POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES
Au Sud-Kivu, il a actuellement des milliers d’enfants zéro dose, c’est-à-dire qui ne se sont jamais fait vacciner, et d’autres sous-vaccinés, c’est-à-dire qu’ils ont manqué plusieurs doses prévues dans le calendrier vaccinal. Cette situation qui met en danger la vie de ces enfants, a été […]
La mode ne se limite plus à une simple affaire de goût ou d’élégance : elle est devenue, pour de nombreux jeunes, un puissant outil d’affirmation de soi. À Bukavu, comme dans d’autres villes africaines, un phénomène se dessine avec force : des jeunes qui […]
Environ 40 journalistes, enfants journalistes du RJAE et enfants reporters de l’UNICEF, s’engagent à contribuer aux efforts visant l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC. Ils l’ont dit ce mercredi 30 août 2023, à l’issue d’une formation organisée à Bukavu au Sud-Kivu, par le Programme […]
Chaque année, des millions d’enfants sont protégés grâce aux vaccins contre des maladies graves comme la rougeole, la polio ou la coqueluche. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, vacciner un enfant reste un combat. Manque d’information, rumeurs, résistances culturelles : les obstacles sont nombreux […]
Une confusion généralisée a marqué la matinée de ce lundi 19 janvier 2026 dans la ville de Bukavu. Tandis que certains élèves ont revêtu leur uniforme scolaire pour rejoindre les salles de classe, d’autres sont restés à domicile, déconcertés par des informations contradictoires quant au […]
ACTUALITÉS
Une confusion généralisée a marqué la matinée de ce lundi 19 janvier 2026 dans la ville de Bukavu. Tandis que certains élèves ont revêtu leur uniforme scolaire pour rejoindre les salles de classe, d’autres sont restés à domicile, déconcertés par des informations contradictoires quant au caractère ouvrable ou non de cette journée.
D’une commune à l’autre, les consignes n’ont pas été les mêmes. Dans plusieurs quartiers des communes de Kadutu, d’Ibanda et de Bagira, de nombreux parents ont pris la décision d’envoyer leurs enfants à l’école, estimant que la reprise des cours était effective. À l’inverse, d’autres familles ont préféré garder leurs enfants à la maison, dans l’attente d’une communication officielle plus claire.
À l’origine de la confusion
Le flou observé trouve son origine dans le calendrier des fêtes légales. Cette année, la journée commémorative dédiée au héros national Patrice Emery Lumumba, célébrée le 17 janvier, est tombée un samedi. Or, conformément à la législation en vigueur en République démocratique du Congo, lorsqu’un jour férié coïncide avec un jour non ouvrable, il peut être reporté au premier jour ouvrable suivant.
C’est dans ce cadre que le ministère du Travail a officiellement annoncé le lundi 19 janvier comme journée « chômée et payée » sur l’ensemble du territoire national. Toutefois, l’insuffisance de communication au niveau local, combinée à la volonté de certains établissements scolaires de rattraper le retard accumulé dans le calendrier académique, a contribué à semer le doute au sein des ménages bukaviens.
« On ne sait plus quoi faire. Mon voisin est parti à l’école, mais ma maman a refusé que j’y aille, affirmant qu’il n’y a pas cours »,
a témoigné Rosette Namegabe, à votre reporter.
Jean de Dieu Akonkwa ,Volontaire pour les enfants
Deux personnes ont tragiquement perdu la vie après avoir été foudroyées l’après-midi de samedi 17 janvier 2026 dans la zone de santé de Kalonge, au village Cifunzi, sous-village de Sati, en territoire de Kalehe. Selon les informations recueillies, dix personnes se trouvaient dans une maison […]
ACTUALITÉS
Deux personnes ont tragiquement perdu la vie après avoir été foudroyées l’après-midi de samedi 17 janvier 2026 dans la zone de santé de Kalonge, au village Cifunzi, sous-village de Sati, en territoire de Kalehe.
Selon les informations recueillies, dix personnes se trouvaient dans une maison lorsqu’elles ont été surprises par la foudre. Parmi elles, deux sont décédées sur place : une fille de moins de 12 ans et un jeune garçon âgé de 20 ans. Les autres victimes poursuivent les soins chez des praticiens traditionnels du milieu.
Amani Manderere, habitant du même village et proche d’un des défunts, confirme les faits. De son côté, Simika Shanyambogo, membre de la famille de la victime, témoigne :
« Nous avons perdu notre frère le samedi 17 janvier 2026 dans l’après-midi, alors qu’ils se reposaient dans une maison après la pluie ».
Ce drame relance les inquiétudes des habitants face aux dangers liés aux fortes pluies dans la zone de Kalonge.
Patrick Basimika Delphin, volontaire pour les enfants à Watoto News.
Une alerte communautaire a été lancée à Miti dans le territoire de Kabare en province du sud kivu , à la suite d’un incident jugé impliquant une enfant mineure.Les autorités locales appellent les familles à redoubler d’attention afin de prévenir les risques auxquels les enfants […]
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Une alerte communautaire a été lancée à Miti dans le territoire de Kabare en province du sud kivu , à la suite d’un incident jugé impliquant une enfant mineure.
Les autorités locales appellent les familles à redoubler d’attention afin de prévenir les risques auxquels les enfants sont exposés dans un contexte sécuritaire fragile.
S’exprimant ce samedi 17 janvier 2026 au cours d’un échange avec la presse locale, le chef du village, Cabwine Mwami Rwabika, a fait savoir qu’une disparition suspecte avait été signalée dans la zone de Kamalende, au sein du sous-village de Kaboneke 3. La personne portée disparue est une fillette âgée de 12 ans, dont la famille est sans nouvelles depuis le 15 janvier.
D’après les informations recueillies au niveau communautaire, la disparition serait intervenue après l’intervention de personnes inconnues, qui auraient usé de prétextes religieux pour éloigner momentanément la mère du domicile familial. À son retour, l’enfant n’y était plus. Depuis lors, aucune trace n’a permis de la localiser.
Pour l’autorité locale, ce type de situation met en évidence la nécessité de mieux encadrer les enfants et de faire preuve d’une vigilance accrue face aux discours trompeurs. Il invite les parents à ne jamais confier leurs enfants à des inconnus et à se méfier de toute sollicitation inhabituelle.
« La protection de l’enfant commence au sein de la famille, mais elle engage aussi toute la communauté »,
a-t-il rappelé.
L’appel est également lancé aux habitants afin qu’ils signalent immédiatement tout comportement suspect aux services compétents, dans le but de prévenir d’éventuels abus et de mettre fin à des pratiques pouvant dissimuler des actes criminels. Selon l’autorité locale, le silence et la peur favorisent l’impunité.
Des démarches sont actuellement en cours pour retrouver l’enfant et faire la lumière sur les circonstances exactes de sa disparition. En attendant, les responsables communautaires insistent sur l’importance de la sensibilisation des familles et des enfants, notamment dans les milieux vulnérables.
Cet incident relance le débat sur la protection des mineurs dans les zones rurales du Sud-Kivu, où les enfants demeurent particulièrement exposés aux abus en période d’insécurité. Les autorités locales espèrent que cette alerte permettra de renforcer les mécanismes communautaires de protection et d’éviter que d’autres enfants ne soient victimes de situations similaires.
Yseult lwango , volontaire pour les enfants et les jeunes
Deux enfants enlevés au quartier Malepe, en ville de Beni, ont été retrouvés vivants mardi 13 janvier dans la brousse de Mbau, en territoire de Beni.Leur disparition avait provoqué une vive inquiétude au sein de la population locale, déjà confrontée à une recrudescence des cas […]
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Deux enfants enlevés au quartier Malepe, en ville de Beni, ont été retrouvés vivants mardi 13 janvier dans la brousse de Mbau, en territoire de Beni.
Leur disparition avait provoqué une vive inquiétude au sein de la population locale, déjà confrontée à une recrudescence des cas d’enlèvements ces derniers mois.
Ils ont été officiellement réunifiés le même jour à leurs familles respectives par la Division des affaires sociales de Beni, en présence de l’autorité urbaine. Cette cérémonie sobre mais émouvante s’est déroulée dans un climat de soulagement général, après plusieurs heures d’angoisse pour les proches des victimes.
Selon des sources concordantes, les kidnappeurs auraient bâillonné les enfants à l’aide d’étoffes, les auraient transportés à bord d’une jeep aux vitres fumées, avant de les abandonner dans la brousse après leur avoir injecté des substances inconnues à l’aide de seringues. Affaiblies, les deux filles ont été immédiatement orientées vers l’Hôpital général de référence de Beni pour une prise en charge médicale appropriée.
La Division des affaires sociales, qui soupçonne l’existence d’un réseau structuré de kidnappeurs opérant dans la région, appelle la population à une vigilance maximale et à collaborer avec les services de sécurité afin de démanteler ce groupe criminel. Pour rappel, d’autres enfants enlevés récemment dans le quartier Benengule, à Beni, avaient été retrouvés quelques jours plus tard à Oicha, en territoire de Beni, renforçant les craintes d’une criminalité organisée ciblant particulièrement les mineurs.
Pascal Nduyiri volontaire pour les enfants et les jeunes à Beni
Le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) a distribué des kits WASH (Eau, Hygiène et Assainissement) aux populations de Kamanyola, dans le territoire de Walungu, en province du Sud-Kivu, afin de répondre aux besoins urgents des communautés affectées par la crise sécuritaire et humanitaire. […]
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Le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) a distribué des kits WASH (Eau, Hygiène et Assainissement) aux populations de Kamanyola, dans le territoire de Walungu, en province du Sud-Kivu, afin de répondre aux besoins urgents des communautés affectées par la crise sécuritaire et humanitaire.
Cette distribution s’est déroulée du mercredi 7 au jeudi 9 janvier 2026, dans les aires de santé de Kabamba et Kashenyi, au bénéfice des ménages vulnérables vivant dans cette partie de la plaine de la Ruzizi.
Selon l’UNICEF, cette assistance humanitaire vise principalement à prévenir les maladies d’origine hydrique auprès des populations affectées par les conflits armés dans l’Est de la République démocratique du Congo. Elle s’inscrit également dans une démarche de promotion des bonnes pratiques d’hygiène au sein des communautés bénéficiaires.
Les ménages ciblés ont reçu un lot d’articles essentiels, comprenant notamment : un seau de 20 litres, une corde, du savon en tige, du munganga, des sous-vêtements, une bâche, des bidons, une couverture, une natte, des gobelets, un pagne, un couteau, ainsi que d’autres biens de première nécessité.
À Kamanyola, plusieurs bénéficiaires ont exprimé leur satisfaction et leur reconnaissance à l’endroit de l’UNICEF pour cette assistance.
« Nous remercions l’organisation UNICEF pour l’aide qu’elle nous a apportée avec des articles de première nécessité. Nous avons reçu deux draps, des récipients pour puiser l’eau, des cuillères, des gobelets, deux matelas, du savon et d’autres biens importants. C’est pour cette raison que nous exprimons notre gratitude et demandons à l’UNICEF de ne pas se fatiguer. Que Dieu les aide à poursuivre cette assistance. Merci beaucoup »,
témoigne un bénéficiaire.
Toutefois, ce dernier souligne que les besoins restent encore très importants dans la cité et lance un appel à d’autres organisations humanitaires.
« C’est pourquoi nous demandons à d’autres organisations de suivre l’exemple de l’UNICEF et de se mobiliser pour nous venir en aide, car les difficultés que nous traversons ici à Kamanyola sont nombreuses »,
ajoute-t-il.
De son côté, l’UNICEF a réaffirmé son engagement à continuer d’appuyer les communautés affectées par la crise humanitaire, en mettant un accent particulier sur l’accès à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement, considérés comme des leviers essentiels de protection de la santé publique.
Article produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali ». Un projet du consortium RATECO, REMEL avec le soutien de Media4Dialogue de LaBenévolencija.
Suzanne Baleke
À Walungu des enfants de abandonnent les étudiants pour vendre des œufs dans des maisons de vente de boissons, des hôtels, des boîtes de nuit et dans plusieurs rues de la cité. Innocent Mugisho Naciguha explique : « J’ai quitté les études après la mort […]
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À Walungu des enfants de abandonnent les étudiants pour vendre des œufs dans des maisons de vente de boissons, des hôtels, des boîtes de nuit et dans plusieurs rues de la cité.
Innocent Mugisho Naciguha explique :
« J’ai quitté les études après la mort de mon père, la vie est devenue très difficile. Je cherche 30 000 FC pour acheter trois plaquettes d’œufs. J’en vends une moi-même et j’envoie mes deux frères vendre les deux autres. »
Ces enfants semblent avoir laissé les études pour se consacrer au commerce.
Fiston Aganze volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
Un accident de circulation s’est produit au centre commercial de Walungu ce vendredi 16 janvier 2026. Selon des sources locales les victimes sont des étudiants venus soutenir un camarade à l’ISP Walungu, ainsi que d’autres piétons.Les étudiants blessés ont été admis à l’Hôpital général de […]
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Un accident de circulation s’est produit au centre commercial de Walungu ce vendredi 16 janvier 2026.
Selon des sources locales les victimes sont des étudiants venus soutenir un camarade à l’ISP Walungu, ainsi que d’autres piétons.
Les étudiants blessés ont été admis à l’Hôpital général de Walungu.
Jean-Claude Ntabala témoigne :
« Nous étions venus soutenir notre frère Barthélémy Gentil, mais nous sommes très déçus de voir qu’il a été gravement touché par l’accident. Il est entre la vie et la mort. Nous prions pour lui. »
Les causes de cet accident ne sont toujours pas connues.
Fiston Aganze volontaire pour les enfants et les jeunes à walungu
La destruction des infrastructures sanitaires et la pénurie de médicaments dans plusieurs zones de santé du Sud-Kivu compromettent sérieusement le respect du calendrier vaccinal de routine des enfants, en pleine période d’intensification des conflits armés dans la province. Cette mise en garde a été lancée […]
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La destruction des infrastructures sanitaires et la pénurie de médicaments dans plusieurs zones de santé du Sud-Kivu compromettent sérieusement le respect du calendrier vaccinal de routine des enfants, en pleine période d’intensification des conflits armés dans la province.
Cette mise en garde a été lancée par le Dr Claude Bahizire, chargé de communication à la Division Provinciale de la Santé (DPS) Sud-Kivu, lors d’une interview accordée le jeudi 15 janvier 2026 au bulletin d’information humanitaire Habari Zamahali.
Selon ce responsable sanitaire, les affrontements armés ont entraîné la destruction de nombreux centres de santé, occasionnant non seulement la perte de certains agents de santé, mais aussi une pénurie persistante de médicaments et de vaccins dans plusieurs zones de santé. Cette situation rend difficile, voire impossible, la vaccination régulière des enfants, malgré la volonté des parents.
« Les parents aiment bien la vaccination et beaucoup d’entre eux amènent les enfants pour la vaccination de routine. Mais, il arrive des moments où les parents sont un peu fatigués parce que de fois le vaccin n’est pas présent dans le site de vaccination »,
regrette-t-il.
Tout en reconnaissant ces difficultés, le docteur Claude Bahizire appelle les parents à continuer, dans la mesure du possible, à respecter le calendrier vaccinal de routine. Il insiste également sur le rôle crucial des relais communautaires, des infirmiers et des médecins dans la sensibilisation des familles, afin de réduire les réticences liées à la vaccination.
« Si tous les intervenants du secteur de la santé jouaient pleinement leur rôle de sensibilisateurs, il y aurait moins de refus de la part des parents »,
a-t-il souligné.
Les enfants déplacés, premières victimes
La situation est particulièrement préoccupante dans les zones accueillant des familles déplacées. En territoire de Kabare, plusieurs enfants vivant dans des sites de refuge ne reçoivent pas les vaccins de routine et restent exposés aux maladies évitables durant leur croissance.
Selon Delphin Muhane, infirmier titulaire du centre de santé de Mulungu-Inera, dans la zone de santé de Miti-Murhesa, les services de vaccination sont pourtant disponibles. Il déplore cependant l’éloignement des sites de refuge par rapport aux structures sanitaires, ce qui empêche de nombreux parents d’y amener leurs enfants.
« Souvent il y a rupture de quelques vaccins, surtout les BCG. Toutefois, nos relais communautaires font des sensibilisations, de VAD, porte à porte, afin de respect le calendrier vaccinal »,
souligne-t-il.
Il évoque également un manque de volonté de certains parents, ainsi que des retards occasionnels dans l’acheminement des vaccins, dus à des contraintes logistiques.
La vaccination, un pilier de la survie infantile
De son côté, l’infirmier Arsène Kamalebo, basé dans la cité de Kamanyola dans le territoire de Walungu, rappelle l’importance vitale de la vaccination de routine pour les enfants. Ce professionnel de santé affirme que la vaccination renforce le système immunitaire et réduit significativement le taux de mortalité infantile.
Il explique que les vaccins protègent efficacement les enfants contre plusieurs maladies graves et potentiellement mortelles, notamment la rougeole, la poliomyélite et d’autres infections dangereuses.
Il plaide pour la disponibilité des vaccins afin de bénéficier aux enfants d’une meilleure protection sanitaire, contribuant ainsi au renforcement de la santé publique.
Face à cette situation, les acteurs sanitaires appellent à un renforcement des mécanismes de sensibilisation communautaire et à un meilleur accès des populations déplacées aux services de santé, afin de préserver la vie et l’avenir des enfants du Sud-Kivu.
Article produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali ». Un projet du consortium RATECO, REMEL avec le soutien de Media4Dialogue de LaBenévolencia.
Par Gisèle Bashwira
Un drame a frappé la communauté de Mulala, dans le groupement de Buzi, territoire de Kalehe (Sud-Kivu), où un enfant de deux ans a perdu la vie après être tombé dans un bassin rempli d’eau. Selon des sources locales, l’incident s’est produit ce mardi 13 […]
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Un drame a frappé la communauté de Mulala, dans le groupement de Buzi, territoire de Kalehe (Sud-Kivu), où un enfant de deux ans a perdu la vie après être tombé dans un bassin rempli d’eau.
Selon des sources locales, l’incident s’est produit ce mardi 13 janvier, dans des circonstances douloureuses, alors que la victime se trouvait à proximité de du bassin. Faute de secours rapides, l’enfant n’a malheureusement pas pu être sauvé.
La famille éprouvée, celle de Franklin Ombeni Kasidika, a annoncé le décès de son fils, Niguel Busime Kasidika, précisant que sa mort est survenue après une courte maladie aggravée par cet accident.
Dans un message plein d’émotion, le père s’est exprimé en ces termes :
« Je t’ai aimé mon fils, mais Dieu t’a aimé plus, Repose en paix, papa. »
Ce drame plonge une fois de plus la population de la région dans la tristesse et relance le débat sur la sécurité des enfants autour des points d’eau et des installations domestiques.
Jackson Maliyabwana,Volontaire pour les enfants et les jeunes à Kalehe
L’héritage est souvent perçu comme un bien matériel ou symbolique transmis d’une génération à l’autre. Mais au-delà de cet aspect, il représente aussi un droit fondamental pour l’enfant. Qu’il s’agisse de biens, d’un nom, d’une identité, d’une culture ou d’une éducation, chaque enfant mérite de […]
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L’héritage est souvent perçu comme un bien matériel ou symbolique transmis d’une génération à l’autre. Mais au-delà de cet aspect, il représente aussi un droit fondamental pour l’enfant. Qu’il s’agisse de biens, d’un nom, d’une identité, d’une culture ou d’une éducation, chaque enfant mérite de recevoir ce que ses parents lui laissent. Pourtant, dans plusieurs sociétés, de nombreux enfants notamment les orphelins ou ceux issus de certaines situations familiales sont exclus ou lésés lors du partage.
Un droit garanti par la loi
Selon l’article 3 de la Convention relative aux droits de l’enfant, « l’intérêt supérieur de l’enfant doit être une considération primordiale » dans toute décision le concernant. L’article 27 ajoute que tout enfant a droit à un niveau de vie suffisant pour lui permettre un développement global, ce qui comprend l’accès aux ressources laissées par ses parents.
L’héritage n’est donc pas un privilège, mais un droit. Un enfant ne devrait jamais être oublié après le décès de ses parents. Malheureusement, certaines réalités montrent que ce droit est souvent violé.
Des injustices fréquentes
Dans plusieurs cas, les enfants orphelins, surtout s’ils sont nés hors mariage ou s’ils sont des filles, sont écartés de l’héritage par des membres de la famille ou des tuteurs sans scrupules. Ces actes ne sont pas seulement injustes, ils sont aussi destructeurs pour l’avenir de ces enfants.
L’héritage ne se limite pas à l’argent ou aux maisons. Il comprend aussi les valeurs, l’amour, la langue, les traditions et l’identité culturelle transmises par les parents. Ces éléments aident l’enfant à construire sa personnalité et son avenir.
Témoignage poignant d’une orpheline de Bukavu
« Je suis fille unique. Mes deux parents sont morts dans un accident alors que je n’avais que 10 ans. Mon père disait toujours : “Tout ce que j’ai, c’est pour ma fille.” Mais après leur mort, ma famille paternelle a tout pris : maison, terres, comptes… en disant que je suis une fille, et qu’une fille n’hérite pas. Je vis maintenant chez une tante, je dors sur un tapis, je mange quand il y a à manger. Je n’ai plus accès à l’école. On m’a volé mes parents, mais aussi mon avenir. J’espère qu’un jour, les lois protégeront mieux les filles comme moi. Je veux devenir avocate pour défendre les droits des enfants orphelins. »
déclare-t-elle, âgée de 13 ans.
Protéger le droit des enfants à l’héritage, c’est leur garantir un avenir digne, stable et équitable. L’enfant, qu’il soit garçon ou fille, mérite de bénéficier de l’amour et des ressources laissés par ses parents. Un enfant privé d’héritage, c’est un avenir privé d’espoir.
Clarisse zihalirwa volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu