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Agnès Nzigire, jeune apprenante en coupe et couture, voit déjà un avenir prometteur, grâce à la formation dont elle bénéficie dans le cadre du projet de résilience en éducation formelle et non formelle en territoire de Walungu au Sud-Kivu.

Elle s’est ainsi confiée à Watoto News ce mardi 16 février, lors d’une visite programmatique d’une délégation de l’UNICEF pour se rendre compte de l’avancement des activités réalisées dans le cadre de ce projet.

« Avant, ma vie se résumait à aller aux champs. Nous n’avions pas de moyens à la maison, c’est pourquoi je ne suis pas allée à l’école. Il fallait que j’aille cultiver les champs d’autrui. On me payait 2500 FC. Maintenant, c’est cette formation qui me permet d’acheter du lait de beauté, du savon ou des babouches », dit Agnès, une apprenante en coupe et couture pour la 4e cohorte de ce programme soutenu par l’UNICEF, sur fonds de la BMZ.

Ce projet, qui encadre plusieurs jeunes au Sud-Kivu, permet déjà à Nzigire Agnès de se relever et de croire en un meilleur avenir.

« Ça fait déjà 4 mois que j’ai commencé cette formation. Elle se passe très bien et en ce moment, je sais déjà coudre une jupe, une blouse, une culotte et une chemise », ajoute Nzigire.

Au cours de la formation, celle-ci a reçu quelques matériels d’apprentissage, et en a fait bon usage.

« J’ai reçu de la part de l’UNICEF des matériels qui m’aident pour la formation. Ce kit était composé de plusieurs objets, mais parmi eux, il y avait 2 pagnes. Je les ai cousus, j’ai vendu les vêtements confectionnés et j’ai utilisé l’argent gagné en partie pour mes propres besoins, et pour racheter d’autres tissus afin de faire des pratiques de couture, revendre, et ainsi de suite. Depuis ce jour-là, je n’ai jamais manqué de matériel ou d’argent pour mes petits besoins », évoque en plus Nzigire.

Et d’ajouter : « En plus de la formation de couture, nous avons aussi reçu des formations sur la redynamisation de la paix. Ici, dans notre atelier, nous formons un club de paix et nous nous réunissons chaque fois que quelque chose ne va pas entre nous, quand nous sentons qu’un quelconque conflit est sur le point de naître. Nous en discutons entre nous pour trouver une solution et conseiller celui qui est fautif. Nous trouvons que cette approche nous est vraiment utile, car elle nous permet d’éviter des conflits entre nous et de vivre comme une famille », explique-t-elle.

Pendant qu’elle apprend désormais avec des rêves pour l’avenir, Nzigire compte devenir aussi formatrice des autres jeunes dans les années à venir en territoire de Walungu.

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