
Le 28 septembre marque la Journée mondiale contre la rage,une date essentielle pour attirer l’attention sur une maladie encore trop présente dans plusieurs régions d’Afrique.
Bien que 100 % évitable, la rage continue de faire des victimes, en particulier parmi les enfants qui représentent près de 40 % des personnes mordues par des animaux infectés.
Une menace silencieuse dans nos quartiers
Transmise principalement par la morsure de chiens infectés, la rage se propage dans des environnements où la surveillance des animaux est faible.
À Kadutu,Panzi, ou encore Bagira,il n’est pas rare de voir des enfants marcher pieds nus ou jouer avec des chiens errants, souvent sans la moindre sensibilisation aux risques.
« Un jour, un chien m’a poursuivie en rentrant de l’école. Depuis, j’ai très peur. À l’école, on nous a appris à ne pas s’approcher des chiens errants »,
raconte Marie, élève à Nyakavogo.
La prévention : un geste simple qui sauve
La vaccination des chiens et des chats reste la meilleure barrière contre la rage. Mais au-delà, il est vital d’éduquer les enfants et les familles sur les premiers réflexes à avoir en cas de morsure.
« Si chaque enfant savait qu’un simple lavage à l’eau et au savon après une morsure peut sauver une vie, on aurait moins de drames »,
souligne le Dr Amani, du centre de santé de Bagira.
Appel à l’action pour les jeunes et les familles :
Ne jouez pas avec les chiens ou chats inconnus.
Évitez les animaux errants ou blessés.
Signalez tout cas de morsure ou animal suspect aux autorités locales.
En cas de morsure, rendez-vous immédiatement au centre de santé.
Assurez-vous que vos animaux de compagnie sont vaccinés chaque année.
La rage peut être éradiquée. Avec des gestes simples et une communauté bien informée, nous pouvons sauver des vies.
Gloria Bakulikira volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
