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La situation économique précaire qui plane sur le camp des réfugiés burundais de Lusenda, en territoire de Fizi au Sud-Kivu, amène des jeunes adolescents de ce camp la voie de l’école, pour des petits travaux.

Au port de Lusenda, l’on observe nombreux enfants et adolescents réfugiés burundais, qui y font le déplacement des marchandises par vélo. Certains de ces enfants et adolescents sont des aides cyclistes et d’autres des cyclistes.

L’un d’eux, Joseph, 16 ans, révèle à Watoto News qu’il a abandonné les études faute de moyens. Il conduit aujourd’hui un vélo pour aider sa mère à subvenir aux besoins de sa famille.

Mon Père nous a abandonné avec notre mère depuis 2018, il a épousé une autre femme. Nous n’avions plus personne pour nous nourrir. Moi comme fils aîné j’ai abandonné l’école depuis 2020. Au commencement j’étais aide du cyclistes mais aujourd’hui je sais conduire le vélo et je travaille avec ma mère et mes petits frères comme mes aides,” déclare-t-il.

Avec l’argent qu’il gagne par jour, l’adolescent affirme qu’il rationne au moins une fois par jour sa famille. Il voit déjà son avenir dans ce métier.

Depuis que j’exerce le cyclisme, ma famille se porte bien même si mon père n’est plus à notre côté. Je gagne par jour 5000Fc au minimum. Et si les boats arrivent je peux gagner même 20.000Fc par jour. Avec le cyclisme j’ai déjà dans la caisse que garde ma mère un peu plus de 400.000FC que je compte économiser pour acheter dans les jours qui viennent une parcelle,” affirme-t-il.

Des sources au sein du camp de Lusenda attestent que plusieurs dizaines d’enfants et adolescents ont abandonné les études suite à une vie dure. Conducteurs de vélos et petits commerçants, nombreux sont ceux qui ont hypothéqué leur avenir, par manque de moyens.

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