POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES
Au Sud-Kivu, il a actuellement des milliers d’enfants zéro dose, c’est-à-dire qui ne se sont jamais fait vacciner, et d’autres sous-vaccinés, c’est-à-dire qu’ils ont manqué plusieurs doses prévues dans le calendrier vaccinal. Cette situation qui met en danger la vie de ces enfants, a été […]
La mode ne se limite plus à une simple affaire de goût ou d’élégance : elle est devenue, pour de nombreux jeunes, un puissant outil d’affirmation de soi. À Bukavu, comme dans d’autres villes africaines, un phénomène se dessine avec force : des jeunes qui […]
Environ 40 journalistes, enfants journalistes du RJAE et enfants reporters de l’UNICEF, s’engagent à contribuer aux efforts visant l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC. Ils l’ont dit ce mercredi 30 août 2023, à l’issue d’une formation organisée à Bukavu au Sud-Kivu, par le Programme […]
Chaque année, des millions d’enfants sont protégés grâce aux vaccins contre des maladies graves comme la rougeole, la polio ou la coqueluche. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, vacciner un enfant reste un combat. Manque d’information, rumeurs, résistances culturelles : les obstacles sont nombreux […]
De nombreux enfants sont confrontés à des situations alarmantes au sein de leur famille. Souffrant de violences physiques, verbales ou de négligence, ils sont souvent témoins de scènes tragiques entre leurs parents avec des répercussions sur eux même. Cette souffrance, souvent cachée entre quatre mur, […]
ACTUALITÉS
De nombreux enfants sont confrontés à des situations alarmantes au sein de leur famille. Souffrant de violences physiques, verbales ou de négligence, ils sont souvent témoins de scènes tragiques entre leurs parents avec des répercussions sur eux même.
Cette souffrance, souvent cachée entre quatre mur, est désignée sous le terme de violence domestique. Bien que silencieuse, elle inflige des blessures profondes, tant sur le plan physique qu’émotionnel chez les enfants victimes.

Watoto News dans sa mission éducative et de promotion des droits de l’enfant a enquêté sur cette question pour comprendre le supplice qu’endure les enfants victimes de violence à domicile.
Parents violents, enfants brisés dans le silence
En commune d’Ibanda, Watoto News a rencontré l’enfant Marie B, âgée de 10ans .
Alors qu’à première vue là où elle habite semble être une maison ordinaire dans un quartier paisible au centre ville, la réalité est bien plus sombre dans la manière dont la petite fille subit la rigueur des parents.
« Quand je casse un verre sans faire exprès, maman crie. Elle me tape avec une ceinture, parfois sur tout le corps. Elle dit que c’est pour m’éduquer. » confie Marie avec émotion.
À comprendre son histoire, dans cette maison, l’amour est remplacé par la peur.
Les erreurs d’un enfant sont punies comme des crimes graves. L’enfant de part sa position en famille ne dit rien, il encaisse, intériorise.
En commune de Kadutu, Watoto News découvre un autre cas différent. Malik, âgé de 13 ans, vit une violence psychologique qui peu à peu lui fait perdre l’estime de soi.
« Mon père me traite de raté, de bon à rien. Il dit que je ne réussirai jamais. Il me gifle souvent et me laisse seul dans une pièce sans manger, parfois toute la nuit. », confie ce jeune adolescent qui peine à soutenir le regard du reporter de Watoto News.
À la rencontre du père de Malik pour tenter de comprendre ce traitement pour un enfant visiblement calme et poli, la réponse est lapidaire et sans appel.
» C’est mon enfant. Je suis un peu sévère avec lui pour son bien. Je dois eduquer mes enfants », martelle le Père.
Mais pour Malik, cette forme de sévérité est une source constante de mépris et d’angoisse.
» Chaque jour la fin des cours est pour moi un moment d’angoisse. Je me dit à la maison, on va encore tonner sur moi » ajoute-t- il dans un soupir.
Oui, la maison n’est plus bienveillante pour ce jeune, une vraie prison même, surtout que l’année passe, Malik a repris sa classe.
La violence comme méthode pour éduquer
Ces cas ne sont pas les seuls à Bukavu . Bien d’enfants vivent cette souffrance silencieuse dans leurs foyers où la violence est encore perçue comme une méthode éducative acceptable.
Beaucoup d’enfants n’osent pas s’exprimer par peur ou honte, tandis que les adultes autour d’eux ferment souvent les yeux sur les signes évidents d’abus de la part soit d’un parent ou des deux parents, le pire quand l’enfant est orphelin et vit dans sa famille élargie ou chez un tiers.

Brisés par ceux qui donnent la vie
Dans l’entendement général, l’enfant doit être protégé des dangers extérieurs, alors qu’ici, c’est à l’intérieur de son toit familial que l’enfant vit son enfer sur terre.
Watoto News a reçu plusieurs témoignages des enseignants évoquant des enfants dont ils constatent des traces physiques des traitements dégradants sans que ces enfants n’avouent vraiment la source des brûlures, des plaies sur leurs corps ou des traces des bâtons.
La peur les empêchent d’en dire plus. La plupart d’élèves ont peur même de rentrer chez eux. À l’école, ils sont agités, facilement irritable. D’autres mélancoliques et très distant des autres, c’est à se demander même s’ils suivent vraiment les cours en classe.

Des victimes à nuit clos
Ce problème inquiète tellement que Watoto News a approché madame Mwana Bacikudere, psychologue et préfet du complexe Scolaire Akobi, dans la commune d’ibanda. Comme responsable d’école, elle confirme qu’il y a éffectivement beaucoup d’enfants à Bukavu qui vivent la violence chez eux. Mais comme cela se fait dans le cadre familial, personne le voit, bien qu’il y a des signes qui peuvent alertent dans le comportement et attitudes d’un enfant victime.
Comme psychologue, elle poursuit que les enfants n’en parlent pas, par peur ou parce qu’ils croient que c’est normal. Mais cette question devrait alerter tout le monde.
« les conséquences des violences à domicile sont graves. Il y a entre autre la perte de confiance en soi, les troubles du comportement, les échecs scolaires, les troubles psychologiques. Ce sont des blessures invisibles qui durent longtemps et qui détruisent les enfants même plus tard pendant leur vie d’adultes.

La collaboration école-parents, un atout
Les parents qui font cette violence doivent cesser », précise la psychologue Mwana.
Selon lui, agir est possible : écouter les enfants et veuiller à ce que chaque école ait un psychologue qui suit les élèves. Former egalement les enseignants à reconnaître les signes de violence et transmettre le cas à ce psychologue. Sensibiliser les familles et envisager des visites chez les parents dont les cas deviennent repetitifs ; et renforcer les services de protection de l’enfance.
« Il ne suffit pas de dire qu’on aime les enfants, il faut les protéger concrètement car la violence domestique est source aussi des échecs scolaire », conclut- elle .
Pour lui protéger un enfant, c’est lui redonner sa place dans la maison afin qu’il se sente aimer, écouter, respecter.
Un appel à l’action pour sauver des vies
Les enfants ont droit à une vie en sécurité, remplie d’amour et de respect. Aucun enfant ne devrait avoir peur dans sa propre maison.
Le réseau des journalistes amis de l’enfant invite chaque membre de famille, quel que soit sa position ; et même les voisins à contribuer à briser le cycle des abus dont certains enfants sont victimes dans leurs propres maisons par la dénonciation ou la médiation.
Le bonheur de ces enfants, leur équilibre, et leur avenir en dépendent.
Louise Bibentyo
Le territoire de Kabare, situé dans la province du Sud-Kivu fait face à une crise humanitaire persistante depuis Mi-Fevrier dernier. Une situation qui bouleverse le quotidien de ses habitants. Parmi les plus touchés figurent les enfants et les adolescents, dont la santé mentale est affectée […]
ACTUALITÉS CLIN D'ŒIL CHEZ LES ADULTES
Le territoire de Kabare, situé dans la province du Sud-Kivu fait face à une crise humanitaire persistante depuis Mi-Fevrier dernier. Une situation qui bouleverse le quotidien de ses habitants. Parmi les plus touchés figurent les enfants et les adolescents, dont la santé mentale est affectée à mesure que l’insécurité, les déplacements forcés et la précarité se prolongent.
Des traumatismes silencieux
Kavumu, Katana, Miti ou encore Mudaka sont autant de localités où de nombreuses familles ont fui l’insécurité. Selon des leaders communautaires contactés par Watoto News, plusieurs enfants ont été témoins d’actes de violence extrême, y compris de cas de mort d’homme en recourant à la justice populaire.

« Enquête: Des enfants et des ado traumatisés par l’impact de la crise humanitaire à Kabare
À Mudaka, Monsieur Antoine, un père de famille, témoigne également :
« Mes enfants ne rient plus comme avant. Même quand je les appelle, ils sursautent. J’ai l’impression qu’ils portent un poids que je ne peux pas alléger. Il suffit qu’un bruit fort éclate pour qu’ils se cachent ou se mettent à pleurer,…ce n’était pas comme ça avant. Leur insouciance a disparu, remplacée par une peur que je ne comprends pas toujours. »
La situation empire en silence. L’absence de psychologues et de structures spécialisées laisse ces jeunes sans soutien.
À l’école, certains enseignants rapportent des cas de troubles de concentration, d’agressivité soudaine ou de retrait social.
« Certains de mes élèves se sont mis à crier en plein cours après avoir entendu un bruit de crevaison d’un pneu d’une voiture non loin de l’école. Ils pensaient que c’était un coup de balle, » raconte un enseignant d’une école primaire en groupement de Miti.
Le regard d’un expert sur ce traumatisme
Le psychologue Lucien Bunvikane, Officier Santé Mentale et soutien psychosocial à International Medical Corps (IMC), alerte :
« Les enfants et adolescents exposés à la crise humanitaire dans le territoire de Kabare présentent de nombreux troubles psychologiques: anxiété, insomnies, cauchemars récurrents, troubles du comportement ou du développement, voire des symptômes de stress post-traumatique. Ces manifestations ne sont pas toujours visibles immédiatement, mais elles s’installent progressivement et affectent profondément la vie scolaire, sociale et émotionnelle des jeunes.
Il faut comprendre que la crise ne se limite pas à la perte de biens matériels. Elle brise aussi des repères affectifs et sociaux essentiels à la construction de l’enfant. Lorsqu’un enfant est forcé de fuir, voit la violence ou perd un proche, cela crée une rupture intérieure. Sans prise en charge, ces blessures peuvent s’aggraver avec le temps. »

À Kavumu, une élève témoigne de ce handicap psychologique :
« Je n’arrive plus à me concentrer comme avant. Dès que j’entends un bruit, j’ai peur,… Même la nuit, je fais des cauchemars. »
La charge émotionnelle des adolescents
Les adolescents vivent une double peine: à la peur s’ajoute le fardeau de responsabilités précoces. Nombreux d’entre eux doivent travailler pour nourrir leur famille déplacée. D’autres, surtout les filles, sont contraintes à des mariages précoces ou exposées aux violences sexuelles.
« Les filles enceintes avant 18 ans sont plus nombreuses qu’avant. Elles disent que c’est leur seul moyen de survie, » regrette une infirmière de la Zone de Santé de Miti-Murhesa.
Des enquêtes menées dans plusieurs coins du territoire de Kabare révèlent un sentiment d’abandon chez les jeunes:
« Nous ne voyons personne venir pour nous écouter, même pas les autorités locales, » déclare un adolescent déplacé à Bushumba.
Peu de réponses, mais quelques initiatives locales
Malgré ce tableau sombre, quelques rares initiatives émergent. À Miti par exemple, des associations de jeunes comme AJEEM, AJEDD, JSK, en collaboration avec le Conseil Local de la Jeunesse, ont créé des occasions pour discuter avec les jeunes et les adolescents.
« Nous ne sommes pas des experts, mais écouter, discuter ou encore jouer avec nos jeunes, ça aide déjà. Ça détraumatise, » explique Pascal Bujiriri, président du CLJ-Miti.
Mais ces actions restent marginales et sous-financées. Le territoire de Kabare ne dispose pas de programme structuré de santé mentale pour enfants. Les besoins sont immenses.
« Il est temps que les autorités et partenaires sanitaires mettent la santé mentale au cœur de la réponse humanitaire, » plaide un agent sanitaire rencontré à Kavumu.
Une urgence remarquable
L’impact psychologique de la crise humanitaire sur les jeunes de Kabare est une urgence trop remarquable. Sans accompagnement, ces blessures mentales risquent de compromettre l’avenir d’une génération déjà meurtrie.
Le mal étant profond. Que faire ?
Face à l’ampleur des besoins, il devient important d’investir dans des solutions durables : espaces sûrs, personnel formé, et reconnaissance officielle de la santé mentale comme priorité humanitaire.
Le psychologue Lucien Bunvikane donne plusieurs recommandations:
« D’abord, intégrer la santé mentale dans toutes les réponses humanitaires au même titre que la nutrition ou les soins physiques. Ensuite, il est important de former les enseignants, les parents et les leaders communautaires aux premiers secours psychologiques. Ils peuvent devenir des relais efficaces de soutien au quotidien. »
Il parle également de la nécessité de mettre en place des espaces sûrs dans les écoles et les communautés, où les enfants peuvent parler, jouer, s’exprimer librement. Les activités artistiques, sportives et culturelles sont des outils puissants pour libérer la parole et reconstruire l’estime de soi.
Enfin, il recommande le déploiement de professionnels qualifiés dans les zones affectées, mais aussi la mobilisation de jeunes bénévoles pour des actions de sensibilisation:
« Que les personnels qualifiés soient affectés dans les zones touchées par la crise. Les jeunes doivent aussi se mobiliser. La santé mentale ne doit plus être considérée comme un luxe, mais comme un droit fondamental dans toute situation de crise. » conclut le psychologue Lucien Bunvikane.
Cet article s’appuie sur des témoignages recueillis entre le 03 et le 07 mai 2025 dans plusieurs localités du territoire de Kabare.
Pascal Marhegane Ki-Moon (PMK),
Volontaire pour les enfants et les jeunes au Sud-Kivu
Les élèves des options sociales de l’Institut Kavumu ont récemment exprimé leur gratitude envers les responsables de la radio Voldi apres leurs visites professionnelles dans les installations de cette Radio communautaire. Dans le cadre de leur apprentissage sur la communication radiophonique, ces jeunes ont visité […]
ACTUALITÉS
Les élèves des options sociales de l’Institut Kavumu ont récemment exprimé leur gratitude envers les responsables de la radio Voldi apres leurs visites professionnelles dans les installations de cette Radio communautaire.
Dans le cadre de leur apprentissage sur la communication radiophonique, ces jeunes ont visité différents services de la radio ce lundi 5 mai 2025.

L’objectif de cette visite était d’explorer comment les messages parviennent aux auditeurs et d’appréhender le rôle essentiel que joue la radio communautaire dans la société. Accompagnés par Prince Asumani, chef de programme, les élèves ont découvert l’historique de la radio, ainsi que ses différents programmes.
Julie Munganga, élève en première année technique sociale à l’Institut Kavumu, a partagé son enthousiasme :
« Cette journée a été enrichissante. Je pensais que parler à la radio se limitait juste à venir et commencer à parler, mais j’ai appris que tout se prépare et il y a meme des termes techniques dans ce domaine. J’ai également compris le rôle crucial que joue la radio dans notre communauté pour informer, former et divertir. La radio a le pouvoir de rassembler les gens, quelles que soient leurs opinions. »

David Koko, encadreur des élèves, a également souligné l’importance des initiatives visant à créer une radio communautaire de proximité. Il a salué l’hospitalité du responsable de la radio Voldi, qui a accueilli les élèves avec enthousiasme.
Fondée en 2018, la radio Voldi est un acteur clé au centre de Kavumu en matière d’information des masses , contribuant activement à l’épanouissement éducatif et social de la communauté locale. Cette visite témoigne du lien fort qui unit les jeunes avec leur média et souligne l’importance d’une communication accessible pour tous.
Zachee Zawadi
Le FC Barcelone a été sèchement éliminé par l’Inter Milan en demi-finale retour de la Ligue des Champions, ce mardi 06 mai 2025, dans la soirée (3-4). Un revers lourd de conséquences pour le club catalan mais aussi pour ses supporters. Jusqu’en territoire de Kabare […]
ACTUALITÉS CLIN D'ŒIL CHEZ LES ADULTES INFO-MONDE
Le FC Barcelone a été sèchement éliminé par l’Inter Milan en demi-finale retour de la Ligue des Champions, ce mardi 06 mai 2025, dans la soirée (3-4). Un revers lourd de conséquences pour le club catalan mais aussi pour ses supporters. Jusqu’en territoire de Kabare au Sud-Kivu,les jeunes sportifs et journalistes n’ont pas manqué de réagir.
Dans le centre de Miti par exemple, plusieurs jeunes ont suivi avec passion et consternation la déconfiture barcelonaise. Le jeune Didier Ngondo, fan inconditionnel du Barça, avait du mal à contenir sa frustration:
« On a joué sans âme. Aucune stratégie claire. On dirait que l’entraîneur Hansi Flick n’a plus d’autorité sur l’équipe, comme s’il ne réussissait plus à motiver ni à diriger ses joueurs. Franchement, voir une équipe aussi légendaire se faire balader comme ça, ça fait mal… vraiment! Cette détermination qu’on connaissait du Barça d’avant. Même les joueurs semblaient perdus sur le terrain dans les dernières minutes. Mais bon… atteindre les demi-finales, ce n’est pas rien. C’est déjà un progrès par rapport aux années précédentes. Espérons qu’ils sauront rebondir la saison prochaine. »
Pour ce jeune analyste sportif, l’humiliation est double: sportive et émotionnelle.
À ses côtés, Éphrem Mugisho lui aussi jeune analyste mais supporter du Real Madrid, esquisse un sourire:
« C’est une belle leçon. Trop de confiance tue le jeu. Le Barça a peut-être oublié qu’en Ligue des Champions, on ne gagne pas sur la réputation. »
Un commentaire lucide, mais aussi teinté de rivalité historique entre les deux géants espagnols.
Abiud Olinde, journaliste sportif à la radio Enyanya-FM, adopte un ton plus neutre:
« L’Inter Milan a simplement été plus cohérent dans le jeu. Défensivement solide, tactiquement intelligent. Barcelone, de son côté, semble en fin de cycle. Il faudra reconstruire. »
La défaite de Barcelone à ce stade de la compétition révèle plusieurs failles: une dépendance excessive à certains cadres, une gestion tactique discutable et un manque d’agressivité dans les moments clés. Pour les jeunes analystes de Kabare, cette défaite est un moment d’apprentissage, une occasion de décrypter le football moderne, au-delà des émotions de supporters.
Si le Barça a chuté, dans plusieurs coins du territoire de Kabare, la passion du foot continue de vivre. Et c’est peut-être dans ces débats locaux, entre émotions et analyses, que se forgent les futurs chroniqueurs sportifs de demain. Loin des stades européens, mais au cœur du jeu.
Pascal Marhegane Ki-Moon (PMK), volontaire pour les enfants et les jeunes à Kabare
Le 7 mai de chaque année,le monde celebre la journée mondiale des orphelins du Sida,cette journée met en lumière une réalité bouleversante. Selon l’ONUSIDE environ 13,4 millions d’enfants ont perdu un ou deux parents à cause du VIH/SIDA. 95 % d’entre eux vivent en Afrique, […]
ACTUALITÉS
Le 7 mai de chaque année,le monde celebre la journée mondiale des orphelins du Sida,cette journée met en lumière une réalité bouleversante. Selon l’ONUSIDE environ 13,4 millions d’enfants ont perdu un ou deux parents à cause du VIH/SIDA. 95 % d’entre eux vivent en Afrique, dont 80 % en Afrique subsaharienne.
Confrontés à la stigmatisation, à l’extrême pauvreté et à l’absence d’accès aux soins et à l’éducation, ces enfants ont besoin d’un engagement urgent et concret.
Selon les estimations de l’ONUSIDA, ces statistiques mettent en lumière un phénomène souvent négligé or le Sida affecte bien au-delà des individus infectés.
L’Afrique subsaharienne est la région la plus touchée, où vivent environ 80 % des orphelins du VIH/Sida.
Ces chiffres mettent en lumière l’ampleur de la crise et révèlent une génération entière affectée par cette épidémie.
Les conséquences du VIH/Sida sur les enfants ne se limitent pas à la perte des parents. Beaucoup d’entre eux sont exposés à des risques accrus de pauvreté, de violence, d’exploitation et de discrimination. La perte de leur principal soutien financier signifie souvent un accès limité à l’éducation, à la nutrition et aux soins de santé.
En conséquence, des millions d’enfants se retrouvent forcés de travailler pour subvenir à leurs besoins, compromettant leur avenir.
Aux termes des défis notamment, auxquels ils font face, il y a notamment l’accès à l’héritage laissé par leurs parents, l’abandon des études, l’accès à la nourriture équilibrée et aux soins de santé primaire.
Deogratias kulila,volontaire pour les enfants au sud-kivu
Un incendie a éclaté dans le quartier Ndosho de la commune de Karisimbi à Goma, réduisant en cendres plus de cinq maisons lundi 05 Mai. Cet événement tragique a laissé de nombreuses familles dans le désarroi, notamment près de vingt enfants qui se retrouvent contraints […]
ACTUALITÉS
Un incendie a éclaté dans le quartier Ndosho de la commune de Karisimbi à Goma, réduisant en cendres plus de cinq maisons lundi 05 Mai. Cet événement tragique a laissé de nombreuses familles dans le désarroi, notamment près de vingt enfants qui se retrouvent contraints de passer la nuit à la belle étoile.
Démunis presque de tout, ces enfants sont désormais exposés aux intempéries.
« Notre maison a pris feu hier avec tous les objets, les vêtements, mes uniformes et mes cahiers ont été réduits en cendres. Ce qui est pire, c’est que nous passons la nuit à l’extérieur, exposés au soleil et à la pluie », a expliqué Prince Bauma, âgé de 14 ans, avec des larmes aux yeux.
Celui-ci demande aux personnes de bonne volonté et aux organisations humanitaires de leur venir en aide, car selon lui, la vie devient de plus en plus difficile.
Les familles victimes, déjà confrontées à des conditions de vie précaires, ont vu les flammes consumer leurs biens, les laissant ainsi dans une profonde détresse.

En attendant une assistance, les familles sinistrées et en particulier les enfants restent exposés aux intempéries et à l’insécurité.
Michael Lufungulo, journaliste volontaire pour les enfants à Goma
Les jeunes ambassadeurs de la paix de Bukavu ont sensibilisé ce 6 Mai les enseignants de l’école primaire Maranatha sur la culture de la paix en milieu scolaire. Au cours de cette activité, qui a réuni l’équipe des jeunes ambassadeurs de la paix et les […]
ACTUALITÉS
Les jeunes ambassadeurs de la paix de Bukavu ont sensibilisé ce 6 Mai les enseignants de l’école primaire Maranatha sur la culture de la paix en milieu scolaire.
Au cours de cette activité, qui a réuni l’équipe des jeunes ambassadeurs de la paix et les enseignants, plusieurs points ont été développés, notamment la prévention des conflits en milieu scolaire, comment vivre en paix avec les élèves, ainsi les méthodes de résolution pacifiques des problèmes en milieu scolaire.
Bikulo Marombe Gentil, directeur de cet etablissement adventiste a exprimé sa satisfaction. Il a remercié les ambassadeurs d’avoir pensé à eux pour ce genre de formation.
« La formation est très intéressante parce qu’après beaucoup d’analyses, nous avons remarqué que les gens ne vivent pas dans la paix car ils manquent de personnes qui peuvent les sensibiliser concernant la paix. C’est pourquoi nous sommes très contents d’accueillir les ambassadeurs de la paix qui sont venus nous former sur la promotion et la gestion de la paix dans notre école. Nous avons l’obligation d’apprendre aux enfants cette culture de la paix ainsi qu’au comité des parents », a indiqué Bikulo Marombe Gentil.
Pour sa part, Begeya Muzaliwa Freddy, représentant des enseignants de l’Ep. Maranatha, a invité les jeunes ambassadeurs de la Paix à revenir pour une formation approfondie.
« Je suis très ravi de ces échanges. En tant qu’acteur de la paix, je sais très bien que pour nous enseignants, le dialogue est primordial. Nous devons également encourager nos enfants à promouvoir la paix partout où ils passent, ainsi que les autres parents, nos collègues enseignants et toutes les personnes. Nous demandons aux ambassadeurs de la paix de revenir un autre jour pour une formation car aujourd’hui ce n’était qu’un briefing, mais cela a été très intéressant. », a insisté cet enseignant.
De son côté, Romulus Akonkwa, facilitateur de cette activité, a remercié le corps enseignant de l’école primaire Maranatha pour sa disponibilité et sa participation active.
« Nous attendons des enseignants qu’ils deviennent des ambassadeurs de la paix et qu’ils apportent une paix durable dans le milieu scolaire entre enseignants et élèves et vice versa », a insisté le facilitateur Akonkwa.
Signalons que cette activité s’est tenue dans l’une des salles de l’EP Maranatha, située à Panzi dans la commune d’Ibanda.
Emmanuel Murhula
La MONUSCO, par le biais de sa section de protection de l’enfance, a pris en charge dix-huit enfants libérés par l’armée congolaise des mains des ADF à Beni lundi 06 Mai 2025. Ces derniers ont ensuite été confiés à une organisation locale experte en matière […]
ACTUALITÉS
La MONUSCO, par le biais de sa section de protection de l’enfance, a pris en charge dix-huit enfants libérés par l’armée congolaise des mains des ADF à Beni lundi 06 Mai 2025. Ces derniers ont ensuite été confiés à une organisation locale experte en matière d’accueil et de réinsertion infantile.
Le président de la société civile a lancé un appel à la communauté, insistant sur la nécessité d’accueillir ces enfants sans aucune forme de stigmatisation.
Ces jeunes sont issus du groupe armé des ADF qui sévit dans la région. Leur libération a été rendue possible grâce à des actions de sensibilisation portant sur les droits de l’enfant, sa place dans la famille et l’importance de son éducation. Actions menées au près des seigneurs de guerre.
Cette operation intervient alors que la situation sécuritaire reste tendue dans la partie Est de la RDC.
De nombreuses familles vivent dans l’instabilité, et les enfants sont particulièrement touchés sur le plan éducatif. Certaines écoles dans les villages n’ont pas rouvert leurs portes dans la zone.
Signalons parmi les personnes sorties de ce groupe armé, les adultes eux ont été réintégrés directement au sein de leurs communautés d’origine, grâce aux structures locales existantes.
Ornella Wamungu
La fondation Kadurha for Children, INC a officiellement lancé son programme de bourses pour orphelins, intitulé « Kadurha Orphans Scholarship », dans la ville de Bukavu, à l’Est de la RDC. Isidore Kadurha, initiateur de ce programme, a déclaré lors d’une interview accordée à WatotoNews […]
ACTUALITÉS
La fondation Kadurha for Children, INC a officiellement lancé son programme de bourses pour orphelins, intitulé « Kadurha Orphans Scholarship », dans la ville de Bukavu, à l’Est de la RDC.
Isidore Kadurha, initiateur de ce programme, a déclaré lors d’une interview accordée à WatotoNews le lundi 5 mai que, malgré la gratuité de l’enseignement primaire, de nombreux enfants, en particulier les orphelins vivant dans la pauvreté à Bukavu, sont exclus de l’école. Cette situation a motivé la création de ce programme afin de leur garantir un accès à l’éducation de base. Il a également précisé que cette bourse soutiendra chaque année 50 enfants orphelins dans la ville.
Concernant le choix de Bukavu comme première ville d’implantation, Isidore a souligné qu’il s’agit d’un acte de reconnaissance et de solidarité envers sa ville natale, qui fait actuellement face à des défis économiques et sécuritaires, tels que la fermeture des banques, la perte d’emplois pour les parents et la hausse du coût de la vie.
Il a ajouté que la vision à long terme de la fondation est d’élargir cette initiative au niveau secondaire et universitaire, avec l’espoir de s’étendre à d’autres provinces, pays et même continents.
Pour rappel , dans sa première phase, la fondation a pris en charge les frais scolaires de 113 enfants, dont 66 orphelins et 47 issus de familles en difficulté de Bukavu.
Depuis sa création, Kadurha for Children Foundation se concentre sur l’enfance et intervient dans plusieurs domaines, notamment la santé, l’éducation, la malnutrition, l’adoption ainsi que la promotion des talents des enfants et des jeunes.
Michael Lufungulo
Journaliste volontaire pour les enfants à Goma
Un groupe spirituel de jeunes, actif au sein de la paroisse catholique de Murhesa en territoire de Kabare, se distingue par sa vocation liturgique et éducative.Il s’agit du Chœur des Petits Chanteurs Saint David de Galles.Ce groupe permet aux jeunes garçons âgés de 5 à […]
ACTUALITÉS
Un groupe spirituel de jeunes, actif au sein de la paroisse catholique de Murhesa en territoire de Kabare, se distingue par sa vocation liturgique et éducative.
Il s’agit du Chœur des Petits Chanteurs Saint David de Galles.
Ce groupe permet aux jeunes garçons âgés de 5 à 30 ans de s’initier au chant sacré tout en recevant une formation spirituelle, morale et communautaire.
Leur dernière prestation significative remonte au 27 avril dernier, à la paroisse Saint Vincent de Palontin de Karhale, dans la ville de Bukavu à l’occasion de la messe de l’unité des petits chanteurs du diocèse de Bukavu organisée par la Fédération des petits chanteurs diocésains de Bukavu.
Ce chœur de Murhesa a représenté le sous-secteur de Miti dans cette célébration marquant aussi la prise d’aube des nouveaux petits chanteurs de Karhale.

Créé pour promouvoir l’évangélisation par le chant, le Chœur des Petits Chanteurs Saint David de Galles transmet des valeurs de discipline, de prière et de fraternité. Il accueille aussi bien des enfants issus de familles catholiques que ceux de foyers non catholiques, à condition qu’ils soient eux-mêmes baptisés.
« Notre devise est Chantons la paix de Dieu. Nous croyons que le chant peut rapprocher les jeunes de Dieu, les éloigner de la rue et leur inculquer le respect des autres et de soi-même », explique Alain Mwengo, directeur du chœur.
Selon lui, cette formation contribue à forger une jeunesse équilibrée, engagée et ancrée dans des repères spirituels solides.
Les répétitions du chœur ont lieu chaque jeudi de 14h30 à 16h30 et chaque dimanche de 11h00 à 13h00, dans les locaux du sous-secteur catholique de Miti.

Lors d’une interview accordée à Watoto News, Alain Mwengo a encouragé les familles de Miti et des environs à inscrire leurs enfants dans ce groupe liturgique.
« C’est une belle opportunité de contribuer à leur éducation chrétienne et de leur offrir un cadre sain pour s’épanouir.», souligne-t-il.
À travers ses activités, le chœur façonne une nouvelle génération de jeunes croyants porteurs d’espérance, prêts à servir leur communauté par la foi, la musique et l’exemple.
Pascal Marhegane Ki-Moon (PMK), volontaire pour les enfants et les jeunes à Kabare