POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES
Au Sud-Kivu, il a actuellement des milliers d’enfants zéro dose, c’est-à-dire qui ne se sont jamais fait vacciner, et d’autres sous-vaccinés, c’est-à-dire qu’ils ont manqué plusieurs doses prévues dans le calendrier vaccinal. Cette situation qui met en danger la vie de ces enfants, a été […]
La mode ne se limite plus à une simple affaire de goût ou d’élégance : elle est devenue, pour de nombreux jeunes, un puissant outil d’affirmation de soi. À Bukavu, comme dans d’autres villes africaines, un phénomène se dessine avec force : des jeunes qui […]
Environ 40 journalistes, enfants journalistes du RJAE et enfants reporters de l’UNICEF, s’engagent à contribuer aux efforts visant l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC. Ils l’ont dit ce mercredi 30 août 2023, à l’issue d’une formation organisée à Bukavu au Sud-Kivu, par le Programme […]
Chaque année, des millions d’enfants sont protégés grâce aux vaccins contre des maladies graves comme la rougeole, la polio ou la coqueluche. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, vacciner un enfant reste un combat. Manque d’information, rumeurs, résistances culturelles : les obstacles sont nombreux […]
Les étudiants en sciences de l’information et de la communication de l’Université Officielle de Bukavu ont assisté le 2 Mai à un atelier sur la vérification des faits et les outils essentiels pour détecter les fausses informations. Cette séance d’apprentissage, animée par Fidèle Ushindi, journaliste […]
ACTUALITÉS
Les étudiants en sciences de l’information et de la communication de l’Université Officielle de Bukavu ont assisté le 2 Mai à un atelier sur la vérification des faits et les outils essentiels pour détecter les fausses informations.
Cette séance d’apprentissage, animée par Fidèle Ushindi, journaliste spécialisé en fact-checking, a été l’occasion d’explorer diverses techniques de validation des informations circulant sur internet.

Parmi les méthodes abordées, Ushindi a mis en avant la technique de recherche par image inversée. Cette approche permet aux utilisateurs de retracer l’origine et l’exactitude des images diffusées sur le web. Il a également souligné l’importance de l’analyse visuelle des photos et vidéos générées par intelligence artificielle, un sujet d’actualité dans le paysage médiatique actuel.
« Nous avons insisté sur la nécessité pour les étudiants d’adopter un esprit critique, surtout en tant que futurs professionnels des médias et utilisateurs assidus des réseaux sociaux. Avec l’explosion du flux d’informations en ligne, il est crucial qu’ils développent une capacité d’analyse rigoureuse pour discerner le vrai du faux », a déclaré Fidèle Ushindi. Pour ce faire, plusieurs outils ont été présentés aux participants, tels que Google Lens, Yandex et Hive Moderation.
Le fact-checking est d’une importance capitale pour ces étudiants, car ils représentent l’avenir du journalisme. La communauté s’attend à ce qu’ils soient des sources fiables et éclairées.
Floribert Safari, l’un des participants à cet atelier, a témoigné des compétences acquises lors de cette formation :
« Grâce à cette activité, je suis désormais capable de détecter les fausses informations et d’utiliser divers outils de vérification des faits. »
Il a également encouragé ses pairs : « À toutes les personnes qui nous suivent, je leur demande de se documenter afin d’apprendre à utiliser ces outils qui les aideront à éviter la désinformation. »
Cet atelier a été organisé par le Cercle de Recherche des Étudiants en Sciences de l’Information et de la Communication (CRESIC) de l’UOB, soulignant ainsi l’engagement des étudiants à se préparer face aux défis contemporains du journalisme.
Rehema Namegabe Esther
À l’occasion de la Journée mondiale de la presse, les enfants participants à l’émission « La voix des enfants », diffusée sur Enyanya FM, ont exprimé leur satisfaction quant à leur expérience. Âgés de 6 à 17 ans, ces enfants, filles et garçons venus des […]
ACTUALITÉS
À l’occasion de la Journée mondiale de la presse, les enfants participants à l’émission « La voix des enfants », diffusée sur Enyanya FM, ont exprimé leur satisfaction quant à leur expérience. Âgés de 6 à 17 ans, ces enfants, filles et garçons venus des différents coins du territoire de Kabare, en province du Sud-Kivu, participent quotidiennement à cette émission qui leur est dédiée. Ce programme vise à favoriser leur développement social, émotionnel et personnel.

À travers « La voix des enfants », les jeunes sont initiés à la Convention internationale relative aux droits de l’enfant. Ils apprennent ainsi leurs responsabilités, prennent conscience de leurs droits et font entendre leur voix par le biais de la radio.
Lors de cette journée spéciale, ces adultes en devenir ont salué le courage des journalistes d’Enyanya FM, qui, malgré les pressions sociales et économiques qu’ils subissent, continuent d’encadrer les enfants pour défendre leurs droits. Ils créent un environnement propice à l’expression des inquiétudes, idées et recommandations des jeunes, permettant ainsi une écoute attentive de la part des décideurs.
Josué Ayagirwe, l’un des bénéficiaires de cette émission radio, a remercié les responsables d’Enyanya FM pour avoir pensé à l’avenir du pays en offrant un espace d’expression aux enfants. Il a également encouragé d’autres médias du territoire de Kabare à suivre cet exemple :
« Nous leur sommes reconnaissants pour l’espace qu’ils nous accordent et pour l’expérience qu’ils nous partagent. Nous recommandons à d’autres outils de communication en territoire de Kabare d’en faire autant pour faciliter l’accès à la communication pour les enfants vivant loin d’Enyanya FM », a-t-il déclaré lors d’une interview exclusive accordée à Watoto News.
Marie-Rose Bidjachi, 13 ans, a souligné que cette émission aborde divers sujets qui contribuent à faire évoluer les mentalités, y compris celles de leurs parents. Elle a également mentionné que « La voix des enfants » a permis de relever un défi majeur : celui de la liberté d’expression.

« Grâce à cette émission, nous sommes désormais en mesure d’exprimer nos opinions et avons le droit de donner notre avis sur des questions ayant un impact sur notre vie sociale, culturelle, économique, religieuse et politique », a-t-elle ajouté.
Pour rappel, « La voix des enfants » est un programme diffusé chaque dimanche sur Enyanya FM entre 9h et 9h30. Il accorde aux enfants une plateforme pour s’exprimer tout en les éduquant gratuitement sur les questions qui les concernent.
Yseult Lwango
Volontaire pour les enfants à Kabare
La ville de Bukavu fait face à une situation préoccupante concernant les enfants en situation de rue. Malgré les efforts des autorités locales et des organisations humanitaires, le phénomène persiste, exposant ces jeunes et enfants à divers risques. Depuis belle lurette, ces enfants en situation […]
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La ville de Bukavu fait face à une situation préoccupante concernant les enfants en situation de rue. Malgré les efforts des autorités locales et des organisations humanitaires, le phénomène persiste, exposant ces jeunes et enfants à divers risques.
Depuis belle lurette, ces enfants en situation de rue sont observés dans plusieurs quartiers de Bukavu, notamment autour de l’hôtel de la Poste, des marchés de Nyawera et de Nguba, ainsi qu’à la place Major Vangu. Ces enfants, souvent appelés « maibobo », sont impliqués dans des actes de délinquance, tels que le vol à la tire et la mendicité. Une opération menée par la mairie en octobre 2024 a permis d’appréhender 104 personnes, dont 66 mineurs, qui ont été réintégrés dans leurs familles après identification.
Pour répondre à cette problématique, le foyer social Eka’Bana offre un refuge aux enfants accusés de sorcellerie, une des causes majeures de leur marginalisation. Créé en 2002, ce centre accueille quotidiennement entre 25 et 30 enfants, leur fournissant un soutien psychologique, une éducation scolaire et des activités culturelles pour favoriser leur réinsertion sociale. Des cérémonies de réconciliation sont organisées pour réunir les enfants avec leurs familles, renforçant ainsi le processus de réintégration.
Cependant, dans une interview accordée à Watoto News par Joseph Banywesize, coordinateur adjoint du foyer, il a souligné l’importance de la collaboration avec les familles :
« Nous organisons des rencontres avec les parents afin de leur faire comprendre ce qui est arrivé à leurs enfants. Le but est de préparer les parents à accueillir une nouvelle fois leur enfant au sein de la famille et à les traiter correctement. »
Ainsi, les discriminations envers certains enfants trouvent leurs racines dans des croyances traditionnelles. Les enfants vivant avec un handicap ou ceux accusés de sorcellerie sont souvent rejetés par leur communauté.
Des églises dites « de réveil » jouent un rôle dans la propagation de ces accusations, exacerbant la stigmatisation et l’exclusion de ces jeunes.
Il convient de signaler que la situation des enfants en situation de rue à Bukavu nécessite une mobilisation accrue des autorités locales, des organisations humanitaires et de la communauté internationale. Il est essentiel de mettre en place des programmes de prévention, de sensibilisation et de soutien pour offrir à ces jeunes un avenir meilleur.
Alliance Birhange
Dans un contexte de crise environnementale persistante en RDC, un groupe d’étudiants et de jeunes militants du Sud-Kivu se mobilise pour la cause environnementale. Réunis sous le label: « XR-EXTINCTION ISDR-BKV – Nouvelle Perspective », ils mènent des actions de sensibilisation et de protection de l’environnement, tout […]
ACTUALITÉS CLIN D'ŒIL CHEZ LES ADULTES
Dans un contexte de crise environnementale persistante en RDC, un groupe d’étudiants et de jeunes militants du Sud-Kivu se mobilise pour la cause environnementale. Réunis sous le label: « XR-EXTINCTION ISDR-BKV – Nouvelle Perspective », ils mènent des actions de sensibilisation et de protection de l’environnement, tout en appelant la population à opérer un changement profond dans ses comportements.
Une jeunesse éveillée face à l’urgence écologique
« La nature crie au secours. » C’est par ces mots que ces jeunes ont choisi d’ouvrir leur message au public. Déplorant la disparition rapide des forêts, l’assèchement des rivières, la pollution de l’air et l’invasion des déchets plastiques, ils dénoncent l’insouciance avec laquelle les populations posent chaque jour des gestes nuisibles : sachets jetés dans la rue, feux de brousse incontrôlés, abattage d’arbres sans reboisement.
Pour eux, il ne s’agit plus simplement de constater les dégâts, mais d’agir.
« La nature ne nous appartient pas en héritage ; elle nous est prêtée pour que nous la protégions et la transmettions aux générations futures », affirment-ils avec conviction.
Des gestes simples pour des impacts durables
Conscients que les solutions aux problèmes environnementaux ne sont pas toujours complexes, les membres du mouvement encouragent des gestes simples mais efficaces.
Ce groupe des jeunes recommande entre autres de bannir les sachets plastiques au profit de sacs réutilisables, de planter systématiquement un arbre lorsqu’un autre est abattu, d’éviter de brûler les déchets à l’air libre, de sensibiliser les enfants dès le bas âge au respect de la nature et ne jamais jeter les ordures dans les rivières et caniveaux.
Un engagement collectif pour un avenir durable
Pour ces jeunes, chaque citoyen congolais peut et doit être acteur du changement. La protection de l’environnement n’est pas uniquement l’affaire des ONG, mais une responsabilité collective. Leur discours se veut à la fois un cri d’alerte et un appel à l’action :
« Ensemble, soyons les gardiens de la terre. Ensemble, construisons un avenir durable » disent-ils.
Un exemple inspirant dans la province du Sud-Kivu
Ce mouvement écologique basé à l’Institut supérieur de développement Rural de Bukavu (ISDR-BKV) inspire d’autres jeunes à travers la province.
Leur engagement prouve qu’il est possible d’impacter positivement sa communauté même à petite échelle et d’atténuer les effets du changement climatique. Dans une province confrontée à de nombreux défis environnementaux, leur voix résonne comme un espoir.
Fabien Bukuze, Volontaire pour les jeunes et les enfants au Sud-Kivu
Ce 3 mai, la Journée mondiale de la liberté de la presse est célébrée à travers le monde. En cette date, WatotoNews s’intéresse sur comment les jeunes du territoire de Kabare, précisément en groupement de Miti en province du Sud-Kivu, accèdent à l’espace médiatique. Ont-ils […]
ACTUALITÉS CLIN D'ŒIL CHEZ LES ADULTES OPINION JEUNE / ENFANT
Ce 3 mai, la Journée mondiale de la liberté de la presse est célébrée à travers le monde. En cette date, WatotoNews s’intéresse sur comment les jeunes du territoire de Kabare, précisément en groupement de Miti en province du Sud-Kivu, accèdent à l’espace médiatique. Ont-ils des espaces pour exprimer leurs opinions et faire savoir leurs initiatives ?
Un constat encourageant émerge. À la radio communautaire Enyanya-FM située à Miti centre, plusieurs témoignages attestent que les jeunes s’expriment librement sur les enjeux qui les concernent sur ce média.
Une radio locale qui ouvre ses micros à la jeunesse
Enyanya-FM, développe plusieurs programmes dédiés aux jeunes, dont « Jeunesse et Développement », « Maendeleo Kwetu » ou encore « Au Plateau d’Opinions », … Ces émissions permettent aux jeunes de débattre, de poser des questions, de proposer des solutions et de dialoguer avec les autorités locales, apprend Watoto News.
Une participation active à la construction d’une parole citoyenne jeune, critique et constructive.
“Un espace d’expression, mais à étendre”, estime Pascal Bujiriri, président du Conseil Local de la jeunesse de Miti.
« Grâce à Enyanya-FM, les jeunes s’expriment régulièrement sur leurs réalités. Cela développe leur sens de responsabilité et leur implication communautaire. », ajoute Bujiriri, reconnaissant.
Mais il nuance quand même :
« Toutes les radios ne donnent pas encore cette chance. Il faudrait élargir cette pratique à l’échelle de tout Kabare, et renforcer les capacités des jeunes en animation et en communication. ».
Ce défis est à prendre au sérieux. Pour Cubaka Tembo, coordonateur de l’Association des Jeunes Entrepreneurs pour le Développement Durable, les médias, sont des leviers pour le développement des jeunes.
« Les médias locaux peuvent faire connaître les projets portés par les jeunes. C’est un moyen de valoriser leur créativité et d’inspirer les autres. Je recommande une meilleure collaboration entre radios et organisations de jeunes pour aller plus loin. », précise -t-il.
La Journée mondiale de la presse nous rappelle que la liberté d’expression doit être inclusive.
À Kabare, des radios communautaires comme Enyanya-FM prouvent qu’il est possible de faire une place aux jeunes dans l’espace médiatique.
Pour que cette dynamique devienne une réalité, l’ensemble des médias communautaires devraient reconnaître la jeunesse comme un acteur clé dans la formation de l’opinion publique. Les jeunes ont des idées , des projets, des initiatives qui peuvent inspirer d’autres et ainsi contribuer par la voie des ondes au développement de la société.
Pascal Marhegane Ki-Moon (PMK), volontaire pour les enfants et les jeunes à Kabare
Un groupe de prédateurs sexuels ayant abusé d’enfants a été appréhendé et présenté devant la presse locale le jeudi 1er mai 2025. Il s’agit de deux jeunes hommes âgés de 18 à 23 ans, parmi lesquels se trouve un enseignant. Lors des interrogatoires menés par […]
ACTUALITÉS
Un groupe de prédateurs sexuels ayant abusé d’enfants a été appréhendé et présenté devant la presse locale le jeudi 1er mai 2025.
Il s’agit de deux jeunes hommes âgés de 18 à 23 ans, parmi lesquels se trouve un enseignant. Lors des interrogatoires menés par la justice, tous ont reconnu leurs actes.
L’un d’eux a admis avoir mis enceinte une adolescente de 14 ans, tandis qu’un autre a abusé sexuellement d’une fille de 17 ans par ruse. Le dernier, qui est enseignant, a avoué avoir commis des attouchements vaginaux sur son élève de 8 ans.
Choquée, Hélène Mukadisi, bourgmestre de la commune de Goma, a fermement condamné ces actes inhumains perpétrés contre des enfants et a demandé que tous les auteurs soient punis conformément à la loi.
Elle encourage également les enfants à développer une culture du dénonciation afin de mettre un terme à cette situation, qui est devenue monnaie courante dans la ville de Goma.
Il convient de noter que les enfants victimes ont été admis dans une structure sanitaire locale où ils reçoivent actuellement des soins appropriés.
Michael Lufungulo, journaliste volontaire pour les enfants à Goma
Dans la province du Sud-Kivu, de nombreux parents travailleurs et fonctionnaires de l’État se trouvent dans une situation alarmante, incapable de subvenir aux besoins essentiels de leurs enfants. Lors d’un récent vox pop réalisé par WatotoNews, des témoignages ont révélé l’ampleur d’une crise économique qui […]
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Dans la province du Sud-Kivu, de nombreux parents travailleurs et fonctionnaires de l’État se trouvent dans une situation alarmante, incapable de subvenir aux besoins essentiels de leurs enfants.
Lors d’un récent vox pop réalisé par WatotoNews, des témoignages ont révélé l’ampleur d’une crise économique qui touche directement les familles.
Les parents ont exprimé leur désespoir face à la dévaluation constante du franc congolais par rapport au dollar américain.
Jonas Miruho, un agent de l’État, a déclaré : « Nous sommes devenus incapables de faire étudier nos enfants dans des écoles dignes faute de moyens. Le salaire est insuffisant, et les premières victimes sont alors nos enfants. »
Ce sentiment d’impuissance résonne chez de nombreux parents qui peinent à offrir un avenir serein à leur progéniture.
Madame Christine Feza, également interrogée, a souligné un changement dramatique dans la perception du travail parental :
« Autrefois, les enfants étaient les premiers bénéficiaires du travail des parents. Aujourd’hui tout a changé. Nous travaillons maintenant pour survivre, il n’y a plus d’investissement pour l’éducation. »
Cette réalité amère met en exergue le dilemme auquel sont confrontés ces parents : choisir entre la survie quotidienne et le bien-être éducatif de leurs enfants.
Furaha M’Bagaya, enseignante dans une école locale, a également partagé son inquiétude. Elle a rappelé que lorsque les enseignants sont sous-payés, cela impacte directement la qualité de l’éducation et, par conséquent, le développement des enfants.
« Les conséquences se font sentir chez l’enfant, » a-t-elle affirmé.
Face à cette situation critique, Ghislaine Civava Kwinja, présidente de l’intersyndicale et secrétaire provinciale de l’Union des travailleurs du Congo (UNTC/Sud-Kivu), a lancé un cri d’alarme. Elle appelle à une réévaluation des salaires afin que les travailleurs du Sud-Kivu et de la RDC puissent enfin joindre les deux bouts.
« Unis et solidaires pour la résilience en République Démocratique du Congo » est le mot d’ordre qu’elle défend avec ardeur.
Cette crise économique met en avant les défis auxquels sont confrontées les familles au Sud-Kivu. Il est urgent d’agir pour garantir un avenir meilleur aux générations futures.
Moïse Agawam
Dans le cadre de la commémoration de leur jubilé d’argent, le groupe des scouts de la Celpa a organisé une œuvre caritative au centre hospitalier 5ème Celpa à Bukavu. Tout a commencé à l’institut Tumaini, où ces jeunes filles, garçons et enfants( routiers jusqu’aux louveteaux) […]
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Dans le cadre de la commémoration de leur jubilé d’argent, le groupe des scouts de la Celpa a organisé une œuvre caritative au centre hospitalier 5ème Celpa à Bukavu.

Tout a commencé à l’institut Tumaini, où ces jeunes filles, garçons et enfants( routiers jusqu’aux louveteaux) venus de Bagira, Ibanda et Kadutu ont préparé leur bonne action pour apporter un sourire aux malades qui traversent une période difficile, surtout en ce moment où l’Est de la RDC fait face à une crise sécuritaire.
Une quarantaine de malades hospitalisés au centre hospitalier 5ème Celpa ont bénéficié de l’assistanceb en vivres des scouts jubilaires de la CELPA. Cette aide, composée principalement de pains, savons, sucres et autres denrées, a été remise aux bénéficiaires par les jeunes scouts ce jeudi 1er mai 2025, à l’occasion de la commémoration de 25 ans d’existence du groupe Celpa.

Au centre hospitalier, les hommes, femmes, jeunes et enfants hospitalisé ont reçu chacun un kit de survie comprenant du savon, du sucre et du pain, pour ne citer que cela.

Iragi Espoir, surnommé Narval, a rappelé que cette BA s’inscrit dans le cadre de leur jubilé d’argent tout en sensibilisant et en invitant d’autres personnes à se joindre à eux pour continuer ensemble l’éducation des jeunes.
« Avec le contexte que nous vivons ici à Bukavu aujourd’hui, nous avons voulu faire un apostolat avec les malades d’ici car notre groupe vise deux objectifs : le diaconat et l’évangélisation », a-t-il déclaré.
« Le message d’aujourd’hui est que nous sensibilisons tout le monde à venir se joindre à nous pour continuer ensemble cette lutte pour l’éducation des jeunes », a insisté Espoir Iragi.
Cet acte n’a pas laissé indifférents les malades bénéficiaires qui expriment leur gratitude envers les scouts Celpa. Tous ont remercié les donateurs et les ont encouragés à poursuivre ces bonnes actions.
« Nous disons vraiment merci aux scouts Celpa d’avoir pensé à nous assister, car on ne trouve pas souvent des gens qui se souviennent de nous avec ce genre de visite. Mais nos frères scouts viennent de nous rendre visite; vraiment nous disons grand merci, » a indiqué l’un des bénéficiaires, Konkwa Balaga.
« Pour ces jeunes scouts Celpa qui effectuent cet apostolat, je dis merci beaucoup et que Dieu les bénisse afin qu’ils continuent avec ce geste, » a souligné Konkwa Balaga.

De son côté, Nathalie Munyerekana, cheftaine Civette, s’est dite ravie et satisfaite du déroulement de cette activité tout en remerciant les parents des scouts pour leur soutien constant au mouvement de Baden Powell.
« En ce jour de notre 25 ans d’existence, nous sommes vraiment très contents d’avoir réalisé plein d’activités et formé beaucoup de jeunes jusqu’à l’âge adulte. C’est pour nous vraiment une grande joie et une grande fierté. Notre gratitude s’adresse personnellement à nos parents qui ne cessent de nous accompagner et nous motiver ainsi qu’à nos anciens chefs qui ne nous abandonnent pas. Nous disons vraiment merci de partout où ils sont, » a martelé Nathalie Munyerekana.
Cette dernière invite tous les jeunes souhaitant rejoindre leur groupe scouts Celpa à se manifester car ils sont tous les bienvenus.
Après cette activité, une soirée festive a été organisée pour célébrer le 25ème anniversaire du groupe scout Celpa.
Les scouts de ce groupe envisage un remix de cette célébration jubilaire une fois la situation sécuritaire normalisée à Bukavu.

Pour rappel, ce groupe a été créé le 1er mai 2000 sous la direction de Baraka Batigue Daniel, assisté par Papy Koya Phacochère, Didier Muhindo Epaulard et Petro Wakatabi.
Emmanuel Murhula
C’était à travers une rencontre sportive qui a eu lieu sur le terrain de Herikwetu, opposant les jeunes filles de la Paroisse Saint Vincent Pallotti de Karhale et celles de la Paroisse Saint François Xavier de Kadutu que les liens d’amitié ont été renforcés entre […]
ACTUALITÉS CLIN D'ŒIL CHEZ LES ADULTES
C’était à travers une rencontre sportive qui a eu lieu sur le terrain de Herikwetu, opposant les jeunes filles de la Paroisse Saint Vincent Pallotti de Karhale et celles de la Paroisse Saint François Xavier de Kadutu que les liens d’amitié ont été renforcés entre les équipes participantes. Ce fut un moment pour ces deux paroisses voisines de peaufiner leurs relations, un moment de partage d’expériences et d’échanges a eu lieu.
La rencontre s’est terminée avec un score de 6 buts à 4 en faveur des jeunes filles de Karhale. Celles de Kadutu se sont déclarées très contentes de cette rencontre, malgré la défaite à laquelle elles ne s’attendaient pas, car elle leur a permis de passer un bon moment avec leurs semblables, une occasion toujours rare.

Dans une interview accordée à WatotoNews, Agathe Lusange, la coordinatrice des jeunes de la Paroisse Saint Vincent Pallotti de Karhale, a lancé un appel aux autorités politico-religieuses pour qu’elles portent une attention particulière aux filles lors des rencontres sportives.
« Je ne saurais exprimer ma joie aujourd’hui car, pour une nouvelle fois, les filles de nos deux paroisses se sont rencontrées et ont montré de quoi elles étaient capables. C’était un moment de divertissement pour les filles, car parfois elles semblent être oubliées en ce qui concerne le sport. Que les autorités politico-religieuses aident les filles à se divertir à travers des championnats interparoissiaux, inter avenues et consorts pour les aider à développer leurs talents », s’est-elle exprimée.
Une des filles de la paroisse visitée, répondant au nom de Rolande Akonkwa a également exprimé sa joie, soulignant que cette rencontre était toujours attendue et souhaitée par les filles.
« Je remercie toutes les autorités de nos deux paroisses qui ont accepté que cette rencontre ait lieu malgré la situation actuelle. Que cela ne soit pas la dernière fois, mais le début de ce genre d’activités. Car cette rencontre nous a permis de nous connaître et de nous familiariser davantage », a-t-elle déclaré.
Rappelons que ces deux paroisses se trouvent dans le doyenné de Bukavu 1 dans l’archidiocèse de Bukavu et cette rencontre s’est joué le 30 Avril dernier.
Lucien Cubaka
Vingt-trois mille cent quarante-six (23 146) élèves de 86 écoles catholiques dans le diocèse d’Uvira, en province du Sud-Kivu, à l’Est de la République démocratique du Congo, sont privés de leur droit fondamental à l’éducation, a révélé, jeudi, le Coordinateur diocésain des écoles catholiques d’Uvira, […]
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Vingt-trois mille cent quarante-six (23 146) élèves de 86 écoles catholiques dans le diocèse d’Uvira, en province du Sud-Kivu, à l’Est de la République démocratique du Congo, sont privés de leur droit fondamental à l’éducation, a révélé, jeudi, le Coordinateur diocésain des écoles catholiques d’Uvira, lors de la célébration de la journée dédiée aux travailleurs.
« Quatre-vingt-six écoles sont non opérationnelles, avec un effectif de 23 146 élèves privés de leur droit fondamental à l’éducation (sous-division Uvira 2 et 3 dans les hauts plateaux d’Uvira et Fizi, de Minembwe dans Fizi 5 et les écoles de Kamanyola dans Walungu 2) », a déclaré Dieudonné Monde Mutambala, le Coordinateur diocésain des écoles conventionnées catholiques d’Uvira.
Il a ajouté que certaines écoles d’Uvira 2 (Luvungi) et Walungu 2 (Kamanyola) ne font fonctionner que les classes de 6ème primaire, de 8ème année de l’école de base et de 4ème année du secondaire pour préparer les élèves aux épreuves certificatives.
À Katogota, a-t-il poursuivi, l’école primaire 2 Katogota et l’institut Saint Paul sont occupés par des militaires. Les mobiliers de ces établissements (tables, bancs, pupitres, chaises) ont été utilisés comme bois de chauffage.

Monde Mutambala a dénoncé la destruction des patrimoines scolaires par des hommes armés. Il a également signalé que la baisse des effectifs dans les écoles est due au déplacement des familles vers des milieux plus sécurisés au Burundi et à Kalemie.
« Nous adressons nos remerciements et encouragements à tous les enseignants pour leur esprit de sacrifice et de dévouement à l’éducation de notre jeunesse malgré la conjoncture actuelle. Nous les félicitons et les encourageons à persévérer dans la recherche de l’excellence et à éviter les antivaleurs pour une éducation harmonieuse et intégrante de nos enfants, futurs cadres de demain », a-t-il conclu.

Pour rappel, les activités scolaires ont été interrompues du 17 février au 25 mars 2025 dans les écoles de la ville d’Uvira et ses environs en raison de l’insécurité.
Kalamo Ntabala