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Pascal, Baraka et Elisha, tous des enfants d’une même famille, ont perdu leurs parents dans la catastrophe qui a eu lieu le 4 mai dernier, à Bushushu et Nyamukubi, en territoire de Kalehe au Sud-Kivu. Depuis, ces trois enfants vivent un calvaire, qui refuse de dire son dernier mot.

Ce vendredi 6 octobre, Watoto News a rencontré ces enfants à Kalehe. Le plus âgé, Pascal, 14 ans, explique que bien qu’ils aient trouvé refuge au domicile de leur tante, leur situation ne s’est pas pour autant améliorée.

Nous sommes chez notre tante qui nous avait accueillis. Mais elle n’a pas non plus de moyens pour répondre à nos besoins. Elle et son mari cultivent pour avoir un peu de moyens, mais ce n’est pas suffisant pour répondre à nos besoins et ceux de leurs enfants. Par moment nous passons même une nuit ventre creux” confie-t-il.

4 mois après, Pascal se rappelle encore très bien des circonstances dans lesquelles lui et ses deux frères ont perdu leurs parents.

Nous étions partis jouer au football quand le drame avait eu lieu. Nous avons laissé nos parents à la maison, mais en rentrant nous avons constaté que notre maison était aussi partie. Pourtant Maman, Papa et nos grands frères y étaient. C’est ce jour qu’a débuté notre malheur et depuis, nous menons une vie difficile” nous explique-t-il.

Désespéré, et à seulement 14 ans, Pascal commence à chercher où il peut trouver une occupation, pour tenter de s’en sortir.

A présent, si je trouve du boulot, je peux le faire pour le bien de mes petits. Que ce soit des travaux ménagers pour avoir un peu de moyens, ou garder les vaches ou des chèvres, pourvu que je gagne quelque chose” affirme-t-il.

En attendant , Pascal demande aux personnes de bonne volonté de les assister, peu importe la nature de l’aide. Il plaide même pour la prise en charge scolaire. “Nous n’avons ni l’uniforme, encore moins des fournitures scolaires” insiste-t-il.

Il y a lieu de noter que le c’est pas seulement Pascal et ses petits frères qui ont besoin de l’aide, mais des milliers d’enfants victimes de cette catastrophe naturelle, et qui sont soit dans des camps de déplacés, soit dans des familles d’accueil.

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