POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES
Au Sud-Kivu, il a actuellement des milliers d’enfants zéro dose, c’est-à-dire qui ne se sont jamais fait vacciner, et d’autres sous-vaccinés, c’est-à-dire qu’ils ont manqué plusieurs doses prévues dans le calendrier vaccinal. Cette situation qui met en danger la vie de ces enfants, a été […]
La mode ne se limite plus à une simple affaire de goût ou d’élégance : elle est devenue, pour de nombreux jeunes, un puissant outil d’affirmation de soi. À Bukavu, comme dans d’autres villes africaines, un phénomène se dessine avec force : des jeunes qui […]
Environ 40 journalistes, enfants journalistes du RJAE et enfants reporters de l’UNICEF, s’engagent à contribuer aux efforts visant l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC. Ils l’ont dit ce mercredi 30 août 2023, à l’issue d’une formation organisée à Bukavu au Sud-Kivu, par le Programme […]
Chaque année, des millions d’enfants sont protégés grâce aux vaccins contre des maladies graves comme la rougeole, la polio ou la coqueluche. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, vacciner un enfant reste un combat. Manque d’information, rumeurs, résistances culturelles : les obstacles sont nombreux […]
Sur le lac Kivu, les pêcheurs, principale force économique locale, font face à une insécurité croissante, surtout la nuit. Des jeune pêcheur d’Ibunja, alerte sur l’absence de la force navale, exposant les pêcheurs à de nombreux dangers. Ils appellent les autorités à rétablir la sécurité […]
ACTUALITÉS
Sur le lac Kivu, les pêcheurs, principale force économique locale, font face à une insécurité croissante, surtout la nuit.
Des jeune pêcheur d’Ibunja, alerte sur l’absence de la force navale, exposant les pêcheurs à de nombreux dangers. Ils appellent les autorités à rétablir la sécurité pour protéger leurs vies et garantir leur survie économique.
Une production de REMEL en partenariat avec LaBenevolencija dans le cadre de «HABARI ZA MAHALI »
Rédaction
Dans un contexte où les violences basées sur le genre restent une réalité préoccupante, REMED a organisé une session de renforcement de capacités sur la Prévention de l’Exploitation et des Abus Sexuels (PEAS) à l’intention d’une dizaine de stagiaires professionnels et académiques à Goma ce […]
ACTUALITÉS
Dans un contexte où les violences basées sur le genre restent une réalité préoccupante, REMED a organisé une session de renforcement de capacités sur la Prévention de l’Exploitation et des Abus Sexuels (PEAS) à l’intention d’une dizaine de stagiaires professionnels et académiques à Goma ce lundi 29 septembre 2025.
Cette formation avait un double objectif : permettre aux jeunes de comprendre clairement ce qui constitue l’exploitation et les abus sexuels (EAS), et les outiller pour qu’ils puissent jouer un rôle actif dans la prévention de ces pratiques dans leurs futures responsabilités professionnelles et communautaires.
Une jeunesse prête à agir
Pour plusieurs participants, cette formation est bien plus qu’un simple apprentissage théorique. Elle a éveillé une prise de conscience profonde de leur rôle en tant que jeunes dans la construction d’un environnement sûr et respectueux.

« je pensais que la PEAS ne concernait que les travailleurs humanitaires. Aujourd’hui, je comprends que nous, jeunes, avons aussi un rôle crucial à jouer dans nos écoles, stages, églises ou quartiers. Je me sens désormais prêt à dénoncer et à prévenir ces abus autour de moi »
témoigne Désiré Nshokano,l’un des participants.
Même sentiment pour Fatuma wimana:
« Cette formation m’a donné des outils concrets. Je veux devenir une voix pour les victimes silencieuses et aider à créer des espaces sûrs pour tous. C’est une responsabilité que j’assume avec fierté. »
En ciblant les jeunes en pleine transition vers la vie active, cette organisation cherche à former une génération consciente, engagée et bien informée, capable de briser la chaîne du silence autour des abus sexuels.

L’initiative vient aussi combler un vide dans la formation pratique des stagiaires, souvent peu exposés à ces thématiques en milieu académique.
Michael Lufungulo volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
Face à la montée de la désinformation amplifiée par les nouvelles technologies, Soma Media Lab a organisé, ce samedi 27 septembre 2025, un atelier pratique sur la lutte contre les fake news à l’ère de l’intelligence artificielle. Cette activité a ciblé prioritairement les jeunes, journalistes […]
ACTUALITÉS
Face à la montée de la désinformation amplifiée par les nouvelles technologies, Soma Media Lab a organisé, ce samedi 27 septembre 2025, un atelier pratique sur la lutte contre les fake news à l’ère de l’intelligence artificielle.
Cette activité a ciblé prioritairement les jeunes, journalistes , influenceurs, et veuleurs du web, principaux utilisateurs du numérique.

Animé par Gustave Katsuva, fact-checker sénior et formateur en vérification de l’information, l’atelier a permis aux participants de découvrir des outils concrets pour détecter les fausses nouvelles,analyser les contenus générés par l’IA (images, vidéos, textes) et mieux informer la communauté.
« J’ai découvert que même une image bien faite peut être entièrement fausse. L’IA peut tromper nos yeux. Maintenant, je sais comment faire des vérifications simples avant de partager quoi que ce soit »,
Témoigne Jospin Murhabazi , jeune blogueur présent à la formation.
Dans un contexte où les jeunes passent une grande partie de leur temps en ligne, les exposant à une avalanche de contenus, la désinformation devient un véritable danger pour la cohésion sociale, la démocratie et même la santé publique.
«Ce que j’ai appris aujourd’hui, je vais le partager avec mes amis à l’université et sur mes réseaux. On doit arrêter de relayer des rumeurs sans vérifier. Nous, jeunes, devons devenir des remparts contre les manipulations »,
affirme Florence Byamungu jeune journaliste.

Un engagement pour des communautés mieux informées
Le formateur Gustave katsuva a insisté sur le rôle clé que jouent les jeunes dans la chaîne de l’information. En les dotant des compétences en fact-checking, ils deviennent des acteurs de vigilance et des vecteurs de vérité au sein de leurs communautés.

Cet atelier marque une étape importante dans l’éducation aux médias dans la région, avec une ambition claire : former une jeunesse capable de résister à la désinformation, de maîtriser l’usage de l’IA et de bâtir un espace numérique plus responsable.
Signalons que l’activité, a été organisée par Soma Lab Media en partenariat avec Vox Fact et Go Innovation.
Michael Lufungulo volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
Dans un élan de solidarité et d’engagement communautaire, des jeunes du quartier Pageco, dans la commune d’Ibanda ont organisé une visite à l’orphelinat CROFEM.Une initiative portée par le groupe « Vis pour les Autres » qui œuvre pour le bien-être des enfants vulnérables. Cette visite s’inscrivait sous […]
ACTUALITÉS
Dans un élan de solidarité et d’engagement communautaire, des jeunes du quartier Pageco, dans la commune d’Ibanda ont organisé une visite à l’orphelinat CROFEM.
Une initiative portée par le groupe « Vis pour les Autres » qui œuvre pour le bien-être des enfants vulnérables.
Cette visite s’inscrivait sous le slogan porteur : « Notre amour, leur avenir »dans l’objectif de Semer des graines d’amour, d’espoir et de dignité.
Une occasion pour réconforter, encourager et offrir un moment de joie aux enfants abandonnés tout en leur rappelant qu’ils ne sont pas oubliés.

« Voir ces enfants sourire même pour quelques heures, c’est une victoire pour nous. Nous ne sommes pas riches, mais notre présence était une richesse pour eux »,
Confie Mireille Burasa, l’une des participantes.
« Je suis sorti de là changé. Ces enfants ont besoin de nous, pas seulement aujourd’hui, mais chaque jour. Ils doivent sentir qu’ils comptent. » ,
a ajouté Patrick Twali, membre actif du groupe
« Nous voulons inspirer d’autres jeunes à faire pareil. Aider ne demande pas grand-chose, juste un cœur ouvert »,
Renseigne Junior Baseme tout en ajoutant que Ce genre d’activités renforce notre humanité. La solidarité devrait être une habitude, pas un événement.
Une action locale, un message universel
Au-delà du geste, cette action véhicule un message fort : les enfants vulnérables ne doivent pas être oubliés.Ils ont besoin d’attention, d’affection, mais aussi d’espérance.

À travers cette activité, le groupe Vis pour les Autres et les jeunes du quartier Pageco rappellent qu’il ne faut pas attendre d’avoir beaucoup pour poser un geste significatif. Leur slogan « Notre amour, leur avenir »résonne comme un appel à la conscience collective :chaque enfant vulnérable mérite d’être entouré, écouté et soutenu.
Cette action citoyenne locale prouve que la solidarité, même à petite échelle, peut semer de grands espoirs.
Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
Le 28 septembre marque la Journée mondiale contre la rage,une date essentielle pour attirer l’attention sur une maladie encore trop présente dans plusieurs régions d’Afrique.Bien que 100 % évitable, la rage continue de faire des victimes, en particulier parmi les enfants qui représentent près de […]
ACTUALITÉS
Le 28 septembre marque la Journée mondiale contre la rage,une date essentielle pour attirer l’attention sur une maladie encore trop présente dans plusieurs régions d’Afrique.
Bien que 100 % évitable, la rage continue de faire des victimes, en particulier parmi les enfants qui représentent près de 40 % des personnes mordues par des animaux infectés.
Une menace silencieuse dans nos quartiers
Transmise principalement par la morsure de chiens infectés, la rage se propage dans des environnements où la surveillance des animaux est faible.
À Kadutu,Panzi, ou encore Bagira,il n’est pas rare de voir des enfants marcher pieds nus ou jouer avec des chiens errants, souvent sans la moindre sensibilisation aux risques.
« Un jour, un chien m’a poursuivie en rentrant de l’école. Depuis, j’ai très peur. À l’école, on nous a appris à ne pas s’approcher des chiens errants »,
raconte Marie, élève à Nyakavogo.
La prévention : un geste simple qui sauve
La vaccination des chiens et des chats reste la meilleure barrière contre la rage. Mais au-delà, il est vital d’éduquer les enfants et les familles sur les premiers réflexes à avoir en cas de morsure.
« Si chaque enfant savait qu’un simple lavage à l’eau et au savon après une morsure peut sauver une vie, on aurait moins de drames »,
souligne le Dr Amani, du centre de santé de Bagira.
Appel à l’action pour les jeunes et les familles :
Ne jouez pas avec les chiens ou chats inconnus.
Évitez les animaux errants ou blessés.
Signalez tout cas de morsure ou animal suspect aux autorités locales.
En cas de morsure, rendez-vous immédiatement au centre de santé.
Assurez-vous que vos animaux de compagnie sont vaccinés chaque année.
La rage peut être éradiquée. Avec des gestes simples et une communauté bien informée, nous pouvons sauver des vies.
Gloria Bakulikira volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
Alors que les maladies cardiovasculaires restent la première cause de mortalité dans le monde, le thème de cette année « Utilise ton cœur, sache ton cœur »rappelle que la prévention commence dès le plus jeune âge. À Bukavu, les cas d’hypertension, d’obésité ou de diabète […]
ACTUALITÉS
Alors que les maladies cardiovasculaires restent la première cause de mortalité dans le monde, le thème de cette année « Utilise ton cœur, sache ton cœur »rappelle que la prévention commence dès le plus jeune âge.
À Bukavu, les cas d’hypertension, d’obésité ou de diabète chez les jeunes augmentent, souvent à cause de mauvaises habitudes alimentaires et du manque d’exercice physique.
Pour y remédier, familles, écoles et communautés doivent agir ensemble :
Promouvoir des repas équilibrés,
Encourager l’activité physique quotidienne,
Réduire les boissons sucrées et la malbouffe,
Favoriser les visites médicales régulières.
« Avant, je mangeais beaucoup de frites et buvais des sodas tous les jours. Un jour, j’ai eu des douleurs à la poitrine à l’école, le médecin m’a dit de changer mes habitudes, »
raconte Aimée, 14 ans.
Et d’ajouter:
« Aujourd’hui, je fais du sport et je me sens mieux. »
Un cœur sain, ça s’apprend dès l’enfance.
Mobilisons-nous pour un avenir plus fort, dès maintenant.
Gloria bakulikira volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
Dans de nombreux pays, l’insertion professionnelle des jeunes reste un défi de taille. À peine sortis de l’école ou de l’université, ils espèrent obtenir un premier emploi pour mettre en pratique leurs acquis et gagner en autonomie. Mais très vite, ils se heurtent à une […]
ACTUALITÉS
Dans de nombreux pays, l’insertion professionnelle des jeunes reste un défi de taille. À peine sortis de l’école ou de l’université, ils espèrent obtenir un premier emploi pour mettre en pratique leurs acquis et gagner en autonomie. Mais très vite, ils se heurtent à une exigence de plus en plus courante sur le marché du travail : posséder au moins cinq ans d’expérience… pour un poste destiné à des débutants.
Un véritable paradoxe se dessine : comment un jeune diplômé, encore à la recherche de sa première opportunité, peut-il avoir cinq années d’expérience ? Cette exigence devient un cercle vicieux qui condamne des milliers de jeunes au chômage prolongé, ou les pousse à accepter des stages non rémunérés ou des emplois précaires, souvent sans perspective d’évolution.
Les conséquences sont nombreuses : perte de confiance, frustration, pauvreté croissante, exode vers d’autres pays ou villes… alors que cette jeunesse regorge de talents, de créativité et de compétences qui ne demandent qu’à être valorisés.

Un témoignage qui résume un malaise généralisé
« Il y a cinq ans que j’ai fini mes études en sociologie à l’UOB. Je vois souvent des offres d’emploi qui demandent cinq ans d’expérience. Mais comment aurais-je cette expérience si on ne nous donne même pas notre première chance ? »
déplore Gloria Amani, jeune diplômée interrogée par Watoto News.
Un appel à l’action
Face à cette situation, il est urgent que les employeurs, les décideurs politiques et les ONG repensent leurs critères de recrutement. Il est temps d’investir dans des programmes d’insertion professionnelle, de promouvoir les stages rémunérés et de créer des formations pratiques adaptées aux réalités du marché.
Permettre aux jeunes d’accéder à un premier emploi sans exiger une expérience démesurée, c’est faire un pari sur l’avenir. C’est aussi offrir une vraie chance à une génération pleine de potentiel.
Jean de Dieu Akonkwa Volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News
Dix groupes de jeunes entrepreneurs, issus de la chefferie de Rubenga sur l’île d’Idjwi (Sud-Kivu), ont été dotés d’équipements pour développer leurs microentreprises.Cette initiative est portée par l’Association pour le Développement Économique et Social (ADESO), avec l’appui financier de la Coopération Suisse (DDC). Répartis dans […]
ACTUALITÉS
Dix groupes de jeunes entrepreneurs, issus de la chefferie de Rubenga sur l’île d’Idjwi (Sud-Kivu), ont été dotés d’équipements pour développer leurs microentreprises.
Cette initiative est portée par l’Association pour le Développement Économique et Social (ADESO), avec l’appui financier de la Coopération Suisse (DDC).
Répartis dans les trois groupements de Kihumba, Bugarula et Bunyakiri, chaque groupe est constitué de 25 jeunes âgés de 18 à 40 ans. Ces jeunes avaient préalablement suivi une série de formations sur l’entrepreneuriat local, avant de soumettre leurs plans d’affaires. Les dotations ont eu lieu les 25 et 26 septembre 2025.
Des kits adaptés aux besoins
Selon Bertin Mbayu, chef de projet à ADESO, chaque groupe a reçu un appui en lien avec son secteur d’activité :
Trois groupes œuvrant dans la savonnerie ont reçu des machines modernes pour produire localement du savon, réduisant ainsi la dépendance aux marchés de Goma, Bukavu ou du Rwanda.
Trois autres groupes dans la coupe et couture ont été équipés de machines à coudre et accessoires.
Deux groupes ont obtenu du matériel pour des salons mixtes (homme/femme).
Enfin, deux groupes spécialisés dans les services de secrétariat et studio ont aussi été dotés de kits professionnels.
Témoignages de bénéficiaires motivés
À Bushongoa, dans le groupement de Bunyakiri, le groupe Tuunganeaffirme être prêt à se mettre au travail. Immaculée Ndezi, l’une des bénéficiaires, exprime sa reconnaissance :
« Je remercie la Coopération Suisse et ADESO. Avec ce que nous avons reçu tondeuses, brosses, rideaux, huiles, miroirs, etc. Nous allons démarrer directement. Je pourrai désormais subvenir aux besoins de mes enfants. J’invite aussi les femmes et filles à fréquenter notre salon, car nous sommes bien formées. »
À Isingo, dans le groupement Kihumba, le groupe Vijana sote kazini a reçu plusieurs machines à coudre, une brodeuse, des surjeteuses et d’autres accessoires.
Kasmun Ali et Furahini Zawadi, membres du groupe, ont aussi salué ce soutien qui leur donne espoir et autonomie.
Un suivi annoncé pour la durabilité
Bertin Mbayu précise qu’un suivi régulier sera assuré pour garantir la bonne utilisation de ces kits, dans une perspective de durabilité pour les générations actuelles et futures.
Ce projet vise à renforcer l’autonomie économique des jeunes et des femmes dans la chefferie de Rubenga, en leur offrant des moyens concrets pour améliorer leurs conditions de vie à travers l’auto-emploi.
Richelieu Byamana volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
Dans un contexte où l’accès à l’information est un levier essentiel pour rompre le cycle de la pauvreté, la bibliothèque scolaire devrait jouer un rôle central. Pourtant, à Bukavu, cette ressource fondamentale est largement absente dans de nombreuses écoles, particulièrement publiques. Loin d’être un luxe, […]
ACTUALITÉS
Dans un contexte où l’accès à l’information est un levier essentiel pour rompre le cycle de la pauvreté, la bibliothèque scolaire devrait jouer un rôle central. Pourtant, à Bukavu, cette ressource fondamentale est largement absente dans de nombreuses écoles, particulièrement publiques. Loin d’être un luxe, la bibliothèque est un besoin éducatif oublié qui pèse lourd sur l’avenir des élèves.
Clarisse Mayanga, 16 ans, élève en 4e secondaire à Kadutu, confie :
« Notre école n’a pas de bibliothèque. Quand je veux approfondir une leçon, je dois aller au cyber, mais je n’ai pas toujours l’argent. »
Même constat chez Rachel Lwaboshi, 11 ans, en 6e primaire :
« J’aimerais lire des contes comme mes cousines à Goma. Ici, il n’y a pas de livres. »
Pour Moïse Akonkwa, enseignant dans une école publique :
« Même nous les enseignants, on est limités. On manque de ressources pédagogiques. Une bibliothèque aiderait à renforcer les recherches. »
Au-delà d’un simple bâtiment, une bibliothèque est une porte ouverte sur le monde, un lieu d’inspiration, de découverte et de construction personnelle. Agisha Igwabi, 15 ans, résume :
« On nous dit d’aimer la lecture, mais on n’a pas de livres pour lire. Comment on va aimer quelque chose qu’on ne voit pas ? »
Un outil d’égalité oublié
L’absence de bibliothèques renforce les inégalités. Tandis que certaines écoles privées disposent de bibliothèques modernes et bien équipées, la majorité des établissements publics en sont totalement dépourvus. Ce déséquilibre crée une fracture entre élèves, selon leur milieu social et le type d’école fréquentée.
Un appel à agir
L’éducation de qualité ne se résume pas à des cours magistraux. Elle repose aussi sur la diversité des supports d’apprentissage. Une bibliothèque bien fournie et bien gérée peut transformer le parcours scolaire d’un élève, l’aider à développer son autonomie, son esprit critique et son amour du savoir.
À Bukavu, négliger la bibliothèque scolaire, c’est fermer les yeux sur un pilier de l’éducation. Il est temps d’investir dans ces espaces d’apprentissage, de les équiper et de les intégrer pleinement dans la vie scolaire.
Chaque élève mérite un livre. Chaque école mérite une bibliothèque.
Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News
À l’occasion de la Journée mondiale de la contraception célébrée chaque 26 septembre, de nombreux jeunes de la ville de Goma et de ses environs ont répondu présents à une séance de sensibilisation organisée par le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), autour […]
ACTUALITÉS
À l’occasion de la Journée mondiale de la contraception célébrée chaque 26 septembre, de nombreux jeunes de la ville de Goma et de ses environs ont répondu présents à une séance de sensibilisation organisée par le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), autour du thème : « Un choix pour tous : Pouvoir, Volonté, Accès ».
Cette rencontre, bien plus qu’une simple activité informative, a permis à une nouvelle génération de jeunes de s’exprimer librement, de poser des questions et de s’engager pour leur santé sexuelle et reproductive.

Parmi les jeunes participants, plusieurs ont salué l’initiative comme une libération.
« On parle souvent de contraception en cachette, comme si c’était un péché. Ici, on a appris qu’il ne s’agit pas d’encourager le libertinage, mais de protéger nos vies »,
témoigne Ndamuso Ngangi, 17 ans.
Grâce à des échanges directs avec des professionnels, les jeunes ont découvert les différentes méthodes contraceptives, leur efficacité, et surtout leur utilité dans la prévention des grossesses précoces et des infections sexuellement transmissibles.
Briser les tabous, sauver des vies
L’experte en santé de la reproduction, Grâce Kyavu, a rappelé les nombreux avantages de la contraception pour les femmes :
« Elle permet des grossesses désirées, au bon moment, et dans de meilleures conditions. Elle assure aussi un bon espacement entre les naissances, essentiel pour la santé de la mère et de l’enfant. »
Lysa Muhigirwa, une autre participante, a lancé un message fort :
« Une femme qui fait la contraception ne fait pas une erreur. C’est une façon de prendre soin de soi. Certaines femmes tombent enceintes six mois après un accouchement, au péril de leur santé. Moi, je préfère choisir une méthode et vivre en paix. »
Vers une jeunesse autonome et responsable

À travers cette initiative, l’UNFPA encourage les jeunes à devenir des acteurs de leur propre avenir. L’organisation plaide pour un meilleur accès aux services de santé sexuelle et reproductive, adaptés aux besoins réels des adolescents et jeunes adultes.
Investir dans l’éducation sexuelle, c’est bâtir une jeunesse consciente, responsable et épanouie », a conclu l’un des organisateurs.
Informer les jeunes, c’est leur donner le pouvoir de choisir et de se protéger.
Michael Lufungulo volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News