POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES
Au Sud-Kivu, il a actuellement des milliers d’enfants zéro dose, c’est-à-dire qui ne se sont jamais fait vacciner, et d’autres sous-vaccinés, c’est-à-dire qu’ils ont manqué plusieurs doses prévues dans le calendrier vaccinal. Cette situation qui met en danger la vie de ces enfants, a été […]
La mode ne se limite plus à une simple affaire de goût ou d’élégance : elle est devenue, pour de nombreux jeunes, un puissant outil d’affirmation de soi. À Bukavu, comme dans d’autres villes africaines, un phénomène se dessine avec force : des jeunes qui […]
Environ 40 journalistes, enfants journalistes du RJAE et enfants reporters de l’UNICEF, s’engagent à contribuer aux efforts visant l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC. Ils l’ont dit ce mercredi 30 août 2023, à l’issue d’une formation organisée à Bukavu au Sud-Kivu, par le Programme […]
Chaque année, des millions d’enfants sont protégés grâce aux vaccins contre des maladies graves comme la rougeole, la polio ou la coqueluche. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, vacciner un enfant reste un combat. Manque d’information, rumeurs, résistances culturelles : les obstacles sont nombreux […]
Un drame poignant s’est produit le samedi 7 juin 2025, dans la commune de Bipemba à Mbujimayi, au Kasaï Oriental. Un nouveau-né a été retrouvé vivant, abandonné dans une latrine près du centre de santé et maternité Saint-Daniel, à seulement 200 mètres du marché Maréchal. […]
ACTUALITÉS
Un drame poignant s’est produit le samedi 7 juin 2025, dans la commune de Bipemba à Mbujimayi, au Kasaï Oriental. Un nouveau-né a été retrouvé vivant, abandonné dans une latrine près du centre de santé et maternité Saint-Daniel, à seulement 200 mètres du marché Maréchal. L’enfant, encore en vie au moment de sa découverte, aurait été jeté peu après sa naissance, selon plusieurs témoignages concordants.
La scène a profondément bouleversé les habitants du quartier. Certains, les larmes aux yeux, peinaient à comprendre comment un être humain, si fragile et innocent, a pu être exposé à une telle violence.
Plongé dans une latrine, ce bébé a frôlé la mort. Les risques d’asphyxie, d’infections sévères, de traumatismes physiques ou même de décès sont extrêmement élevés dans de telles conditions.
Selon le personnel soignant, ce geste désespéré, au-delà de sa cruauté, expose l’enfant à des séquelles tant physiques que psychologiques, s’il parvient à survivre.
Transporté d’urgence dans une structure médicale de la place, cet enfant est actuellement entre la vie et la mort. Il s’agit désormais d’une course contre la montre pour tenter de le sauver.
Une enquête est ouverte pour faire toute la lumière sur les circonstances de cet abandon et rendre justice à l’enfant.
Cette tragédie soulève des questions profondes sur l’éducation sexuelle, le rôle des familles et la responsabilité collective. De nombreuses voix s’élèvent déjà pour réclamer une prise en charge adaptée des grossesses non désirées.
Les jeunes filles doivent comprendre qu’une grossesse non désirée, aussi difficile soit-elle, ne doit jamais conduire à poser des gestes irréparables. Il est essentiel de chercher de l’aide, de parler à une personne de confiance, à un professionnel de santé ou à un enseignant. Se taire, cacher sa situation ou agir seule sous l’effet de la peur peut entraîner des conséquences tragiques. Il existe toujours des solutions plus humaines et responsables. Aucune erreur ne vaut la perte d’une vie.
Léon Bintu, volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto à Mbuji-Mayi
Plus de 20 jeunes leaders issus des organisations membres de l’espace Inter Plateforme des Jeunes (EIPJ-RDC) se sont réunis ce samedi 7 juin à l’hôtel Bulungu, à Bukavu.C’est dans une dynamique de relance collective de leurs actions au service de la communauté. Selon Jonas Bahizire, […]
ACTUALITÉS
Plus de 20 jeunes leaders issus des organisations membres de l’espace Inter Plateforme des Jeunes (EIPJ-RDC) se sont réunis ce samedi 7 juin à l’hôtel Bulungu, à Bukavu.
C’est dans une dynamique de relance collective de leurs actions au service de la communauté.
Selon Jonas Bahizire, Secrétaire exécutif provincial de l’EIPJ-RDC, cette rencontre avait pour but de mobiliser les organisations locales de jeunes autour des programmes proposés par l’EIPJ, afin de produire un impact réel et durable sur la société.

« Nous voulons redynamiser nos actions communes à travers la solidarité entre nos organisations membres, en développant des stratégies qui permettent aux jeunes leaders de participer activement à la gestion de la chose publique en RDC », a-t-il déclaré.
Pour concrétiser cette vision, l’EIPJ-RDC s’engage à Renforcer les capacités de ses membres, valoriser la solidarité organisationnelle, lancer des actions provinciales en collaboration avec d’autres acteurs locaux.

Au cours de cette réunion, de nouveaux animateurs ont été désignés, en attendant leur investiture prochaine. Leur mission est de porter les différents programmes de l’EIPJ-RDC, notamment :- Bonne gouvernance et démocratie, Paix et droits humains, Genre, enfant et émancipation de la femme; et la protection de l’environnement.
Cette jeunesse engagée se dit prête à faire entendre sa voix et à transformer la société congolaise par des actions concrètes et solidaires.
Clarisse Zihalirwa volontaire pour les enfants et les jeunes m à Bukavu
L’UNICEF exprime sa satisfaction quant aux résultats du projet de réponse d’urgence en éducation, mis en œuvre à Minova par l’Observatoire des droits humains (ODH).Ce projet de réponse d’urgence en éducation, financé par l’UNICEF via le fonds Éducation Cannot Wait ‹‹ECW››, vise à réintégrer dans […]
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L’UNICEF exprime sa satisfaction quant aux résultats du projet de réponse d’urgence en éducation, mis en œuvre à Minova par l’Observatoire des droits humains (ODH).
Ce projet de réponse d’urgence en éducation, financé par l’UNICEF via le fonds Éducation Cannot Wait ‹‹ECW››, vise à réintégrer dans le système scolaire les enfants en âge scolaire affectés par les conflits armés.

Emmanuel Tshibangu, chargé de l’éducation à l’UNICEF pour le Sud-Kivu, a dirigé une mission de cinq jours à Minova. Accompagné des partenaires gouvernementaux du ministère l’Education Nationale et Nouvelle Citoyenneté ‹‹EDU-NC›› et ceux des Affaires sociales, ainsi que du réseau des journalistes amis de l’enfant.

A la fin de la mission, ils ont évalué positivement l’état d’avancement des activités et l’atteinte des résultats fixés pour ce projet.
« Nous avons constaté que les résultats présentés par le partenaire étaient conformes à la réalité trouvée sur terrain. Les fournitures scolaires ont bien été distribuées aux enfants, et les écoles ont fourni des preuves attestant que les bénéficiaires directs ont reçu le matériel prévu. Les communautés locales ont également confirmé les resultats présentés par ODH », a déclaré à Watoto News M. Tshibangu.

Le projet a permis: d’apporter un soutien psychosocial à 10 625 enfants (5 369 filles), de fournir des kits scolaires à 7 588 enfants (3 879 filles), de doter 976 filles adolescentes en kits d’hygiène intime pour les soins menstruels, de former 116 enseignants sur l’appui psychosocial et la gestion des classes pléthorique, d’inscrire 418 enfants (226 filles) en dehors de l’école dans le programme de rattrapage, et 19 écoles ont bénéficié de dotation en kits pédagogiques et didactiques.

Des initiatives telles que l’enseignement par la radio, les cercles d’apprentissage communautaires et les centres de rattrapage scolaire ont été également soutenu et appuyer pour assurer la continuité de l’éducation en situation d’urgence.
« La satisfaction est palpable, et nous encourageons le partenaire à poursuivre ses efforts en collaboration avec les communautés, les directeurs d’école et les autorités locales. Nous sommes également content de constater que le projet aide les enfants traumatisés par la guerre, grâce à la formation des enseignants en appui psychosocial et organisation des activités récréatives et soutien psychosocial», a ajouté M. Tshibangu.

Ce dernier évoque les recommandations reçues au niveau des écoles lors de son passage.
« Pendant notre visite, des recommandations ont étés formulées, Il s’agit notamment des plaidoyers pour aider à la construction des bâtiments scolaires, faire des addiction d’eau pour les écoles, ainsi que de la construction de latrines scolaire pour les enfants. ».

Au regard de toutes ces recommandations, Emmanuel Tshibangu promet de présenter ces besoins et de poursuivre le plaidoyer auprès de l’UNICEF et de ses partenaires du cluster éducation. Il ajoute que le partenaire devrait aussi envisager la capacitation de son staff sur différents sujets d’intervention de ODH dans le secteur de l’éducation et d’autres améliorations à intégrer dans la mise en oeuvre du projet.


Ce projet qui répond à un besoin urgent d’éducation, dans une région où plus de 15 000 enfants étaient auparavant exclus du système éducatif montre l’importance de la collaboration entre les organisations humanitaires, les autorités locales et les communautés pour garantir le droit à l’éducation des enfants en situation des crises humanitaires.
Emmanuela Bahindwa, volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News .
En cette période où les enjeux environnementaux pèsent lourdement sur la santé publique et la biodiversité à l’Est de la RDC, des jeunes engagés de Action Santé se sont mobilisés pour une action citoyenne de grande envergure : le nettoyage des rives du lac Kivu, […]
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En cette période où les enjeux environnementaux pèsent lourdement sur la santé publique et la biodiversité à l’Est de la RDC, des jeunes engagés de Action Santé se sont mobilisés pour une action citoyenne de grande envergure : le nettoyage des rives du lac Kivu, ce 7 juin 2025.
Une jeunesse en action pour un lac Kivu propre
L’activité s’inscrit dans le cadre de la campagne mondiale du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), axée cette année sur la lutte contre la pollution plastique.
Sous un soleil éclatant, des jeunes bénévoles ont retroussé leurs manches pour débarrasser les berges du lac des déchets plastiques.

« Chaque sac de déchets ramassés par ces jeunes, c’est une victoire contre l’insalubrité et les maladies liées à la pollution », explique Fanny N., responsable de la mobilisation environnementale.
La jeunesse porteuse du changement
Pour ces jeunes militants écologiques, agir contre la pollution, c’est bien plus qu’un acte ponctuel : c’est un engagement au quotidien.
À travers l’approche OneHealth, qui relie santé humaine, animale et environnementale, ils comprennent que protéger la nature, c’est aussi protéger leur avenir.
« Nous, les jeunes, avons une responsabilité. Si nous attendons que les autres fassent tout, rien ne changera », affirme Jean-Paul K., étudiant volontaire, visiblement ému après l’action.
Une jeunesse qui inspire toute la communauté

Tout au long de l’activité, ces jeunes ont sensibilisé les riverains à adopter des comportements écoresponsables : limiter l’usage du plastique, trier les déchets, et s’impliquer dans les initiatives locales.
Claudine M., mère de famille à Kadutu, a été touchée par cette dynamique :
« J’ai vu des jeunes travailler avec courage. Cela m’a donné envie de participer moi aussi. Je veux que mes enfants suivent cet exemple. »
À Nguba, comme à Kadutu ou à Ibanda, de plus en plus de jeunes prennent conscience qu’ils sont au cœur de la solution, que ce soit pour la paix ou pour l’environnement.
Un appel à renforcer l’engagement des jeunes
Les recommandations issues de cette action mettent l’accent sur :
Le renforcement de la sensibilisation écologique dans les quartiers à forte densité de jeunes ;
L’introduction de l’éducation environnementale dans les écoles et instituts fréquentés par la jeunesse ;
Le soutien à des projets de tri, recyclage et valorisation des déchets portés par des jeunes ;
L’implication accrue des jeunes filles et jeunes leaders communautaires dans les actions environnementales.

Un avenir entre les mains de la jeunesse
À Bukavu, un vent nouveau souffle : celui d’une jeunesse qui se lève, qui s’engage et qui inspire.
Pour le climat, pour la santé et pour la paix, les jeunes du Sud-Kivu montrent la voie. Leur message est clair : le changement commence avec nous.
L’action a été coordonnée par l’Organisation Non Gouvernementale de Développement (ONGD) Action Santé, dans le cadre de son engagement pour l’environnement et la jeunesse.
Kweli Birindwa, Volontaire pour les enfants et les jeunes chez Watoto News
Aujourd’hui dans le monde, des jeunes sont confrontés à un avenir incertain. Le chômage les frappe de plein fouet.Les systèmes classiques les déçoivent, et les opportunités se font rares.Pourtant, beaucoup ne baissent pas les bras. Ils décident de créer eux-mêmes leur propre voie. L’entrepreneuriat devient […]
ACTUALITÉS
Aujourd’hui dans le monde, des jeunes sont confrontés à un avenir incertain. Le chômage les frappe de plein fouet.
Les systèmes classiques les déçoivent, et les opportunités se font rares.
Pourtant, beaucoup ne baissent pas les bras. Ils décident de créer eux-mêmes leur propre voie. L’entrepreneuriat devient alors plus qu’un choix : une nécessité, une solution, un espoir.
À Bukavu, les jeunes se retroussent les manches
Certains jeunes de Bukavu ont décidé de se lancer, avec peu de moyens mais beaucoup d’idées.
Déborah, 23 ans – Livraison à domicile de poisson et de légumes
« Avec mes deux frères, on a lancé un petit projet de livraison de poisson du lac et de légumes frais. Les familles nous appellent, et on livre directement chez elles. C’est notre façon de gagner notre vie, tout en aidant la communauté. »

Bénitha, 24 ans – Livraison de braises
« Avec deux amis, on a mis en place un service de livraison de braises. On travaille surtout avec les mamans du marché. Grâce aux motards, les clients reçoivent leur commande rapidement. Et nous, on a un revenu. »
Grace, 22 ans – Jus naturels faits maison
« Avec quelques copines, on transforme des fruits locaux en jus qu’on vend dans les écoles et les bureaux. C’est bon, sain, et ça évite le gaspillage. »
Ces jeunes n’ont pas attendu des financements, des postes à l’État ou des miracles. Ils ont commencé petit, avec leur énergie, leur créativité, et leur volonté de changer les choses à leur niveau.
En lançant leurs projets, les jeunes ne cherchent pas seulement à survivre. Ils innovent, créent de l’emploi, et surtout, redonnent vie à leurs communautés.
Des parcours qui inspirent
Au delà de la RDC des exemples sont légions.
C’est le cas d’Ahmed Ngouh Mounchikpou, diplômé en physique. En 2022, il quitte la capitale camerounaise pour retourner dans son village. Contre l’avis de sa famille, il se lance dans l’agriculture. Un an plus tard, il cultive bananes plantains et macabo sur cinq hectares. Il a pu se former grâce à l’association Un diplômé, un champ, qui a déjà accompagné plus de 1 000 jeunes dans huit régions du Cameroun.

Autre histoire marquante : Gery Chris Ninahaza. Brillant diplômé en Angleterre, il refuse une carrière à l’étranger pour rentrer au Burundi. Là, il fonde une entreprise de construction, soutenue par les autorités locales. Aujourd’hui, il emploie près de 1 000 personnes sur les chantiers, et une trentaine de salariés dans les bureaux. Son objectif : contribuer, chez lui, au développement de tout un pays.
À travers ces exemples inspirants, on comprend mieux ce qu’est l’entrepreneuriat : c’est l’art de transformer une idée en action. C’est repérer une opportunité, prendre des risques, mobiliser des ressources, et surtout… ne pas attendre que quelqu’un d’autre vienne vous « donner du travail ».
Les experts le confirment
Tamika Cameron, de l’USAID-Maroc, le dit clairement : pour les jeunes, l’emploi est une priorité. Et l’auto-emploi, à condition d’être bien formé, est une voie crédible pour sortir du chômage.
Moussa Camara, qui a fondé l’association Les Déterminés en France, accompagne les jeunes des quartiers et zones rurales vers l’entrepreneuriat. Il propose des formations, du mentorat, un vrai accompagnement pour passer de l’idée au projet.
Même l’économiste Joseph Schumpeter avait sa définition : l’entrepreneur, c’est celui qui transforme une invention en innovation. Il bouscule l’ordre établi. Il détruit pour créer. Il avance.

Aujourd’hui, l’entrepreneuriat n’est plus réservé à une élite. Il devient une arme pour les jeunes qui veulent prendre leur avenir en main, surtout dans des contextes comme celui de Bukavu.
Avec un peu de formation, de confiance et de soutien, des milliers de jeunes peuvent devenir acteurs du développement local. Non pas demain. Mais dès maintenant.
Louise Bibentyo, volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
L’UNICEF exprime sa satisfaction quant aux résultats du projet de réponse d’urgence en éducation, mis en œuvre à Minova par l’Observatoire des droits humains (ODH).Ce projet de réponse d’urgence en éducation, financé par l’UNICEF via le fonds Éducation Cannot Wait ‹‹ECW››, vise à réintégrer dans […]
ACTUALITÉS
L’UNICEF exprime sa satisfaction quant aux résultats du projet de réponse d’urgence en éducation, mis en œuvre à Minova par l’Observatoire des droits humains (ODH).
Ce projet de réponse d’urgence en éducation, financé par l’UNICEF via le fonds Éducation Cannot Wait ‹‹ECW››, vise à réintégrer dans le système scolaire les enfants en âge scolaire affectés par les conflits armés.

Emmanuel Tshibangu, chargé de l’éducation à l’UNICEF pour le Sud-Kivu, a dirigé une mission de cinq jours à Minova. Accompagné des partenaires gouvernementaux du ministère l’Education Nationale et Nouvelle Citoyenneté ‹‹EDU-NC›› et ceux des Affaires sociales, ainsi que du réseau des journalistes amis de l’enfant.
A la fin de la mission, ils ont évalué positivement l’état d’avancement des activités et l’atteinte des résultats fixés pour ce projet.
« Nous avons constaté que les résultats présentés par le partenaire étaient conformes à la réalité trouvée sur terrain. Les fournitures scolaires ont bien été distribuées aux enfants, et les écoles ont fourni des preuves attestant que les bénéficiaires directs ont reçu le matériel prévu. Les communautés locales ont également confirmé les resultats présentés par ODH », a déclaré à Watoto News M. Tshibangu.
Le projet a permis: d’apporter un soutien psychosocial à 10 625 enfants (5 369 filles), de fournir des kits scolaires à 7 588 enfants (3 879 filles), de doter 976 filles adolescentes en kits d’hygiène intime pour les soins menstruels, de former 116 enseignants sur l’appui psychosocial et la gestion des classes pléthorique, d’inscrire 418 enfants (226 filles) en dehors de l’école dans le programme de rattrapage, et 19 écoles ont bénéficié de dotation en kits pédagogiques et didactiques.
Des initiatives telles que l’enseignement par la radio, les cercles d’apprentissage communautaires et les centres de rattrapage scolaire ont été également soutenu et appuyer pour assurer la continuité de l’éducation en situation d’urgence.
« La satisfaction est palpable, et nous encourageons le partenaire à poursuivre ses efforts en collaboration avec les communautés, les directeurs d’école et les autorités locales. Nous sommes également content de constater que le projet aide les enfants traumatisés par la guerre, grâce à la formation des enseignants en appui psychosocial et organisation des activités récréatives et soutien psychosocial», a ajouté M. Tshibangu.
Ce dernier évoque les recommandations reçues au niveau des écoles lors de son passage.
« Pendant notre visite, des recommandations ont étés formulées, Il s’agit notamment des plaidoyers pour aider à la construction des bâtiments scolaires, faire des addiction d’eau pour les écoles, ainsi que de la construction de latrines scolaire pour les enfants. ».
Au regard de toutes ces recommandations, Emmanuel Tshibangu promet de présenter ces besoins et de poursuivre le plaidoyer auprès de l’UNICEF et de ses partenaires du cluster éducation. Il ajoute que le partenaire devrait aussi envisager la capacitation de son staff sur différents sujets d’intervention de ODH dans le secteur de l’éducation et d’autres améliorations à intégrer dans la mise en oeuvre du projet.
Ce projet qui répond à un besoin urgent d’éducation, dans une région où plus de 15 000 enfants étaient auparavant exclus du système éducatif montre l’importance de la collaboration entre les organisations humanitaires, les autorités locales et les communautés pour garantir le droit à l’éducation des enfants en situation des crises humanitaires.
Emmanuela Bahindwa, volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News.
A Bukavu, face à la situation économique instable marquée par la hausse considérable du coût de la vie, et le manque d’emplois, bon nombre de jeunes se lancent dans des petites activités génératrices de revenus. Leur résilience économique ne passe pas inaperçu dans les rues […]
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A Bukavu, face à la situation économique instable marquée par la hausse considérable du coût de la vie, et le manque d’emplois, bon nombre de jeunes se lancent dans des petites activités génératrices de revenus.
Leur résilience économique ne passe pas inaperçu dans les rues de Kadutu.
Il est 17h30′, un moment stratégique où les mouvements des passant, rentrant chez eux après leurs occupations habituelles, est considérable. Dans une ruelle très animée du quartier Nkafu sur l’avenue de l’hôpital général, dans la commune de Kadutu. On aperçoit de plus en plus des jeunes sous des parasols le long de la route, d’autres dans des kiosques. Une scène marquante qui illustre leur débrouillardise quotidienne.
L’un d’eux , Espoir KASHANGALI, habitant du quartier Nkafu, revendeur des unités de communication sur ce tronçon raconte : « Je fais ce petit boulot depuis quatre ans, obligé d’arrêter les études. Ce qui m’avait poussé à le faire est que j’en avais marre de rester toute une journée sans rien faire. Je ne voulais vraiment pas devenir un voleur. Encore moins devenir une charge pour la famille qui s’en sort déjà difficilement. »
Il poursuit en disant
« Maintenant, grâce à ce petit boulot, je gagne quelque chose, et la plus part de mes besoins primaires sont couverts. Mais sinon ce métier a aussi des difficultés auxquelles on fait face, parfois les mauvaises transactions, et actuellement la baisse conséquente des clients.»

Ce jeune homme a un message pour d’autres jeunes comme lui : « les jeunes qui traversent des difficultés financières et décident de rester à la maison devrait se surpasser et commencer une petite activité commerciale à faible capitale. Et quand on l’a, il faut bien le garder, aussi petite soit-elle. »
A quelques mètres de là, une jeune fille Binja Pétronille, 23 ans, résidente du même quartier Nkafu, écoulent des chappattis fait maison tout en gérant une petite boutique de la place : « cela va faire 2 ans que je vends le chappattis chauds. Avant, j’avais essayé des métiers comme la coupe et couture mais je n’arrivais pas à m’adapter, et puis un jour, je rendais visite à un ami qui le faisais, il m’avait coachée. Et depuis ce jour-là je fais ce métier. »
Regard concentré sur sa plaque chauffante et bouteille d’huile à la main, elle enchaine « avant c’était difficile pour moi de m’acheter même un soulier. ça me mettait mal à l’aise, mais depuis que j’ai ce petit boulot, je ne m’inquiète plus pour ces genres des besoins et c’est déjà quelque chose qui me motive à continuer. »

Elle évoque aussi les difficultés rencontrées dans sa petite activité, en disant
« Toute fois ce boulot a aussi ses difficultés, trop souvent le manque de client, un petit capital, et sur le plan physique des douleurs musculaires. Ces sont des choses qui me poussent parfois à abandonner mais quand je me souviens que je n’ai pas d’autre chose à faire, je continue.»
Ces témoignages démontrent combien ces jeunes ne baissent pas les bras et continuent de se battre avec les armes en leur possession pour la survie. Ils incarnent une véritable détermination, transformant cette précarité économique en une source de motivation.
Gabriel Cubaka, Volontaires pour les enfants et les jeunes à Bukavu
Dans le territoire de Kabare, en province du Sud-Kivu, là où les routes sont impraticables et les centres de santé éloignés, des enfants malades survivent grâce à une médecine discrète mais essentielle : les soins à domicile. Ce système, souvent improvisé par nécessité, devient pour […]
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Dans le territoire de Kabare, en province du Sud-Kivu, là où les routes sont impraticables et les centres de santé éloignés, des enfants malades survivent grâce à une médecine discrète mais essentielle : les soins à domicile. Ce système, souvent improvisé par nécessité, devient pour de nombreuses familles la seule façon d’accéder aux soins.
Une réponse née de l’urgence
Rachel, 10 ans, vit dans les collines de Cibumbiro. Elle est atteinte de bronchite. Faute de moyens pour aller régulièrement à l’hôpital général de Miti, elle est constamment suivie par un infirmier mobile.
« On nous a appris à la surveiller de près et à lui administrer ses médicaments », explique sa mère. «Sans cela, elle ne serait plus en vie aujourd’hui. »
Dans de nombreux villages de Kabare, ce type d’intervention remplace progressivement les visites à l’hôpital, devenu inaccessible pour des raisons économiques et géographiques. La santé à domicile se développe ainsi de manière informelle, comblant les vides d’un système de santé que la population qualifie d’insuffisant.

Les agents communautaires en première ligne
Des infirmiers et relais communautaires, formés par des ONG locales, interviennent directement dans les foyers. Ils assurent le suivi des enfants malnutris, enseignent les gestes de base pour prévenir la diarrhée et le paludisme, et administrent même certains traitements.
Cependant, ces soignants improvisés manquent cruellement de moyens.
« Nous avons besoin de matériel, de formations continues et de soutien logistique », alerte un agent de santé de Miti-Murhesa sous anonymat. « Parfois, on soigne avec les mains nues, sans désinfectant. »
Un appui encore insuffisant
La santé à domicile n’est pas encore pleinement intégrée aux politiques sanitaires locales. Pourtant, selon quelques propos recueillis par Watoto News, elle pourrait sauver de nombreuses vies si elle bénéficiait d’un véritable appui.
« Beaucoup d’enfants décèdent de maladies évitables simplement parce qu’ils n’ont pas accès à un centre de santé. Il faut que l’État reconnaisse le rôle des soins à domicile et investisse dans leur structuration », plaide Mulinga Masumbuko Alfred, défenseur des droits humains en territoire de Kabare.

Des familles responsabilisées
L’un des atouts majeurs de cette approche est la responsabilisation des familles. « On nous a appris à reconnaître les signes de déshydratation et à désinfecter les plaies », raconte une mère approchée par votre média à Mudaka. Ces connaissances, souvent transmises lors des visites à domicile, font toute la différence.
La santé à domicile répond à une réalité incontournable : la majorité des enfants malades n’arrivent pas à l’hôpital. En misant sur cette approche, les autorités sanitaires pourraient révolutionner l’accès aux soins en milieu rural.
« À Kabare, la maison est devenue un centre de soins. Il ne reste plus qu’à en faire une priorité », concluent nos sources.
Yseult Lwango, volontaire pour les enfants et les jeunes à Kabare
La ville de Mbandaka a accueilli ce samedi 7 juin le lancement officiel du vaccin antipaludique « R21/Matrix-M» désormais intégré dans lecalendrier vaccinal des nourrissons en RDC.C’est le Ministre provincial de l’Equateur en charge de l’environnement, Mr Bokanga Guillaume qui a lancé ce vaccin au nom […]
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La ville de Mbandaka a accueilli ce samedi 7 juin le lancement officiel du vaccin antipaludique « R21/Matrix-M» désormais intégré dans le
calendrier vaccinal des nourrissons en RDC.
C’est le Ministre provincial de l’Equateur en charge de l’environnement, Mr Bokanga Guillaume qui a lancé ce vaccin au nom du gouverneur de cette province.

Ce vaccin, cible les enfants de 6 à 23 mois, une tranche d’âge particulièrement vulnérable au paludisme qui tue au moins deux enfants chaque heure en RDC selon le rapport 2023 du PNLP, programme national de lutte contre le paludisme.

Le paludisme, étant une maladie infectieuse transmise par les
moustiques anophèles femelles infectées, reste l’une des principales causes de mortalité infantile. Pourtant, il est évitable et curable raison pour laquelle l’OMS recommande la vaccination comme moyen de prévention.

Ce vaccin développé par l’Université d’Oxford et approuvé en 2023, contient un antigène ciblant le parasite du paludisme et un adjuvant (Matrix-M) qui renforce la réponse immunitaire, Il agit en ciblant le sporozoïte, la première forme du parasite injectée lors de la piqûre du moustique.
Selon les autorités provinciales, après une première introduction en 2024 à Maï-Ndombe, c’est désormais au Grand Équateur d’en bénéficier.

Sur les 27 millions de personnes touchées par le paludisme en RDC, 40 % sont des enfants comme l’indique les statistiques du pnlp.
Ayant pour rôle de prévenir comme d’autres vaccins , les parents sont donc demandés à s’approprier ce nouveau vaccin pour prévenir les enfants contre le paludisme.
Jean Delou Mandomba, volontaire pour les enfants et les jeunes à Mbandaka
Un appel fort a été lancé par l’organisation Bâtisseurs de la Résilience Communautaire (BRC) asbl, basée à Kinshasa. L’organisation dénonce l’injustice environnementale que subit la République Démocratique du Congo, malgré son rôle essentiel dans l’équilibre climatique mondial. « Notre nation, gardienne de ressources naturelles vitales […]
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Un appel fort a été lancé par l’organisation Bâtisseurs de la Résilience Communautaire (BRC) asbl, basée à Kinshasa. L’organisation dénonce l’injustice environnementale que subit la République Démocratique du Congo, malgré son rôle essentiel dans l’équilibre climatique mondial.
« Notre nation, gardienne de ressources naturelles vitales pour la planète, exige désormais reconnaissance, respect et rétribution équitable. » (BRC, 2025)
Dans ce même cadre, Watoto News poursuit son plaidoyer pour la justice environnementale en donnant écho aux voix des organisations engagées comme le BRC, qui dénoncent les inégalités criantes entre les contributions écologiques de la RDC et les retombées économiques qu’elle en retire.
Une richesse naturelle lourdement exploitée
Selon le BRC, la République Démocratique du Congo abrite la deuxième plus grande forêt tropicale du monde, absorbant 3,1 % des émissions mondiales de CO₂. Elle possède aussi 70 % des réserves mondiales de cobalt, un élément indispensable aux technologies vertes. Pourtant, le pays ne reçoit que 16 % des revenus issus de ses ressources.
Entre 2001 et 2020, 6 millions d’hectares de forêts ont été détruits, et plus de 100 000 personnes déplacées à cause de projets extractifs souvent imposés sans concertation avec les communautés locales.
« Le peuple congolais a soif de justice environnementale et d’équité. Ce n’est pas de la charité que nous réclamons, mais notre droit le plus légitime. » BRC
Les revendications de la société civile
À travers le message du BRC, la société civile congolaise formule des exigences claires, notamment la fin de l’exploitation injuste en annulant les attributions faites des concessions sans consultation; la juste part des crédits carbone à travers une redistribuer des bénéfices directement aux communautés qui protègent les forêts; l’électrification verte par la fourniture d’un accès à l’énergie aux populations locales vivant au cœur des forêts; et bien evidemment les sanctions contre les pollueurs en obligeant les entreprises destructrices à réparer les dommages causés.
« Le climat se joue ici en RDC. Mais il se décide ailleurs avec nous, ou pas du tout. » BRC, 2025
Cet appel vibrant intervient dans le cadre de la Journée mondiale de l’environnement, célébrée ce 5 juin 2025, et rappelle l’urgence d’un changement de paradigme pour une justice environnementale réelle et inclusive.
Pascal Marhegane Ki-Moon, volontaire pour les enfants à Watoto News