POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES
Au Sud-Kivu, il a actuellement des milliers d’enfants zéro dose, c’est-à-dire qui ne se sont jamais fait vacciner, et d’autres sous-vaccinés, c’est-à-dire qu’ils ont manqué plusieurs doses prévues dans le calendrier vaccinal. Cette situation qui met en danger la vie de ces enfants, a été […]
La mode ne se limite plus à une simple affaire de goût ou d’élégance : elle est devenue, pour de nombreux jeunes, un puissant outil d’affirmation de soi. À Bukavu, comme dans d’autres villes africaines, un phénomène se dessine avec force : des jeunes qui […]
Environ 40 journalistes, enfants journalistes du RJAE et enfants reporters de l’UNICEF, s’engagent à contribuer aux efforts visant l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC. Ils l’ont dit ce mercredi 30 août 2023, à l’issue d’une formation organisée à Bukavu au Sud-Kivu, par le Programme […]
Chaque année, des millions d’enfants sont protégés grâce aux vaccins contre des maladies graves comme la rougeole, la polio ou la coqueluche. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, vacciner un enfant reste un combat. Manque d’information, rumeurs, résistances culturelles : les obstacles sont nombreux […]
Elève en 3e secondaire au Collège Sacré-Cœur de Kisangani (aujourd’hui Institut Maele), il découvre Bukavu à travers les pages d’un manuel de géographie. Une image retient particulièrement son attention : la vue panoramique de Labotte. Ce jour-là, sans le savoir, une fascination naît. Des années […]
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Elève en 3e secondaire au Collège Sacré-Cœur de Kisangani (aujourd’hui Institut Maele), il découvre Bukavu à travers les pages d’un manuel de géographie. Une image retient particulièrement son attention : la vue panoramique de Labotte. Ce jour-là, sans le savoir, une fascination naît.
Des années plus tard, cette fascination devient réalité. Il pose ses valises à Bukavu, non seulement pour enseigner la biologie moléculaire, mais aussi pour contribuer à relever les défis environnementaux de la ville.
Aujourd’hui enseignant en biologie moléculaire depuis plus de 22 ans, le Professeur Alex Lina ne se limite pas à transmettre le savoir. À Bukavu, il s’impose comme un acteur clé de l’innovation environnementale, transformant les déchets en ressources et la science en solution concrète pour la communauté.
La science au service de la communauté
Dans un contexte urbain marqué par une gestion difficile des déchets et des défis d’assainissement, certains choisissent de rester en retrait. Le Professeur ALEX LINA, lui, a fait un autre choix : celui de l’action.

« Les problèmes de la communauté sont aussi des problèmes des scientifiques », affirme-t-il.
Cette conviction l’a conduit à participer à l’élaboration du premier plan stratégique de gestion de boue de vidange de Bukavu, une étape importante dans l’organisation du secteur de l’assainissement de la ville.
Un parcours académique solide et engagé
Né à Basoko, dans la province de la Tshopo, Alex Lina construit un parcours académique remarquable.
Après une licence en biologie à l’Université de Kisangani, il obtient en 2006 un diplôme d’études supérieures spécialisées à l’Université du Burundi, avant de décrocher son doctorat en 2016 à l’Université de Liège, en Belgique.
Son engagement dans l’enseignement remonte à 1991, alors qu’il est encore étudiant. Depuis, il n’a cessé d’évoluer dans le milieu académique : assistant, chef de travaux, professeur associé, puis professeur. « J’étais étudiant et enseignant en même temps. J’ai même donné cours à l’école primaire », se souvient-il avec un sourire.
Bukavu, un rêve devenu réalité
Son attachement à Bukavu ne relève pas du hasard. À Kisangani, ville cosmopolite, il se lie d’amitié avec un élève originaire de Kamisimbi, Altor Musema Bahizirhe
Ce lien devient presque symbolique, « Chaque fois qu’il rentrait à Bukavu, je lui demandais de m’apporter un peu d’eau du lac Kivu dans un flacon de pénicilline, juste pour la toucher.
C’est ainsi que j’ai commencé à aimer Bukavu », raconte-t-il. Ce geste, presque symbolique, témoigne d’un attachement profond à une ville qu’il ne connaissait pas encore, mais qu’il allait un jour contribuer à transformer.
Transformer les déchets en opportunités : le pari réussi du professeur Alex LINA
Arrivé à Bukavu en 2002 comme assistant au Centre Universitaire de Bukavu (aujourd’hui Université Officielle de Bukavu), il développe progressivement une conviction : la science doit servir la société.
Parmi ses réalisations majeures : la valorisation des déchets solides. À Kabare, notamment autour du Parc National de Kahuzi-Biega, il met en place des initiatives de culture de champignons à partir des déchets, en collaboration avec les communautés locales, les peuples autochtones. « Nous avons produit en grande quantité, au point que des supermarchés de Bukavu venaient s’approvisionner chez nous », explique-t-il.
Son engagement ne s’arrête pas là. À Cituzo, dans le territoire de Kabare, il pilote un projet de production de compost à partir des déchets des marchés.

Résultat : plus de 10 tonnes de compost de haute qualité agronomique déjà produites.
L’objectif est double : améliorer la fertilité des sols et soutenir l’agriculture locale
Et les perspectives sont ambitieuses : pour l’année 2026, son équipe prévoit de produire plus de 270 tonnes de compost. Le Professeur Alex Lina s’illustre également dans d’autres domaines. C’est notamment l’amélioration de la qualité de l’eau à Jomba et Kibumba mais aussi la promotion de l’utilisation des urines comme engrais naturel, expérimentée à Bunia en Ituri.Des initiatives qui s’inscrivent dans une logique d’économie circulaire et de durabilité.
Une vision pour l’avenir de Bukavu
Avec plus de 30 publications scientifiques à son actif, il met son expertise en microbiologie au service de solutions adaptées au contexte local.
Pour lui, le potentiel est immense, « Bukavu produit plus de 890 tonnes de déchets solides, dont près de la moitié sont organiques. Avec ces déchets, on peut produire du compost, nourrir les sols, créer de la richesse et même de l’énergie »
Il appelle ainsi à une mobilisation collective : tri des déchets à la source, implication des citoyens et engagement des autorités dans la création d’infrastructures adaptées (décharges publiques et centres d’enfouissement). « Nous n’avons pas besoin d’attendre des solutions de l’extérieur. Nous pouvons les créer ici », insiste-t-il.
Du rêve né dans un livre à l’action concrète sur le terrain, le parcours du Professeur Alex Lina illustre la puissance de l’engagement individuel au service du collectif.
À Bukavu, il ne se contente pas d’enseigner la science. Il la met au service de la vie, transformant les déchets en opportunités et les défis en solutions durables.
Avec TERRA NOVA/ Mois vert
À l’occasion du mois vert à Bukavu, la transformation des troncs de bananiers en serviettes hygiéniques figure parmi les initiatives innovantes portées par l’organisation Femme Sublime pour contribuer à la protection de l’environnement. « Les serviettes hygiéniques importées continuent de représenter un danger pour l’environnement. […]
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À l’occasion du mois vert à Bukavu, la transformation des troncs de bananiers en serviettes hygiéniques figure parmi les initiatives innovantes portées par l’organisation Femme Sublime pour contribuer à la protection de l’environnement.
« Les serviettes hygiéniques importées continuent de représenter un danger pour l’environnement. Après utilisation, elles sont jetées dans la nature alors qu’elles prennent plusieurs années pour se dégrader »,
explique Shekangoy Kombe Bénédicte, jeune entrepreneure et étudiante en deuxième doctorat de médecine à Université Évangélique en Afrique.

Elle a présenté ce projet lors de la foire des idées innovantes pour protéger l’environnement, organisée dans le cadre de la campagne Bukavu ville verte. Une initiative qui répond à la fois à un problème sanitaire et environnemental.
Alors que beaucoup pensaient ce projet irréalisable, Bénédicte démontre qu’il est possible de fabriquer des serviettes hygiéniques à partir de déchets souvent jetés.
« Nous récoltons les troncs de bananiers que d’autres jettent et considèrent sans importance. À partir de ces troncs, nous extrayons des fibres que nous faisons sécher avant de les stériliser pour en faire des serviettes hygiéniques »,
explique-t-elle.
Selon elle, cette production contribue efficacement à la lutte contre la pollution tout en protégeant davantage les femmes.
« Les fibres de bananier sont biodégradables. Même lorsque ces serviettes se retrouvent dans la nature, elles ne sont pas nuisibles, contrairement aux serviettes importées fabriquées à base de fibres synthétiques »,
ajoute Bénédicte.

Elle appelle la population à apporter un soutien matériel et psychologique à cette innovation en acceptant ce produit sur le marché, affirmant qu’il ne présente aucun danger pour la santé féminine.
« Beaucoup de femmes pensent que ces serviettes hygiéniques peuvent provoquer des irritations, mais non ! Les serviettes fabriquées à base de fibres de bananier respectent toutes les normes sanitaires »,
a-t-elle conclu.
Bénédicte fait partie des trois lauréates primées ce 26 mars 2026 lors de cette foire organisée par la coopération suisse dans le cadre de la campagne Bukavu ville verte.

Thomas Jenatch, directeur de la coopération suisse, a appelé chaque jeune à s’approprier cette initiative, initialement lancée par la coopération suisse.
Primé ou non, sélectionné ou non, chaque geste compte pour protéger l’environnement. Il demande aux jeunes d’assurer la continuité de ce projet , a-t-il déclaré.
De son côté, le bloc des ONG, constitué d’une douzaine d’organisations engagées dans la protection de l’environnement, a remercié la DDC pour cette initiative du mois vert ainsi que pour son accompagnement tout au long de la campagne.
Emmanuella Bahindwa volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
La septième édition du festival Musika na Kipaji, qui met en avant le leadership féminin, la cohésion sociale et la paix à travers les arts et la culture, se tiendra du 27 au 29 mars. Bien plus qu’un simple événement culturel, Musika na Kipaji se […]
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La septième édition du festival Musika na Kipaji, qui met en avant le leadership féminin, la cohésion sociale et la paix à travers les arts et la culture, se tiendra du 27 au 29 mars.
Bien plus qu’un simple événement culturel, Musika na Kipaji se veut un véritable espace d’expression, de rencontres et de découverte de talents, où l’art devient un pont entre les communautés et favorise la communion culturelle.

La première journée, prévue le 27 mars, aura lieu au stade Don Bosco de Shasha, aux côtés des populations retournées de guerre.
Au programme : projections de documentaires, prestations de danse, slam, et bien d’autres activités artistiques.
Depuis 2019, Musika na Kipaji s’impose comme un cadre d’expression et de valorisation des talents, en particulier féminins, contribuant ainsi à la promotion de la paix et du vivre-ensemble à travers la culture.
Michael Lufungulo volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
Une vive polémique secoue les réseaux sociaux en République démocratique du Congo après la diffusion de vidéos montrant un médecin intervenant sur une patiente dans des conditions jugées choquantes. Les images, largement relayées, montrent une femme en situation de grande vulnérabilité après un accouchement. Elles […]
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Une vive polémique secoue les réseaux sociaux en République démocratique du Congo après la diffusion de vidéos montrant un médecin intervenant sur une patiente dans des conditions jugées choquantes.
Les images, largement relayées, montrent une femme en situation de grande vulnérabilité après un accouchement. Elles ont suscité une forte indignation en raison de présumées violences physiques et du non-respect de la dignité de la patiente.
Face à la controverse, le médecin mis en cause affirme avoir agi dans un contexte d’urgence, évoquant l’absence d’anesthésiste et la gravité de l’état médical de la patiente. Ces explications n’ont toutefois pas apaisé l’opinion.
Une plainte a été déposée par l’ONG Sauvons la Corporation Médicale auprès de l’Ordre des médecins, dénonçant de graves manquements à la déontologie.
Plusieurs voix de la société civile appellent à l’ouverture d’une enquête et à d’éventuelles sanctions, tout en insistant sur la nécessité de protéger la dignité et les droits des patientes.
Pascal Ngaboyeka, volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
Dans une foire organisée ce jeudi 26 mars 2026, dans le cadre du mois vert, plusieurs idées originales ont été proposées par les jeunes de Bukavu pour protéger l’environnement.Sur les 15 projets présentés, trois ont retenu une attention particulière des participants à la foire des […]
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Dans une foire organisée ce jeudi 26 mars 2026, dans le cadre du mois vert, plusieurs idées originales ont été proposées par les jeunes de Bukavu pour protéger l’environnement.
Sur les 15 projets présentés, trois ont retenu une attention particulière des participants à la foire des idées innovantes.

Après exposé et vote, l’idée portant sur la gestion intégrée des boues de vidange dans la ville de Bukavu, communément appelées matières fécales, a été primée à la première place, suivie de l’initiative de Congolese Discovery, qui transforme les déchets plastiques en carburant, et enfin de La Femme Sublime, qui produit des serviettes hygiéniques à base troncs de bananiers.
« La gestion des boues de vidange est une idée innovante que nous avons développée grâce aux recherches menées dans un autre pays. Cela représente une opportunité pour la ville de Bukavu, qui fait face à une mauvaise gestion des matières fécales… À travers ces matières, nous pouvons produire de l’eau potable ainsi que des briquettes »,
explique madame Leya de Mazingira Safi Grands Lacs, qui montre comment cette idée permettra d’assainir l’environnement et de lutter contre les maladies. Elle se dit également satisfaite d’avoir été choisie à la première position.
De son côté, Céline Musibira, chargée des ressources humaines à Congolese Discovery, compte réduire la pollution plastique causée par les bouteilles jetées çà et là dans la ville, tout en répondant à la crise du carburant à Bukavu. Elle lance un appel à la population de Bukavu pour soutenir ce projet qu’elle juge bénéfique pour tous.

Soutenus par le bureau de la coopération suisse, initiateur de la campagne Bukavu Ville Verte, les projets de ces jeunes ont été primés à hauteur de 1 500, 1 000 et 500 dollars américains afin de les encourager à poursuivre leurs initiatives de protection de l’environnement.

Avant cela, un panel a permis d’expliquer l’initiative du mois vert, ainsi que ses succès et défis. Le directeur de la coopération suisse, Thomas Jenatch, est revenu sur le rôle de la femme dans la protection de l’environnement. Il a insisté sur le fait que les femmes ont été impliquées dans le mois vert.

Dans une ambiance chaleureuse animée par des artistes de Bukavu, différents produits fabriqués à base de déchets étaient visibles en exposition, laissant comprendre que les initiatives des jeunes peuvent constituer une solution aux défis environnementaux.
Emmanuella Bahindwa volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News
La crise humanitaire en République démocratique du Congo continue de s’aggraver, exposant des millions d’enfants à des violences, à la malnutrition et à des conditions de vie précaires. Face à cette urgence, l’UNICEF prévoit d’assister 4,2 millions de personnes en 2026, dont 2,9 millions d’enfants, […]
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La crise humanitaire en République démocratique du Congo continue de s’aggraver, exposant des millions d’enfants à des violences, à la malnutrition et à des conditions de vie précaires. Face à cette urgence, l’UNICEF prévoit d’assister 4,2 millions de personnes en 2026, dont 2,9 millions d’enfants, à travers des programmes multisectoriels intégrant santé, nutrition, éducation, eau et protection.
Dans l’est du pays, notamment en Ituri et dans les provinces du Kivu, la situation demeure critique avec plus de 7 millions de déplacés, dont 2,5 millions d’enfants, tandis que les violations graves des droits de l’enfant et les attaques contre les infrastructures essentielles continuent de se multiplier.
Au-delà de la réponse d’urgence, l’UNICEF mise sur une approche durable visant à renforcer la résilience des communautés et les systèmes sociaux.
L’organisation intensifie les campagnes de vaccination, la lutte contre la malnutrition et la prévention des épidémies, tout en assurant la prise en charge des victimes de violences et la réinsertion des enfants affectés par les conflits. Parallèlement, des solutions innovantes comme l’éducation numérique sont développées pour les enfants déplacés.
Enfin, l’accent est mis sur la collecte de données fiables afin de mieux orienter les actions futures, en vue du prochain cycle de coopération 2027-2031, avec une attention particulière aux zones minières et aux milieux urbains précaires.
Pascal Ngaboyeka, volontaires pour les enfants et les jeunes à watoto news
La Ligue des Orphelins Congolais, LOC-Développement, s’inscrit en faux contre les travaux pénibles imposés aux enfants, quels qu’en soient les motifs. Dans un entretien accordé à Watoto News ce mercredi 25 mars 2026 à Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu, le responsable de cette organisation indique qu’aucune […]
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La Ligue des Orphelins Congolais, LOC-Développement, s’inscrit en faux contre les travaux pénibles imposés aux enfants, quels qu’en soient les motifs.
Dans un entretien accordé à Watoto News ce mercredi 25 mars 2026 à Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu, le responsable de cette organisation indique qu’aucune raison ne peut justifier l’imposition de travaux lourds et pénibles aux enfants.
« Ils ont leur place en famille, à l’école, à l’église et dans différents cadres d’apprentissage »,
a fait savoir Papy Fikiri Kibukila.
Pour ce défenseur des droits humains, les travaux non réglementés, les activités exercées sous le soleil ou sous la pluie, les travaux de nuit, la manutention, la recherche de ferraille et d’autres tâches similaires ne sont pas appropriés pour les enfants.
Papy Fikiri Kibukila invite les parents à ne pas se réfugier derrière la conjoncture économique pour laisser les enfants livrés à eux-mêmes, exposés à diverses conséquences néfastes sur leur vie et sur la société.
« Ils sont encore enfants. Ils n’ont pas la responsabilité de nourrir leurs familles, de payer leur scolarité ni de se prendre en charge »,
a-t-il renchéri, avant d’appeler les autorités provinciales à renforcer la protection des enfants contre toute forme de violation de leurs droits.
À Bukavu, de nombreux enfants, pour la plupart hors du circuit scolaire et de tous âges, sont visibles dans différentes activités informelles. Certains vendent des jus, d’autres cassent des pierres, travaillent dans des bars et restaurants ou encore recherchent des ferrailles afin de subvenir à leurs besoins et soutenir leurs familles.
Moïse AGAWAM volontaire pour les enfants et les jeunes
Ce jeudi 26 mars 2026, une opération de distribution de biscuits nutritionnels est en cours dans le groupement de Miti, en territoire de Kabare, au Sud-Kivu. Cette initiative, soutenue par le Programme alimentaire mondial, vise à protéger la santé et la croissance des enfants parmi […]
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Ce jeudi 26 mars 2026, une opération de distribution de biscuits nutritionnels est en cours dans le groupement de Miti, en territoire de Kabare, au Sud-Kivu. Cette initiative, soutenue par le Programme alimentaire mondial, vise à protéger la santé et la croissance des enfants parmi les populations déplacées, souvent les plus vulnérables face à la malnutrition.
Sur le site de distribution, plusieurs familles déplacées, venues de villages voisins, reçoivent ces biscuits spécialement conçus pour apporter des nutriments essentiels aux enfants. Dans un contexte où l’accès à une alimentation suffisante reste difficile, cette aide est accueillie avec un grand soulagement.
« Nous sommes vraiment contents de recevoir ces biscuits pour nos enfants. Cela va les aider à rester en bonne santé »,
confie Rooande Bujiriri, mère d’un des bénéficiaires. D’autres parents déplacés saluent la qualité des produits et l’attention portée aux enfants, rappelant que chaque portion contribue à leur bien-être et à leur développement.
Les professionnels de santé présents soulignent l’importance de ces biscuits dans la prévention de la malnutrition, en complément de l’alimentation quotidienne parfois insuffisante. Ces produits fournissent des éléments nutritifs essentiels pour les enfants en bas âge, contribuant à leur croissance et à leur énergie.
Les familles déplacées et les autorités locales appellent à la continuité de ces initiatives, estimant que de nombreux enfants restent encore dans le besoin.
« Nous espérons que ce type de soutien se poursuivra, car il y a encore beaucoup d’enfants déplacés qui en ont besoin »,
indique une autorité locale.
À travers cette action, le Programme alimentaire mondial et ses partenaires renforcent les efforts pour protéger l’enfance dans le territoire de Kabare, apportant un soutien concret aux familles déplacées et contribuant à offrir aux enfants un avenir plus sain.
Yseult Lwango, volontaire pour les enfants et les jeunes
À Kabare, au Sud-Kivu, un tournoi interscolaire réunit plusieurs écoles des groupements de Miti et Mudaka autour d’un objectif commun : protéger le Parc national de Kahuzi-Biega (PNKB). Organisé par l’ONG Polepole Foundation (POPOF), ce tournoi combine football et actions concrètes pour l’environnement, permettant aux […]
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À Kabare, au Sud-Kivu, un tournoi interscolaire réunit plusieurs écoles des groupements de Miti et Mudaka autour d’un objectif commun : protéger le Parc national de Kahuzi-Biega (PNKB). Organisé par l’ONG Polepole Foundation (POPOF), ce tournoi combine football et actions concrètes pour l’environnement, permettant aux élèves de s’engager pour la nature tout en s’amusant.
Certaines rencontres ont déjà eu lieu, avec beaucoup d’enthousiasme sur le terrain. Chaque équipe marque des points non seulement pour le score, mais aussi pour la planète : chaque but inscrit se traduit par des arbres plantés pour restaurer les écosystèmes du parc.
«On marque des buts et on plante des arbres, c’est motivant et ça nous fait sentir utiles »,
confie un élève participant.
Le tournoi se poursuit avec d’autres activités sportives et éducatives. Les élèves continuent à apprendre l’importance du travail en équipe, du respect et de l’esprit de compétition, tout en découvrant comment leurs gestes peuvent avoir un impact réel sur la nature. Les enseignants et les parents encouragent les jeunes et les sensibilisent aux enjeux de la conservation de la biodiversité.
Selon les organisateurs, le football est un excellent vecteur pour transmettre ces messages.
« Même un petit geste comme planter un arbre peut faire une vraie différence pour notre parc »,
rappelle un responsable de POPOF.
Au fil du tournoi, le message reste clair : sport et éducation environnementale peuvent se compléter pour former des jeunes citoyens responsables et engagés. Les élèves repartent avec des souvenirs de matchs, mais surtout avec la fierté d’avoir contribué à la protection de leur parc et de leur territoire.
Yseult Lwango, volontaire pour les enfants et les jeunes
L’Assemblée nationale a tenu, ce mardi 24 mars 2026, une séance plénière d’une importance stratégique, sous la présidence du speaker de la Chambre basse, Aimé Boji Sangara. Une séance plénière consacrée essentiellement à l’audition du discours de Dr Diene Keïta (sur la photo), sous-secrétaire générale […]
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L’Assemblée nationale a tenu, ce mardi 24 mars 2026, une séance plénière d’une importance stratégique, sous la présidence du speaker de la Chambre basse, Aimé Boji Sangara.
Une séance plénière consacrée essentiellement à l’audition du discours de Dr Diene Keïta (sur la photo), sous-secrétaire générale des Nations Unies et Directrice exécutive du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), discours axé sur les enjeux du deuxième recensement général de la population et de l’habitat en RDC.

Cette séance a été marquée par la présence d’une importante délégation de l’UNFPA, venue exposer aux élus nationaux les contours, les défis et les opportunités liés à cette opération d’envergure nationale.
Celle-ci constitue un levier essentiel pour la planification stratégique et le pilotage des politiques publiques.
Dans son allocution, Dr Diene Keïta a réaffirmé l’engagement ferme de son institution à accompagner la RDC dans la mise en œuvre de ce recensement.
Elle a mis en avant l’expertise technique de l’UNFPA, son expérience internationale en matière de collecte et d’analyse des données démographiques, ainsi que la solidité de ses partenariats avec les gouvernements, les institutions financières internationales et les acteurs du développement.
Rassurant les députés nationaux, elle a souligné que l’UNFPA se tiendra aux côtés de la RDC à toutes les étapes du processus, afin d’en garantir la crédibilité, la transparence et le succès.

Sur le plan procédural, le Rapporteur de l’Assemblée nationale, Jacques Djoli Eseng’Ekeli, a procédé à la lecture de deux actes non législatifs : une recommandation adressée à l’Exécutif national ainsi qu’une résolution destinée aux députés nationaux, conformément aux usages parlementaires.
Au terme de cette audition, il ressort que le deuxième recensement général de la population revêt une importance capitale pour la RDC.
Au-delà de sa dimension technique, cette opération constitue un outil stratégique d’aide à la décision publique, permettant d’orienter efficacement les politiques nationales de développement.
L’UNFPA a également mis en lumière plusieurs axes prioritaires, notamment la valorisation du dividende démographique, la transformation de la jeunesse en moteur de croissance économique et sociale, ainsi que l’amélioration des indicateurs de santé maternelle et infantile.
Il sied de souligner que cette plénière s’inscrit dans une dynamique de renforcement de la gouvernance publique et de promotion d’une planification basée sur des données fiables, indispensables à la mise en œuvre des politiques de développement durable.
Fait marquant au cours de cette plénière à la Chambre basse du Parlement, 301 députés nationaux ont voté en faveur de la tenue du deuxième recensement général de la population, témoignant ainsi d’un large consensus politique autour de cet enjeu stratégique pour l’avenir du pays.
Michael Lufungulo avec Nouveaumedia.cd