POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES
Au Sud-Kivu, il a actuellement des milliers d’enfants zéro dose, c’est-à-dire qui ne se sont jamais fait vacciner, et d’autres sous-vaccinés, c’est-à-dire qu’ils ont manqué plusieurs doses prévues dans le calendrier vaccinal. Cette situation qui met en danger la vie de ces enfants, a été […]
La mode ne se limite plus à une simple affaire de goût ou d’élégance : elle est devenue, pour de nombreux jeunes, un puissant outil d’affirmation de soi. À Bukavu, comme dans d’autres villes africaines, un phénomène se dessine avec force : des jeunes qui […]
Environ 40 journalistes, enfants journalistes du RJAE et enfants reporters de l’UNICEF, s’engagent à contribuer aux efforts visant l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC. Ils l’ont dit ce mercredi 30 août 2023, à l’issue d’une formation organisée à Bukavu au Sud-Kivu, par le Programme […]
Chaque année, des millions d’enfants sont protégés grâce aux vaccins contre des maladies graves comme la rougeole, la polio ou la coqueluche. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, vacciner un enfant reste un combat. Manque d’information, rumeurs, résistances culturelles : les obstacles sont nombreux […]
À Kabare, dans plusieurs groupements et villages, l’hygiène des enfants est devenue une préoccupation secondaire dans certains foyers, surtout pour les garçons. Des enfants passent plusieurs jours sans se laver, vêtus de tenues rarement lavées, exposés quotidiennement à la poussière, aux mouches et aux agents […]
ACTUALITÉS
À Kabare, dans plusieurs groupements et villages, l’hygiène des enfants est devenue une préoccupation secondaire dans certains foyers, surtout pour les garçons. Des enfants passent plusieurs jours sans se laver, vêtus de tenues rarement lavées, exposés quotidiennement à la poussière, aux mouches et aux agents pathogènes.
Pourtant, cette situation se déroule sous le regard résigné ou détaché de nombreux parents, malgré les efforts de sensibilisation menés par des relais communautaires et structures sanitaires locales.
«Je me lave une seule fois la semaine… ou même pas», raconte Camunani Mbone, 11 ans, rencontré à Cirhagabwa, village de Kashusha.
Cette banalisation de la négligence hygiénique exposent l’enfant à être rejeter par les autres. Une situation qui devrait interpeller les parents.
Rejetés parce qu’ils sont sales : quand l’hygiène chasse les enfants de l’école
Assis derrière un commerce de fortune à Miti-centre, un garçon à la voix basse observe les passants sans les regarder vraiment. Il s’appelle Fiston Kambale, 12 ans. Il ne va plus à l’école depuis bientôt quatre mois.
« Mes habits sentaient. J’avais pas de savon, ni d’eau propre à la maison. Les autres riaient de moi. Une fille a crié que je sens l’odeur de la saleté. Depuis ce jour-là, j’ai arrêté d’aller à l’école. Je préfère rester ici, vendre des biscuits pour notre voisin.»
Son histoire n’est pas isolée. De nombreux enfants dans les milieux ruraux, lorsqu’ils ne sont pas encadrés à la maison, deviennent la cible de moqueries, voire d’exclusion dans les cours d’école, en raison de leur apparence ou de leur odeur.
Madame Bahati Cimalamungo, enseignante depuis plus de 10 ans, témoigne : « Parfois, nous avons en classe des enfants tellement négligés que les autres ne veulent pas s’asseoir près d’eux. Ils sentent mauvais, leurs vêtements sont en lambeaux. Ça affecte leur concentration, leur estime de soi. Et certains finissent par abandonner. »
Elle poursuit : « Ce n’est pas la pauvreté qui est le plus grand problème, c’est le manque d’implication des parents. Même sans moyens, on peut au moins laver un enfant avec de l’eau du robinet. »
Un autre parent rencontré à Miti-centre, sous anonymat, confie : « Oui, parfois nous manquons de moyens, mais souvent c’est aussi un manque de suivi. Je reconnais que je n’ai pas toujours fait attention à la propreté de mes enfants, surtout mon fils. C’est vrai que les filles reçoivent plus de soins, mais il faut changer cela, car les garçons aussi tombent malades à cause de la saleté.»
Sensibilisations : Lutter pour prévenir le choléra et la mpox
Face à cette situation préoccupante, les autorités sanitaires et les relais communautaires multiplient les actions de sensibilisation dans les écoles, marchés et lieux publics. Des campagnes d’information régulières sont organisées pour rappeler l’importance du lavage des mains, de l’utilisation de l’eau potable, et du respect des règles d’hygiène corporelle.
Certes des actions orientées pour la lutte contre la Mpox et le choléra mais par ricochet des cadres de rappel pour les enfants et les parents que l’hygiène corporel et le lavage des mains sont des actes à poser au quotidien pour éviter certes la contamination mais surtout rester propre.
Mapendano Badosa Joseph, infirmier titulaire au Centre de Santé de Mulungu-Miti, explique : « Nous faisons régulièrement des séances de sensibilisation auprès des parents, enseignants et enfants. Mais certains parents restent réticents ou négligents, ce qui compromet les efforts. L’hygiène est un rempart essentiel contre ces maladies.»
Ce que dit la loi
Cette négligence parentale est en contradiction avec plusieurs textes de loi en RDC :
Loi n°09/001 du 10 janvier 2009 portant protection de l’enfant
Article 47 : « Tout enfant a droit aux soins de santé appropriés, à une alimentation suffisante, à un logement décent, à l’eau potable, à l’hygiène corporelle, à la protection contre les maladies et à un environnement salubre. »
Article 48 de la même loi stipule : « Les parents ou toute autre personne ayant la garde de l’enfant sont tenus d’assurer, selon leurs moyens, les conditions de vie propres à garantir le développement physique, mental, moral et social de l’enfant. »
La Convention relative aux droits de l’enfant (CDE), ratifiée par la RDC, souligne également :
Article 24 : « Les États parties reconnaissent le droit de l’enfant de jouir du meilleur état de santé possible… Ils s’efforcent d’assurer que les parents soient informés de l’hygiène et de l’assainissement de l’environnement. »
Article 27 de la CDE ajoute l : « Les parents ont la responsabilité première d’assurer, dans la mesure de leurs possibilités, les conditions de vie nécessaires au développement de l’enfant. »
« Chaque parent peut agir », recommandations des écoles
Pour contrer ce phénomène, certaines écoles s’impliquent davantage. Le directeur de l’école primaire Bukunda, en groupement de Miti, lance un appel clair aux familles :
« L’éducation à l’hygiène commence à la maison. Nous faisons notre part ici à l’école, mais si l’enfant vient déjà négligé, c’est qu’il y a un manquement au foyer. Nous recommandons aux parents de prévoir au moins un jour par semaine pour laver les habits des enfants, couper leurs ongles, vérifier les cheveux. Même avec peu, on peut faire beaucoup. »
Une négligence évitable, un avenir en danger
À Kabare, la saleté des enfants n’est pas une fatalité, mais bien le reflet d’un désengagement parental croissant face à des responsabilités essentielles. Loin d’être une question uniquement liée à la pauvreté, l’hygiène des enfants révèle un malaise plus profond : celui d’une société qui, parfois, banalise l’abandon silencieux de ses plus jeunes.
Les témoignages recueillis, qu’ils viennent d’enfants, d’enseignants, de parents ou de professionnels de santé, montrent tous la même chose : le manque d’attention à l’hygiène compromet gravement la santé, la dignité et la scolarité des enfants. Cette situation enfreint non seulement la loi congolaise mais aussi les principes fondamentaux de la protection de l’enfance.
Pourtant, des exemples d’écoles locales montrent qu’un changement est possible. À l’école Mère Hadewich de Miti, une école sous la gestion des sœurs de la résurrection, la propreté est un pilier éducatif. Les enseignants y insistent chaque matin sur l’importance du soin corporel : cheveux bien coiffés, mains propres, tenues lavées. Une vérification est même faite chaque semaine. Les résultats se font sentir : meilleure estime de soi, participation accrue en classe, et réduction des cas d’abandon.
Tant que certains parents continueront à négliger ces gestes simples du quotidien, les enfants de Kabare continueront de payer un lourd tribut : maladies, stigmatisation, abandon scolaire, perte de confiance. Pourtant, avec peu de moyens mais un peu plus de conscience, chaque parent peut inverser cette tendance.
Les relais communautaires, les enseignants, les chefs de villages, mais surtout les familles, doivent s’unir pour réhabiliter une valeur oubliée : la propreté comme acte d’amour et de protection. Car derrière chaque enfant négligé, c’est toute une communauté qui recule. Mais derrière chaque enfant propre et épanoui, il y a une famille qui avance.
Enquête réalisée dans plusieurs villages du territoire de Kabare, du 6 au 10 juin 2025.
Par Pascal Marhegane Ki-Moon, Volontaire pour les enfants et les jeunes au Sud-Kivu
Dans de nombreuses communautés, les enfants grandissent dans un environnement où on leur apprend à « se taire », à ne pas contester ni dénoncer. Cette culture du silence, héritée des traditions ou imposée par la peur des représailles, étouffe leur parole. Pourtant, s’exprimer est […]
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Dans de nombreuses communautés, les enfants grandissent dans un environnement où on leur apprend à « se taire », à ne pas contester ni dénoncer. Cette culture du silence, héritée des traditions ou imposée par la peur des représailles, étouffe leur parole. Pourtant, s’exprimer est un besoin fondamental dans leur développement, au même titre que la sécurité et l’amour. Lorsqu’ils sont réduits au silence, ils perdent confiance en eux et voient leurs aspirations s’effondrer.
Esther, 12 ans, élève à Bukavu, témoigne :
« Une fois, j’ai été punie à tort à l’école, mais je n’ai rien dit à la maison, parce qu’on dit qu’un enfant ne parle pas. »
Kevin, 10 ans, raconte :
« Quand mon oncle me frappait, je ne disais rien, car on m’a dit que si je parlais, il allait me chasser de la maison. »
Mme Chantal Bugende, mère de trois enfants, confie :
« Avant, je croyais qu’un bon enfant était celui qui se tait. Mais j’ai compris que cela détruisait mes enfants, surtout ma fille qui s’isolait. »
Ces récits montrent comment le silence est imposé, même face à l’injustice ou à la souffrance. Il freine l’épanouissement des enfants et étouffe leurs rêves.
Les effets du silence
Le silence imposé a des conséquences multiples :
Des recherches menée par Watoto News sur ce sujet établissent que sur le plan psychologique, on a peur, repli sur soi, timidité excessive, troubles anxieux ou dépressifs .
Sur le plan social : difficulté à se défendre, à dénoncer les violences, à s’affirmer.
Il favorise aussi la reproduction des violences : harcèlement, abus, maltraitance… car l’enfant ne parle pas.
Libérer la parole, préserver l’enfance
Daniella Furaha, psychologue pour enfants, explique :
« L’enfant qui ne peut pas s’exprimer développe une faible estime de soi. Il croit que sa voix ne compte pas. Cela peut avoir des conséquences jusqu’à l’âge adulte. »
Prof. Désiré Kalume, sociologue, ajoute :
« Dans nos communautés, le silence est vu comme une vertu. Pourtant, il freine la société. Les enfants ont besoin de parler pour grandir et être protégés. »
Des institutions comme l’UNICEF rappellent que le droit à la parole est essentiel : chaque enfant doit être écouté et respecté.
Briser la culture du silence
Pour permettre aux enfants d’exprimer leurs besoins et leurs rêves :
Favoriser le dialogue en famille, dès le plus jeune âge, sans peur ni jugement.
Créer des espaces d’écoute à l’école, comme les cercles de parole.
Encourager l’expression à travers les médias jeunesse et les clubs scolaires.
Former parents et enseignants à l’écoute bienveillante.
Impliquer les leaders communautaires et religieux dans la sensibilisation contre les tabous.
Rompre le silence, c’est offrir à chaque enfant la possibilité de s’exprimer, de se reconstruire et de contribuer pleinement à la société. Une voix entendue est un avenir protégé.
Louise Bibentyo, volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
À Bukavu, l’encadrement des jeunes par les académies de basketball prend de l’ampleur. Cette dynamique, malgré certains défis, est soutenue par des initiatives structurées et engagées. Des structures comme Caviar Basketball Academy jouent un rôle central dans l’épanouissement des enfants et des adolescents. Elles offrent […]
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À Bukavu, l’encadrement des jeunes par les académies de basketball prend de l’ampleur. Cette dynamique, malgré certains défis, est soutenue par des initiatives structurées et engagées.

Des structures comme Caviar Basketball Academy jouent un rôle central dans l’épanouissement des enfants et des adolescents. Elles offrent un encadrement complet : entraînements réguliers, discipline, esprit d’équipe et valeurs éducatives. Les enfants y sont accueillis dès l’âge de 3 ans jusqu’à 18 ans.
« Nous encadrons les enfants de 3 à 18 ans. Nous leur apprenons les jeux de base et les techniques du basketball. En raison de la crise, nous avons décidé d’ouvrir l’accès gratuitement pour lutter contre le vagabondage », explique Marceline Média, coordinatrice de Caviar.
Des événements comme le Play4Africa Tournament, organisé en juillet 2024 en partenariat avec Caviar, ont offert une visibilité exceptionnelle aux jeunes de Bukavu. Ce tournoi a rassemblé de nombreux talents et permis des échanges avec des coachs internationaux.

Certaines difficultés subsistent, notamment le départ de figures majeures comme le coach Junior Bugugu du BC Caviar, soulignant l’importance de la stabilité au sein de ces structures. Malgré cela, la collaboration entre académies, autorités locales et partenaires extérieurs laisse entrevoir un avenir prometteur pour le basketball à Bukavu.
Gloria Bakulikira, volontaire pour les enfants et les jeunes
L’horreur s’est invitée à l’aube de ce mercredi 11 juin 2025 dans la commune de Bipemba, à Mbuji-Mayi, chef-lieu de la province du Kasaï-Oriental. Devant l’entrée principale de l’hôpital Christ-Roi, le corps sans vie d’une jeune fille, âgée d’environ 15 ans, a été retrouvé dans […]
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L’horreur s’est invitée à l’aube de ce mercredi 11 juin 2025 dans la commune de Bipemba, à Mbuji-Mayi, chef-lieu de la province du Kasaï-Oriental.
Devant l’entrée principale de l’hôpital Christ-Roi, le corps sans vie d’une jeune fille, âgée d’environ 15 ans, a été retrouvé dans des circonstances tragiques qui ont glacé le sang des premiers témoins.
Selon des témoignages concordants, la victime aurait été lynchée. Des individus non identifiés l’auraient battue à mort avant d’abandonner son corps à quelques mètres du portail de l’établissement hospitalier. Toutefois, à ce stade, aucun élément matériel ne vient confirmer cette version des faits, en dehors de signes de convulsions observés sur le cadavre, laissant ainsi planer le doute sur la véritable cause du décès.
Les réactions ne se sont pas fait attendre. Au moment de la découverte, une atmosphère de panique s’est emparée des riverains. Cris déchirants, pleurs, et foule tétanisée ont rapidement envahi les abords de l’hôpital, transformant le lieu en une scène de désespoir et de confusion. Des femmes en larmes, des passants choqués, et des rumeurs qui s’entremêlent sans certitude.
Alertée, la famille de la jeune fille est rapidement arrivée sur place pour identifier le corps. Bouleversés, les proches ont aussitôt entamé les démarches pour la mise en bière. Le corps a été transféré à la morgue, dans l’attente des funérailles.
Pour l’heure, aucune déclaration officielle n’a été faite par les autorités locales. Mais une enquête s’impose. Car au-delà du choc émotionnel, c’est tout un quartier qui réclame vérité et justice. Qui était cette jeune fille ? Que lui est-il réellement arrivé ? Pourquoi son corps a-t-il été déposé devant un hôpital, sans qu’aucune explication ne soit donnée ? Des questions lourdes, qui, pour l’instant, restent sans réponse.
Ce drame remet sur la table les préoccupations liées à la sécurité des jeunes à Mbuji-Mayi, ainsi qu’à l’inefficacité des mécanismes de protection de la population, en particulier des mineurs. En attendant que la lumière soit faite, Bipemba pleure l’une de ses filles, tombée dans un silence aussi brutal qu’injuste.
Léonard Bintubilowa Muamba, volontaire pour les enfants et les jeunes à Mbuji-Mayi
À Bukavu, capitale du Sud-Kivu, l’alcoolisme prend une ampleur inquiétante, notamment chez les jeunes. Longtemps perçue comme un problème marginal, cette addiction touche aujourd’hui les adolescents et jeunes adultes, fragilisant familles et communauté. Bars, cabarets de quartier, boutiques de vente d’alcools artisanaux : l’accès à […]
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À Bukavu, capitale du Sud-Kivu, l’alcoolisme prend une ampleur inquiétante, notamment chez les jeunes. Longtemps perçue comme un problème marginal, cette addiction touche aujourd’hui les adolescents et jeunes adultes, fragilisant familles et communauté.
Bars, cabarets de quartier, boutiques de vente d’alcools artisanaux : l’accès à l’alcool est à la fois simple, bon marché et rarement contrôlé.
« J’ai commencé à boire à 15 ans, pour m’amuser. Aujourd’hui, je ne peux plus passer une journée sans alcool fort. J’ai abandonné les études, le sport, même la foi », confie un jeune de 22 ans, rencontré dans un débit de boissons à Nkafu.
L’essor d’alcools frelatés comme le Musululu, Kanyanga, Fanyambio ou Lutuku, vendus à moins de 1000 FC le gobelet, aggrave la situation.
« Ce n’est pas de l’alcool, c’est du poison. Mais c’est plus accessible qu’un pain », déplore un tenancier du Beach Muhanzi.
Chômage, désœuvrement, conflits familiaux et pression sociale sont les moteurs profonds de cette consommation.
« Quand tu n’as pas d’emploi et que tout le monde boit autour de toi, tu finis par faire pareil », confie une jeune fille de 19 ans, déscolarisée.
Les conséquences sont dramatiques : violences domestiques, vols, abandon scolaire, errance… Les familles sont désemparées.
« Mon fils volait à la maison pour acheter de l’alcool. Nous avons dû l’envoyer vivre à Walungu. Une décision douloureuse », témoigne une mère, bouleversée.
Les structures de désintoxication sont rares, mal financées ou inaccessibles à la majorité. La santé mentale, souvent taboue, est ignorée. Les hôpitaux ne disposent pas de programmes spécialisés pour les jeunes dépendants à l’alcool.
Quelques associations, Églises et écoles tentent de réagir par des campagnes de sensibilisation et des activités de substitution (chant, théâtre, sport). Mais elles manquent de moyens, et leurs actions restent localisées.
« Il faut une vraie politique publique, pas seulement des slogans à la radio », affirme un éducateur communautaire du quartier Mosala.
L’alcoolisme des jeunes à Bukavu n’est plus une exception, c’est une crise silencieuse qui menace une génération entière. Tant que le sujet restera tabou et les victimes sans soutien, la société continuera à payer le prix : violence, décrochage scolaire, maladies, pauvreté.
L’alcoolisme chez les jeunes à Bukavu devient un fléau social qu’il est urgent de traiter par des actions de sensibilisation, de prévention et d’accompagnement psychologique.
Kweli Birindwa volontaire pour les jeunes et watoto news
Dans le cadre de la poursuite de stages des jeunes aspirants ambassadeurs de la paix, les élèves de notre dame de la paix ont étaient sensibilisés sur la prévention des conflits et la consolidation de la paix. Selon Jean de Dieu Akonkwa, aspirant ambassadeur de […]
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Dans le cadre de la poursuite de stages des jeunes aspirants ambassadeurs de la paix, les élèves de notre dame de la paix ont étaient sensibilisés sur la prévention des conflits et la consolidation de la paix.
Selon Jean de Dieu Akonkwa, aspirant ambassadeur de la paix qui a menée cette sensibilisation, l’objectif est de réduire le conflit dans le milieu scolaire et instaurer des mécanismes de prévention des conflits entre élèves et entre élèves et enseignants.

27 élèves élèves ont pris part à cette sensibilisation au cours de la quelle le facilitateur a exposé sur les causes et conséquences des conflits ainsi que les acteurs pouvant intervenir dans la prévention des conflits.
« le message clé adressé à ces élèves est de toujours recourir au dialogue pour résoudre des différends entre eux petits soit-ils,… et les interpeller à toujours faire recours aux acteurs comme l’enseignant, le directeur en cas de désaccord entre eux» a-t-il déclaré à Watoto News.
Les traumatismes, les échecs scolaires ainsi que le recourt aux actes de barbaries et de violences sont des conséquences qui peuvent surgir du conflit entre élèves.

Cette séance étant importante pour ces élèves, Mwinja Esther, l’une des participantes se dit satisfaite de la matière du jour et s’engage à éviter le conflit autour d’elle et prôner la paix.
» j’ai appris aujourd’hui qu’il y’a plusieurs sortes de conflits et parmi elles le conflit inter-personnel qui oppose deux personnes. Quant à ce qui me concerne cette matière est importante pour moi parce que j’ai des conflits à l’école avec mes camarade et ça va m’aider à le résoudre en faisant recours au dialogue. « , déclare-t-elle.

Au delà de cela, quelques messages des ambassadeurs de la paix leurs ont été trasmis interpellant enfants et adultes à être acteurs de la paix, à éviter la violence , le vol , la justice populaire, à éviter les conflits et à adopter des bons comportements pour vivre et répandre la paix autour d’eux.
Emmanuela Bahindwa
Un grave accident de la route s’est produit dans la soirée du mardi 10 juin 2025, aux environs de 18h30, sur le pont Kihira à Sake, dans le territoire de Masisi. Un véhicule de marque Land Cruiser, en provenance de Rubaya et transportant six passagers […]
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Un grave accident de la route s’est produit dans la soirée du mardi 10 juin 2025, aux environs de 18h30, sur le pont Kihira à Sake, dans le territoire de Masisi. Un véhicule de marque Land Cruiser, en provenance de Rubaya et transportant six passagers ainsi que des colis de minerais à destination de Goma, a plongé dans la rivière après une panne de frein.
Le bilan fait état de deux personnes mortes sur place, dont un enfant et une femme enceinte. Quatre autres passagers sont grièvement blessés et reçoivent actuellement des soins d’urgence à Goma.

Selon des témoins rencontrés ce mercredi matin, le véhicule a subi une défaillance du système de freinage avant de faire plusieurs tonneaux et finir sa course dans la rivière. Le véhicule reste encore visible à la surface de l’eau.
Les habitants de la région lancent un cri d’alarme aux autorités pour une réhabilitation urgente du pont Kihira, devenu extrêmement dangereux en raison de l’absence de garde-fous. Ce pont est pourtant très fréquenté, notamment par les voyageurs reliant Minova, Masisi et Walikale.
Cette tragédie de plus rappelle l’urgence de sécuriser les infrastructures pour protéger les vies, surtout celles des plus vulnérables.
Ismael Matungulu volontaire pour les enfants et les jeunes à Sake
Incroyable mais vrai ! Un événement pour le moins inhabituel a marqué la localité de Bikuanga, dans la commune rurale de Bena Leka, située à 60 km du chef-lieu du territoire de Demba (Kasaï-Central). Une femme y a donné naissance, ce lundi 9 juin 2025, […]
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Incroyable mais vrai ! Un événement pour le moins inhabituel a marqué la localité de Bikuanga, dans la commune rurale de Bena Leka, située à 60 km du chef-lieu du territoire de Demba (Kasaï-Central). Une femme y a donné naissance, ce lundi 9 juin 2025, à un bébé présentant une apparence monstrueuse.
Selon nos confrères d’Actu7.cd, l’accouchement s’est déroulé à l’hôpital général de référence de Bena Leka, situé dans le secteur de Bena Mamba, territoire de Demba.
L’information a été confirmée par le médecin chef de zone de Bena Leka. Celui-ci en a profité pour rappeler l’importance des consultations prénatales régulières (CPN) pour toutes les femmes enceintes, afin de prévenir ce type de complications.
Il convient de signaler qu’il s’agit du deuxième cas similaire enregistré en l’espace de trois jours. En effet, un événement comparable s’est produit le samedi 7 juin, toujours à Demba, dans une autre structure sanitaire, où une femme avait accouché d’une créature à l’apparence de grenouille.
Deogratias Kulila, volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu (avec Actu7.cd)
Alors que la saison sèche bat son plein à Bukavu, elle apporte avec elle un ennemi invisible mais redoutable : la poussière. Dans les écoles de la ville, ce fléau affecte gravement la santé et le bien-être des enfants, exposés quotidiennement à un air vicié […]
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Alors que la saison sèche bat son plein à Bukavu, elle apporte avec elle un ennemi invisible mais redoutable : la poussière. Dans les écoles de la ville, ce fléau affecte gravement la santé et le bien-être des enfants, exposés quotidiennement à un air vicié dans des salles de classe mal équipées.
Imani, 10 ans, élève à l’école primaire de Nyakaliba, témoigne : « Quand je rentre à la maison, mon mouchoir est tout noir. Je tousse beaucoup. » Le constat est alarmant : fenêtres cassées, bancs recouverts de particules, cahiers salis, et enfants constamment irrités. David, 11 ans, de l’école de Panzi, confie : « Parfois, je ne vois plus bien ce que la maîtresse écrit au tableau parce que j’ai les yeux qui piquent. »
Malgré les efforts du personnel enseignant pour nettoyer les salles, la poussière revient inlassablement. Aucune école n’est équipée de dispositifs de protection ou de prévention. Les établissements manquent cruellement de moyens et d’accompagnement.
« On veut apprendre, mais on n’arrive même pas à respirer », témoigne Pascaline, 12 ans.
Certains, comme Fiston, 9 ans, préfèrent rester chez eux par peur de tomber malades.

Face à cette situation des voix s’élèvent pour proposer des solutions simples : distribution de masques, sensibilisation, nettoyage, et rénovation des salles.
Militants et relais communautaires appellent à une mobilisation pour protéger la santé des enfants. Apprendre ne devrait plus rimer avec souffrir.
kweli Birindwa volontaire pour les enfants
Connecter les jeunes aux opportunités internationales grâce à la maîtrise de la langue espéranto, tel est l’objectif de la formation initiée par le club Panzi Esperanto Klubo à l’intention de la jeunesse. Le lancement officiel des activités du club a eu lieu le dimanche 8 […]
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Connecter les jeunes aux opportunités internationales grâce à la maîtrise de la langue espéranto, tel est l’objectif de la formation initiée par le club Panzi Esperanto Klubo à l’intention de la jeunesse.
Le lancement officiel des activités du club a eu lieu le dimanche 8 juin 2025 à Panzi, dans la commune d’Ibanda. François Mboula, jeune formateur, regrette que l’espéranto soit encore très peu connu en République Démocratique du Congo, malgré son statut de langue internationale.
« Ce qui nous motive à former les jeunes à l’espéranto, c’est son caractère universel. Elle est déjà bien implantée sur d’autres continents, mais reste méconnue en Afrique, surtout dans notre pays. Nous pensons qu’il est temps d’apporter quelque chose de nouveau à notre jeunesse », a expliqué François Mboula.

Il insiste également sur les avantages culturels et professionnels qu’offre cette langue.
« C’est une langue de culture, faite pour unir les peuples. Être espérantiste, c’est accéder à de nombreuses cultures. Sur le plan professionnel, l’espéranto ouvre aussi des portes à l’international. Dès qu’on exerce dans cette langue, on attire l’attention et on peut faire évoluer sa profession d’une manière originale », a-t-il ajouté.
François Mboula annonce par ailleurs l’intention d’élargir les activités du club dans toute la ville de Bukavu, à travers des événements culturels, des échanges interculturels et des conférences. Il lance un appel aux jeunes intéressés à rejoindre le club pour acquérir de nouvelles connaissances et apprendre à s’exprimer en espéranto.
Rehema Namegabe Esther volontaire pour les jeunes et les enfants à Bukavu