POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES
Au Sud-Kivu, il a actuellement des milliers d’enfants zéro dose, c’est-à-dire qui ne se sont jamais fait vacciner, et d’autres sous-vaccinés, c’est-à-dire qu’ils ont manqué plusieurs doses prévues dans le calendrier vaccinal. Cette situation qui met en danger la vie de ces enfants, a été […]
La mode ne se limite plus à une simple affaire de goût ou d’élégance : elle est devenue, pour de nombreux jeunes, un puissant outil d’affirmation de soi. À Bukavu, comme dans d’autres villes africaines, un phénomène se dessine avec force : des jeunes qui […]
Environ 40 journalistes, enfants journalistes du RJAE et enfants reporters de l’UNICEF, s’engagent à contribuer aux efforts visant l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC. Ils l’ont dit ce mercredi 30 août 2023, à l’issue d’une formation organisée à Bukavu au Sud-Kivu, par le Programme […]
Chaque année, des millions d’enfants sont protégés grâce aux vaccins contre des maladies graves comme la rougeole, la polio ou la coqueluche. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, vacciner un enfant reste un combat. Manque d’information, rumeurs, résistances culturelles : les obstacles sont nombreux […]
L’Union des Syndicats Provinciaux Établis à Fizi (USPEFI) a annoncé, dimanche 1er février 2026, le déclenchement d’une grève des enseignants œuvrant dans les écoles encadrées par la Caritas-Uvira, dans le territoire de Fizi et la ville de Baraka, au Sud-Kivu. Dans un communiqué syndical n°02/USPEFI/MINEDU-NC-SK2/2026, […]
ACTUALITÉS
L’Union des Syndicats Provinciaux Établis à Fizi (USPEFI) a annoncé, dimanche 1er février 2026, le déclenchement d’une grève des enseignants œuvrant dans les écoles encadrées par la Caritas-Uvira, dans le territoire de Fizi et la ville de Baraka, au Sud-Kivu.
Dans un communiqué syndical n°02/USPEFI/MINEDU-NC-SK2/2026, cette organisation syndicale dénonce le non-paiement des salaires des enseignants dans les délais prévus, malgré un préavis de grève adressé à la Caritas-Uvira le 15 janvier 2026. Le syndicat affirme que cette démarche, qui exigeait le paiement des salaires entre le 15 janvier et le 1er février 2026, est restée sans suite favorable.
Face aux conditions de vie jugées précaires des enseignants et au silence des autorités politico-administratives, scolaires ainsi que de la Caritas-Uvira, l’USPEFI appelle l’ensemble des enseignants, « assis comme debout », à observer un arrêt total de travail à partir de ce lundi 2 février 2026, jusqu’à l’obtention d’une solution satisfaisante.
Le syndicat demande également aux parents d’élèves de garder leurs enfants à la maison jusqu’à nouvel ordre, estimant que la responsabilité de cette situation revient aux gestionnaires concernés du secteur éducatif. L’USPEFI invite par ailleurs les autorités compétentes à s’impliquer en urgence afin de permettre le paiement rapide des enseignants et la reprise des activités scolaires.
Dans son message, l’USPEFI met en garde contre toute forme d’intimidation durant la période de grève et encourage les enseignants à faire preuve de courage, de solidarité et à dénoncer toute tentative de pression.
« On ne libère pas un peuple, mais le peuple se libère »,
rappelle le communiqué, qui se conclut par un appel à l’unité et à la détermination des enseignants.
Si elle venait à se prolonger, cette grève pourrait avoir un impact important sur la scolarité de milliers d’élèves dans cette partie du Sud-Kivu, déjà confrontée à de nombreuses difficultés socio-économiques.
Famure Faradja volontaire pour les enfants et les jeunes jeunes à Watoto News
Le groupement de Kamanyola dans le territoire de Walungu est confronté à la diffusion et propagation des discours de haine. Les réseaux sociaux sont de plus en plus utilisés pour attiser le feu entre les communautés affectées par les conflits armés dans la région. Selon […]
ACTUALITÉS
Le groupement de Kamanyola dans le territoire de Walungu est confronté à la diffusion et propagation des discours de haine. Les réseaux sociaux sont de plus en plus utilisés pour attiser le feu entre les communautés affectées par les conflits armés dans la région.
Selon le Barza intercommunautaire, la circulation des messages de haine sur les réseaux sociaux compromet la cohésion sociale pendant cette période difficile de l’escalade des conflits armés.
Le Président de cette structure, M. Bulambo Cyprien, appelle la population à bannir la propagation des messages et discours de haine et surtout utiliser les réseaux sociaux d’une manière responsable. Il veut voir les communautés vivre ensemble dans l’harmonie et mettre de côté toute pratique pouvant faciliter les violences.
Le Barza intercommunautaire envisage une campagne de sensibilisation afin de décourager cette pratique dans le groupement de Kamanyola qui venait d’enregistrer un nombre important de déplacés venus du territoire d’Uvira.
« En cette période où notre village fait face aux messages de haine, tous sommes appelés à la retenue et nous mettre ensemble et promouvoir la paix. Nous ne devons pas oublier que Kamanyola est constitué de plusieurs communautés qui cohabitent et c’est ça la richesse de notre village »,
interpelle-t-il.
M. Bulambo Cyprien plaide pour la promotion des pratiques qui promeuvent la paix :
« Nous devons nous épargner de toute pratique pouvant compromettre la paix. Faisons la promotion du vivre ensemble ».
Dans le territoire de Kabare, l’on rapporte une situation similaire. Dans plusieurs villages, la multiplication des messages d’accusation et stigmatisation détériore le climat de paix et de la cohabitation pacifique entre les communautés.
Sur place, ces messages de haine attisent la méfiance entre les habitants et les déplacés, et exposent les populations à des actes de vengeance ainsi que des justices populaires.
Cette question nécessite des interventions des acteurs humanitaires pour un appel à la responsabilité collective, à l’abandon des discours de haine et à la promotion du vivre-ensemble.
Article produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali ». Un projet du consortium RATECO, REMEL avec le soutien de Media4Dialogue de LaBenévolencia.
Chaque 28 janvier, le monde célèbre la Journée internationale de la protection des données personnelles, aussi appelée Journée de la protection de la vie privée. Cette journée rappelle l’importance de protéger nos informations personnelles dans un contexte où Internet, les réseaux sociaux et les nouvelles […]
ACTUALITÉS
Chaque 28 janvier, le monde célèbre la Journée internationale de la protection des données personnelles, aussi appelée Journée de la protection de la vie privée. Cette journée rappelle l’importance de protéger nos informations personnelles dans un contexte où Internet, les réseaux sociaux et les nouvelles technologies font partie intégrante de notre quotidien.
Pourquoi cette journée est-elle importante ?
Aujourd’hui, presque toutes nos activités laissent des traces numériques : navigation sur Internet, utilisation des réseaux sociaux, inscriptions en ligne, achats sur des sites web ou encore usage d’applications mobiles. Nos données personnelles nom, âge, adresse, photos, vidéos, localisation, messages privés, opinions peuvent être collectées, stockées et parfois utilisées sans que nous en soyons pleinement conscients.
Jules Birindwa témoigne :
« Honnêtement, avant, je ne faisais pas trop attention à mes données. Je postais, je cliquais, j’acceptais tout. Puis j’ai eu un problème avec un faux compte qui utilisait mes photos. Là, j’ai compris que la vie privée en ligne, ce n’est pas juste un mot compliqué. Aujourd’hui, je fais plus attention à ce que je partage. »
Cette journée vise donc à sensibiliser le public aux risques liés à l’utilisation des données personnelles, à promouvoir le respect de la vie privée, à encourager de bonnes pratiques numériques et à rappeler les droits des citoyens, en particulier ceux des enfants et des jeunes, qui sont parmi les plus exposés en ligne.
Les risques d’une mauvaise protection des données
Une mauvaise gestion des données personnelles peut entraîner plusieurs conséquences graves, notamment l’usurpation d’identité, le cyberharcèlement, le chantage en ligne, l’exploitation commerciale abusive, l’atteinte à la réputation et la perte de contrôle sur ses informations privées.
Les enfants et les adolescents sont particulièrement vulnérables, car ils partagent souvent des informations sans mesurer les risques à long terme.
La protection des données et la Convention des Droits de l’Enfant
La Convention internationale des droits de l’enfant (CDE), adoptée par l’ONU, reconnaît clairement le droit à la vie privée.
L’article 16 stipule que nul enfant ne doit subir d’atteintes illégales à sa vie privée, à son honneur ou à sa réputation. Cela signifie que les données personnelles des enfants doivent être protégées et que leur image ou leurs informations ne peuvent être utilisées sans leur consentement ou celui de leurs parents. Les États, les écoles, les plateformes numériques et les entreprises ont la responsabilité de garantir cette protection.
Le rôle des institutions et des plateformes numériques
Des lois ont été mises en place pour protéger les données personnelles, comme le RGPD en Europe. Ces règles obligent les entreprises à informer clairement les utilisateurs, à demander un consentement explicite, à sécuriser les données collectées et à respecter les droits des mineurs.
Cependant, la loi seule ne suffit pas : l’éducation et la prévention restent essentielles.
Solutions et recommandations
Pour les enfants et les jeunes, il est important de ne pas partager d’informations personnelles avec des inconnus, de réfléchir avant de publier des photos ou des vidéos, de paramétrer la confidentialité des comptes, d’utiliser des mots de passe forts et d’en parler à un adulte de confiance en cas de problème.
Les parents et les éducateurs doivent sensibiliser les enfants aux dangers du numérique, les accompagner dans l’utilisation d’Internet, expliquer leurs droits et encourager le dialogue.
Les écoles et les institutions, quant à elles, doivent mettre en place des programmes d’éducation au numérique, respecter la confidentialité des données des élèves et former les enseignants à la protection des données.
La Journée internationale de la protection des données du 28 janvier nous rappelle que la vie privée est un droit fondamental, reconnu par la Convention des Droits de l’Enfant. Dans un monde de plus en plus connecté, protéger ses données, c’est protéger son identité, sa sécurité et sa liberté. La protection des données n’est pas seulement une question de technologie ou de lois, mais une responsabilité collective qui concerne chacun de nous.
Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
La situation sécuritaire demeure préoccupante dans la chefferie de Walendu-Bindi, en territoire d’Irumu, dans la province de l’Ituri. Face à certains actes de désordre social attribués à des groupes de jeunes, les leaders locaux multiplient les actions de sensibilisation en faveur d’un comportement responsable et […]
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La situation sécuritaire demeure préoccupante dans la chefferie de Walendu-Bindi, en territoire d’Irumu, dans la province de l’Ituri. Face à certains actes de désordre social attribués à des groupes de jeunes, les leaders locaux multiplient les actions de sensibilisation en faveur d’un comportement responsable et citoyen.
C’est dans ce contexte qu’un message fort a été lancé ce samedi 31 janvier au centre commercial de Gety, à l’intention de la jeunesse locale. Les jeunes, en particulier ceux du village Kimanda, ont été appelés à plus de responsabilité afin de contribuer activement au maintien de la paix et de la sécurité dans leurs communautés.
Prenant la parole, Gervais Nguna Safari, président du Conseil Local de la jeunesse de Walendu-Bindi, a dénoncé certains comportements qu’il qualifie de préoccupants et nuisibles à la cohésion sociale.
« Je déplore certains comportements, comme l’alcoolisme excessif, les vols et même parfois des incendies dans les villages. Tous ces actes causent l’insécurité et freinent les efforts de développement local. J’appelle la jeunesse à faire preuve de responsabilité et à devenir un véritable acteur de la paix », a-t-il déclaré.
Selon lui, ces pratiques ternissent l’image de la jeunesse et accentuent le climat de peur au sein de la population. Il a, à cet effet, exhorté les jeunes à s’éloigner des antivaleurs, à respecter les normes sociales et à collaborer étroitement avec les autorités locales et coutumières.
À travers cet appel, les responsables de la jeunesse de Walendu-Bindi rappellent que les jeunes ont un rôle central à jouer dans la préservation de la sécurité et de la stabilité locale. Plus qu’un simple avertissement, ce message se veut une invitation à l’engagement citoyen, afin que la jeunesse devienne un levier de paix, de cohésion sociale et de développement durable dans la chefferie.
John Mukendi, volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News
Aujourd’hui, de plus en plus de jeunes cherchent du sens là où la société ne leur en offre pas toujours. Entre la pression scolaire, les réseaux sociaux, les conflits familiaux, les ruptures amicales ou amoureuses, beaucoup portent des blessures invisibles, difficiles à exprimer avec des […]
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Aujourd’hui, de plus en plus de jeunes cherchent du sens là où la société ne leur en offre pas toujours. Entre la pression scolaire, les réseaux sociaux, les conflits familiaux, les ruptures amicales ou amoureuses, beaucoup portent des blessures invisibles, difficiles à exprimer avec des mots.
Face à cette réalité, certains se tournent vers la spiritualité, non par effet de mode, mais par un besoin profond de se reconstruire.
Des blessures intérieures souvent silencieuses
Les souffrances des jeunes ne sont pas toujours visibles. Elles se manifestent souvent par un mal-être diffus : sentiment de vide, perte de confiance en soi, impression de ne pas être à sa place, peur de l’avenir ou solitude intérieure.
Du côté des responsables religieux, Caleb B., engagé depuis plusieurs années auprès des jeunes, insiste sur l’écoute et la bienveillance.
« Beaucoup de jeunes viennent me voir parce qu’ils ont besoin de parler, pas parce qu’ils ont toutes les réponses. Ils arrivent avec leurs doutes, leurs peurs, parfois leur colère. Mon rôle, c’est d’abord de les écouter »,
explique-t-il.
Pour lui, la spiritualité doit être un espace d’accueil, sans pression ni jugement. Elle peut rappeler à un jeune qu’il a de la valeur, même lorsqu’il se sent perdu, mais elle ne doit jamais être imposée. Chacun avance à son rythme.
La spiritualité comme refuge intérieur
Pour de nombreux jeunes, la spiritualité devient cet espace de refuge. Elle n’est pas forcément liée à une religion précise et peut prendre différentes formes : prière, méditation, lecture de textes spirituels, connexion à la nature, réflexion sur le sens de la vie ou simplement un moment de silence avec soi-même.
Ce chemin permet à certains de mieux reconnaître leurs émotions, leurs limites et leurs besoins réels. Ils apprennent à se respecter, à se pardonner et à accepter leurs imperfections. Cette reconnexion à soi peut constituer une étape importante dans la guérison des blessures intérieures.
Une parole libre, sans jugement
Si la spiritualité attire les jeunes, c’est aussi parce qu’elle offre un espace sans jugement. Il n’y a ni notes, ni likes, ni comparaisons, seulement un face-à-face avec ce que l’on ressent réellement.
Elle peut devenir une ressource précieuse, aidant certains à retrouver confiance, à reconnaître leur valeur et à se projeter dans l’avenir malgré les blessures du passé. Sans toujours remplacer une aide extérieure, elle peut néanmoins représenter un pilier solide.
Lorsque les jeunes se tournent vers la spiritualité pour surmonter leurs blessures, ce n’est pas par faiblesse, mais par courage. Le courage de regarder en soi, de chercher du sens et de croire qu’un mieux est possible. Dans un monde souvent bruyant et exigeant, la spiritualité leur offre un espace de calme, de réflexion et d’espoir, où ils peuvent commencer à se reconstruire, à leur propre rythme.
Par Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
Une production de REMEL en partenariat avec LaBenevolencija dans le cadre de » HABARI ZAMAHALI » Rédaction
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Une production de REMEL en partenariat avec LaBenevolencija dans le cadre de » HABARI ZA
MAHALI »
Rédaction
Plus de 6 000 cas de Mpox, dont deux décès, ont été enregistrés dans la zone de santé de Nyangezi, territoire de Walungu depuis le début de cette épidémie. Face à cette situation sanitaire alarmante, les autorités médicales, avec l’appui de leurs partenaires, renforcent la […]
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Plus de 6 000 cas de Mpox, dont deux décès, ont été enregistrés dans la zone de santé de Nyangezi, territoire de Walungu depuis le début de cette épidémie. Face à cette situation sanitaire alarmante, les autorités médicales, avec l’appui de leurs partenaires, renforcent la riposte dans plusieurs zones de santé du Sud-Kivu, notamment à Nyangezi et Miti-Murhesa, où une réduction sensible des cas est déjà observée.
La zone de santé de Nyangezi, en territoire de Walungu, reste fortement touchée par l’épidémie de Mpox. Selon le Médecin Chef de Zone, le docteur Olivier Kabarati Amani, pour contenir la propagation de la maladie, deux centres de traitement ont été installés, l’un à l’Hôpital Général de Référence de Nyangezi, et l’autre au Centre Hospitalier Saint Joseph de Kamanyola.
Le docteur Kabarati appelle la population à observer strictement les mesures barrières, soulignant que la prévention demeure un pilier essentiel de la lutte contre le Mpox.
Il précise également que, grâce à l’appui des partenaires humanitaires tels que AAP et REMED, les équipes sanitaires travaillent sans relâche pour éradiquer totalement la maladie dans sa juridiction.
« Suite à l’appui de différents partenaires, nous travaillons doublement pour éradiquer totalement le Mpox. On espère vraiment avec cette démarche, on aura à finir avec l’épidémie »,
dit-il.
Des progrès encourageants à Miti-Murhesa
Dans la zone de santé de Miti-Murhesa, en territoire de Kabare, la situation évolue positivement. Mpendano Basoda Joseph, Infirmier Titulaire au Centre de Santé Mulungu/Miti, affirme que l’intensification des activités de riposte a permis de réduire sensiblement les cas de Mpox.
Lancée le 15 décembre 2025, la riposte repose sur plusieurs actions clés, notamment la sensibilisation communautaire, la vaccination des cas contacts, ainsi que la prise en charge médicale et alimentaire gratuite dans les trois centres de traitement que compte la zone de santé.
Selon cet agent de santé, aucun défi majeur n’est signalé à ce stade, toutes les parties prenantes ayant été mobilisées efficacement, ce qui a contribué à la baisse des cas confirmés.
Malgré ces avancées, la zone de santé de Miti-Murhesa demeure considérée comme l’épicentre de la maladie. Les autorités sanitaires rappellent à la population l’importance de respecter les mesures barrières et de se faire vacciner, le vaccin étant toujours disponible.
Il convient de rappeler que, depuis le 15 novembre dernier, la Division Provinciale de la Santé, avec l’appui de ses partenaires, mène une vaste campagne de sensibilisation contre le Mpox dans les zones de santé de Miti-Murhesa, Nyangezi, Kamanyola et Kaziba.
Article produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali ». Un projet du consortium RATECO, REMEL avec le soutien de Media4Dialogue de LaBenévolencia
Le gouverneur de la province de l’Équateur, Bobo Boloko Bolumbu, a procédé mercredi au marché Mbandaka 3 au lancement officiel de la première phase de la campagne de vaccination contre la poliomyélite. Cette opération vise les enfants âgés de 0 à 59 mois et se […]
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Le gouverneur de la province de l’Équateur, Bobo Boloko Bolumbu, a procédé mercredi au marché Mbandaka 3 au lancement officiel de la première phase de la campagne de vaccination contre la poliomyélite. Cette opération vise les enfants âgés de 0 à 59 mois et se déroulera du 29 au 31 janvier 2026 sur l’ensemble de la province.
Dans son mot de bienvenue, le Dr Samuel Lokose, chef de division provinciale de la Santé, a salué la présence des superviseurs nationaux venus de Kinshasa et a appelé les prestataires à s’engager pleinement afin de contribuer à l’éradication de cette maladie invalidante. Il a également insisté sur l’importance de la mobilisation communautaire pour assurer le succès de la campagne.
Pour renforcer le message de sensibilisation, une animation éducative a été présentée par la troupe théâtrale 3 Étoiles, mettant en lumière les conséquences de la poliomyélite et l’importance de la vaccination.
Dans son allocution, le gouverneur Bobo Boloko Bolumbu a exhorté les parents et gardiens d’enfants de moins de cinq ans à accueillir les équipes de vaccination lors de leur passage à domicile. Il a par ailleurs instruit l’ensemble des services étatiques et sanitaires à assurer un suivi rigoureux des opérations vaccinales dans toutes les zones de la province.
Un témoignage poignant a été livré par Paulin, connu sous le nom d’Ibebe, victime de la poliomyélite depuis 1999. Devenu handicapé à l’âge de cinq ans, il a appelé les familles à faire vacciner leurs enfants afin d’éviter de tels drames.
À titre symbolique, l’autorité provinciale a administré les premières doses à quelques enfants ciblés sur le site du lancement.
Cette campagne ambitionne de vacciner 640 825 enfants, soit 18,9 % de la population totale. Elle s’inscrit dans la réponse sanitaire à un cas de poliovirus sauvage détecté dans la zone de santé de Boende, province voisine. L’opération est organisée dans le cadre du Programme élargi de vaccination, avec l’appui des partenaires VillageReach, OMS, Gates Foundation, GAVI, CDC et Rotary.
Jean Delou Mandomba, à Mbandaka, volontaire pour les enfants et les jeunes en province de l’Équateur
À l’approche des examens, de nombreux jeunes vivent une période particulièrement éprouvante. Entre exigences scolaires, attentes familiales et incertitudes sur l’avenir, cette étape devient souvent une source majeure de stress. Pour plusieurs adolescents, il ne s’agit plus seulement de valider des connaissances, mais de répondre […]
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À l’approche des examens, de nombreux jeunes vivent une période particulièrement éprouvante. Entre exigences scolaires, attentes familiales et incertitudes sur l’avenir, cette étape devient souvent une source majeure de stress. Pour plusieurs adolescents, il ne s’agit plus seulement de valider des connaissances, mais de répondre à des enjeux émotionnels profonds liés à la réussite, à l’image de soi et à la reconnaissance sociale.
À Bukavu, des élèves témoignent des difficultés qu’ils rencontrent pendant cette période.
Charmante Muderhwa 17 ans: Pendant la période des examens, je me sens très stressée. Le stress commence surtout parce que je n’arrive plus à utiliser mon téléphone et que je dois beaucoup réviser. J’ai aussi peur d’échouer, car je ne veux pas décevoir mes parents. Ce stress me fatigue beaucoup et parfois il me bloque dans mes révisions, au lieu de m’aider.
Bernadette Aganze 15 ans : « Je suis surtout stressée avant les examens, pendant la préparation. Je me pose souvent des questions comme » : «Et si j’échoue, comment mes parents vont se sentir ? Cette pensée me met beaucoup de pression,… Le stress me bloque et m’empêche parfois de bien me concentrer. Ce qui me fait le plus peur, c’est de décevoir mes parents.»
Sarah Mbuyi, 16 ans, ajoute : « Je révise beaucoup, mais le stress me bloque parfois j’ai mal à la tête pendant l’examen et j’arrive pas à bien dormir. Mes parents me répètent que je dois réussir, alors je stresse encore plus. Les examens décident de notre avenir, alors on n’a pas droit à l’erreur.
Des propos qui traduisent une réalité partagée : le stress est omniprésent, même s’il se manifeste différemment d’un élève à l’autre.
Un stress devenu presque banal
Fatigue, anxiété, troubles du sommeil, difficultés de concentration… les signes du stress lié aux examens sont de plus en plus fréquents chez les jeunes. Cette pression découle en grande partie de l’importance accordée aux résultats scolaires par l’entourage et par le système éducatif. Si une certaine tension peut stimuler l’effort, un excès fragilise les élèves, tant sur le plan psychologique qu’académique.
La peur de l’échec, un poids silencieux
Chez beaucoup d’adolescents, l’échec est perçu comme une honte ou une menace pour l’avenir. Cette crainte peut miner la confiance en soi, provoquer une démotivation progressive, voire conduire au décrochage scolaire. Dans certains cas, la peur devient si forte qu’elle empêche même d’essayer, révélant l’ampleur de la pression psychologique.
Réussir, un moteur malgré tout
Face à ces difficultés, l’espoir de réussir reste une source essentielle de motivation. Pour de nombreux élèves, la réussite symbolise une fierté personnelle et la promesse d’un avenir meilleur. Cet objectif les pousse à s’organiser, à persévérer et à développer des stratégies d’apprentissage, même dans un contexte de fatigue et d’angoisse.
L’éclairage de la Convention des Droits de l’Enfant
La Convention des Droits de l’Enfant (CDE) reconnaît à chaque enfant le droit à une éducation favorisant l’épanouissement de sa personnalité et de ses capacités, tout en garantissant la protection de sa santé mentale. Une pression excessive autour des examens va à l’encontre de ces principes, en exposant les jeunes à des risques psychologiques évitables.
Dans ce contexte, la famille et l’école ont un rôle déterminant. Un accompagnement fondé sur l’encouragement, l’écoute et la valorisation des efforts peut aider les élèves à mieux traverser cette période. Les enseignants, de leur côté, peuvent contribuer en proposant des méthodes adaptées et en rassurant les apprenants.
Vers une préparation plus humaine
La préparation des examens demeure une étape délicate, marquée par le stress et la peur de l’échec, mais aussi par l’espoir de réussite. Pour qu’elle soit vécue plus sereinement, il est essentiel de créer un environnement bienveillant, respectueux des droits de l’enfant et attentif à la santé mentale. Soutenir les jeunes dans leur confiance personnelle est aussi fondamental que leur transmettre des savoirs.
Louise Bibentyo, volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
Les territoires de Walungu et Idjwi situés en province du Sud-Kivu font face à une crise d’insécurité alimentaire. Les populations déplacées, composées des femmes enceintes, des mères allaitantes et d’enfants de moins de sept mois vivants dans des zones de conflits, n’ont pas accès à […]
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Les territoires de Walungu et Idjwi situés en province du Sud-Kivu font face à une crise d’insécurité alimentaire. Les populations déplacées, composées des femmes enceintes, des mères allaitantes et d’enfants de moins de sept mois vivants dans des zones de conflits, n’ont pas accès à une alimentation équilibrée,ce qui compromet leur santé et celle de leurs nourissons.
Dans la zone de santé d’Idwi , des femmes déplacées témoignent de la précarité économique qui impacte gravement l’allaitement de leurs enfants
« Nous n’avons pas de nourriture, les femmes enceintes et celles qui allaitent vivent dans des conditions difficiles. Nous n’avons aucun encadrement. Nous sollicitons une aide d’urgence et durable pour sauver les vies des victimes »,
déclare l’une d’elle , exprimant ainsi un désespoir partagé
La situation est tout aussi préoccupante à Kamanyola dans le territoire de Walungu, les déplacés souffrent d’un manque d’alimentation de qualité. Les femmes allaitantes font face à des défis majeurs pour nourrir leurs enfants. Certaines d’entre elles ajoutent de l’eau dans la bouillie destinée aux nourrissons. Une pratique qui inquiète les professionnels de santé.
M. Mutewa Mbale, expert en santé basé à kamanyola met en garde contre cette pratique et interdit strictement l’ajout d’eau dans la bouillie ou d’autres types de nourriture pour les nouveaux nés durant les six premiers mois de sa vie.
« L’allaitement exclusif pendant les six premiers mois de naissance réduit les risques de malnutrition, de diarrhée et d’infections respiratoires des enfants, tout en contribuant au développement neurophysiologique e l’enfant et à la prévention du cancer des seins chez la mère »,
souligne t’il
Mme Nabintu Chombe, nutritionniste et enseignante à l’Institut Supérieur Technique Médical de Bukavu rappelle également que l’alimentation saine et équilibrée est crutiale pour permette aux mères allaitantes de produire unvlait maternel riche et adapté aux besoins de croissance des nourissons.
Elle alerte sur les conséquences d’une mauvaise alimentation, qui peut entraîner des maladies et un retard de croissance chez les enfants.
« La diversification des aliments est une priorité pour les femmes en situation de vulnérabilité car elle permet de leur fournir les nutriments nécessaires .pendant cette période , elles doivent impérativement consommer les quatre principaux groupes d’aliments »,
dit-elle.
Face à cette situation ,les professionnels de santé lancent un appel urgent aux organisations humanitaires pour qu’elles interviennent en fournissant une assitance alimentaire adéquate en qualité et en quantité . Leur objectif est de garantir la survie , la santé et l’avenir des enfants et des déplacés dans cette région déjà éprouvée par des conflits.
Article produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali ». Un projet du consortium RATECO, REMEL avec le soutien de Media4Dialogue de LaBenévolencia