POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES
Au Sud-Kivu, il a actuellement des milliers d’enfants zéro dose, c’est-à-dire qui ne se sont jamais fait vacciner, et d’autres sous-vaccinés, c’est-à-dire qu’ils ont manqué plusieurs doses prévues dans le calendrier vaccinal. Cette situation qui met en danger la vie de ces enfants, a été […]
La mode ne se limite plus à une simple affaire de goût ou d’élégance : elle est devenue, pour de nombreux jeunes, un puissant outil d’affirmation de soi. À Bukavu, comme dans d’autres villes africaines, un phénomène se dessine avec force : des jeunes qui […]
Environ 40 journalistes, enfants journalistes du RJAE et enfants reporters de l’UNICEF, s’engagent à contribuer aux efforts visant l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC. Ils l’ont dit ce mercredi 30 août 2023, à l’issue d’une formation organisée à Bukavu au Sud-Kivu, par le Programme […]
Chaque année, des millions d’enfants sont protégés grâce aux vaccins contre des maladies graves comme la rougeole, la polio ou la coqueluche. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, vacciner un enfant reste un combat. Manque d’information, rumeurs, résistances culturelles : les obstacles sont nombreux […]
Depuis quelques années, l’intelligence artificielle conversationnelle s’est installée dans le quotidien des familles. Applications, assistants vocaux et chatbots éducatifs sont désormais utilisés aussi par les enfants.Un phénomène apparaît : certains enfants parlent à l’IA comme à un ami. Une situation qui suscite à la fois […]
ACTUALITÉS
Depuis quelques années, l’intelligence artificielle conversationnelle s’est installée dans le quotidien des familles. Applications, assistants vocaux et chatbots éducatifs sont désormais utilisés aussi par les enfants.
Un phénomène apparaît : certains enfants parlent à l’IA comme à un ami. Une situation qui suscite à la fois intérêt et inquiétudes. Que se passe-t-il quand un enfant crée un lien avec un outil qui répond et comprend le langage, mais ne ressent aucune émotion ? Quel impact sur son développement social et affectif ?
Merveille Mugisho, 17 ans, explique :
« C’est comme un copain pour les devoirs. Quand je ne comprends pas, je demande d’expliquer autrement. Mais je sais que ce n’est pas une vraie personne. »
Patient Itongwa, 14 ans, utilise l’IA pour créer des histoires :
« On invente des personnages ensemble. Après, je raconte l’histoire à mes amies et on la change. »
Joseph Mulindwa, 16 ans, apprécie la facilité des échanges :
« Ça répond tout de suite. C’est plus simple qu’avec des gens. »
Pourquoi les enfants personnifient l’IA
Les enfants ont tendance à attribuer des intentions et des émotions aux objets qui réagissent. Ce mécanisme, appelé anthropomorphisme, fait qu’un outil qui parle et répond peut facilement être perçu comme « quelqu’un ».
Plusieurs éléments renforcent cette impression :
un langage fluide et adapté ;
une disponibilité permanente ;
l’absence de jugement ;
des réponses rapides.
Les usages les plus fréquents
On observe principalement quatre types d’interactions :
L’aide aux devoirs.
La création d’histoires et de jeux imaginatifs.
Les questions personnelles sur les émotions ou les relations.Les discussions libres sur les centres d’intérêt.
En réalité, les enfants recherchent surtout une réponse immédiate, une écoute sans interruption et un partenaire de réflexion.
Des bénéfices, mais un équilibre nécessaire
Bien utilisée, l’IA peut favoriser le développement du langage, la curiosité, la compréhension et la créativité.
Cependant, elle ne doit pas remplacer les relations humaines. L’enjeu n’est pas d’interdire ces outils, mais d’accompagner les enfants dans leur usage : expliquer que l’IA est un outil d’apprentissage et non un ami réel.
Parler à une IA comme à un ami n’est ni totalement inquiétant ni idéal. Cela montre surtout la force du dialogue interactif.
L’IA peut être une aide utile. Mais la vraie amitié reste humaine.
Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
Dans un contexte marqué par les conflits armés et une crise humanitaire persistante dans la province du Sud-Kivu, les médias communautaires s’imposent comme un outil essentiel d’information, de résilience et de cohésion sociale pour les populations affectées.Dans la cité de Kamanyola, en territoire de Walungu, […]
ACTUALITÉS
Dans un contexte marqué par les conflits armés et une crise humanitaire persistante dans la province du Sud-Kivu, les médias communautaires s’imposent comme un outil essentiel d’information, de résilience et de cohésion sociale pour les populations affectées.
Dans la cité de Kamanyola, en territoire de Walungu, les médias communautaires diffusent quotidiennement des messages de cohabitation pacifique, des informations humanitaires, sanitaires et économiques indispensables aux déplacés, réfugiés et retournés. À travers des programmes réaménagés pour répondre à l’urgence, les stations locales luttent contre les rumeurs, sensibilisent à la paix et informent sur l’évolution de la situation humanitaire.
« Le média est un lien vital entre les communautés affectées et les acteurs humanitaires. Il permet de diffuser des messages fiables et d’encourager la solidarité locale »,
témoigne Ishara Yambisi, journaliste à la radio communautaire de Kamanyola.
Dans un environnement marqué par l’incertitude et la vulnérabilité, cette proximité médiatique renforce la confiance et contribue à maintenir un minimum de stabilité sociale. Même dynamique dans le territoire de Kabare, où les médias communautaires jouent un rôle clé dans la réduction des tensions communautaires. À travers les bulletins humanitaires « Habari za Mahali », elles relaient les besoins urgents des populations affectées par les violences armées afin d’alerter les organisations humanitaires pour des interventions rapides. Ces espaces d’information donnent également la parole aux communautés locales, favorisant ainsi une communication participative et inclusive.
Selon Hobereau Kitumaini, journaliste recherchiste environnemental à Kabare, la radio contribue à apaiser les tensions en diffusant des messages de paix et en promouvant la cohabitation pacifique. Elle assure également une mission d’éducation de masse sur les droits humains, élément crucial dans un contexte de fragilité sécuritaire.
Un pont entre les communautés et les humanitaires
Pour Olivier Kiriza, coordonnateur du Réseau des Radios et Télévisions Communautaires du Sud-Kivu (RATECO), les médias communautaires constituent un véritable pont entre les populations vulnérables et les organisations humanitaires. Dans un entretien accordé au bulletin humanitaire « Habari za Mahali » en marge de la Journée mondiale de la radio célébrée le 13 février 2026, il souligne que les radios locales alertent sur les besoins urgents et assurent le suivi des interventions en faveur des déplacés et autres personnes affectées par les conflits.
« Le rôle de la radio en période de conflit est de rester neutre, d’atténuer les tensions et de diffuser des messages de paix favorisant la cohésion sociale et le vivre-ensemble »,
insiste-t-il.
Un appel au soutien des radios locales
Face à l’ampleur des besoins humanitaires et à la vulnérabilité croissante des communautés, il est essentiel de renforcer le soutien aux médias communautaires , les appuyer , c’est contribuer activement à la consolidation de la paix , à la diffusion d’une information fiable et à la résilience des populations.
Dans une province où la crise humanitaire et économique continue d’éprouver les médias communautaires demeurent bien plus qu’un simple moyen de communication : elle incarne une voix d’espoir, un outil de solidarité et un levier essentiel pour la reconstruction du tissu social.
Article produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali ». Un projet du consortium RATECO, REMEL avec le soutien de Media4Dialogue de LaBenévolencia.
Ce 13 février 2026, le monde célèbre la Journé de la radio, placée cette année sous le thème : « L’IA est un outil, pas une voix ». Pour Pascal Cirhalwirwa, directeur général de Calubri Multi Services (COMUS) et Formateur des gestionnaires de projets médias en Afrique,la […]
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Ce 13 février 2026, le monde célèbre la Journé de la radio, placée cette année sous le thème : « L’IA est un outil, pas une voix ».
Pour Pascal Cirhalwirwa, directeur général de Calubri Multi Services (COMUS) et Formateur des gestionnaires de projets médias en Afrique,
la radio reste avant tout une voix humaine, essentielle pour partager l’information, même à l’ère de la technologie.
« Pour moi, la radio demeure une voix humaine, engagée et indispensable pour transmettre l’information »,
explique-t-il.
Il souligne le travail des professionnels des médias, qui exercent souvent dans des conditions difficiles, parfois même dangereuses, dans des zones isolées.
Selon lui, l’intelligence artificielle doit être vue comme un outil d’aide, permettant d’améliorer le travail des journalistes, mais toujours avec responsabilité et respect de la dignité humaine.
Il ajoute que le thème de cette année est aussi un message pour les enfants : la technologie doit servir l’humain, et non le remplacer.
« Il est très important que les médias utilisent ce thème pour montrer aux enfants comment utiliser la technologie de manière responsable ».
L’objectif est de permettre aux enfants de grandir avec des compétences numériques qui les aideront à comprendre et utiliser les médias correctement, tout en respectant les valeurs humaines et la sécurité de chacun.
La radio, reste ainsi un outil d’éducation et de lien social, où la voix humaine continue de guider, informer et inspirer, même dans un monde de plus en plus technologique.
La rédaction
La pénurie des médicaments affecte la prise en charge des patients dans plusieurs structures sanitaires du territoire de walungu. Une carence expliquée par l’absence des organisations humanitaires dans cette zone du Sud Kivu, suite aux affrontements armés récurrents. L’infirmier titulaire du centre de santé de […]
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La pénurie des médicaments affecte la prise en charge des patients dans plusieurs structures sanitaires du territoire de walungu.
Une carence expliquée par l’absence des organisations humanitaires dans cette zone du Sud Kivu, suite aux affrontements armés récurrents. L’infirmier titulaire du centre de santé de référence de Bideka, M. Baliona Sempinga, affirme qavec amertume cette situation limite l’accès aux soins de santé appropriés.
Les structures sanitaires déjà affectées par la crise économique sont débordées et n’arrivent plus à satisfaire aux besoins de la communauté. Il soutient que l’accès limité aux intrants médicaux expose les malades admis ou non dans des hôpitaux .
« actuellement nous sommes obligés de vivre des petites recettes provenant des malades. Elles sont affectées à l’approvisionnement des matériels, à la main d’œuvre du personnel et tous les besoins nécessaires. Nous ne parvenons pas malheureusement à couvrir tous les besoins mensuels, ni à satisfaire toutes les nécessités des patients »,
révèle M. Baliona Sempinga.
Cette rareté occasionne, selon lui, la hausse du prix de la prise en charge médicale qui empêche plusieurs malades à se rendre dans des institutions sanitaires en cette période de crise économique et sécuritaire. Cette situation met en danger des patients souffrant des maladies chroniques, qui, dans la plupart de cas vivent d’une prise en charge gratuite offerte par des organisations humanitaires d’appui.
« Nous suivons actuellement trente-cinq malades chroniques qui traversent en ce moment des situations difficiles due à ce manque d’appui »,
déplore-t-il.
L’infirmier titulaire du centre de santé de référence de Bideka plaide pour une assistance urgente des zones de santé frappées par la crise humanitaire et économique pour une prise en charge efficace des malades, particulièrement dans la zone de santé de walungu.
Article produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali ». Un projet du consortium RATECO, REMEL avec le soutien de Media4Dialogue de LaBenévolencia.
Un atelier de renforcement des capacités visant à promouvoir l’implication effective des femmes et des jeunes dans les processus de paix a été lancé le lundi 9 février 2026 dans la ville de Bukavu, au Sud-Kivu. Selon les organisateurs, cette activité s’inscrit dans une dynamique […]
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Un atelier de renforcement des capacités visant à promouvoir l’implication effective des femmes et des jeunes dans les processus de paix a été lancé le lundi 9 février 2026 dans la ville de Bukavu, au Sud-Kivu.
Selon les organisateurs, cette activité s’inscrit dans une dynamique de consolidation de la paix dans l’Est de la République démocratique du Congo, une région marquée par des conflits récurrents et des tensions communautaires persistantes.
Organisé dans le cadre du projet Gender Promotion Initiative (GPI 2.0), l’atelier réunit, du 9 au 14 février 2026, 30 jeunes femmes et hommes issus de différentes organisations de la société civile, dont Youth for Peace DRC.
L’objectif principal est de renforcer leurs capacités afin de faire d’eux des acteurs clés de la prévention et de la résolution des conflits au niveau local.
D’après les facilitateurs, la formation met l’accent sur des compétences essentielles à la cohésion sociale et à la paix durable. Les participants sont formés aux techniques de négociation et de médiation inclusive, au plaidoyer stratégique pour une participation accrue des femmes et des jeunes dans les instances de prise de décision, ainsi qu’aux mécanismes de cohabitation pacifique et de résolution des conflits communautaires.
Au-delà du renforcement des connaissances, cet atelier vise des résultats concrets sur le terrain. Il ambitionne notamment d’approfondir la compréhension des causes profondes des conflits au Sud-Kivu, d’accompagner l’élaboration de plans d’actions communautaires au sein des organisations participantes et de favoriser la mise en place d’une stratégie de plaidoyer commune afin de porter la voix des femmes et des jeunes dans les processus de paix officiels.
Cette initiative s’inscrit pleinement dans les agendas internationaux « Femmes, Paix et Sécurité » et « Jeunesse, Paix et Sécurité », tout en répondant aux réalités locales.
Toute fois, l’inclusion effective des femmes et des jeunes demeure un levier essentiel pour une paix durable et une cohésion sociale renforcée dans la province du Sud-Kivu.
Notons que cette initiative est portée par UWEZO Africa Initiative, en collaboration avec ONU Femmes et le Fonds des Nations Unies pour la Paix.
Gabriel CUBAKA Volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu avec Youth for Peace DRC
Après une période d’évaluations souvent intense, trois jours de congé sont accordés aux élèves. C’est un moment précieux pour se reposer, reprendre des forces et se préparer à un second semestre qui s’annonce exigeant.Alfred Cubaka, élève à l’Institut Avenir de Panzi, vient de franchir une […]
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Après une période d’évaluations souvent intense, trois jours de congé sont accordés aux élèves. C’est un moment précieux pour se reposer, reprendre des forces et se préparer à un second semestre qui s’annonce exigeant.
Alfred Cubaka, élève à l’Institut Avenir de Panzi, vient de franchir une grande étape : ses tout premiers examens au secondaire.
« C’est la première fois que je passe des examens au secondaire et c’était très différent du primaire. On nous place dans des salles qui ne sont pas les nôtres, chacun à sa place pour éviter toute communication. Cela oblige les élèves à travailler sérieusement et à bien étudier à la maison. Je ne dormais pas assez, mais maintenant j’ai l’occasion de bien me reposer »,
nous a-t-il confié.
Pour Alfred, ces quelques jours ne seront pas seulement consacrés au sommeil. Il compte aussi reprendre certaines activités qu’il avait mises de côté pendant les révisions.
« Après ces examens, qui ont été un peu compliqués, je me demande comment soulager ma fatigue. Je vais reprendre la chorale des Petits Chanteurs de la paroisse Guido Maria Conforti de Panzi que j’avais arrêtée. Jeudi, j’irai voir mes grands-parents à Nyantende pour visiter leur ferme et passer du bon temps avec eux. Vendredi, je jouerai au football avec mes amis. Samedi sera un jour de repos, et dimanche je commencerai déjà à me préparer pour le second semestre avec détermination »,
explique-t-il.
Même s’il pense ne pas avoir donné le meilleur de lui-même, Alfred reste optimiste. Il encourage aussi les autres élèves à bien profiter de ce congé.
« Je crois que je pouvais faire mieux, mais je vais m’améliorer au prochain semestre. Pour cela, je dois d’abord bien me reposer. J’encourage les autres élèves à profiter de ce temps, car nous ne savons pas ce qui nous attend »,
conclut-il.
Entre repos, famille, loisirs et préparation, Alfred montre qu’un congé bien organisé peut être à la fois un moment de détente et une occasion de mieux se préparer pour réussir.
Arsène Aksanti Bwimba, enfant journaliste du RJAE-JUNIOR
La province du Sud-Kivu fait face à une crise humanitaire de plus en plus préoccupante, marquée par des déplacements massifs de populations et une précarité grandissante des conditions de vie. Malgré cela, les communautés tentent de survivre à travers des mécanismes locaux de résilience. Dans […]
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La province du Sud-Kivu fait face à une crise humanitaire de plus en plus préoccupante, marquée par des déplacements massifs de populations et une précarité grandissante des conditions de vie. Malgré cela, les communautés tentent de survivre à travers des mécanismes locaux de résilience.
Dans plusieurs villages de la Chefferie de Ngweshe en territoire de Walungu, des familles entières ont été contraintes de fuir à la suite des affrontements armés persistants. Les déplacés se retrouvent soit dans des familles d’accueil déjà vulnérables, soit dans des abris de fortune, exposés aux intempéries et à des conditions de vie extrêmement difficiles.
Selon des témoignages recueillis par le bulletin humanitaire « Habari za Mahali », plusieurs déplacés affirment avoir tout perdu lors des pillages perpétrés dans leurs villages. Beaucoup ne peuvent plus retourner chez eux en raison des combats quasi quotidiens. Leurs activités, de l’agriculture, mais l’insécurité les empêche désormais d’accéder à leurs champs, ce qui aggrave fortement l’insécurité alimentaire dans la zone.
Les familles d’accueil, qui partagent leurs maigres ressources avec les déplacés, peinent, elles aussi à subvenir aux besoins élémentaires, notamment la nourriture, l’eau et les soins de santé.
Une crise qui frappe l’éducation, l’alimentation et la santé
La situation a également de lourdes conséquences sur l’éducation des enfants. Plusieurs élèves ont abandonné l’école par peur de l’insécurité, tandis que d’autres ne peuvent plus payer les frais scolaires.
« Le déplacement massif affecte négativement la population. Les enfants n’ont plus accès à l’éducation. Il est difficile pour ces déplacés d’accéder à une bonne alimentation, et les familles d’accueil n’ont pas assez de moyens pour les alimenter », témoigne un habitant.
Les conditions de vie précaires, le manque d’hygiène et l’exposition aux intempéries favorisent la propagation de maladies, notamment la malnutrition et d’autres pathologies liées aux changements climatiques. L’accès aux soins de santé demeure très limité, faute de moyens financiers suffisants.
Des besoins humanitaires en constante augmentation
Les besoins humanitaires augmentent chaque jour à cause de la complexité de la crise qui touche de nombreuses familles dépourvues de moyens de subsistance.
Un agent humanitaire actif dans la province regrette que, malgré les efforts des organisations internationales, les besoins continuent de croître à cause de la persistance de la crise et de l’escalade des conflits armés. Il précise que certaines organisations sont contraintes de prioriser uniquement les besoins les plus urgents et appelle les partenaires internationaux à rechercher des solutions durables.
Idjwi : des mécanismes de résilience malgré la crise
Dans le territoire d’Idjwi, les populations tentent de surmonter la crise humanitaire et économique en mettant en place des mécanismes de résilience basés sur l’agriculture et la pêche sur le lac Kivu.
Ces activités offrent aux populations affectées par les conflits un moyen de subsistance malgré de nombreux besoins urgents. Toutefois, les habitants restent confrontés à la pauvreté, au manque d’emplois, aux difficultés d’accès aux soins de santé, à l’insécurité alimentaire et à la crise économique.
Article produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali ». Un projet du consortium RATECO, REMEL avec le soutien de Media4Dialogue de LaBenévolencia.
Les déplacés de guerre installés dans le territoire de Kabare, en province du Sud-Kivu, sont exposés à de graves maladies en raison du manque d’eau potable et de l’absence d’installations sanitaires adéquates. C’est ce qu’ont confié plusieurs déplacés rencontrés par notre rédaction. Au cours des […]
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Les déplacés de guerre installés dans le territoire de Kabare, en province du Sud-Kivu, sont exposés à de graves maladies en raison du manque d’eau potable et de l’absence d’installations sanitaires adéquates.
C’est ce qu’ont confié plusieurs déplacés rencontrés par notre rédaction. Au cours des entretiens, ces derniers ont indiqué éprouver d’énormes difficultés pour accéder à l’eau potable et à des installations sanitaires de qualité.
Une situation qui serait à la base de nombreuses maladies dont nombreux de membres de leurs familles sont victimes, notamment la diarrhée, la fièvre typhoïde et le choléra.
Les personnes les plus vulnérables demeurent les enfants, les femmes enceintes et les personnes du troisième âge, précisent nos sources.
Nos sources ajoutent que cette crise sanitaire ne touche pas uniquement les familles déplacées, mais affecte également les communautés d’accueil, qui paient elles aussi le prix de cette insalubrité croissante.
Face à cette situation préoccupante, les représentants des déplacés lancent un appel urgent aux personnes de bonne volonté ainsi qu’aux organisations humanitaires, afin d’intervenir avant que le pire ne se produise.
Selon eux, la persistance de ces conditions pourrait entraîner de lourdes pertes en vies humaines, tant chez les familles déplacées que chez celles d’accueil, qui ne disposent pas non plus des moyens nécessaires pour faire face à cette crise.
Il convient de rappeler que ces déplacés, actuellement installés à Kabare, ont fui les affrontements opposant les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et leurs alliés au mouvement politico-militaire alliance fleuve Congo AFC/M23, actif dans l’est de la RDC.
Article produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali ». Un projet du consortium RATECO, REMEL avec le soutien de Media4Dialogue de LaBenévolencia
Après plusieurs semaines de suspension dues à la dégradation de la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo, la navigation commerciale et civile sur le lac Tanganyika a officiellement repris. Cette réouverture est accueillie avec soulagement par les acteurs humanitaires, les autorités […]
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Après plusieurs semaines de suspension dues à la dégradation de la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo, la navigation commerciale et civile sur le lac Tanganyika a officiellement repris. Cette réouverture est accueillie avec soulagement par les acteurs humanitaires, les autorités locales et les populations déplacées, pour qui cette voie de transport demeure un axe vital.
La fermeture du trafic lacustre avait entraîné de lourdes conséquences sur l’approvisionnement des zones riveraines, notamment en médicaments et produits de première nécessité. Plusieurs structures sanitaires se sont retrouvées en rupture de stocks, compromettant la prise en charge des malades.
« Premièrement, cest avantageux en termes daccès au kit sanitaire »,
explique Florentin Njangu, membre de lONG Solidarité des volontaires pour lhumanité (SVH), basée à Baraka.
« Beaucoup dhôpitaux, lors de linterruption du trafic, étaient dépourvus de médicaments, avec des conséquences graves pour les patients. La reprise du trafic permettra de réapprovisionner ces structures sanitaires. »
Lespoir d’un retour pour les familles déplacées
Au-delà de laspect sanitaire, la reprise de la navigation facilite également le retour progressif des personnes déplacées par les violences armées. Des milliers de familles avaient fui leurs villages pour se réfugier à Uvira, dans le territoire de Fizi ou encore au Burundi voisin, notamment à Rumonge.
George Bani, coordinateur de l’initiative pour la réconciliation communautaire (UNIREC), rappelle le contexte que
lors de l’entrée du M23 dans la ville d’Uvira par le Nord, les populations de la plaine de la Ruzizi, de Sange et de Luvungi ont fui vers Uvira, Fizi ou ont traversé le lac jusquà Rumonge. L’interruption du trafic a bloqué ces personnes. Avec la réouverture, elles sont désormais libres de rentrer dans leurs villages et de reprendre leur vie. »
Si cette relance du trafic lacustre représente une avancée majeure, elle intervient dans un contexte sécuritaire encore fragile. Les acteurs de la société civile appellent à la responsabilité et à la prévention afin déviter tout incident.
Pour Mark Kalenga, professeur à l’institut supérieur de développement rural (ISDR),
« les dirigeants à tous les niveaux doivent veiller à ce que les transports sur le lac Tanganyika se déroulent dans le calme, la sécurité et le respect des passagers ».
La réouverture de cette artère stratégique du transport régional marque ainsi une étape importante vers la normalisation de la vie socioéconomique dans les zones affectées par les conflits. Elle reste toutefois conditionnée à la consolidation de la sécurité et à une gestion rigoureuse des flux de passagers et de marchandises.
Article rédigé dans le cadre du projet HABARI ZA MAHALI financé par la Benevolencija et exécuté à Uvira par le Consortium UNPC, COMEL-RDC et UFMP.
La prise en charge des cas de Choléra est délicate dans le groupement de Nyangezi en territoire de Walungu. Les structures sanitaires font face à une rupture d’intrants. Les conflits armés dans la région entravent l’approvisionnement en médicaments. Le Docteur Janvier Kone, médecin à la […]
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La prise en charge des cas de Choléra est délicate dans le groupement de Nyangezi en territoire de Walungu. Les structures sanitaires font face à une rupture d’intrants. Les conflits armés dans la région entravent l’approvisionnement en médicaments.
Le Docteur Janvier Kone, médecin à la Clinique Shilo de Nyangezi indique que le dernier trimestre de l’année 2025 était caractérisé par des maladies infectieuses et hydriques, notamment le choléra.
La prise en charge repose principalement sur la réhydratation rapide des patients, l’administration des sels de réhydratation orale, des perfusions, ainsi que le respect strict des règles d’hygiène et d’isolement, afin d’éviter la propagation de la maladie.
Néanmoins, cette prise en charge est confrontée à d’énormes difficultés. Il cite le manque de moyens financiers, la pénurie d’intrants médicaux, ainsi que l’insuffisance du personnel et du matériel dans certaines structures sanitaires de la zone.
Pour faire face à ces défis, le Docteur Janvier Kone insiste sur l’importance de la prévention :
«Etant donné les défis financiers, il est essentiel de renforcer la prévention. Cela passe par le respect des règles d’hygiènes, que ce soit pour les objets, les aliments ou l’environnement ».
Il lance un appel aux organisations humanitaires et aux partenaires sanitaires à poursuivre et renforcer leur appui à la zone de santé de Nyangezi, d’intensifier la lutte contre les maladies épidémiques, infectieuses et hydrauliques, pour garantir le bien-être social des communautés locales.
Dans le territoire de Kalehe, quelques cas suspects de choléra ont été documentés au bureau central de la zone de santé. Un appel à la vigilance et au respect des règles d’hygiène a été lancé pour éviter cette épidémie du Choléra.
Le médecin chef de zone de Kalehe, Dr. Pacifique Chirhalwira, précise que plusieurs personnes ont été soignées du choléra, mais le risque est toujours imminent si la population ne prend pas au sérieux les mesures d’hygiène. Une campagne de sensibilisation au respect des règles d’hygiène et barrer la route au Choléra est projetée pour la semaine prochaine dans la zone de santé de Kalehe.
Parmi ces règles, l’agent sanitaire Willy Murhula, cite le lavage régulier des mains, bien cuire les aliments avant toute consommation, assainir les espaces sanitaires tels que les toilettes et l’utilisation de l’eau potable.
Il plaide également au près des organisations humanitaires, de s’impliquer également dans la lutte contre le Choléra, en construisant des bornes fontaines, pour permettre à la population d’avoir l’accès à l’eau potable.
Article produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali ». Un projet du consortium RATECO, REMEL avec le soutien de Media4Dialogue de LaBenevolencja.