POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES
Au Sud-Kivu, il a actuellement des milliers d’enfants zéro dose, c’est-à-dire qui ne se sont jamais fait vacciner, et d’autres sous-vaccinés, c’est-à-dire qu’ils ont manqué plusieurs doses prévues dans le calendrier vaccinal. Cette situation qui met en danger la vie de ces enfants, a été […]
La mode ne se limite plus à une simple affaire de goût ou d’élégance : elle est devenue, pour de nombreux jeunes, un puissant outil d’affirmation de soi. À Bukavu, comme dans d’autres villes africaines, un phénomène se dessine avec force : des jeunes qui […]
Environ 40 journalistes, enfants journalistes du RJAE et enfants reporters de l’UNICEF, s’engagent à contribuer aux efforts visant l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC. Ils l’ont dit ce mercredi 30 août 2023, à l’issue d’une formation organisée à Bukavu au Sud-Kivu, par le Programme […]
Chaque année, des millions d’enfants sont protégés grâce aux vaccins contre des maladies graves comme la rougeole, la polio ou la coqueluche. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, vacciner un enfant reste un combat. Manque d’information, rumeurs, résistances culturelles : les obstacles sont nombreux […]
Les Léopards de la République démocratique du Congo ont été éliminés en huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) Maroc 2025 par les Fennecs d’Algérie, ce mardi 6 janvier, au stade Prince Moulay El Hassan de Rabat. Une défaite douloureuse qui a […]
ACTUALITÉS
Les Léopards de la République démocratique du Congo ont été éliminés en huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) Maroc 2025 par les Fennecs d’Algérie, ce mardi 6 janvier, au stade Prince Moulay El Hassan de Rabat. Une défaite douloureuse qui a suscité de vives émotions chez les jeunes supporters congolais, au pays comme dans la diaspora.
Le coup de sifflet final a mis fin au rêve congolais. Après une rencontre disputée jusqu’à la prolongation, l’élimination des Léopards a laissé place à la déception, mais aussi à des messages de reconnaissance envers les joueurs, notamment chez les jeunes.
Sur les réseaux sociaux, plusieurs réactions ont rapidement émergé. Dans une vidéo publiée sur Facebook par le média Brut Africa, le jeune humoriste et créateur de contenus congolais Boushaboire Willy, venu supporter la RDC au Maroc, s’est exprimé au micro en saluant la prestation de l’équipe nationale :
« Ils se sont donnés à fond »,
a-t-il déclaré, résumant le sentiment partagé par de nombreux jeunes venus supporter la RDC au Maroc.
À Bukavu, l’émotion était également palpable. Junior Kulimushi, 21 ans, un jeune supporter qui a suivi toute la rencontre, raconte :
« On était tous devant la télé, on a suivi le match. Notre équipe s’est bien débattue face à un adversaire redoutable. On a tenu jusqu’à la prolongation, mais ça n’a pas suffi et on a encaissé. Le résultat nous fait mal, très mal, mais quand même nos Léopards se sont donnés. »
Malgré la défaite, certains jeunes préfèrent déjà regarder vers l’avenir.
« On attend maintenant le match de barrage international pour la qualification à la Coupe du monde en mars prochain, et on espère qu’on va se qualifier »,
ajoute le jeune Bukavien, entre espoir et résilience.
Ces témoignages montrent à quel point le football reste un vecteur d’émotions fortes pour la jeunesse congolaise, capable de rassembler, de faire rêver, mais aussi d’enseigner l’acceptation de la défaite.
Gabriel CUBAKA, volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
À l’occasion de la Journée mondiale des orphelins de guerre, célébrée le mardi 6 janvier, la situation des enfants orphelins dans plusieurs territoires du Sud-Kivu suscite une vive inquiétude. Entre malnutrition, abandon scolaire et absence d’assistance humanitaire, ces enfants demeurent parmi les populations les plus […]
ACTUALITÉS
À l’occasion de la Journée mondiale des orphelins de guerre, célébrée le mardi 6 janvier, la situation des enfants orphelins dans plusieurs territoires du Sud-Kivu suscite une vive inquiétude. Entre malnutrition, abandon scolaire et absence d’assistance humanitaire, ces enfants demeurent parmi les populations les plus vulnérables dans un contexte d’escalade des conflits armés.
Selon les alertes lancées par plusieurs organisations locales, notamment l’Initiative pour le Progrès du Congo (IPECO), de nombreux orphelins souffrent de malnutrition sévère dans plusieurs villages du territoire de Kalehe, précisément à Ramba, Mwinga, Kachiri, Karasi et Tchikoma, dans le groupement de Mubuku, zone de santé de Bunyakiri. Ces enfants, souvent déplacés, vivent sans accès suffisant à la nourriture, aux soins de santé et à un abri adéquat.
L’orphelinat COFREM débordé à Bukavu
Dans la ville de Bukavu, l’orphelinat COFREM, situé dans la commune de Bagira, fait face à une situation alarmante. Depuis février 2025, ce centre a accueilli plus de 150 nouveaux enfants orphelins fuyant les violences armées dans différents territoires du Sud-Kivu. Une charge devenue difficile à supporter pour cette structure déjà fragilisée.
« La prise en charge des enfants est devenue extrêmement compliquée. Nous manquons de nourriture, de médicaments et de moyens financiers. Beaucoup d’enfants en âge scolaire ont dû abandonner l’école faute de frais »,
déplore le pasteur Jérémy, responsable de l’orphelinat COFREM.
Il rappelle que, juridiquement, l’enfant relève de la responsabilité de l’État, qui a le devoir de garantir ses droits fondamentaux : alimentation, éducation, soins de santé, habillement et protection juridique. Il appelle également les organisations humanitaires nationales et internationales, dont l’UNICEF, à intervenir d’urgence pour sauver ces enfants livrés à eux-mêmes.
Des orphelins livrés à la précarité à Kabare
Dans le territoire de Kabare, la situation n’est guère meilleure. De nombreux enfants orphelins vivent au sein de familles déplacées ou dans des orphelinats surpeuplés, sans moyens de subsistance. Leur quotidien est marqué par la faim, le manque de vêtements, l’absence de scolarité et une grande insécurité sociale.
« Nous avons besoin de tout, nourriture, habits, école, formations professionnelles. Nous souffrons parce que nous n’avons personne pour nous aider »,
témoigne Jolina, orpheline de père et de mère.
Ces enfants lancent un appel pressant aux organisations humanitaires afin de leur offrir une chance de poursuivre leur éducation et d’acquérir des compétences pour se prendre en charge à l’avenir.
Malnutrition aiguë et risques sanitaires à Kalehe
A Ramba et dans plusieurs groupements de la zone de santé de Bunyakiri dans le territoire de Kalehe, les enfants orphelins et déplacés font face à une malnutrition aiguë sévère. Selon Ajuakali Fraternelle, coordonnateur de l’ASBL Union pour le Progrès du Congo, ces enfants vivent dans des conditions inhumaines, exposés aux intempéries, sans abris ni assistance médicale.
« Plusieurs enfants passent la nuit à la belle étoile. Les structures sanitaires locales sont incapables de les prendre en charge. Cette situation a déjà entraîné des maladies et des décès »,
alerte-t-il, appelant l’UNICEF et d’autres ONG à une intervention immédiate.
La situation des orphelins au Sud-Kivu reste profondément préoccupante. Dans un contexte de conflits armés persistants, ces enfants continuent de payer le lourd tribut d’une crise humanitaire aggravée par le manque d’assistance. Face à cette urgence, les acteurs humanitaires, l’État congolais et les personnes de bonne volonté sont appelés à agir sans délai pour garantir la survie, la dignité et l’avenir de ces enfants, victimes silencieuses de la guerre.
Article produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali ». Un projet du consortium RATECO, REMEL avec le soutien de Media4Dialogue de LaBenévolencia.
Surnommé par beaucoup « le mois le plus long de l’année », janvier arrive avec son lot de défis : poches vides après les fêtes, rentrée scolaire imminente, besoins multiples. Dans ce contexte, de nombreux jeunes, en ville comme en milieu rural, s’engagent dans de […]
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Surnommé par beaucoup « le mois le plus long de l’année », janvier arrive avec son lot de défis : poches vides après les fêtes, rentrée scolaire imminente, besoins multiples. Dans ce contexte, de nombreux jeunes, en ville comme en milieu rural, s’engagent dans de petits travaux pour soutenir leurs familles ou subvenir eux-mêmes à certains besoins. Une dynamique qui illustre à la fois leur débrouillardise, mais qui soulève aussi des préoccupations liées à leurs droits et à leur protection.
Après les dépenses des fêtes, il est fréquent que les familles se retrouvent à court de moyens. Certains jeunes, conscients des réalités de leur foyer, décident alors de prendre les choses en main. Pour beaucoup, ce n’est pas juste un désir d’autonomie, mais une véritable nécessité.
Parmi les petits jobs recensés :
Services ménagers chez les voisins (vaisselle, lessive, cuisine), petits commerces ambulants (vente d’eau glacée, pain, recharges téléphoniques…), aide dans les marchés ou boutiques (porteurs, nettoyage, emballage) et autres.
Jonathan Igunzi, 17 ans:
« Je balaie une boutique et un salon chaque matin. On me donne 5000 FC par jour. Ce n’est pas énorme, mais ça m’aide à acheter mes affaires. »
Aminata Mahuno, 17 ans:
« Je vends de l’eau glacée. Je suis payée par bidon. Je reste au soleil toute la journée, mais je veux aider à la maison. »
Ben Ntwali, 15 ans:
« Je crée des affiches avec mon téléphone grâce à Canva. J’ai même payé la Regideso et ma connexion avec ce que je gagne. »
Ces petits boulots présentent des aspects positifs : sens des responsabilités, autonomie, esprit d’initiative, apprentissage de la gestion de l’argent. Mais sans encadrement, les risques sont nombreux : exploitation, abandon scolaire, surcharge de travail, ou encore atteinte à la santé physique et mentale.
Les petits jobs de janvier mettent en lumière la résilience admirable des jeunes, mais aussi les risques qu’ils courent dans un environnement sans encadrement adéquat. Il est essentiel que les familles, les écoles, les autorités locales et les ONG s’unissent pour s’assurer que chaque enfant qui travaille le fasse dans la dignité et sans compromis sur ses droits fondamentaux : l’éducation, la santé et le repos, comme le garantit la CDE.
Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
Les acteurs sociaux de Mwenga dans la province du sud kivu fustigent l’exploitation des enfants dans le secteur minier, ces derniers plaident pour l’implication des autorités dans l’éradication de cette pratique qui met en péril l’éducation , la santé , le bien-être des enfants. À […]
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Les acteurs sociaux de Mwenga dans la province du sud kivu fustigent l’exploitation des enfants dans le secteur minier, ces derniers plaident pour l’implication des autorités dans l’éradication de cette pratique qui met en péril l’éducation , la santé , le bien-être des enfants.
À Kamituga et Lugushwa dans le territoire , les enfants sont visibles dans les sites miniers où ils sont contraints à des travaux lourds pour leur survie.
Trouvés dans le cité minière de Manungu par Jonathan Mukandama habitant de la place, Daniel et Ngala , deux enfants indiquent qu’ils creusent de l’or pour aider leurs parents et subvenir à leurs besoins primaire, une situation situation déplorée par les acteurs de la société civile , Masudi Mazambi , qui appelle les parents à prendre en charge leurs enfants pour éviter ce phénomène.
Également , ce dernier appelle les sociétés minières à engager les adultes et à abandonnér cette pratique qui met en péril l’avenir enfants.
De son côté le chef de poste de Lugushwa appelle les sociétés minières au respect du code minier , qui interdit l’utilisation des enfants dans le carré miniers

Signalons que plusieurs autres enfants vivent dans des conditions similaires en territoire de Walungu , Kabare, Fizi et ailleurs d’où l’importance de l’implication des autorités dans l’éradication de cette pratique et assurer le respect de la convention relative aux droits de l’enfant et la loi du 10 Janvier 2009 portant protection de l’enfant en RDC.
Loni Irenge Joël volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
La rentrée scolaire du deuxième trimestre, prévue ce mardi 6 janvier 2026 sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo, n’a pas été effective dans la province éducationnelle Sud-Kivu 2. En dépit des appels insistants des autorités éducatives, les parents ont massivement refusé d’envoyer […]
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La rentrée scolaire du deuxième trimestre, prévue ce mardi 6 janvier 2026 sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo, n’a pas été effective dans la province éducationnelle Sud-Kivu 2. En dépit des appels insistants des autorités éducatives, les parents ont massivement refusé d’envoyer leurs enfants à l’école, invoquant l’insécurité persistante dans la région.
À Baraka, chef-lieu de la province éducationnelle, plusieurs établissements scolaires sont restés fermés. D’autres ont tenté de rouvrir, mais n’ont accueilli qu’une poignée d’élèves et quelques enseignants. Face à cette faible affluence, certaines écoles ont dû refermer avant même 8h, heure prévue pour le début des cours.
Cette situation s’étend à d’autres sous-divisions scolaires de la province. La peur de l’insécurité domine dans les foyers, rendant quasi impossible une reprise normale des activités scolaires.
À l’extérieur du territoire national, notamment au Burundi et en Tanzanie, certaines écoles congolaises ont toutefois pu rouvrir leurs portes normalement. Les conditions sécuritaires plus stables dans ces pays ont rassuré les familles réfugiées, permettant une rentrée effective.
Interrogés, plusieurs parents à Baraka expriment leur profonde inquiétude.
« Nous ne pouvons pas risquer la vie de nos enfants. Tant que la sécurité n’est pas garantie, ils resteront à la maison »,
confie l’un d’eux.
Ces familles lancent un appel pressant aux autorités et aux services de sécurité pour qu’ils prennent des mesures concrètes visant à sécuriser les zones scolaires. Pour elles, seule une amélioration tangible de la situation permettra une reprise réelle des cours.
En attendant, l’avenir de la rentrée scolaire dans le Sud-Kivu reste incertain, et les autorités éducatives se retrouvent confrontées à un dilemme : garantir le droit à l’éducation tout en assurant la sécurité des élèves dans un contexte de crise.
Famure Faradja volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
Le 6 janvier marque la Journée mondiale des enfants orphelins de guerre, une journée de mémoire mais surtout d’alerte.À Rutshuru, dans l’est de la République démocratique du Congo, cette date résonne douloureusement comme un rappel de la souffrance silencieuse de centaines d’enfants privés de leurs […]
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Le 6 janvier marque la Journée mondiale des enfants orphelins de guerre, une journée de mémoire mais surtout d’alerte.
À Rutshuru, dans l’est de la République démocratique du Congo, cette date résonne douloureusement comme un rappel de la souffrance silencieuse de centaines d’enfants privés de leurs parents à la suite des conflits armés qui secouent la région depuis plusieurs années.
Ces enfants, souvent livrés à eux-mêmes, manquent cruellement de prise en charge adéquate.
« Il n’existe pas de structures solides d’encadrement pour eux. Ils sont nombreux à errer dans les rues, sans accès à l’éducation, à une alimentation suffisante ni aux soins de santé »,
déplore un acteur local de la protection de l’enfance.
Face à cette situation alarmante, les organisations non gouvernementales locales peinent à répondre à l’ampleur des besoins. Le manque de financement, l’insécurité persistante et l’absence d’un appui réel des autorités rendent l’aide humanitaire difficile et largement insuffisante. Pourtant, ces enfants, victimes innocentes de la guerre, ont un besoin urgent d’un accompagnement psychosocial, d’une scolarisation adaptée et, surtout, d’un environnement sécurisé leur permettant d’espérer un avenir meilleur.
En territoire de Rutshuru, l’insuffisance des structures d’orphelinat aggrave davantage la situation. Une seule structure d’accueil fonctionne actuellement à Rutshuru-centre et encadre moins de trente enfants orphelins, faute de moyens suffisants pour assurer une prise en charge adéquate des nombreux enfants victimes des conflits armés. Cette carence pèse lourdement sur leur intégration sociale et leur développement.
Face à ce constat, un appel pressant est lancé aux autorités, aux acteurs humanitaires ainsi qu’aux personnes de bonne volonté, afin de renforcer les efforts locaux et de bâtir une réponse durable.
« Ces enfants n’ont pas choisi de perdre leurs parents. Nous avons le devoir moral et collectif de leur tendre la main »,
conclut l’acteur de la protection de l’enfance.
Sophie Mavuta ,volontaire pour les enfants et les jeunes à Rutshuru
La Journée mondiale des enfants orphelins de guerre, célébrée chaque 6 janvier, rappelle une vérité souvent ignorée : derrière chaque conflit armé se cachent des enfances condamnées à survivre plutôt qu’à grandir. Dans les territoires de Kabare et Kalehe, au Sud-Kivu, des dizaines d’enfants vivent […]
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La Journée mondiale des enfants orphelins de guerre, célébrée chaque 6 janvier, rappelle une vérité souvent ignorée : derrière chaque conflit armé se cachent des enfances condamnées à survivre plutôt qu’à grandir. Dans les territoires de Kabare et Kalehe, au Sud-Kivu, des dizaines d’enfants vivent aujourd’hui sans parents, sans protection et sans perspectives claires, conséquence directe des violences armées répétées.
Dans ces communautés fragilisées, être orphelin de guerre signifie perdre bien plus qu’un parent : c’est perdre l’accès à l’éducation, à la sécurité affective et à une vie normale.
Des enfants contraints de grandir trop tôt
À Kalehe, Amani (nom modifié), âgé de 14 ans, raconte une enfance interrompue. Après la mort de son père lors d’une attaque armée et le décès de sa mère en situation de déplacement, il dépend aujourd’hui de la solidarité précaire d’un membre de sa famille.
« Je ne vais plus à l’école comme avant. Je travaille parfois pour avoir à manger. J’aimerais continuer mes études, mais je n’ai personne pour m’aider »,
explique-t-il.
À bushumba/kabare, Naomie (nom modifié), 12 ans, porte les séquelles invisibles de la guerre.
« Depuis la mort de mes parents, je vis dans la peur. La nuit, je n’arrive pas à dormir. Quand j’entends un bruit, je pense que les violences reviennent »,
confie-t-elle.
Leurs récits reflètent le quotidien de nombreux enfants orphelins de guerre livrés à eux-mêmes, souvent sans accompagnement psychologique ni cadre protecteur.
Des conséquences lourdes pour les enfants et pour la société
L’absence de prise en charge adaptée entraîne des conséquences profondes. Sur le plan psychosocial, ces enfants développent des traumatismes durables, un sentiment d’abandon et une perte de confiance en l’avenir. L’angoisse permanente affecte leur développement émotionnel et social.
Sur le plan éducatif, le décrochage scolaire est massif. Faute de frais de scolarité et de suivi, beaucoup quittent l’école prématurément, s’exposant au travail précoce, à l’exploitation ou à d’autres formes de violence. À long terme, cette situation fragilise la cohésion sociale et hypothèque l’avenir des communautés locales.
Pour Mulinga Masumbuko Alfred, défenseur des droits humains et membre de la société civile, ignorer ces conséquences serait une erreur grave :
« Un enfant orphelin de guerre sans protection devient un adulte vulnérable. La non-prise en charge de ces enfants aujourd’hui crée des fractures sociales qui dureront des générations »,
avertit-il.
Des droits garantis par la loi, mais encore théoriques
La réalité vécue par les enfants orphelins de guerre à Kabare et Kalehe va à l’encontre de la Convention relative aux droits de l’enfant, ratifiée par la RDC.
L’article 3 consacre l’intérêt supérieur de l’enfant comme principe fondamental. L’article 6 garantit son droit à la survie et au développement. L’article 19 impose la protection contre la négligence et les violences. L’article 20 reconnaît le droit à une protection spéciale pour les enfants privés de leur milieu familial. L’article 28 affirme le droit à l’éducation, tandis que l’article 39 prévoit la réadaptation psychologique et la réinsertion sociale des enfants affectés par les conflits armés.
À Kabare comme à Kalehe, ces droits restent largement inappliqués. Face à cette situation, les acteurs de la société civile appellent les autorités, les partenaires humanitaires et les organisations de protection de l’enfance à renforcer les mécanismes de soutien, à investir dans des structures communautaires et à replacer l’enfant orphelin de guerre au cœur des priorités.
En cette Journée mondiale des enfants orphelins de guerre, un message s’impose : protéger ces enfants n’est pas un acte de compassion, mais une obligation légale et morale.
Pour des raisons de protection, les noms des enfants cités dans cet article ont été modifiés.
yseult Lwango,volontaire pour les enfants et les jeunes
À l’issue d’une visite effectuée le samedi 3 janvier 2026 à la prison centrale de Bunia, en Ituri, le Conseil provincial de la jeunesse a dénoncé les conditions de détention déplorables des enfants en conflit avec la loi. La structure pointe notamment un accès très […]
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À l’issue d’une visite effectuée le samedi 3 janvier 2026 à la prison centrale de Bunia, en Ituri, le Conseil provincial de la jeunesse a dénoncé les conditions de détention déplorables des enfants en conflit avec la loi.
La structure pointe notamment un accès très limité aux soins médicaux, une alimentation insuffisante, ainsi que de graves lenteurs dans le traitement judiciaire des dossiers. D’après leurs constats, certains mineurs seraient détenus depuis neuf mois, un an, voire deux ans, sans avoir été présentés devant un juge.
Les visiteurs ont également signalé que les rations alimentaires sont parfois réduites à de la simple bouillie, privant ainsi les enfants de repas équilibrés. Cette situation soulève de vives inquiétudes quant au respect des droits fondamentaux de ces jeunes détenus.
Michael Lufungulo volontaire pour les enfants et les jeunes avec Watoto News avec Radio okapi
Quatre enfants issus d’une même famille ont tragiquement perdu la vie dans un éboulement de terre survenu à l’aube de lundi 5 janvier 2026 sur l’avenue Majengo, au quartier Nkafu, dans la commune de Kadutu. Selon Hypocrate Marume acteur de la société Civile locale , […]
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Quatre enfants issus d’une même famille ont tragiquement perdu la vie dans un éboulement de terre survenu à l’aube de lundi 5 janvier 2026 sur l’avenue Majengo, au quartier Nkafu, dans la commune de Kadutu.
Selon Hypocrate Marume acteur de la société Civile locale , l’incident s’est produit aux alentours de 3h du matin, à la suite des fortes pluies qui se sont abattues sur la ville alors que les enfants dormaient.
De son côté, Didienne Mwati, cheffe adjointe de ce quartier, précise que les victimes sont deux filles et deux garçons. Leurs corps ont été transférés à la morgue des Cliniques Universitaires de Bukavu, où ils sont conservés dans l’attente des décisions de la famille.
S’exprimant sur les causes probables de ce drame, cette autorité locale pointe du doigt la construction anarchique, notamment l’implantation de maisons dans des zones reconnues dangereuses, sans respect des règles d’urbanisme :
« Tant que l’occupation du sol se fera sans contrôle, des pertes humaines continueront d’être enregistrées »,
a-t-elle averti.
Les mêmes sources rapportent également plusieurs dégâts matériels enregistrés dans le quartier après ces pluies intenses.
La ville de Bukavu est de plus en plus confrontée à ce type de catastrophes, souvent causées par une urbanisation anarchique. Malheureusement, ce sont les enfants qui en paient le prix fort.
Les autorités locales exhortent la population à faire preuve de responsabilité et de vigilance, en respectant les normes de construction, surtout dans les zones à risque, afin de prévenir de telles tragédies.
Yseult Lwango, volontaire pour les enfants et les jeunes
La jeunesse islamique de Bunia a franchi une étape significative vers l’unité et le développement communautaire. Ce dimanche 4 janvier 2026, à la mosquée de Kanyasi dans la commune de Mbunya, des jeunes issus de diverses structures islamiques se sont réunis pour adopter une feuille […]
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La jeunesse islamique de Bunia a franchi une étape significative vers l’unité et le développement communautaire. Ce dimanche 4 janvier 2026, à la mosquée de Kanyasi dans la commune de Mbunya, des jeunes issus de diverses structures islamiques se sont réunis pour adopter une feuille de route commune, visant à surmonter les divisions internes et à renforcer leur engagement au sein de la communauté musulmane.
Présidée par Saïdi Moussamba, président urbain de la jeunesse musulmane, cette rencontre a été placée sous le signe de la cohésion et du renouveau. Elle visait à poser les bases d’une organisation plus structurée, inclusive et efficace. À l’issue des échanges, les participants ont convenu de mettre en place et de revitaliser les comités locaux de la jeunesse islamique pour assurer une meilleure coordination des actions sur le terrain.
La feuille de route adoptée met un accent particulier sur le renforcement des capacités des leaders jeunes, à travers des formations en leadership, gestion associative et résolution pacifique des conflits. Ces compétences sont jugées essentielles pour prévenir les divisions internes et promouvoir une gouvernance responsable et inclusive.
L’autonomisation économique figure également parmi les priorités majeures. Les jeunes ont souligné l’importance de soutenir les initiatives génératrices de revenus, comme moyen de lutter contre le chômage et la précarité qui touchent fortement la jeunesse de Bunia.
L’implication des femmes et des filles a été largement soutenue. Leur participation active dans les instances décisionnelles et les projets de développement est considérée comme un atout majeur pour bâtir une communauté musulmane équilibrée, inclusive et résiliente.
À travers cette dynamique, la jeunesse islamique de Bunia souhaite devenir un acteur clé de la cohésion sociale, de la paix et du développement local, dans un contexte encore fragilisé par les défis sécuritaires et sociaux. Les organisateurs espèrent que cette initiative inspirera d’autres structures de jeunesse à s’unir autour des valeurs du vivre-ensemble et du progrès collectif.
Pascal Marhegane Ki-Moon, volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News