POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES
Au Sud-Kivu, il a actuellement des milliers d’enfants zéro dose, c’est-à-dire qui ne se sont jamais fait vacciner, et d’autres sous-vaccinés, c’est-à-dire qu’ils ont manqué plusieurs doses prévues dans le calendrier vaccinal. Cette situation qui met en danger la vie de ces enfants, a été […]
La mode ne se limite plus à une simple affaire de goût ou d’élégance : elle est devenue, pour de nombreux jeunes, un puissant outil d’affirmation de soi. À Bukavu, comme dans d’autres villes africaines, un phénomène se dessine avec force : des jeunes qui […]
Environ 40 journalistes, enfants journalistes du RJAE et enfants reporters de l’UNICEF, s’engagent à contribuer aux efforts visant l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC. Ils l’ont dit ce mercredi 30 août 2023, à l’issue d’une formation organisée à Bukavu au Sud-Kivu, par le Programme […]
Chaque année, des millions d’enfants sont protégés grâce aux vaccins contre des maladies graves comme la rougeole, la polio ou la coqueluche. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, vacciner un enfant reste un combat. Manque d’information, rumeurs, résistances culturelles : les obstacles sont nombreux […]
La ville de Baraka a été frappée par un drame qui touche directement l’innocence et la vulnérabilité : deux enfants ont été grièvement blessés par balle dans leur propre habitation, au quartier Mwemezi, dans la commune de Baraka Centre. Selon des témoignages recueillis sur place, […]
ACTUALITÉS
La ville de Baraka a été frappée par un drame qui touche directement l’innocence et la vulnérabilité : deux enfants ont été grièvement blessés par balle dans leur propre habitation, au quartier Mwemezi, dans la commune de Baraka Centre.
Selon des témoignages recueillis sur place, des coups de feu ont retenti en pleine maison, semant la panique dans tout le voisinage. Les deux enfants, dont l’identité n’a pas été révélée pour des raisons de protection, ont été atteints par balles dans des circonstances encore non élucidées.
Des voisins racontent avoir accouru immédiatement après les détonations, découvrant les enfants dans un état critique.
« Nous avons entendu des tirs, puis des cris. Quand nous sommes arrivés, les enfants étaient déjà gravement blessés »,
confie un habitant sous couvert d’anonymat.
Les victimes ont été transportées en urgence vers un centre de santé de la place, où elles reçoivent des soins intensifs. Leur état est jugé préoccupant, selon des sources médicales locales.
Ce drame ravive la question cruciale de la protection des enfants en milieu urbain sensible. À Baraka, de nombreuses familles expriment leur inquiétude face à l’insécurité persistante, soulignant que les enfants demeurent les premières victimes silencieuses des violences armées.
Les organisations locales de défense des droits de l’enfant appellent à une enquête sérieuse afin d’établir les responsabilités et de garantir que justice soit rendue. Elles insistent sur la nécessité de renforcer les mécanismes de protection des mineurs, particulièrement dans les quartiers exposés aux tensions sécuritaires.
Dans le quartier Mwemezi, l’émotion est vive. Les habitants réclament justice pour ces deux enfants dont la vie a basculé en quelques instants.
Au-delà de l’indignation, c’est un cri collectif pour la sécurité et la dignité des plus jeunes qui s’élève aujourd’hui à Baraka.
Famure Fardja volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
Parce que l’inclusion numérique des jeunes filles reste un défi majeur, marqué notamment par la faible inclusion financière des femmes et des adolescentes, une nouvelle initiative a vu le jour à Goma dans l’objectif de les offrir des compétences numériques adaptées à leurs réalités locales […]
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Parce que l’inclusion numérique des jeunes filles reste un défi majeur, marqué notamment par la faible inclusion financière des femmes et des adolescentes, une nouvelle initiative a vu le jour à Goma dans l’objectif de les offrir des compétences numériques adaptées à leurs réalités locales et renforcer leur leadership communautaire avec l’initiation aux bases de l’économie digitale, au Bitcoin, à ses usages pratiques et à ses enjeux, dans un contexte où l’accès des femmes aux services financiers reste limité.
La phase pilote s’étend sur deux mois, dont un mois consacré au mentorat. Ce suivi vise à accompagner les participantes au-delà de la formation théorique, afin de favoriser l’application concrète des compétences acquises et de consolider leur rôle de leaders au sein de leurs communautés.

Cette première étape entend démontrer qu’il est possible de former efficacement des jeunes filles âgées de 9 à 25 ans aux compétences numériques essentielles, à la citoyenneté digitale et à une utilisation responsable et sécurisée des outils technologiques.
Après Majengo, le programme sera progressivement déployé dans d’autres quartiers de Goma ainsi que dans le territoire de Nyiragongo, en étroite collaboration avec les partenaires locaux.
À travers cette initiative, les bases d’un programme structuré et évolutif sont posés et destiné à être renforcé grâce à des partenariats institutionnels, techniques et financiers engagés pour une inclusion numérique féminine durable et transformatrice pour former localement, agir concrètement et bâtir des partenariats solides

Notons que cette phase pilote de l’Académie des Jeunes Leaders Digitaux Communautaires a été officiellement lancée jeudi 5 février 2026, par Kongo Mwinda comme organisation principale,en partenariat avec Mwasi na Bitcoin et cinq initiatives locales de jeunes,notamment Jiwe Langu, Quartier Francophone de Goma, ACODI, CPGE et Woman Fullblown facilitent les espaces de formation en assurant la mobilisation des jeunes filles dans les quartiers , grâce au partenariat technique de Mwasi na Bitcoin pour le volet éducation économique numérique.
Par Micheline Rugishi volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
Un forum dénommé « Leadership Forum » s’est tenu à Kinshasa dans l’objectif de préparer les jeunes à s’engager activement en faveur d’une éducation de qualité. Au cours des échanges, l’accent a été mis sur le développement de la pensée critique, le sens des responsabilités […]
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Un forum dénommé « Leadership Forum » s’est tenu à Kinshasa dans l’objectif de préparer les jeunes à s’engager activement en faveur d’une éducation de qualité.
Au cours des échanges, l’accent a été mis sur le développement de la pensée critique, le sens des responsabilités ainsi que l’autonomisation sociale et économique, notamment à travers l’entrepreneuriat.
Les organisateurs et les différents intervenants ont insisté sur la nécessité pour les étudiants d’acquérir des compétences capables d’influencer positivement les politiques éducatives, de stimuler l’innovation et de contribuer au développement du pays.
À travers cette initiative tenu le 13 février 2026, les promoteurs souhaitent également renforcer les capacités de plaidoyer des étudiants et encourager une participation plus active de la jeunesse dans la société congolaise.
Jeanpy Nkwanzadi,journaliste volontaire pour les enfants et les jeunes à Kin pour watoto News
La vie d’un élève est à grande partie occupée par de moments d’acquisition de nouvelles connaissances à l’école et la révision des notes à la maison.Quand approche les examens, l’élève redouble les efforts car il va être examiné. A bukavu, les élèves ont passé récemment […]
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La vie d’un élève est à grande partie occupée par de moments d’acquisition de nouvelles connaissances à l’école et la révision des notes à la maison.
Quand approche les examens, l’élève redouble les efforts car il va être examiné.
A bukavu, les élèves ont passé récemment leurs examens de premier semestre au secondaire. Parmi eux, Watoto News s’est intéressé à l’après examen d’un jeune élève Alfred Cubaka de l’institut Avenir de Panzi en commune d’ibanda dans la ville de Bukavu.
Comme les autres élèves, Alfred a recu trois jours de congé apres la passation des examens du premier semestre.
Un moment précieux pour se reposer, reprendre des forces et se préparer à un second semestre qui s’annonce exigeant face à l’incertitude d’après les examens.
Alfred garde un souvenir exceptionnel de ce premier examen au secondaire qu’il vient de passer.
« C’est la première fois que je passe des examens au secondaire et c’était très différent de ceux du primaire. On nous place dans des salles qui ne sont pas les nôtres, chacun à sa place pour éviter toute communication. Cela oblige les élèves à travailler sérieusement et à bien étudier à la maison. Je ne dormais pas suffisamment, mais maintenant j’ai l’occasion de bien me reposer », nous a-t-il confié.
Pour Alfred, ce congé n’a pas été qu’un temps de sommeil. Il lui a permit de reprendre certaines activités qu’il avait mises de côté pour se concentrer sur ses étude
« J’ai repris mes activités au sein de la chorale des Petits Chanteurs de la paroisse Guido Maria Conforti de Panzi que j’avais arrêtées pendant les révisions. J’ai eu le temps de visiter mes grands-parents à Nyantende, visiter leur ferme et passer du bon temps avec eux. Et c’était interesant de jouer au football avec mes amis du quartier . Ainsi detendu, je me sens de force pour ce second semestre de l’année scolaire »,
explique-t-il avec enthousiasme.
Même s’il pense ne pas avoir donné le meilleur de lui-même pendant les examens, Alfred reste optimiste. Il appelle les autres élèves à profiter pleinement de chaque congé scolaire.
Entre repos, famille, loisirs et préparation, Alfred montre qu’un congé bien organisé peut être à la fois un moment de détente et une occasion de se préparer à mieux réussir.
Arsène Aksanti Bwimba, enfant journaliste du RJAE-JUNIOR
À l’occasion de la Journée internationale des femmes et des filles de science, célébrée chaque 11 février, Nabintu N’kuba Esther, activiste des droits des femmes, a lancé un message fort aux jeunes filles.Dans une interview accordée à Watoto News, elle les encourage à choisir l’avenir […]
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À l’occasion de la Journée internationale des femmes et des filles de science, célébrée chaque 11 février, Nabintu N’kuba Esther, activiste des droits des femmes, a lancé un message fort aux jeunes filles.
Dans une interview accordée à Watoto News, elle les encourage à choisir l’avenir qu’elles souhaitent et à travailler pour influencer positivement le monde.
Pour Esther, cette journée est une occasion importante de rappeler que les filles et les femmes ont le droit de rêver grand et de s’engager dans tous les domaines, y compris les sciences.Selon elle, la connaissance et le savoir n’ont pas de genre. Les femmes ont toute leur place dans chaque secteur de la société.
« Le monde n’est pas réservé qu’aux garçons, les rêves et les ambitions non plus »,
insiste-t-elle.
Elle invite les filles à avoir confiance en elles, à croire en leurs capacités et à chercher chaque jour à devenir meilleures, elle rappelle qu’il est essentiel de ne pas se fixer de limites et de toujours viser plus haut.
Cependant, Esther souligne que la responsabilité ne repose pas uniquement sur les jeunes filles. La communauté, les parents et les éducateurs ont également un rôle important à jouer. Elle appelle les familles à investir dans l’éducation des filles et à soutenir leur scolarisation. Selon elle, une fille qui reste à l’école développe des ambitions, imagine de nombreuses possibilités et se donne les moyens de construire un avenir brillant.
Par son propre parcours, Nabintu N’kuba Esther se présente comme un exemple d’engagement et de persévérance. Depuis son jeune âge, elle s’investit pour accompagner et guider d’autres jeunes filles à poursuivre leurs études, à découvrir leurs talents et à croire en un avenir plus juste, digne et prometteur.
En choisissant de croire en elles, les filles peuvent réaliser leurs rêves, exceller dans tous les domaines, y compris les sciences, et devenir de véritables actrices du changement dans leurs communautés.
Par Louise Murhula volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
À l’occasion de la Journée internationale du cancer de l’enfant, célébrée chaque 15 février, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) rappelle qu’environ 400 000 enfants et adolescents développent un cancer chaque année dans le monde. Une réalité sanitaire préoccupante qui interpelle particulièrement les pays à […]
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À l’occasion de la Journée internationale du cancer de l’enfant, célébrée chaque 15 février, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) rappelle qu’environ 400 000 enfants et adolescents développent un cancer chaque année dans le monde. Une réalité sanitaire préoccupante qui interpelle particulièrement les pays à revenu faible ou intermédiaire, dont la République démocratique du Congo.
Selon les données publiées par l’OMS, les cancers les plus fréquents chez l’enfant sont les leucémies, les tumeurs cérébrales, les lymphomes ainsi que certaines tumeurs solides telles que le neuroblastome et la tumeur de Wilms. Contrairement aux cancers chez l’adulte, ceux de l’enfant ne sont généralement pas liés au mode de vie ou à des facteurs environnementaux évitables, ce qui rend le diagnostic précoce d’autant plus crucial.
Un diagnostic précoce peut sauver des vies
Dans sa fiche d’information consacrée au cancer de l’enfant, l’OMS souligne qu’un dépistage rapide et une prise en charge adaptée permettent d’augmenter considérablement les chances de survie. Alors que les taux de survie dépassent 80 % dans plusieurs pays à revenu élevé, ils restent inférieurs à 30 % dans de nombreux pays à faible revenu, principalement en raison des diagnostics tardifs, du manque d’équipements spécialisés et de l’accès limité aux traitements.
En République démocratique du Congo, et particulièrement dans les provinces de l’Est marquées par des défis sécuritaires et économiques persistants, l’accès aux services d’oncologie pédiatrique demeure restreint. Les spécialistes de la santé estiment que de nombreux cas ne sont pas détectés à temps, faute d’information, de moyens financiers ou d’infrastructures adaptées.
Une sensibilisation encore insuffisante
Dans plusieurs coins du monde, les symptômes précoces du cancer chez l’enfant notamment : la fatigue persistante, perte de poids inexpliquée, fièvre prolongée, douleurs osseuses, gonflements inhabituels ou maux de tête sévères sont parfois confondus avec d’autres maladies courantes.
Un enjeu de santé publique et de droits de l’enfant
Au-delà de la dimension médicale, la lutte contre le cancer pédiatrique s’inscrit dans la promotion du droit fondamental de l’enfant à la santé.
Sur ce, il est crucial de rappeler que des investissements accrus dans la formation du personnel médical, l’équipement des structures sanitaires et l’accès aux médicaments essentiels pourraient significativement améliorer la survie des enfants atteints de cancer en RDC.
En cette Journée internationale du cancer de l’enfant, l’OMS rappelle que le cancer pédiatrique est guérissable dans de nombreux cas si le diagnostic est posé à temps et si un traitement approprié est administré.
Un message d’espoir qui invite les parents, les enseignants et les professionnels de santé à renforcer leurs efforts pour protéger la vie et l’avenir des enfants.
Gabriel CUBAKA Volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
Les jeunes de la paroisse Christ Roi de Kaziba, en territoire de Walungu, sous la coordination du conseil paroissial, ont rendu visite ce dimanche 15 février 2026 aux jeunes de la paroisse Saint Esprit de Cibanda, à Mulagi, groupement de Luhwindja. La journée a débuté […]
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Les jeunes de la paroisse Christ Roi de Kaziba, en territoire de Walungu, sous la coordination du conseil paroissial, ont rendu visite ce dimanche 15 février 2026 aux jeunes de la paroisse Saint Esprit de Cibanda, à Mulagi, groupement de Luhwindja.
La journée a débuté par une récollection centrée sur le thème : « Le bon choix et les mauvais choix dans la vie de fiançailles », animée par le père curé de Kaziba, Donatien Balungwe. Dans son enseignement, il a invité les jeunes des deux paroisses à se faire respecter à travers un comportement responsable.
Dans son homélie, le père curé a encouragé les fidèles à chercher Dieu en vivant dans la collaboration et la liberté, afin d’accéder au Royaume de Dieu. Il a insisté sur la différence entre la vraie liberté et le libertinage. Donatien Balungwe a exhorté les jeunes à vivre dans la sagesse, en respectant les commandements de Dieu, rappelant que « les petits péchés engendrent les grands péchés ».
Il a regretté que certains jeunes respectent davantage les consignes liées aux boissons que les commandements de Dieu, avant de les appeler à préserver leur dignité et leur foi chrétienne.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la célébration de la Saint-Valentin, comme l’a souligné le père curé de Kaziba. Il a également invité les jeunes à soutenir les travaux de construction de l’église en cours à Kaziba et à mettre en pratique la Parole de Dieu.
Il convient de noter que le père curé était accompagné du vice-curé Jacques, aumônier des jeunes de la paroisse Christ Roi.
Lucien Cubaka volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
Dans le quartier de Pakadjuma, situé dans la commune de Kinshasa, de nombreux enfants vivent aujourd’hui dans des conditions très précaires. Sans logement stable ni encadrement familial, ils passent leurs journées et leurs nuits dans la rue, exposés à la faim, aux maladies et à […]
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Dans le quartier de Pakadjuma, situé dans la commune de Kinshasa, de nombreux enfants vivent aujourd’hui dans des conditions très précaires. Sans logement stable ni encadrement familial, ils passent leurs journées et leurs nuits dans la rue, exposés à la faim, aux maladies et à différentes formes de violence.
D’après plusieurs témoignages recueillis sur place, ces enfants survivent grâce à de petits travaux, à l’aide de passants ou à la mendicité. Certains ont quitté leur famille à cause de la pauvreté, de conflits domestiques ou du manque de moyens pour poursuivre leur scolarité.
Des habitants du quartier expriment leur inquiétude face à une situation qui s’aggrave.
« Ces enfants ont besoin d’aide, d’éducation et d’un endroit sûr pour vivre. La rue n’est pas un endroit pour grandir »,
a déclaré un riverain.
Des organisations locales et des volontaires tentent d’apporter un soutien en distribuant de la nourriture et en organisant des activités de sensibilisation. Toutefois, ces actions restent insuffisantes face au nombre croissant d’enfants concernés.
Plusieurs acteurs de la société civile appellent les autorités et les partenaires sociaux à renforcer les programmes de protection de l’enfance, à créer des centres d’accueil et à faciliter la réinsertion scolaire et familiale de ces jeunes.
La situation des enfants de la rue à Pakadjuma rappelle l’urgence d’une action collective pour leur offrir un avenir plus digne et sécurisé. Chaque enfant a droit à la protection, à l’éducation et à l’espoir d’une vie meilleure.
Maria Ngalula, journaliste volontaire pour les enfants et les jeunes à Kinshasa pour Watoto News
Le 14 février est souvent présenté comme la journée des amoureux. Sur les réseaux, dans les magasins et dans les discussions entre jeunes, on voit beaucoup d’idées de cadeaux, de sorties et de gestes parfaitsRésultat : certains couples, surtout chez les ados ressentent une vraie […]
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Le 14 février est souvent présenté comme la journée des amoureux. Sur les réseaux, dans les magasins et dans les discussions entre jeunes, on voit beaucoup d’idées de cadeaux, de sorties et de gestes parfaits
Résultat : certains couples, surtout chez les ados ressentent une vraie pression ce jour-là.
Une origine qui remonte à longtemps
Le 14 février est lié à Saint Valentin, un personnage de l’Antiquité. D’après les récits les plus connus, c’était un prêtre qui aidait des couples à se marier à une époque où cela était interdit par les autorités. Il aurait été exécuté un 14 février, il y a très longtemps. Des siècles plus tard, en Europe, des écrivains et des poètes ont commencé à associer cette date aux sentiments et aux relations. Petit à petit, la tradition d’envoyer des messages et des cartes s’est installée.
Marceline Kahasha, 21 ans:
« À la fac tout le monde en parle, donc même si tu t’en fiches un peu, tu es obligé d’y penser. Avec mes amies on préfère s’écrire des petits mots gentils. C’est moins bizarre que les trucs amoureux. Franchement, si tu as quelqu’un, il faut faire un truc, sinon les autres disent que tu t’en fous. Même un petit cadeau, sinon ça crée une embrouille. »
Espoir Kajangu, 25 ans
« J’ai déjà dépensé trop d’argent juste pour ne pas paraître nul. Après je me suis dit que ce n’était pas logique pour une seule journée. »
Voici ce qui motive beaucoup de jeunes et les effets que cela peut avoir.
Pourquoi cette date motive autant certains jeunes couples
Chez les jeunes amoureux, le 14 février peut devenir une sorte de “test” symbolique. Beaucoup pensent que cette journée doit être spéciale. On retrouve souvent ces motivations : Vouloir prouver qu’on tient à l’autre, ne pas paraître “indifférent”, faire comme ce qu’on voit sur les réseaux, éviter d’être comparé aux autres couples, poster un moment marquant en ligne, montrer que la relation est “sérieuse”.
Du coup, certains se sentent obligés de prévoir : Un cadeau,
une sortie, une surprise, un message très travaillé, un geste visible. Même quand ils n’en ont pas vraiment les moyens ou pas l’habitude.
Benitha Lukenge, 23 ans:
« Moi je trouve que ça met trop de pression. Des gens se sentent mal juste parce qu’ils sont célibataires. Du coup avec mes copines on fait une journée amitié. »
Quand le plaisir devient pression
Pour certains jeunes, la journée ne reste pas fun. Elle devient stressante. On peut voir apparaître :
De l’angoisse à l’idée de décevoir, la peur de ne “pas faire assez”, des disputes à cause des attentes différentes, un malaise si un seul des deux veut fêter la date, une comparaison constante avec les autres couples.
Certains jeunes disent même qu’ils préféreraient éviter la journée pour ne pas avoir cette pression.
Anny Lusambo 19 ans:
« J’attendais un gros geste, lui non. On s’est mal compris et on s’est disputés. Maintenant on en parle avant, soit on fait simple, soit rien. Je pensais qu’il fallait absolument une sortie spéciale. En vrai, passer du temps tranquille ensemble c’était mieux que forcer un plan compliqué.
Les conséquences possibles
Quand la relation se concentre trop sur un seul jour et sur les cadeaux, ça peut créer plusieurs effets négatifs :
Des jeunes dépensent trop pour leur budget juste pour ne pas paraître radins. Cela peut créer du stress ou des regrets après.
Déception inutile:Si l’un attend beaucoup et l’autre voit la journée comme normale, la déception peut être forte alors que la relation va bien le reste du temps.
Mauvais message sur l’amour: Penser que l’amour se prouve surtout par des objets ou de grosses surprises peut donner une vision faussée des relations.
Déséquilibre dans le couple: , Si un seul fait des efforts visibles et l’autre se sent obligé de suivre, ça peut créer une relation déséquilibrée.
Ce que beaucoup de jeunes oublient: Chez les jeunes couples qui durent, on observe souvent autre chose :
les gestes simples comptent plus que les grands shows.
Exemples :
Un message sincère, du respect, du temps passé ensemble, de l’écoute, une attention simple mais vraie. Une relation ne se mesure pas à la valeur d’un cadeau ni à une seule date dans l’année.
Fêter le 14 février peut être sympa, mais ce ne doit jamais être une obligation ni une compétition. Chaque couple de jeunes peut décider librement : de fêter ou non, de faire simple, de parler de ses attentes, de ne pas comparer avec les autres. Le plus important reste la qualité de la relation au quotidien, pas la performance d’un seul jour.
Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News
Les Journées Portes Ouvertes des Centres de Rattrapage Scolaire (CRS), organisées par War Child Canada dans le cadre du projet Back to Learning II (B2L II), se sont poursuivies ce jeudi 13 février 2026 au CRS Kadutu, dans la ville de Bukavu.Cette activité a réuni […]
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Les Journées Portes Ouvertes des Centres de Rattrapage Scolaire (CRS), organisées par War Child Canada dans le cadre du projet Back to Learning II (B2L II), se sont poursuivies ce jeudi 13 février 2026 au CRS Kadutu, dans la ville de Bukavu.
Cette activité a réuni parents, apprenants, éducateurs, partenaires de la société civile ainsi que des autorités éducatives, venues découvrir et apprécier les résultats enregistrés par ce programme en faveur des enfants déscolarisés.
Un projet éducatif au cœur de la protection de l’enfant
Mis en œuvre pour la période 2024–2026 à Bukavu et Uvira, le projet Back to Learning II vise l’intégration des filles et garçons non scolarisés, âgés de 9 à 16 ans, dans le système éducatif non formel à travers les Centres de Rattrapage Scolaire, en vue de leur réintégration progressive dans l’enseignement formel.
Le programme combine éducation et protection de l’enfant, notamment à travers l’approche Enseignement Interactif par la Radio (EIR), le renforcement des capacités des éducateurs et la prise en charge psychosociale des enfants victimes de violences.
War Child Canada célébre les acquis du projet B2L II
Prenant la parole lors de cette journée, Madame Riziki Mélanie, Coordinatrice des projets Sud-Kivu de War Child Canada, a rappelé l’esprit et les objectifs de ces Journées Portes Ouvertes.
« Les Journées Portes Ouvertes visent à célébrer, avec les parents, les apprenants, le personnel des Centres de Rattrapage Scolaire et les différents acteurs du secteur éducatif, les réalisations du projet Back to Learning II au sein des CRS partenaires. »
Elle a précisé que cette initiative permettait de présenter aux parties prenantes les différentes activités du projet, y compris l’approche EIR et les appuis apportés aux centres.
« Ces journées ont également pour objectif de sensibiliser les parents aux droits de l’enfant à travers des activités de théâtre participatif, d’annoncer et de partager les résultats scolaires des apprenants pour le premier semestre de l’année scolaire 2025-2026, mais aussi de valoriser et célébrer les succès enregistrés dans les CRS partenaires. »
La question de la pérennisation de l’approche EIR
Abordant les défis du projet, la coordinatrice a insisté sur la question de la durabilité de l’approche EIR, jugée efficace mais coûteuse.
« Le défi majeur reste la pérennisation de l’approche EIR. Son application dans les CRS est coûteuse, notamment en raison du matériel d’apprentissage requis, comme les radios, les clés USB et les supports audio utilisés dans les leçons. »
Elle a également évoqué la situation des éducateurs.
« Les éducateurs ne sont pas mécanisés. Chaque fois que War Child Canada soutient la mise en œuvre de l’EIR, les éducateurs sont rémunérés à travers le projet. »
À ce sujet, elle a formulé plusieurs recommandations à l’endroit des autorités et partenaires.
« Nous recommandons aux autorités éducatives de prendre en compte l’approche EIR dans le programme national de l’éducation. Aux ONG et à la Direction Générale de l’Éducation Non Formelle, de développer cette approche pour tous les niveaux du secondaire. Enfin, au gouvernement congolais de mécaniser les éducateurs des CRS, qui dépendent encore largement des projets des partenaires. »
Les autorités éducatives saluent l’impact du projet
Représentant le Proved, Monsieur Alexandre Mbwenge Kimbunde, Secrétaire administratif à la Direction provinciale de l’Éducation nationale et nouvelle citoyenneté, a salué les efforts de War Child Canada et des éducateurs des CRS.
« Nous voici réunis ce vendredi 13 février 2026 à l’occasion des activités de portes ouvertes organisées par War Child Canada et le Centre de Rattrapage Scolaire de Kadutu. Nous sommes tous témoins des réalisations de notre partenaire War Child Canada, mais aussi des résultats produits par le CRS Kadutu. »
Il a particulièrement mis en avant l’encadrement offert aux enfants issus de familles vulnérables.
« Nous sommes profondément émus par l’encadrement que vous offrez à ces enfants qui, autrefois, erraient ici et là par manque de moyens, conséquence directe de la pauvreté. »
Un plaidoyer pour la prise en charge des éducateurs
Le représentant du Proved a également souligné l’importance de l’appui financier accordé aux éducateurs.
« Nous remercions dignement le partenaire War Child Canada pour l’appui financier accordé, permettant aux encadreurs de bénéficier d’une prime d’encouragement, ce qui leur a permis d’assurer un encadrement sérieux et constant de nos enfants. »
Évoquant les témoignages présentés au cours de la journée, il a insisté sur l’impact du programme.
« Vous avez tous suivi l’éloquence dans la présentation de l’une des enfants récupérées. N’eût été ce programme, c’était une élite qui allait être perdue. »
Il a enfin annoncé des démarches de plaidoyer auprès des autorités.
« Nous allons plaider, à travers le ministère des Affaires sociales et la division provinciale des Affaires sociales, pour que, à la longue, le gouvernement de la République prenne en charge les encadreurs, comme recommandé par notre partenaire War Child Canada. »
Avant de clore les activités, il a élargi cet appel aux partenaires du secteur éducatif.
« Nous allons également plaider auprès du Cluster Éducation afin de rechercher des bailleurs de fonds pour étendre cette initiative dans les seize sous-provinces éducationnelles que compte la province. »
Une initiative saluée au service de l’avenir des enfants
À travers ces Journées Portes Ouvertes, War Child Canada et ses partenaires réaffirment leur engagement en faveur de l’éducation inclusive et de la protection des enfants les plus vulnérables. Les acteurs présents estiment que la consolidation et l’extension de telles initiatives constituent une réponse durable face au décrochage scolaire et aux risques sociaux auxquels sont exposés de nombreux enfants au Sud-Kivu.
Gabriel CUBAKA,
Volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu