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Une conférence sur la dégradation de la qualité de l’environnement a réunie plusieurs jeunes filles aux enjeux de la protection de la nature et de la gestion des déchets mercredi 12 mars.

Organisée par l’Université Catholique de Bukavu (UCB), cette rencontre a notamment mis en lumière le rôle et la responsabilité des jeunes filles dans la préservation de l’environnement.
Parmi les participantes, Ansima Rosalie, élève en 4e commerciale et gestion au lycée Wima, affirme avoir pris conscience des conséquences de la mauvaise gestion des déchets sur la santé et l’environnement.

« J’ai personnellement appris les problèmes qui se trouvent dans la ville de Bukavu à cause des déchets que nous laissons traîner par-ci par-là et qui finissent dans le lac. Ces déchets sont consommés par les poissons que nous consommons ensuite à notre tour, ce qui finit par nous créer des maladies »,

explique-t-elle.

Désormais sensibilisée, la jeune élève s’engage à adopter de nouveaux comportements pour lutter contre la pollution, notamment en veillant à une meilleure gestion des déchets.

« J’avoue que je faisais partie de ceux qui jetaient les déchets n’importe où, mais à partir d’aujourd’hui, je sais déjà que je ne dois plus laisser les saletés n’importe où. Même à la maison, je dois séparer les déchets, et en classe également »,

ajoute-t-elle.

Cette conférence a également suscité l’engagement d’autres participantes, à l’instar de Nsuli Benite, élève au lycée Wima, qui se dit déterminée à contribuer à la protection de l’environnement.

« Mon engagement, je sais d’avance qu’il ne sera pas vain, mais je compte l’orienter dans la protection de la nature en évitant de jeter les déchets partout comme nous en avions l’habitude »,

affirme-t-elle.

Pour le professeur docteur Fabrice Muvundja Amisi, enseignant à l’UCB, cette sensibilisation des jeunes filles est stratégique, car la femme occupe une place centrale dans l’éducation au sein de la société.

« Il est important que ces jeunes filles soient sensibilisées dès le départ, à l’âge où elles ont encore la capacité de retenir et de décider de ne pas prendre la mauvaise voie. Parce que ce sont elles les mamans de demain. Ce sont ces jeunes qui vont éduquer les enfants et les Congolais de demain. Donc, si elles sont éduquées dès aujourd’hui à protéger l’environnement, nous serons rassurés que les générations futures pourront également en bénéficier »,

explique-t-il.

Cette activité s’inscrit dans le cadre du Mois vert, à travers la campagne « Bukavu ville verte », une initiative portée par l’Université Catholique de Bukavu avec l’appui de la coopération suisse à Bukavu.

Emmanuella Bahindwa volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News

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