contre les abus et exploitations sexuels en République démocratique du Congo.
Survenue le mercredi 11 mars dans la ville de Goma, dans l’est du pays, sa mort met en lumière les risques auxquels sont confrontés les travailleurs humanitaires qui œuvrent auprès des populations vulnérables, en particulier les enfants.
Selon un communiqué officiel de l’UNICEF, Karine Buisset aurait été tuée lors d’une attaque attribuée à des frappes de drones ayant touché un bâtiment abritant des humanitaires dans la ville de Goma.
L’organisation s’est dite profondément bouleversée et indignée par cette perte. Elle a rendu hommage à une humanitaire engagée, qui consacrait son travail à soutenir les enfants et les familles affectés par les conflits et les crises.
L’UNICEF rappelle que ce drame constitue un douloureux rappel de la nécessité de protéger ceux qui interviennent courageusement pour venir en aide aux populations en détresse.
Karine Buisset participait à des programmes destinés à soutenir les communautés touchées par l’insécurité dans l’est de la République démocratique du Congo, dans la lutte contre les abus sexuels avec une attention particulière portée à la protection de l’enfance. Son travail contribuait notamment à la mise en œuvre d’initiatives visant à améliorer les conditions de vie des enfants, faciliter leur accès à l’éducation et aux services essentiels, ainsi qu’à renforcer leur protection dans des zones marquées par la violence.
Dans sa déclaration, l’UNICEF a rappelé que sa mission repose sur un principe fondamental : protéger les enfants partout, y compris dans les contextes les plus dangereux. La mort de Karine Buisset souligne tragiquement à la fois la vulnérabilité des enfants pris dans les conflits armés et les risques encourus par ceux qui s’engagent à leurs côtés.
Ce drame intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement fragile dans l’est de la RDC, où les violences armées continuent d’affecter la vie de millions de personnes. Les enfants figurent parmi les premières victimes de ces conflits, notamment à travers les déplacements forcés, la déscolarisation et l’exposition à différentes formes de violences.
Dans ce contexte, les organisations humanitaires jouent un rôle crucial pour assurer la protection et l’accompagnement des enfants. Toutefois, la dégradation de la situation sécuritaire expose également les travailleurs humanitaires à des risques importants. Leur présence sur le terrain, au plus près des communautés affectées, les conduit souvent à intervenir dans des zones où les conditions de sécurité demeurent précaires.
La disparition de Karine Buisset rappelle ainsi l’importance de renforcer les mécanismes de protection des acteurs humanitaires intervenant dans les zones de conflit. Au-delà de leur propre sécurité, il s’agit aussi de garantir la continuité de l’aide essentielle apportée aux enfants les plus vulnérables. Chaque jour, ces femmes et ces hommes s’engagent pour sauver des vies et défendre les droits fondamentaux des enfants, parfois au péril de leur propre sécurité.
Pour de nombreux observateurs, cette tragédie souligne également l’urgence de faire respecter le droit international humanitaire et de garantir la protection des civils ainsi que du personnel humanitaire dans les zones touchées par les conflits armés.
Alors que des millions d’enfants continuent de subir les conséquences de la violence dans l’est de la RDC, les organisations engagées dans la protection de l’enfance rappellent que leur mission demeure essentielle. Malgré les défis sécuritaires, elles poursuivent leurs efforts pour offrir aux enfants un environnement plus sûr et préserver leurs droits fondamentaux.
Pour des médias engagés dans la promotion des droits de l’enfant comme Watoto News, la disparition d’une humanitaire dédiée à cette cause constitue un rappel poignant de l’importance du travail accompli chaque jour par ceux qui s’engagent à défendre les enfants dans les contextes les plus difficiles.
Yseult Lwango Volontaire pour les enfants et les jeunes
Les élèves de l’Institut Sebele, groupement des Babùngwe sud ,secteur de Ng’angya, territoire de Fizi (Sud-kivu) se retrouvent aujourd’hui parmi les premières victimes d’un acte de vandalisme survenu à la veille du vendredi 13 mars 2026. Des individus non identifiés ont fait irruption dans les […]
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Les élèves de l’Institut Sebele, groupement des Babùngwe sud ,secteur de Ng’angya, territoire de Fizi (Sud-kivu) se retrouvent aujourd’hui parmi les premières victimes d’un acte de vandalisme survenu à la veille du vendredi 13 mars 2026.
Des individus non identifiés ont fait irruption dans les locaux de l’établissement, causant d’importants dégâts matériels et emportant plusieurs équipements destinés à l’apprentissage.
Selon les informations communiquées par le chef d’établissement, King Mcinde’wa Faustin, les malfaiteurs ont forcé l’accès au bureau de l’institut en brisant deux portes d’entrée, notamment celles du salon et de la chambre servant de bureau. Une fois à l’intérieur, ils ont saccagé les lieux avant d’emporter plusieurs biens appartenant à l’école.
Parmi les objets volés figurent des livres, des chaises ainsi que du matériel didactique utilisé par les enseignants pour dispenser les cours.Même certaines babouches appartenant aux élèves n’ont pas été épargnées. Ce vol risque d’affecter directement les conditions d’apprentissage des apprenants.
La direction de l’établissement a exprimé sa profonde indignation face à ces actes qu’elle considère comme une atteinte grave au droit à l’éducation des élèves.
Elle a également manifesté son soutien aux enseignants, aux élèves et à l’ensemble du personnel touchés par cet incident.
Le chef d’établissement appelle les auteurs de ce cambriolage à se présenter devant les autorités compétentes et à restituer les biens emportés.Par ailleurs, des démarches sont déjà engagées avec les services de sécurité afin d’identifier les responsables et de les traduire en justice.
Face à cette situation, la direction exhorte également les services de sécurité à renforcer la surveillance nocturne des infrastructures scolaires afin de protéger les établissements d’enseignement et garantir un environnement propice à l’éducation des élèves.
Malgré cet acte regrettable, l’Institut Sebele affirme sa détermination à poursuivre sa mission éducative et à prendre toutes les dispositions nécessaires pour que les élèves puissent continuer leur apprentissage dans de meilleures conditions.
Famure Faraja volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
À Beni, au Nord-Kivu, des jeunes se mobilisent pour dénoncer et prévenir le phénomène des « points sexuellement acquis » en milieu scolaire. La question a été au centre d’une production de l’émission « Le Potentiel des Apprenants en Milieu Éducatif ».Emission tenue à l’Institut […]
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À Beni, au Nord-Kivu, des jeunes se mobilisent pour dénoncer et prévenir le phénomène des « points sexuellement acquis » en milieu scolaire. La question a été au centre d’une production de l’émission « Le Potentiel des Apprenants en Milieu Éducatif ».
Emission tenue à l’Institut Kasanga, situé dans le quartier Kasanga, commune de Bungulu.
Cette activité éducative a réuni plusieurs participants, notamment des élèves et des enseignants, autour d’un débat visant à comprendre les causes de cette forme d’exploitation sexuelle et à identifier des pistes de solutions pour la décourager dans les établissements scolaires.
Des jeunes témoignent et analysent le phénomène
Au cours des échanges, plusieurs apprenants ont reconnu que ce phénomène existe dans certaines écoles, particulièrement après les évaluations scolaires. Certains élèves ont même affirmé avoir été témoins de cas où des faveurs sexuelles seraient proposées ou exigées en échange de bonnes notes.
Les participants ont évoqué différentes causes possibles. Pour certains élèves, il arrive que des jeunes filles qui ne prennent pas leurs études au sérieux tentent de séduire les enseignants après un échec, en proposant des relations sexuelles ou d’autres moyens illicites afin d’améliorer leurs résultats.
D’autres intervenants ont toutefois insisté sur le fait que la responsabilité de toute exploitation sexuelle ou de tout harcèlement en milieu scolaire incombe avant tout à l’adulte, en particulier à l’enseignant. Selon eux, une élève, souvent mineure, ne peut en aucun cas être tenue responsable d’un tel acte.
Certains apprenants ont également dénoncé des comportements d’enseignants mal intentionnés qui compliqueraient volontairement leurs évaluations pour provoquer l’échec des élèves et les pousser à solliciter leur intervention afin d’obtenir de meilleurs résultats.
La familiarité excessive entre enseignants et élèves, ainsi que la pression exercée par certains parents sur leurs enfants en cas d’échec scolaire, ont également été mentionnées comme des facteurs pouvant favoriser ce phénomène.
Les participants ont unanimement condamné cette pratique, soulignant qu’elle comporte de nombreuses conséquences néfastes.
Pour les jeunes filles, les risques évoqués incluent la perte de concentration à l’école, la négligence des études, les grossesses précoces non désirées pouvant conduire à l’abandon scolaire, l’exposition aux maladies sexuellement transmissibles, ainsi que les dangers liés aux avortements clandestins.
Du côté des enseignants impliqués, les intervenants ont rappelé que de tels actes peuvent entraîner la perte de crédibilité et de respect au sein de la communauté éducative, mais aussi des sanctions disciplinaires allant jusqu’à la révocation et des poursuites judiciaires pour violences sexuelles sur mineures.
Des pistes de solutions proposées par les élèves
Pour lutter contre ce phénomène, les participants ont formulé plusieurs recommandations à l’attention des différents acteurs du système éducatif.
Les élèves, en particulier les jeunes filles, ont été encouragés à se concentrer sur leurs études, à limiter l’usage du téléphone, à adopter une tenue décente et à dénoncer toute tentative de harcèlement sexuel.
Les enseignants, de leur côté, sont appelés à assumer pleinement leur rôle de modèles pour les apprenants et à s’abstenir de tout comportement inapproprié.
Les autorités scolaires ont été invitées à renforcer la supervision et la rigueur dans le suivi du personnel enseignant.
Enfin, les organisations de la société civile et les ONG ont été encouragées à intensifier les campagnes de sensibilisation dans les écoles afin d’informer les élèves sur les dangers liés à l’exploitation sexuelle en milieu scolaire.
À travers cette initiative, les jeunes participants ont démontré leur volonté de contribuer à un environnement scolaire plus sain, où la réussite repose sur le mérite et le travail, et non sur des pratiques illicites.
Gabriel CUBAKA volontaire pour les enfants et les jeunes avec ( Le potentiel des apprenants)
Une conférence sur la dégradation de la qualité de l’environnement a réunie plusieurs jeunes filles aux enjeux de la protection de la nature et de la gestion des déchets mercredi 12 mars. Organisée par l’Université Catholique de Bukavu (UCB), cette rencontre a notamment mis en […]
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Une conférence sur la dégradation de la qualité de l’environnement a réunie plusieurs jeunes filles aux enjeux de la protection de la nature et de la gestion des déchets mercredi 12 mars.
Organisée par l’Université Catholique de Bukavu (UCB), cette rencontre a notamment mis en lumière le rôle et la responsabilité des jeunes filles dans la préservation de l’environnement.
Parmi les participantes, Ansima Rosalie, élève en 4e commerciale et gestion au lycée Wima, affirme avoir pris conscience des conséquences de la mauvaise gestion des déchets sur la santé et l’environnement.
« J’ai personnellement appris les problèmes qui se trouvent dans la ville de Bukavu à cause des déchets que nous laissons traîner par-ci par-là et qui finissent dans le lac. Ces déchets sont consommés par les poissons que nous consommons ensuite à notre tour, ce qui finit par nous créer des maladies »,
explique-t-elle.
Désormais sensibilisée, la jeune élève s’engage à adopter de nouveaux comportements pour lutter contre la pollution, notamment en veillant à une meilleure gestion des déchets.
« J’avoue que je faisais partie de ceux qui jetaient les déchets n’importe où, mais à partir d’aujourd’hui, je sais déjà que je ne dois plus laisser les saletés n’importe où. Même à la maison, je dois séparer les déchets, et en classe également »,
ajoute-t-elle.
Cette conférence a également suscité l’engagement d’autres participantes, à l’instar de Nsuli Benite, élève au lycée Wima, qui se dit déterminée à contribuer à la protection de l’environnement.
« Mon engagement, je sais d’avance qu’il ne sera pas vain, mais je compte l’orienter dans la protection de la nature en évitant de jeter les déchets partout comme nous en avions l’habitude »,
affirme-t-elle.

Pour le professeur docteur Fabrice Muvundja Amisi, enseignant à l’UCB, cette sensibilisation des jeunes filles est stratégique, car la femme occupe une place centrale dans l’éducation au sein de la société.
« Il est important que ces jeunes filles soient sensibilisées dès le départ, à l’âge où elles ont encore la capacité de retenir et de décider de ne pas prendre la mauvaise voie. Parce que ce sont elles les mamans de demain. Ce sont ces jeunes qui vont éduquer les enfants et les Congolais de demain. Donc, si elles sont éduquées dès aujourd’hui à protéger l’environnement, nous serons rassurés que les générations futures pourront également en bénéficier »,
explique-t-il.
Cette activité s’inscrit dans le cadre du Mois vert, à travers la campagne « Bukavu ville verte », une initiative portée par l’Université Catholique de Bukavu avec l’appui de la coopération suisse à Bukavu.
Emmanuella Bahindwa volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
La zone de santé de Kimbi-Lulenge, située dans le secteur de Ngandja en territoire de Fizi, fait actuellement face à une épidémie préoccupante de Rougeole qui touche principalement les enfants. Dans plusieurs villages de cette région, les structures sanitaires signalent une hausse rapide des cas, […]
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La zone de santé de Kimbi-Lulenge, située dans le secteur de Ngandja en territoire de Fizi, fait actuellement face à une épidémie préoccupante de Rougeole qui touche principalement les enfants. Dans plusieurs villages de cette région, les structures sanitaires signalent une hausse rapide des cas, alors que le manque de vaccins complique la riposte.
Selon des informations recueillies localement, des cas sévères ont notamment été signalés sur l’axe Kimbi – Balala Nyange, où plusieurs familles sont déjà affectées. Cette situation suscite une vive inquiétude au sein de la population, les enfants étant les plus exposés à cette maladie hautement contagieuse.
Kashindi Daudi Asumani, président de la Société civile des Compatriotes Congolais (SOCICO-RDC) dans le secteur de Ngandja, tire la sonnette d’alarme et appelle à une mobilisation urgente des autorités et des partenaires humanitaires. Selon lui, la propagation de la maladie prend de l’ampleur et nécessite une intervention rapide afin d’éviter d’autres pertes en vies humaines.
D’après les données rapportées par des acteurs sanitaires locaux ce mercredi 11 mars 2026, plus de 200 cas de rougeole auraient déjà été enregistrés dans cette zone de santé. Dans le village de Misésé, une vingtaine d’enfants auraient malheureusement perdu la vie, notamment en raison du manque de vaccination et de la prise en charge tardive dans certaines structures de santé.
Face à cette situation, les responsables communautaires encouragent les parents à conduire rapidement les enfants présentant des symptômes dans les centres de santé afin de bénéficier d’une prise en charge médicale appropriée.
La SOCICO-RDC appelle par ailleurs le gouvernement provincial du Sud-Kivu, le Ministère de la Santé de la RDC, ainsi que les organisations humanitaires, notamment Médecins Sans Frontières, à intervenir sans délai.
L’organisation plaide pour l’organisation urgente d’une campagne de vaccination et le renforcement de la sensibilisation communautaire, afin de limiter la propagation de la maladie dans cette zone.
Les acteurs de la société civile insistent également sur la nécessité de privilégier les soins médicaux modernes. Ils mettent en garde contre le recours aux traitements traditionnels qui pourraient retarder la prise en charge et aggraver l’état des enfants malades.
Dans cette zone enclavée du territoire de Fizi, les populations espèrent désormais une réaction rapide des autorités sanitaires et des partenaires humanitaires afin de stopper la progression de l’épidémie et sauver des vies.
Famure Faraja,volontaire pour les enfants et les jeunes .
L’Université Officielle de Bukavu, à travers le domaine de sciences et technologie, a organisé ce mercredi 11 mars 2026 une conférence où la communauté scientifique a échangé sur les causes et les pistes de solutions au sujet des glissements des terres et de la mauvaise […]
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L’Université Officielle de Bukavu, à travers le domaine de sciences et technologie, a organisé ce mercredi 11 mars 2026 une conférence où la communauté scientifique a échangé sur les causes et les pistes de solutions au sujet des glissements des terres et de la mauvaise gestion des déchets à Bukavu. Cette conférence s’inscrit dans le cadre du mois vert initié par le bureau de la coopération suisse en RDC.
Dans sa présentation, le Professeur Alphonse Balezi Zihalirwa, a montré comment la ville a perdu son couvert végétal au point que la construction des maisons a touché même les places publiques.
Il renseigne qu’avec des actions d’embellissement, de reboisement et lutte antiérosive, des enseignants et étudiants de l’UOB sont parvenus à restaurer quelques endroits de la ville.

Le Professeur CIkwanine Dieudonné, a démontré que la gestion de déchets demeure un défi à Bukavu suite au manque de dépotoirs publics et d’une politique en matière de gestion des déchets mais aussi l’absence d’un plan d’aménagement qui tient compte de l’évolution de la population et une faible implication des autorités. Il révèle que les ménages seuls produisent 487 tonnes de déchets par jour soit 1,95 kilogramme par ménage et par jour ou encore près de 0,3 kilogramme en moyenne par personne le jour. Et seulement 17% de ménages sont abonnés aux associations de collecte
Par ailleurs, le professeur Alex Lina, propose la sensibilisation des ménages, le tri de déchet et l’investissement dans l’assainissement pour la gestion des déchets.
« La survie de la population dépend aussi de la gestion des déchets. Je demande à la population de Bukavu de s’abonner aux associations de collecte des déchets et exiger aux autorités un dépotoir public efficace et adapté »,
a-t-il déclaré.
Pour leur part, les docteurs Guy Ilombe Mawe et Toussaint Mugaruka, ont révélé que la ville de Bukavu compte 83 ravins (grand trou ou un creux profond creusé dans le sol par l’eau de pluie ou l’érosion), plus de 350 dépotoirs pirates et qui augmentent aussi la pression des glissements des terres.

A signaler que le secrétaire général académique de l’UOB, Professeur MUNENGE MUDAGE Florent, représentant le Recteur empêché, a rassuré de l’engagement de son institution à promouvoir les approches innovantes pour la protection de l’environnement.
Le Directeur coopération suisse en RDC, Thomas Jenastch, a rappelé que le mois vert vise à réunir toutes les énergies positives des citoyens pour protéger l’environnement
La rédaction
À Kamanyola, les membres du groupe de soutien de la Dynamique Femmes, Jeunes et Enfants (DFJE) ont organisé un forum communautaire autour du thème : « Accès égal aux ressources pour les femmes et les jeunes», mardi 10 mars 2026, les membres du groupe de […]
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À Kamanyola, les membres du groupe de soutien de la Dynamique Femmes, Jeunes et Enfants (DFJE) ont organisé un forum communautaire autour du thème : « Accès égal aux ressources pour les femmes et les jeunes», mardi 10 mars 2026, les membres du groupe de soutien de la DFJE/Kamanyola se sont réunis afin d’échanger sur les différents défis auxquels sont confrontés les femmes et les jeunes, notamment en ce qui concerne l’accès à l’héritage et aux autres ressources familiales et communautaires.
Au total, 15 participants, composés de femmes, d’hommes et de jeunes, ont pris part à cette activité. Les échanges ont permis de mettre en lumière plusieurs obstacles d’ordre culturel, social et économique qui limitent encore la participation et l’accès équitable des femmes et des jeunes aux biens familiaux. Au cours de cette rencontre, les participants ont également formulé plusieurs recommandations, notamment la sensibilisation des communautés sur les droits des femmes et des jeunes, ainsi que l’implication des leaders communautaires dans la promotion de l’égalité d’accès aux ressources.
Les organisateurs ont souligné que ces forums communautaires constituent un cadre important de dialogue et de prise de conscience collective afin de promouvoir la justice sociale, la cohésion communautaire et le développement local à Kamanyola.
Cette activité s’inscrit dans le cadre de son projet visant à promouvoir la participation effective des femmes et des jeunes à la gouvernance locale, afin d’améliorer la redevabilité des autorités et la prise en compte des besoins prioritaires des populations financé par la Coopération Suisse DDC
Imani Classic volontaire pour les Jeunes et les Enfants à Kamanyola
Dans le cadre du mois vert , l’université Évangélique en Afrique(UEA) s’engage à protéger l’environnement.Elle a décidé de mettre plus de 6000 arbres à terres au seins de ses espaces vides. La rectrice de l’UEA, la professeure Ngongo Kilongo Fatuma, qui a lancé solennellement cette […]
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Dans le cadre du mois vert , l’université Évangélique en Afrique(UEA) s’engage à protéger l’environnement.
Elle a décidé de mettre plus de 6000 arbres à terres au seins de ses espaces vides.
La rectrice de l’UEA, la professeure Ngongo Kilongo Fatuma, qui a lancé solennellement cette initiative, a rappelé que l’arbre constitue un atout majeur pour la santé humaine et pour l’équilibre de l’environnement, avant de mettre en terre les premières plantules. Elle a souligné que cette action inscrit l’université dans la dynamique de restauration écologique à Bukavu.

En prélude à la plantation, les étudiants ont participé à une conférence sur l’importance de l’arbre. Le doyen de la faculté d’agronomie, le professeur Serge Ndjadi, a expliqué que l’arbre n’est pas un simple ornement, mais un régulateur stratégique influençant la température, l’eau et le carbone. Grâce à la photosynthèse, il contribue à réduire le dioxyde de carbone, un gaz à effet de serre nocif pour la santé humaine. Le professeur Ndjadi a encouragé les étudiants à devenir des acteurs clés de la protection de l’environnement.
Pour rappel, le mois vert est une initiative de la coopération suisse visant à sensibiliser la population de Bukavu ainsi que les autorités locales aux enjeux environnementaux, et à promouvoir des pratiques durables, notamment dans la gestion des déchets.
Rédaction
Dans le cadre des activités du Mois vert, les élèves du Lycée Wima ont pris part, jeudi 12 mars 2026, à une conférence-débat organisée par l’Université Catholique de Bukavu autour du thème : « La dégradation de la qualité de l’environnement de Bukavu : que […]
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Dans le cadre des activités du Mois vert, les élèves du Lycée Wima ont pris part, jeudi 12 mars 2026, à une conférence-débat organisée par l’Université Catholique de Bukavu autour du thème : « La dégradation de la qualité de l’environnement de Bukavu : que pouvons-nous faire ? ».
Cette rencontre avait pour objectif de sensibiliser les jeunes à leur rôle dans la préservation de l’environnement et dans l’amélioration du cadre de vie de la ville de Bukavu.
Au cours de cette activité, le représentant du coordinateur des écoles conventionnées catholiques, Abbé Fabrice Mukata, est revenu sur l’histoire de la création de la ville et sur les différentes étapes ayant conduit à la dégradation progressive de son environnement. Il a également rappelé l’engagement de l’Église catholique dans les initiatives visant à protéger la nature et à promouvoir un environnement sain.

Prenant la parole devant les élèves, le directeur de la Coopération suisse en RDC a expliqué les objectifs de la campagne du Mois vert. À travers son intervention, il a notamment attiré l’attention des participantes sur les conséquences de la mauvaise gestion des déchets, en particulier sur le Lac Kivu, et sur les risques que cette situation représente pour la population. Parmi les solutions évoquées, il a encouragé les élèves à adopter le tri des déchets dans leurs milieux de vie.
De son côté, Aimé Heri Kazi, vice-recteur de l’Université Catholique de Bukavu chargé des affaires académiques, a invité les jeunes filles à devenir de véritables modèles au sein de la communauté. Il les a exhortées à s’engager activement dans la protection de l’environnement afin de contribuer au changement de comportement au sein de la société.
Dans son exposé, Fabrice Muvundja Amisi a présenté une analyse de la cartographie de la ville de Bukavu, soulignant que la forte croissance démographique constitue l’un des facteurs qui accentuent les problèmes environnementaux. Il a également mis en évidence plusieurs causes de la dégradation de l’environnement, notamment la destruction du paysage, la pollution solide et liquide, les érosions, les glissements de terrain, les inondations, les incendies ainsi que les constructions anarchiques. Le professeur a encouragé les élèves à adopter des comportements responsables, notamment en évitant de jeter les déchets dans des endroits inappropriés.

Pour sa part, Bashagaluke Bigabwa Janvier a abordé la question de l’économie circulaire des déchets dans la ville de Bukavu. Il a expliqué que la gestion durable des déchets passe notamment par leur prévention, leur réutilisation ou encore leur transformation, en fonction de leur nature, qu’ils soient dangereux ou non.
À l’issue de cette conférence, l’Université Catholique de Bukavu a remis 36 poubelles au Lycée Wima afin de permettre aux élèves de mieux organiser la gestion des déchets dans les différentes salles de classe. Ce geste a été salué par les responsables de l’établissement ainsi que par les élèves, qui y voient un soutien concret aux efforts de sensibilisation.

Il convient de rappeler que le Mois vert est une campagne menée sous le thème « Bukavu ville verte », initiée et soutenue par la Coopération suisse en RDC. Cette initiative vise notamment à encourager les actions de sensibilisation et de reboisement afin de contribuer à la protection de l’environnement et à l’amélioration du cadre de vie dans la ville de Bukavu.
Emmanuella Bahindwa, volontaire pour les enfants et les jeunes