POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES
Au Sud-Kivu, il a actuellement des milliers d’enfants zéro dose, c’est-à-dire qui ne se sont jamais fait vacciner, et d’autres sous-vaccinés, c’est-à-dire qu’ils ont manqué plusieurs doses prévues dans le calendrier vaccinal. Cette situation qui met en danger la vie de ces enfants, a été […]
La mode ne se limite plus à une simple affaire de goût ou d’élégance : elle est devenue, pour de nombreux jeunes, un puissant outil d’affirmation de soi. À Bukavu, comme dans d’autres villes africaines, un phénomène se dessine avec force : des jeunes qui […]
Environ 40 journalistes, enfants journalistes du RJAE et enfants reporters de l’UNICEF, s’engagent à contribuer aux efforts visant l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC. Ils l’ont dit ce mercredi 30 août 2023, à l’issue d’une formation organisée à Bukavu au Sud-Kivu, par le Programme […]
Chaque année, des millions d’enfants sont protégés grâce aux vaccins contre des maladies graves comme la rougeole, la polio ou la coqueluche. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, vacciner un enfant reste un combat. Manque d’information, rumeurs, résistances culturelles : les obstacles sont nombreux […]
Ce jeudi 8 mai 2025, l’Institut Supérieur des Techniques de Développement (ISTD-Mulungu), situé en territoire de Kabare, a vibré au rythme d’un exercice démocratique porté par l’énergie de la jeunesse. Les étudiants viennent d’élire Kabego Mirindi Éphrem comme leur nouveau Porte-parole, pour un mandat d’un […]
ACTUALITÉS
Ce jeudi 8 mai 2025, l’Institut Supérieur des Techniques de Développement (ISTD-Mulungu), situé en territoire de Kabare, a vibré au rythme d’un exercice démocratique porté par l’énergie de la jeunesse. Les étudiants viennent d’élire Kabego Mirindi Éphrem comme leur nouveau Porte-parole, pour un mandat d’un an placé sous le signe du renouveau et de l’engagement.
Avec 32 voix sur 56 votants, Kabego a pris la tête devant son challenger Maombi Bahati Isaac, qui a obtenu 21 voix. Trois bulletins nuls ont été enregistrés. L’élection s’est déroulée sous la supervision rigoureuse de Rujamizi Justin, Chef de section, accompagné de trois membres du corps académique et scientifique.
Kabego ne sera pas seul dans cette mission: à ses côtés, Solange Bisimwa, étudiante en première année, a été désignée Porte-parole adjointe. Sa présence marque la volonté d’intégrer la voix des nouvelles promotions et le genre dans les instances décisionnelles étudiantes.
Dans son premier discours, Kabego a affiché une vision claire et résolument tournée vers les besoins concrets des jeunes étudiants:
« Je remercie sincèrement tous mes camarades pour la confiance placée en moi. Ensemble, nous bâtirons un dialogue fort entre les étudiants et le comité de gestion. »
Ses priorités sont déjà fixées: le rétablissement urgent de l’eau potable et de l’électricité sur le campus, l’amélioration du cadre de vie à travers l’assainissement de l’environnement, et surtout, la création d’un véritable pont entre les étudiants et la direction de l’institution.

À travers ce mandat, une nouvelle génération s’affirme, déterminée à faire entendre sa voix et à participer activement au développement de son institut. L’ISTD-Mulungu entre dans une phase où les jeunes prennent en main leur présent pour façonner un avenir meilleur.
Pascal Marhegane Ki-Moon (PMK), volontaire pour les enfants et les jeunes au Sud-Kivu
Dans un contexte où de nombreux enfants grandissent sans structures adéquates pour leur épanouissement personnel et spirituel, l’initiative d’un groupe musical catholique à Bukavu rappelle l’importance d’offrir à la jeunesse des repères solides, au-delà des murs de l’école. À Karhale, dans la commune de Kadutu, […]
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Dans un contexte où de nombreux enfants grandissent sans structures adéquates pour leur épanouissement personnel et spirituel, l’initiative d’un groupe musical catholique à Bukavu rappelle l’importance d’offrir à la jeunesse des repères solides, au-delà des murs de l’école.
À Karhale, dans la commune de Kadutu, les enfants passent souvent du banc de l’école à la maison, sans réelle opportunité d’expression, d’engagement communautaire ou de développement personnel. Les espaces où ils peuvent explorer leur potentiel et s’épanouir en foi sont rares. Ce manque est aggravé par des initiatives éducatives alternatives limitées, la réticence des parents à laisser leurs enfants s’ouvrir au monde extérieur, et une communauté parfois peu consciente de sa responsabilité envers l’éducation intégrale des jeunes.
C’est dans ce vide que le Chœur Saint Jean de la Croix a vu le jour le 3 avril 2022, au sanctuaire Notre-Dame du Mont Carmel de Karhale, soutenu spirituellement par le Père Jean-Marie Bukasa Malu. Ce groupe homogène, composé de garçons âgés de 6 à 14 ans et encadré par des jeunes de 15 à 25 ans, a pour mission d’initier les enfants à la proclamation de la Bonne Nouvelle et à la culture de la paix. Actuellement, il compte 87 membres actifs.

« Ce n’est pas qu’un chœur, c’est un espace d’espérance où l’enfant apprend à s’ouvrir au monde et à Dieu », explique Cimos Aganze Christian, directeur du chœur.
Les répétitions se tiennent trois fois par semaine, offrant aux enfants l’occasion d’apprendre à chanter, écouter, vivre ensemble et prier. C’est un véritable espace d’expression où la foi prend vie.
Bon-Temps Rhugendabanga, âgé de 10 ans, témoigne avec enthousiasme : « J’aime beaucoup chanter dans le chœur. Grâce aux répétitions, j’ai appris à mieux m’exprimer, à écouter les autres et à prier. J’aimerais que tous les enfants puissent aussi vivre ça. »
Pour les encadreurs, cet engagement représente un véritable acte communautaire. Bertin Bwisse, 25 ans, partage son expérience :
« Encadrer les enfants du chœur m’a appris la patience et la responsabilité. Je les accompagne non seulement pour la musique, mais aussi pour qu’ils aient confiance en eux et soient actifs dans la société. »
Un accompagnement qui porte ses fruits : Madame Aziza Lorraine, mère de Josaphat, témoigne :
« Depuis que mon fils a intégré le chœur, je constate un vrai changement : il est plus calme, il parle avec maturité et il aime prier. Je remercie les jeunes qui les encadrent ; ils sont un véritable exemple. »
Depuis sa création, le chœur a organisé deux concerts majeurs : Pax in Mondo en janvier 2023 et Pacem in Dei en janvier 2024. Il a également mené un apostolat au centre psychiatrique Sosame.

Pour célébrer ses trois ans d’existence, une prière chantée est prévue ce dimanche 11 mai 2025 afin de confier au Seigneur la situation du pays. De plus, une tournée inter paroissiale ainsi que le lancement d’un chœur féminin et des camps éducatifs sont en préparation.
Malgré ses réussites notables, le chœur fait face à plusieurs défis : manque d’instruments de musique, absence de salle pour les répétitions souvent tenues en plein air et ressources financières limitées pour financer ses projets.
Pour Cimos Aganze Christian, le rêve reste intact : « Nous croyons que chaque enfant a quelque chose à offrir à Dieu et au monde. C’est pourquoi nous créons un espace où ils peuvent grandir dans la foi, l’expression artistique et la solidarité. Notre rêve est de toucher encore plus d’enfants. »
Fabien Bukuze, Volontaire pour les jeunes et les enfants au Sud Kivu
Le ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévention sociale de la République démocratique du Congo (RDC) a officiellement déclaré une épidémie de choléra, le 5 mai 2025 après une recrudescence alarmante des cas dans plusieurs provinces du pays. Selon le communiqué signé par le […]
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Le ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévention sociale de la République démocratique du Congo (RDC) a officiellement déclaré une épidémie de choléra, le 5 mai 2025 après une recrudescence alarmante des cas dans plusieurs provinces du pays.
Selon le communiqué signé par le docteur Kamba Mulanda Samuel Roger, ministre de la Santé, 18 385 cas de choléra ont été notifiés depuis le début de l’année, entraînant 364 décès, soit un taux de létalité de 2 %, supérieur au seuil recommandé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de 1 %.
Les provinces les plus touchées incluent la Tshopo, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Maniema et le Tanganyika. La situation est exacerbée par des facteurs tels que les inondations dues aux fortes pluies, les déplacements massifs de populations causés par l’instabilité politique, et les mouvements transfrontaliers avec des pays voisins comme l’Angola et la Zambie.
Le choléra se manifeste par une diarrhée aqueuse sévère, des vomissements, des douleurs abdominales et une déshydratation rapide. Certaines personnes peuvent être porteuses sans présenter de symptômes, contribuant ainsi à la propagation silencieuse de la maladie.
Le ministère appelle à une mobilisation générale pour renforcer les mesures d’hygiène, assurer l’accès à l’eau potable et aux soins de santé, et intensifier la surveillance épidémiologique afin de contenir la propagation de l’épidémie.
Le choléra est une maladie extrêmement virulente qui se transmet par l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés. Les symptômes apparaissent entre 12 heures et 5 jours après l’ingestion des aliments ou de l’eau contaminés. Cette maladie touche les enfants comme les adultes et, en l’absence de traitement, elle peut entraîner la mort.
Pour se protéger contre cette maladie, le gouvernement invite la population à observer les mesures suivantes :
-Se laver correctement et régulièrement les mains avant de manger, après être allé aux toilettes, avant de préparer les aliments et immédiatement après avoir été en contact avec du sang ou d’autres liquides biologiques.
-Cuire suffisamment les aliments.
-Éviter de manger des salades ou des crudités faites à partir de fruits et légumes frais.
-Boire de l’eau bouillie ou purifiée avec du chlore et la conserver en lieu sûr dans un récipient propre et bien fermé avant consommation pour éviter toute contamination.
-Manger des fruits et légumes qui ont été bien lavés avec de l’eau propre.
-Éviter les aliments non couverts ou non protégés provenant des rues.
Vu la situation actuelle de la maladie, le gouvernement, à travers le ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, a activé le Centre des opérations d’urgence de santé publique (COUSP) en mode réponse de niveau 1, en vue de couper la chaîne de transmission et de limiter la mortalité due au choléra. Des actions de santé publique sont indispensables et mises en place à travers une riposte multisectorielle rapide, avec la participation de la communauté, des organisations et des agences des Nations Unies.
Le gouvernement rassure la population que les experts du ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, ainsi que les partenaires, sont à pied d’œuvre sur le terrain pour endiguer ces épidémies. Il exhorte la population à observer les mesures d’hygiène individuelle, collective et environnementale pour se protéger contre la maladie et à faire recours aux services de santé les plus proches devant tout cas suspect de choléra.
Michael Lufungulo journaliste volontaire pour les enfants
Chaque 8 mai, la Journée mondiale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge est l’occasion de rendre hommage à l’engagement humanitaire des volontaires de ces organisations à travers le monde. Au Sud-Kivu, cette journée prend un sens tout particulier. Dans une province marquée par l’insécurité, les […]
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Chaque 8 mai, la Journée mondiale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge est l’occasion de rendre hommage à l’engagement humanitaire des volontaires de ces organisations à travers le monde. Au Sud-Kivu, cette journée prend un sens tout particulier. Dans une province marquée par l’insécurité, les catastrophes naturelles et la pauvreté, nombreux sont les acteurs sociaux qui saluent le rôle fondamental de la Croix-Rouge, présente sur le terrain aux côtés des plus vulnérables.
La mission de la Croix-Rouge repose sur sept principes fondamentaux : humanité, impartialité, neutralité, indépendance, volontariat, unité et universalité. C’est notamment grâce à l’engagement de ses volontaires, en majorité jeunes, que cette organisation parvient à agir efficacement dans les situations d’urgence. Dans les quartiers de Bukavu comme dans les zones rurales du Sud-Kivu, ces volontaires interviennent souvent dans des conditions difficiles, trop exposés aux dangers, mais leur impact est immense.

À Bukavu, une habitante de Bagira raconte : « Pendant cette période sensible, tout le monde a tendance à fuir. La Croix-Rouge, elle reste toujours disponible pour secourir les gens malgré des risques en situation des conflits armés. Comme récemment, les volontaires ont ramassés de corps dans la ville et sont venus les enterrés ici avec dignité, même des gens blessés à la fin du meeting du M23, ils les ont aidés sans distinction . »
À Goma, en cette période sensible, le CIRCR a joué un rôle important dans le rétablissement du courant électrique et de l’eau potable.
« En février, après les bombardements, la ville était plongée dans le noir. On ne savait pas quand le courant reviendrait. C’est le CICR qui a appuyé la réparation des lignes. En quelques jours, aidé par les volontaires de la Croix Rouge, l’électricité est revenue dans notre quartier. On avait perdu espoir, mais ils ont réagi vite. » témoigne un habitant de Goma joint par téléphone.
Pour Innocent Zihalirwa Nyakura, juriste de formation et acteur social engagé au Sud-Kivu, l’action de la Croix-Rouge dans la région doit servir d’exemple. Il appelle particulièrement les jeunes à s’inspirer de cette mission humanitaire:
« Ce que fait la Croix-Rouge, surtout en cette période de crise, est une école pour la jeunesse. Nos jeunes doivent sortir du silence et s’engager dans le volontariat. C’est ainsi qu’ils deviendront des bâtisseurs de paix et des défenseurs de la dignité humaine. »
En cette Journée mondiale, un message fort doit être lancé. Derrière les statistiques et les rapports, il y a des familles déplacées, des enfants traumatisés, des villages oubliés. La Croix-Rouge agit, mais elle ne peut pas tout faire seule. C’est pourquoi cette journée ne devrait pas être un simple moment de commémoration, mais un appel à l’action. Appel aux autorités pour un soutien accru à l’humanitaire. Appel à la communauté internationale pour ne pas détourner le regard. Et surtout, appel aux citoyens congolais à faire preuve de solidarité.
Aujourd’hui plus que jamais, il est impératif de soutenir ceux qui souffrent dans le silence, d’encourager ceux qui se battent sans relâche, et de bâtir, ensemble, une société où l’humanité l’emporte sur la résignation.
Pascal Marhegane Ki-Moon (PMK), volontaire pour les enfants et les jeunes au Sud-Kivu
Il est difficile de parler des jeunes sans évoquer les réseaux et medias sociaux. À Bukavu comme ailleurs, Facebook, WhatsApp, TikTok ou Instagram font partie du quotidien. Pour certains jeunes, ces plateformes sont devenues un second monde : un lieu où l’on s’informe, où l’on […]
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Il est difficile de parler des jeunes sans évoquer les réseaux et medias sociaux. À Bukavu comme ailleurs, Facebook, WhatsApp, TikTok ou Instagram font partie du quotidien. Pour certains jeunes, ces plateformes sont devenues un second monde : un lieu où l’on s’informe, où l’on s’exprime, où l’on rêve. Mais derrière l’écran du téléphone, tout n’est pas toujours positif.
Les réseaux sociaux ont ouvert de nouvelles portes. Ils permettent à de nombreux jeunes de faire entendre leur voix, de s’engager, d’apprendre, de créer ou de tisser des liens au-delà des frontières. Des campagnes de sensibilisation, des vidéos éducatives ou des initiatives communautaires sont aujourd’hui visibles en un clic. Des jeunes utilisent leur compte pour défendre les droits humains, dénoncer des injustices ou sensibiliser sur des causes comme l’environnement ou la santé mentale.
Gulain a 16 ans, élève en 4e secondaire, confie qu’il passe beaucoup de temps sur les réseaux sociaux « J’ai appris beaucoup de choses sur les réseaux sociaux. Je suis un compte qui parle des droits des enfants et ça m’a motivé à devenir plus engagé. Mais parfois aussi, je me rends compte que je passe trop de temps dessus. Je me couche tard et ça me fatigue à l’école. », affirme -t-il.
Mais ces plateformes peuvent aussi devenir des pièges. Certains jeunes y passent des heures parfois jusqu’à tard dans la nuit, au point de négliger leurs études, leur sommeil ou leurs relations réelles. D’autres tombent dans la comparaison permanente : la beauté, la richesse et le bonheur mis en scène par certains influenceurs leur font croire qu’ils ne sont “pas assez à jour ou pas vraiment dans leurs peaux ”. Cela peut entraîner de la frustration, de l’anxiété ou une baisse de l’estime de soi.
Jolie a 18 ans, accro sur instants, un jour, elle a vécu la frustration de sa vie
« Un jour, j’ai posté une photo de moi et il y a eu des commentaires moqueurs sur mon corps. J’ai supprimé le post, mais ça m’a blessée. Depuis, j’ai peur de m’exprimer en ligne. Pourtant, j’aime partager ce que je fais. », confie -t-elle a Watoto News l’air déçue.
Derrière le sourire sur les selfies, de nombreux jeunes souffrent en silence. Le besoin de likes, de commentaires ou de vues devient une obsession. Certains se sentent « invisibles » s’ils ne sont pas actifs en ligne. D’autres se font harceler ou humilier publiquement à travers des commentaires violents. Des jeunes ont même abandonné l’école ou sombré dans la dépression à cause d’un cyberharcèlement non pris au sérieux.
Il est temps que les parents, les enseignants, les éducateurs et même les responsables politiques prennent au sérieux l’impact des réseaux sociaux. Il ne s’agit pas de diaboliser ces outils mais d’accompagner les jeunes à les utiliser avec discernement. Former à l’esprit critique, instaurer le dialogue et créer des espaces d’écoute : voilà ce dont nos jeunes ont besoin.
Les réseaux sociaux ne sont pas une fatalité. Ils peuvent être un outil de transformation à condition d’être bien compris et bien utilisés. Les jeunes méritent d’être accompagnés dans ce monde numérique pour qu’ils puissent y évoluer sans s’y perdre. Éduquer à l’usage responsable des réseaux sociaux c’est investir dans un développement sain, équilibré et durable de notre jeunesse.
Louise Bibentyo
Louise Bibentyo
La région du Kivu est marquée par des décennies de conflits. Nombreux sont les enfants du Nord-Kivu, tout comme du Sud-Kivu, qui grandissent dans un climat de peur permanent. Le sifflement des balles et des bombardements a volé leur innocence, semant angoisse et dépression dans […]
ACTUALITÉS
La région du Kivu est marquée par des décennies de conflits. Nombreux sont les enfants du Nord-Kivu, tout comme du Sud-Kivu, qui grandissent dans un climat de peur permanent. Le sifflement des balles et des bombardements a volé leur innocence, semant angoisse et dépression dans le quotidien de certains enfants.
Face à cette réalité, Benito Mupenzi, artiste visuel vivant à Goma, transforme son atelier et ses pinceaux en une thérapie.
À travers son projet « Peinture thérapeutique », mené dans son atelier « Souvenir Identité Racine », l’artiste propose un accompagnement psychologique aux enfants touchés par les traumatismes de guerre. Son espace devient ainsi un refuge créatif, où les enfants apprennent le crayonnage, la stylographie et l’art plastique pour extérioriser leurs émotions.
Selon lui, cette idée est venue après une expérience personnelle marquante :
« Une semaine après l’invasion de Goma, ma fille de trois ans a commencé à hurler à chaque tir d’arme à feu. Alors j’ai commencé cette thérapie pour aider d’autres enfants de ma région. »
Une initiative louable fondée sur le souci de panser les plaies intérieures des enfants qui, à travers l’art, extériorisent les réalités complexes qui les hantent. Un début de processus de guérison.
Michel Stadou
À Bukavu, une initiative novatrice offre une seconde chance à des jeunes filles autrefois plongées dans une grande vulnérabilité sociale et économique au point de ne pas étudier. Grâce à l’apprentissage de métiers artisanaux, ces adolescentes retrouvent peu à peu leur dignité et commencent à […]
ACTUALITÉS CLIN D'ŒIL CHEZ LES ADULTES
À Bukavu, une initiative novatrice offre une seconde chance à des jeunes filles autrefois plongées dans une grande vulnérabilité sociale et économique au point de ne pas étudier.
Grâce à l’apprentissage de métiers artisanaux, ces adolescentes retrouvent peu à peu leur dignité et commencent à reconstruire leur avenir.
Dans les ateliers du centre Étoile du Sud, situé à Kadutu, le bruit régulier des machines à coudre se mêle aux échanges animés entre les apprenties. Une trentaine de jeunes filles y suivent une formation en couture, broderie, fabrication de bijoux et savonnerie artisanale. Beaucoup d’entre elles ont été confrontées à l’exploitation domestique ou à l’abandon familial et scolaire.

Aujourd’hui, elles apprennent à se relever et à envisager un futur meilleur.
« Quand je suis arrivée ici, je n’avais plus confiance en moi. Maintenant, je sais coudre une robe entière et je rêve d’ouvrir mon propre atelier », confie Amina, 17 ans, les yeux brillants de fierté. L’approche du centre va au-delà de la simple formation technique ; un accompagnement psychosocial est également proposé pour traiter les blessures invisibles. Des séances de groupe, des activités artistiques et des moments d’écoute sont régulièrement organisés. L’objectif est que ces filles acquièrent non seulement un métier, mais aussi qu’elles retrouvent leur place dans la société. À la fin de leur formation, certaines reçoivent même un petit kit de démarrage pour lancer leur activité.
Ainsi, à Bukavu, l’artisanat s’impose comme une voie concrète de réinsertion pour des jeunes filles autrefois marginalisées. Au-delà des compétences techniques acquises, c’est un véritable accompagnement humain qui leur est offert, leur permettant de reconstruire leur avenir avec dignité. Cette initiative illustre parfaitement comment la solidarité locale peut faire renaître l’espoir même dans les contextes les plus fragiles.
Alliance Birhange
Depuis quelque temps, la ville de Bukavu est témoin d’une hausse préoccupante de la consommation d’alcool, particulièrement parmi les jeunes. Dans plusieurs quartiers, il est fréquent de croiser des groupes de jeunes passant leurs journées dans des débits de boissons ou dans des lieux improvisés, […]
ACTUALITÉS CLIN D'ŒIL CHEZ LES ADULTES
Depuis quelque temps, la ville de Bukavu est témoin d’une hausse préoccupante de la consommation d’alcool, particulièrement parmi les jeunes.
Dans plusieurs quartiers, il est fréquent de croiser des groupes de jeunes passant leurs journées dans des débits de boissons ou dans des lieux improvisés, où ils se livrent à la consommation de boissons fortement alcoolisées, souvent à des prix dérisoires comme « Furaha », « Simba », etc.

Cette tendance inquiétante semble être liée à plusieurs facteurs, notamment le manque d’opportunités professionnelles. De nombreux jeunes qui devraient être sur le marché du travail, à l’université ou engagés dans des projets entrepreneuriaux se retrouvent au chômage. La fermeture temporaire de l’usine de la Bralima à Bukavu, suite aux pillages de février dernier, a également aggravé la situation. Ce pillage a provoqué une flambée des prix des produits brassicoles, incitant beaucoup de jeunes à se tourner vers des alternatives moins chères et souvent plus dangereuses.
Certains parents contactés par Watoto News expriment leur inquiétude face à cette situation, craignant que cette consommation excessive ne conduise à de graves conséquences sur la santé physique et mentale de leurs enfants. Les effets néfastes de l’alcoolisme sont bien connus et peuvent avoir un impact durable sur la vie des jeunes.
Plus d’un parent estime qu’il est impératif que des mesures soient prises pour sensibiliser ces jeunes aux dangers de l’alcool et leur offrir des alternatives saines et constructives. La communauté doit également s’unir pour créer davantage d’opportunités d’emploi afin d’encourager ces jeunes à s’engager dans des activités productives.
Gloria Bakulikira
Début ce 7 mai 2025 de la vaccination des enfants contre la Mpox au Sud-Kivu, précisément à Miti Murhesa, Nyangezi et Uvira. Une action des autorités sanitaires face à une augmentation préoccupante des cas de M-pox dans la région, notamment chez les enfants et les […]
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Début ce 7 mai 2025 de la vaccination des enfants contre la Mpox au Sud-Kivu, précisément à Miti Murhesa, Nyangezi et Uvira. Une action des autorités sanitaires face à une augmentation préoccupante des cas de M-pox dans la région, notamment chez les enfants et les adolescents, deux tranches non encore atteintes jusqu’alors par la vaccination lancée officiellement depuis octobre 2024 pour les adultes.
Pour la zone de santé de Miti-Murhesa où WatotoNews a couvert l’événement, c’est le médecin chef de zone de santé de Miti-Murhesa, Serge Munyau, qui a présidé ce début de vaccination des enfants en appelant les parents à faire vacciner leurs enfants contre la Mpox.

Dans son discours, le Dr Munyau a rappelé à la population l’importance d’adopter des mesures concrètes pour protéger les enfants, qui sont particulièrement vulnérables.
« La Mpox est bien réelle, comme vous le savez. Dans ce contexte incertain, il est probable que l’épidémie s’intensifie. Nous devons tous nous mobiliser pour épargner nos enfants de cette maladie potentiellement mortelle. Sinon, nous risquons de repartir à zéro après cette crise », a déclaré le Dr Serge Munyau.
Informés sur l’importance de ce vaccin, les parents ont exprimé leur satisfaction et leur engagement à participer activement à la lutte pour le bien-être de leurs familles et de leur entourage.
« Nous saluons cette initiative des autorités qui vise notre intérêt. Nous ferons de notre mieux pour appliquer les consignes et conseils qui nous ont été donnés afin de nous protéger et surtout protéger nos enfants par la vaccination », a affirmé à WatotoNews Marina N’saraza, un parent présent sur place.

Cette activité, qui témoigne de l’engagement des autorités sanitaires dans la lutte contre la Mpox, s’est déroulée à Businde/Kavumu dans la zone de santé de Miti-Murhesa, en présence des représentants d’organisations partenaires telles que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’UNICEF.
Yseult Lwango, volontaire pour les enfants à Kabare
L’humanité entière rend hommage aux orphelins du Sida chaque 7 mai.À Goma, selon certaines indiscrétions cette journée semble quasi inexistante. Si certains de ces orphelins préfèrent ne pas s’exposer pour selon eux honorer la mémoire et la dignité de leurs défunts parents, par contre les […]
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L’humanité entière rend hommage aux orphelins du Sida chaque 7 mai.
À Goma, selon certaines indiscrétions cette journée semble quasi inexistante.
Si certains de ces orphelins préfèrent ne pas s’exposer pour selon eux honorer la mémoire et la dignité de leurs défunts parents, par contre les autres courageux réclament qu’ils soient reconnus par le gouvernement Congolais à travers une prise en charge adéquate.

« Il existe bien sûr des orphelinats mixtes et surtout privés hébergeant par intérêt ou non,les enfants victimes de la guerre et autres catastrophes ,ce qui est très important et à encourager mais il n’y a pas ceux qui s’occupent des orphelins du sida » Nous a fait savoir Richard Baleke qui aurait perdu les deux parents dans un intervalle de dix huit mois.
« A l’occasion de cette journée nous sollicitons auprès de l’État la reconnaissance des orphelins du Sida,et créer des orphelinats qui nous sont particulièrement dédiés» regrette Lyly Mwasi la vingtaine révolue.
Selon le constat général pour cette année 2025,et presque comme d’habitude cette journée est passée sous un silence qui ne dit pas son nom.
Contactés à ce sujet, les responsables de la division des affaires sociales à Goma se sont réservés de tout commentaire.
Michael Lufungulo journaliste volontaire pour les enfants