
Les déplacés de guerre installés dans le territoire de Kabare, en province du Sud-Kivu, sont exposés à de graves maladies en raison du manque d’eau potable et de l’absence d’installations sanitaires adéquates.
C’est ce qu’ont confié plusieurs déplacés rencontrés par notre rédaction. Au cours des entretiens, ces derniers ont indiqué éprouver d’énormes difficultés pour accéder à l’eau potable et à des installations sanitaires de qualité.
Une situation qui serait à la base de nombreuses maladies dont nombreux de membres de leurs familles sont victimes, notamment la diarrhée, la fièvre typhoïde et le choléra.
Les personnes les plus vulnérables demeurent les enfants, les femmes enceintes et les personnes du troisième âge, précisent nos sources.
Nos sources ajoutent que cette crise sanitaire ne touche pas uniquement les familles déplacées, mais affecte également les communautés d’accueil, qui paient elles aussi le prix de cette insalubrité croissante.
Face à cette situation préoccupante, les représentants des déplacés lancent un appel urgent aux personnes de bonne volonté ainsi qu’aux organisations humanitaires, afin d’intervenir avant que le pire ne se produise.
Selon eux, la persistance de ces conditions pourrait entraîner de lourdes pertes en vies humaines, tant chez les familles déplacées que chez celles d’accueil, qui ne disposent pas non plus des moyens nécessaires pour faire face à cette crise.
Il convient de rappeler que ces déplacés, actuellement installés à Kabare, ont fui les affrontements opposant les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et leurs alliés au mouvement politico-militaire alliance fleuve Congo AFC/M23, actif dans l’est de la RDC.
Article produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali ». Un projet du consortium RATECO, REMEL avec le soutien de Media4Dialogue de LaBenévolencia
