POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES
Au Sud-Kivu, il a actuellement des milliers d’enfants zéro dose, c’est-à-dire qui ne se sont jamais fait vacciner, et d’autres sous-vaccinés, c’est-à-dire qu’ils ont manqué plusieurs doses prévues dans le calendrier vaccinal. Cette situation qui met en danger la vie de ces enfants, a été […]
La mode ne se limite plus à une simple affaire de goût ou d’élégance : elle est devenue, pour de nombreux jeunes, un puissant outil d’affirmation de soi. À Bukavu, comme dans d’autres villes africaines, un phénomène se dessine avec force : des jeunes qui […]
Environ 40 journalistes, enfants journalistes du RJAE et enfants reporters de l’UNICEF, s’engagent à contribuer aux efforts visant l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC. Ils l’ont dit ce mercredi 30 août 2023, à l’issue d’une formation organisée à Bukavu au Sud-Kivu, par le Programme […]
Chaque année, des millions d’enfants sont protégés grâce aux vaccins contre des maladies graves comme la rougeole, la polio ou la coqueluche. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, vacciner un enfant reste un combat. Manque d’information, rumeurs, résistances culturelles : les obstacles sont nombreux […]
Le secteur de l’éducation est durement touché par les conflits dans le territoire de Lubero, en province du Nord-Kivu.À l’Institut Kivako, situé près de Kaseghe, les élèves évoluent dans des conditions extrêmement précaires. À la suite de récents affrontements, plusieurs salles de classe ont été […]
ACTUALITÉS
Le secteur de l’éducation est durement touché par les conflits dans le territoire de Lubero, en province du Nord-Kivu.À l’Institut Kivako, situé près de Kaseghe, les élèves évoluent dans des conditions extrêmement précaires.
À la suite de récents affrontements, plusieurs salles de classe ont été détruites par des obus, contraignant les apprenants à suivre les cours dans un environnement totalement inadapté.
Comme le souligne Kambale Shangiliya, responsable de l’établissement :
« Des salles ont été détruites par des bombes. Les bancs ont disparu. Les enfants étudient dans de très mauvaises conditions. »
À cette situation s’ajoute un manque criant de matériel didactique, ce qui compromet sérieusement la qualité de l’enseignement.
Face à cette réalité, le responsable de l’école appelle les autorités à mettre fin aux violences dans la zone et à venir en aide aux élèves. Selon lui, de nombreux enfants abandonnent l’école en raison des conditions de scolarisation devenues trop difficiles.
Dans plusieurs zones du Nord-Kivu affectées par les conflits armés, des enfants sont ainsi contraints d’abandonner leur scolarité ou d’étudier dans des conditions extrêmement précaires.
Michael Lufungulo volontaire pour les et les jeunes à Watoto News
Un enfant d’environ 4 ans a été tragiquement tué au quartier Kitemba, dans la commune de Mobale, en ville de Kamituga, par un homme armé dont l’identité reste inconnue. L’orphelinat Tubongye, par la voix de son coordonnateur, M. Mashauri, condamne fermement cet acte inhumain et […]
ACTUALITÉS
Un enfant d’environ 4 ans a été tragiquement tué au quartier Kitemba, dans la commune de Mobale, en ville de Kamituga, par un homme armé dont l’identité reste inconnue.
L’orphelinat Tubongye, par la voix de son coordonnateur, M. Mashauri, condamne fermement cet acte inhumain et appelle la justice à tout mettre en œuvre pour identifier, arrêter et sanctionner le responsable conformément à la loi.
M. Mashauri exhorte également les autorités locales à renforcer les mesures de sécurité, notamment en contrôlant la circulation d’hommes armés suspectés d’être à l’origine de l’insécurité dans cette zone, afin de protéger les enfants et les jeunes.
Ce drame survenu le week-end dernier a plongé la population locale dans une profonde tristesse et une vive inquiétude. Des enquêtes seraient en cours pour élucider les circonstances de cet assassinat et retrouver l’auteur.
Clauvin Emile kombe volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
Malgré le contexte sécuritaire fragile des écoles de Kavumu en territoire de kabare ont procédé à la proclamation des résultats du deuxième trimestre. Plusieurs établissements ont enregistré des performances encourageantes, avec des taux de réussite dépassant les 60 %. Parmi les écoles visitées, l’EP Combo […]
ACTUALITÉS
Malgré le contexte sécuritaire fragile des écoles de Kavumu en territoire de kabare ont procédé à la proclamation des résultats du deuxième trimestre.
Plusieurs établissements ont enregistré des performances encourageantes, avec des taux de réussite dépassant les 60 %.
Parmi les écoles visitées, l’EP Combo du groupement de Miti et l’EP Kabuga CS Saint Joseph se sont distinguées par la résilience exemplaire des élèves et du personnel enseignant.

Le président du Syndicat national des enseignants du protestant (Synep), Patrick Malaho, a salué ces résultats tout en appelant à la mobilisation de tous :
« Nous devons garder un esprit résilient et travailler ensemble pour dépasser ces résultats à la fin de l’année »,
a-t-il déclaré.
En dépit des défis sécuritaires, cette proclamation reflète la détermination des communautés scolaires à poursuivre l’éducation et à entretenir l’espoir d’un avenir meilleur.
Zachée Zawadi volontaire pour les enfants et les jeunes à kavumu
Une vague d’indignation traverse le monde médical du Sud-Kivu après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo jugée « insoutenable », montrant un médecin exerçant des violences physiques et psychologiques sur une femme venant d’accoucher. Face à cet incident, le Centre d’Excellence Denis Mukwege […]
ACTUALITÉS
Une vague d’indignation traverse le monde médical du Sud-Kivu après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo jugée « insoutenable », montrant un médecin exerçant des violences physiques et psychologiques sur une femme venant d’accoucher. Face à cet incident, le Centre d’Excellence Denis Mukwege (CEDM) de l’Université Évangélique en Afrique (UEA) a publié une déclaration ferme condamnant des actes qualifiés de graves violations des droits humains et de l’éthique médicale.
Une scène qui choque et révolte
Dans cette vidéo devenue virale, un praticien est aperçu en train de gifler une femme en post-partum tout en l’humiliant verbalement. Plus grave encore, la patiente aurait été filmée nue après avoir refusé une réparation du périnée, un acte médical nécessitant pourtant son consentement.
Pour le Centre d’Excellence Denis Mukwege, engagé dans la lutte contre les violences gynécologiques et obstétricales à travers le projet Heshima Kwa Mwanamuke, ces images constituent un cas manifeste de violences infligées à une femme dans un moment d’extrême vulnérabilité.
« L’accouchement devrait être un moment de joie, d’amour et d’accompagnement. Il a été transformé en un espace d’humiliation et de brutalité »,
déplore le centre dans sa déclaration rendue publique le 27 mars à Bukavu.
Le corps médical signataire exprime sa profonde compassion envers la victime, estimant que sa dignité a été gravement atteinte par des violences physiques, psychologiques ainsi que par une exposition publique injustifiable.
Une violation grave des règles médicales et des droits humains
Selon les spécialistes, les faits dénoncés dépassent largement le cadre d’une simple faute professionnelle.
Le CEDM rappelle notamment que ces actes violent l’article 34 de la Constitution congolaise, qui interdit tout traitement cruel, inhumain ou dégradant. Filmer une patiente nue constitue également une atteinte grave à la vie privée, au secret médical et au principe fondamental du consentement éclairé.
Dans le domaine médical, le refus de soins est un droit reconnu au patient. Punir une femme pour avoir exercé ce droit revient, selon les experts, à nier les bases mêmes de la médecine moderne centrée sur la personne.
« Un médecin censé protéger la vie ne peut devenir une source de peur »,
souligne la déclaration, dénonçant un comportement contraire aux exigences d’éthique, de moralité et de dignité imposées aux praticiens en RDC.
Un problème plus large que ce seul incident
Au-delà de l’émotion suscitée par la vidéo, les professionnels de santé alertent sur une réalité plus profonde : les violences gynécologiques et obstétricales restent largement invisibles.
Les recherches menées par le CEDM depuis 2022 au Sud-Kivu révèlent des chiffres préoccupants :
plus de 80 % des femmes ne signalent pas les violences subies ;les sages-femmes et médecins figurent parmi les auteurs les plus fréquemment cités, selon les types de violences; l’accouchement constitue le moment le plus critique, concentrant la majorité des cas ;près de 26,6 % des femmes ne reconnaissent même pas ces actes comme des violences.
Pour les spécialistes, ces pratiques fragilisent dangereusement la confiance entre la population et le système de santé, au point de dissuader certaines femmes d’accoucher dans des structures médicales, augmentant ainsi les risques pour leur vie et celle des nouveau-nés.
Un appel à des sanctions exemplaires
Face à la gravité des faits, le groupe de lutte contre les violences gynécologiques et obstétricales exige des mesures immédiates.
Le corps médical appelle notamment :
• le Conseil national de l’Ordre des médecins à identifier rapidement le praticien impliqué et à engager des poursites disciplinaires pouvant aller jusqu’à la radiation ;
• les autorités judiciaires à ouvrir une enquête urgente ;
• le gouvernement congolais à faire de la lutte contre ces violences une priorité nationale de santé publique ;
• les organisations de la société civile et les ONG à unir leurs efforts pour défendre la dignité des femmes.
Les signataires insistent : cet acte ne salit pas seulement une victime, mais porte atteinte à l’ensemble du corps médical congolais.
Défendre une médecine respectueuse
À travers le projet Heshima Kwa Mwanamuke, le Centre d’Excellence Denis Mukwege mène depuis plusieurs années des actions de recherche, de prévention et de sensibilisation contre les violences liées au non-respect du consentement, à la confidentialité, aux abus verbaux, physiques ainsi qu’aux comportements inappropriés dans les structures de santé.
Pour les médecins, sages-femmes et chercheurs signataires, cette affaire doit marquer un tournant.
« La naissance ne doit jamais être un moment de peur, d’humiliation ou de violence »,
rappellent-ils, réaffirmant leur engagement en faveur d’une médecine fondée sur la dignité humaine, le respect et les droits des patientes.
Alors que l’opinion publique reste choquée par les images circulant en ligne, beaucoup espèrent désormais que cette indignation collective débouchera sur des réformes concrètes afin que plus aucune femme ne vive un tel traumatisme au moment de donner la vie.
Gabriel Cubaka, volontaire pour les enfants et les jeunes.
À Mbuji-Mayi, la base agricole de Nkuadi s’affirme progressivement comme un espace clé d’accompagnement des producteurs locaux, grâce aux initiatives mises en œuvre par ATA-RDC dans le cadre de la transformation du secteur agricole en République démocratique du Congo. Selon les informations publiées sur le […]
ACTUALITÉS
À Mbuji-Mayi, la base agricole de Nkuadi s’affirme progressivement comme un espace clé d’accompagnement des producteurs locaux, grâce aux initiatives mises en œuvre par ATA-RDC dans le cadre de la transformation du secteur agricole en République démocratique du Congo.
Selon les informations publiées sur le média Est News, ATA-RDC a récemment accueilli sur ce site une délégation institutionnelle venue de Kinshasa. Celle-ci comprenait des représentants du Programme Volontariste Agricole (PVA), du ministère de l’Agriculture ainsi que de la structure CICOAGRI, venus s’imprégner des activités menées sur le terrain.
Cette visite avait pour objectif d’évaluer les avancées enregistrées à la base agricole de Nkuadi, mais aussi d’échanger avec les équipes d’ATA-RDC et les acteurs locaux sur les mécanismes d’accompagnement destinés aux organisations paysannes.
Les discussions ont notamment porté sur les modèles communautaires Outreach et Outgrow, développés pour améliorer la productivité agricole et renforcer l’encadrement des producteurs.
À travers cette dynamique, ATA-RDC mise sur une approche collaborative réunissant institutions publiques et partenaires opérationnels afin de répondre aux réalités agricoles locales. Pour les agriculteurs bénéficiaires, la base de Nkuadi constitue un cadre d’apprentissage, d’innovation et de coordination des activités agricoles.
Toujours selon Est News, cette mission traduit la volonté d’ATA-RDC de consolider les partenariats autour d’initiatives agricoles durables et inclusives, en cohérence avec l’Agenda de Transformation Agricole en RDC.
La rédaction
À l’est de la République Démocratique du Congo et dans la régions des Grands- Lacs, où les réseaux sociaux servent trop souvent de vecteurs aux discours de haine, des désinformations etc… la désinformation s’impose comme une arme utilisée pour manipuler l’opinion publique, attiser les discours […]
ACTUALITÉS
À l’est de la République Démocratique du Congo et dans la régions des Grands- Lacs, où les réseaux sociaux servent trop souvent de vecteurs aux discours de haine, des désinformations etc… la désinformation s’impose comme une arme utilisée pour manipuler l’opinion publique, attiser les discours de haine et exacerber les conflits, elle constitue aujourd’hui un défi pour la cohésion sociale.
Pourtant, un usage responsable des réseaux sociaux peut contribuer à inverser cette tendance.
C’est dans cette optique que Jua RDC a organisé une conférence de sensibilisation en milieu scolaire ce 27 mars 2026 , visant à outiller les élèves sur l’importance de la pensée critique et leur apprendre à distinguer le vrai du faux. L’activité s’est tenue au collège Saint-Paul, où le proviseur, Frederick Moderwa, a accueilli les membres de Jua RDC. Dans son mot de bienvenue, il a exhorté les élèves à faire preuve de concentration et d’engagement, soulignant la pertinence de cette initiative dans le contexte actuel.
« Vu la situation que traverse notre pays, cette campagne est d’une importance capitale. Les élèves doivent en tirer le meilleur pour leur avenir »,
a-t-il déclaré.

Pour le formateur Lucien Migabo, journaliste et reporter au sein du média JUARDC.net, a insisté sur la nécessité de comprendre les mécanismes de la désinformation.
« Nous sommes dans un contexte où la désinformation prend de l’ampleur. Elle se nourrit des émotions. Il est donc important de faire la distinction entre désinformation et mésinformation. La désinformation est une manipulation volontaire de l’information dans l’intention de nuire, tandis que la mésinformation consiste à partager une information erronée sans intention malveillante »,
a-t-il expliqué.
Il a encouragé les élèves à adopter une posture face à l’information
« Les élèves ne doivent pas être de simples consommateurs d’informations. Ils doivent développer un esprit critique, analyser les contenus comme le ferait un journaliste et vérifier les sources avant de partager. »
Après la formation , une séance d’échanges a permis aux participants de poser des questions et d’approfondir leur compréhension des notions abordées.
Les élèves ont salué cette initiative, qui leur a permis de mieux appréhender les questions liés à l’information.
Cirhalirwa Bagole Benedicto, élève au collège Saint-Paul, témoigne
« J’ai appris qu’il est important de prendre le temps d’analyser les sources et de vérifier l’origine des informations. Même pour une image ou une vidéo, il faut observer avant de conclure. »
Dans la même optique, Igerha Masheka Dorcas, élève en 4e litteraire, insiste sur l’importance de la vérification des faits
« Nous sommes souvent faibles dans la vérification des informations. Grâce à cette formation, nous avons compris l’importance d’adopter une culture de fact-checking. Le concept STOP qui signifie Source Ton Origine Preuve nous aide à mieux analyser les informations. »
Elle a lancé un message à ses pairs, en particulier aux jeunes filles
« Face aux contenus nuisibles ou aux harcèlements sur les réseaux sociaux, il faut faire preuve de courage et ne pas céder à la manipulation. »
Cette activité s’inscrit dans le cadre de la mission de l’organisation « Médias for Peace », un consortium réunissant plusieurs médias, dont juardc.net sa mission vise à promouvoir une société congolaise pacifique et résiliente, où les médias jouent un rôle central dans la cohésion sociale et la transformation des conflits. À travers la production de contenus éthiques et sensibles aux conflits, le renforcement des capacités des journalistes et la lutte contre les discours de haine.
La rédaction
La campagne « Bukavu ville verte » s’est clôturée ce samedi 27 mars 2026 par une grande conférence au cours de laquelle le bilan de cette campagne, ses aspects positifs ainsi que les engagements pris ont été mis en lumière. Prenant la parole, le directeur […]
ACTUALITÉS
La campagne « Bukavu ville verte » s’est clôturée ce samedi 27 mars 2026 par une grande conférence au cours de laquelle le bilan de cette campagne, ses aspects positifs ainsi que les engagements pris ont été mis en lumière.
Prenant la parole, le directeur de la coopération suisse, Thomas Jenatsch, a dressé le tableau des activités réalisées pendant le mois vert.
« 20 000 arbres ont été plantés, des campagnes de sensibilisation ont également été menées dans les écoles et les universités. C’était aussi un moment où gouvernants et gouvernés se sont retrouvés pour un dialogue franc à travers des émissions publiques et radiodiffusées. Enfin, les jeunes ont proposé des idées innovantes pour protéger l’environnement ainsi qu’un plaidoyer auprès des autorités. »
dit-il

Cette conférence a également été un cadre pour formuler des recommandations et proposer des pistes de solutions, avec différents avis issus des professeurs d’université sur les défis environnementaux auxquels fait face la ville de Bukavu.
Madame Deborah, de Université Catholique de Bukavu, a démontré l’importance de la femme et de la jeune fille dans le tri des déchets ménagers. Plusieurs idées portées par les femmes ont tourné autour de la protection de l’environnement à Bukavu.
Madame Gisèle Ahanna, de Institut Supérieur Pédagogique de Bukavu, a soulevé les perspectives liées à la protection du Lac Kivu. Tandis que Madame Linda, de Université Officielle de Bukavu, a rappelé les problèmes de glissement de terrain et insisté sur la plantation d’arbres de fixation ainsi que sur la prévention de la déforestation.
De son côté, le professeur Katcho Karume, de Université Évangélique en Afrique, s’est focalisé sur les mécanismes innovants de gestion des déchets.

Par ailleurs, la conférence s’est déroulée sous l’agrément des artistes locaux. C’était également l’occasion de découvrir la bande dessinée Les rêves de Mugoli, créée par Kashando Art, un moyen de pérenniser le mois vert dans l’esprit des plus jeunes, tout en rendant hommage à l’équipe de coordination du projet ainsi qu’à tous les acteurs impliqués.
Il a été signalé que des œuvres d’art emblématiques issues du plastique seront placées à des endroits stratégiques de la ville afin de rappeler que les plastiques qui détruisent l’environnement peuvent aussi devenir des ressources transformables.
La rédaction
ingilya Kabunye Daniel est un jeune écologiste engagé originaire de Bukavu, diplômé de l’Université Officielle de Bukavu et du programme Aspire Leaders de l’Aspire Institute affilié à Harvard. Chercheur à Science et Développement Durable Nature (SDDNature), secrétaire de la Synergie des Écologistes pour l’Environnement (SEED) […]
ACTUALITÉS
ingilya Kabunye Daniel est un jeune écologiste engagé originaire de Bukavu, diplômé de l’Université Officielle de Bukavu et du programme Aspire Leaders de l’Aspire Institute affilié à Harvard. Chercheur à Science et Développement Durable Nature (SDDNature), secrétaire de la Synergie des Écologistes pour l’Environnement (SEED) et membre actif de la société civile environnementale, il s’illustre par des actions concrètes en faveur de la justice sociale et environnementale. Son engagement, nourri dès l’enfance, s’inscrit dans un contexte urbain marqué par les catastrophes naturelles et la vulnérabilité des communautés. À travers ses initiatives, il fait germer un espoir durable à Bukavu.
Un matin de 2025, dans la cour de l’école primaire EP Camp-Cinéma à Kadutu, de petites mains s’activent autour de jeunes plantules. Au milieu des élèves, Daniel Kabunye, sourire aux lèvres, montre comment manipuler délicatement les pousses. Ici, dans cette pépinière communautaire d’amitié initiée avec le mouvement ATD Quart Monde, plus de dix mille arbres ont déjà vu le jour. Pour ces enfants comme pour leur encadreur, chaque plant mis en terre est une promesse d’avenir pour Bukavu.

Né et grandi à Bukavu, Daniel Kabunye découvre très tôt son attachement à la nature. À l’école primaire, un enseignant initie sa classe à la plantation d’arbres fruitiers, éveillant chez lui une sensibilité écologique durable.
C’est toutefois au secondaire, à l’Institut Technique Fundi Maendeleo (ITFM), que son engagement prend une dimension plus concrète. Confronté aux catastrophes naturelles qui menacent son école et sa communauté, il décide de s’impliquer activement dans des actions environnementales.
Son parcours académique le conduit à l’Université Officielle de Bukavu, avant de rejoindre le programme Aspire Leaders de l’Aspire Institute, affilié à Harvard. Parallèlement, il s’engage dans plusieurs organisations, dont ATD Quart Monde, SDDNature, SEED et Greenpeace Afrique, consolidant ainsi une trajectoire mêlant formation et action.
À Bukavu, ville régulièrement frappée par les éboulements, les incendies et la pollution, l’engagement écologique se heurte à de nombreuses résistances.
Daniel Kabunye en fait l’expérience sur le terrain : des passants arrachent des plantules par crainte que les arbres ne servent de cachette à l’insécurité, tandis que certaines victimes d’éboulements refusent le reboisement, redoutant de perdre leurs parcelles.
Face à ces obstacles, il privilégie le dialogue, la médiation et l’implication des autorités locales. Une approche qui lui permet, progressivement, de transformer la méfiance en adhésion communautaire.
Aujourd’hui chercheur à SDDNature et secrétaire de la SEED, Daniel Kabunye multiplie les initiatives en faveur de l’environnement.
Il mène des campagnes de reboisement, organise le ramassage des déchets plastiques dans le lac Kivu et conduit des actions de sensibilisation auprès des communautés. Avec ses pairs, il contribue également à la protection de l’habitat des gorilles de Grauer au Parc National de Kahuzi-Biega.
Ses actions concrètes, notamment la mise en place de pépinières communautaires, participent à la stabilisation des sols et au renforcement de la résilience des familles vulnérables.
Pour Daniel Kabunye, l’écologie ne peut être dissociée de la justice sociale.
« Nous avons tous le droit d’habiter dignement la terre », affirme-t-il, reprenant une pensée du Père Joseph Wresinski.
Convaincu que le changement passe par l’éducation, il encourage des gestes simples mais porteurs de sens, comme planter un arbre à chaque anniversaire. Il insiste également sur l’importance d’une éducation écologique dès l’enfance : « De la même façon que les parents enseignent à prier, ils devraient aussi inculquer ce devoir écologique. »
Dans sa communauté, Daniel est perçu comme un jeune porteur d’espoir. Ses initiatives inspirent d’autres jeunes à s’engager, notamment dans la collecte et la transformation des déchets.
Son rôle dans la mobilisation citoyenne est reconnu par les autorités locales, même si celles-ci peinent encore à assurer une application effective des textes légaux en matière de protection de l’environnement.

Daniel Kabunye rêve d’une Bukavu où chaque maison, chaque bus et chaque boutique disposerait de poubelles, au même titre qu’une lampe indispensable dans une habitation.
Il ambitionne de renforcer les campagnes de reboisement et de développer des projets éducatifs afin que les enfants grandissent avec une conscience écologique ancrée. À long terme, il aspire à voir émerger une véritable culture environnementale intégrée dans le quotidien des habitants.
Pour Daniel Kabunye, l’environnement n’est pas un luxe, mais un droit fondamental.
« Nous devons coexister avec lui comme avec un ami que l’on aime et que l’on protège. »
À Bukavu, à travers chaque arbre planté, il continue de prouver que l’avenir se construit, patiemment, racine après racine.
Avec Édith Kazamwali/ Mois vert
À Bukavu, Salomon Munganga Mungazi s’impose progressivement comme une figure engagée dans la protection de l’environnement. Environnementaliste et fleuriste, il consacre son énergie à encadrer les jeunes dans le domaine environnemental, notamment à travers la plantation d’arbres et de fleurs dans la ville de Bukavu. […]
ACTUALITÉS
À Bukavu, Salomon Munganga Mungazi s’impose progressivement comme une figure engagée dans la protection de l’environnement.
Environnementaliste et fleuriste, il consacre son énergie à encadrer les jeunes dans le domaine environnemental, notamment à travers la plantation d’arbres et de fleurs dans la ville de Bukavu.
Membre actif de l’association Actions de Jeunes Entrepreneurs pour le Développement du Sud-Kivu (AJEDS), une structure œuvrant dans plusieurs domaines dont la protection de l’environnement, Salomon mène ses activités avec détermination malgré de nombreux défis.
Parmi les difficultés rencontrées figurent l’accès limité aux intrants, l’insuffisance de moyens financiers, les activités essentiellement financées par leurs propres contributions, ainsi que le manque de marchés locaux, les obligeant parfois à se tourner vers les territoires de Kabare et Kalehe qui sont proches de la ville. À cela s’ajoutent les perturbations climatiques et le manque de financement durable.
Malgré ces obstacles, Salomon se donne pour son travail et ne se décourage pas. Sa plus grande satisfaction réside dans l’impact positif de son travail sur la communauté. « Mes produits apportent une valeur ajoutée à la population. Grâce à nos actions de sensibilisation et à la distribution de plantes, la population est mobilisée pour participer à la protection de l’environnement », explique-t-il.
De formation, Salomon est technicien en développement rural. Après ses études secondaires, il a renforcé ses compétences à travers plusieurs formations, notamment avec Institut international d’agriculture tropicale et d’autres structures engagées dans le secteur environnemental. Son engagement a véritablement pris forme après la création de l’AJEDS, avec l’ambition de se créer un emploi tout en servant sa communauté.
Titulaire d’un niveau A0 en phytotechnie et en développement rural, il souligne que son travail bénéficie directement et indirectement à la population. Une grande partie de ses produits environ 70 % est distribuée gratuitement grâce à l’appui de personnes de bonne volonté.
Au fil de son parcours, il a collaboré avec plusieurs institutions, notamment l’ISTD Kalehe, l’IITA Kalambo, ETH Zurich, Rikolto ainsi que différentes structures de jeunes à Bukavu, avec lesquelles il a organisé de nombreux forums environnementaux.
Ce qui marque particulièrement dans son travail, ce sont les résultats concrets obtenus sur le terrain et leur impact bénéfique sur la population.
Toujours en quête d’amélioration, Salomon mène également des recherches individuelles pour renforcer ses compétences.
Cependant, plusieurs contraintes continuent de freiner ses actions, notamment le manque de moyens, l’accès difficile aux outils de travail, les maladies et ravageurs des plantes, ainsi que certaines résistances au sein de la population.
Sur le plan personnel, Salomon s’apprête à accueillir son premier enfant. En attendant, il reçoit déjà un fort soutien de sa famille, parents, frères, sœurs et voisins qui apprécient son engagement et son travail.
Lors du Mois Vert de mars 2026, il s’est activement investi dans le regarnissage des arbres plantés, le suivi des travaux de lutte antiérosive, la protection de l’environnement, la lutte contre la pollution de l’air ainsi que la préservation du lac Kivu.
Il collabore également avec l’ETH Zurich dans certaines initiatives.
Son engagement attire l’attention. Des journalistes locaux et internationaux viennent régulièrement à sa rencontre pour réaliser des entretiens sur ses activités.
À travers son parcours, Salomon Munganga Mungazi incarne une jeunesse engagée, déterminée à faire de l’environnement un levier de développement durable pour sa communauté.
Avec Florence Zawadi de Rtdh/ Mois vert
Au cœur du Sud-Kivu, une femme transforme ce que la société rejette en une source d’énergie et d’espoir. À travers son organisation, l’Action pour l’Éducation Environnementale, Genre et Développement Durable au Kivu (AEGDK), Madeleine Bwenge mène un combat de front: protéger les forêts et autonomiser […]
ACTUALITÉS
Au cœur du Sud-Kivu, une femme transforme ce que la société rejette en une source d’énergie et d’espoir. À travers son organisation, l’Action pour l’Éducation Environnementale, Genre et Développement Durable au Kivu (AEGDK), Madeleine Bwenge mène un combat de front: protéger les forêts et autonomiser les communautés.
Née le 10 mai 1960, Madeleine Bwenge Lwampara incame la résilience et l’innovation au cœur du Sud-Kivu. Détentrice d’un diplôme en Management et Marketing, cette veuve au caractère d’acier a choisi de mettre ses compétences au service d’une cause vitale: la réconciliation entre l’humain et son écosystème.
Le regard déterminé et le geste sûr, Madeleine Bwenge ne voit pas les immondices de Bukavu comme une fatalité, mais comme une ressource. Pour elle, la protection de l’environnement n’est pas un concept abstrait, c’est une pratique quotidienne qui commence dans la cuisine des ménages.

La briquette biomasse: Le bouclier vert
Le fer de lance de l’AEGDK est sans conteste la promotion de la briquette biomasse. Dans une région où le charbon de bois (makala) pèse lourdement sur la déforestation des parcs nationaux, l’alternative proposée par Madame Bwenge est révolutionnaire.
Transformer un déchet en énergie, c’est offrir un second souffle à nos forêts. Chaque briquette utilisée, c’est un arbre sauvé dans le bassin du Congo », aime-t-elle rappeler lors de ses séances de sensibilisation.
En valorisant les résidus agricoles et les déchets ménagers biodégradables, Madeleine ne se contente pas de nettoyer les rues; elle crée une économie circulaire.
Un leadership au carrefour du genre et du développement
L’AEGDK ne porte pas le mot « Genre » dans son sigle par hasard. Madeleine Bwenge a compris que la transition écologique du Kivu passait par les mains des femmes. Ce sont elles qui gèrent l’énergie du foyer, et ce sont elles que Madeleine forme à la production et à la vente de ces briquettes.

<<Nous ne faisons pas que de l’écologie, nous faisons de l’éducation. Quand une femme maîtrise la transformation des déchets, elle gagne son indépendance tout en protégeant son environnement, affirme la coordonnatrice de l’AEGDK.
Un plaidoyer pour demain
Le travail de Madeleine Bwenge est un message envoyé à la jeunesse et aux autorités : le développement durable n’est pas une option, c’est une urgence. À travers son organisation, elle prône une éducation environnementale rigoureuse, convaincue que le changement de comportement est l’outil le plus puissant contre le réchauffement climatique.
Alors que les villes du Kivu font face à des défis croissants de gestion des déchets, Madeleine Bwenge, elle, continue de tracer son sillon. Avec l’AEGDK, elle prouve que les solutions les plus efficaces naissent souvent de l’ingéniosité locale et d’une volonté de fer.
Avec Kahuzi biega fm/ Mois vert