
Un atelier de sensibilisation sur les risques liés aux plateformes numériques, la régulation de leur usage et la lutte contre la diffusion des messages de haine s’est tenu ce jeudi 5 février 2026, à Kisangani.
Cette activité s’inscrit dans le cadre du Projet Désinfox de la jeunesse de Kisangani, mis en œuvre par le Club RFI/Kisangani. Elle s’est déroulée dans la salle de réunion de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), a appris Watoto News.
Dans son intervention, Patrick LOSA, président du Club RFI/Kisangani et coordonnateur du projet, a indiqué que cette initiative vise à sensibiliser les différentes couches sociales de la ville de Kisangani aux dangers de la désinformation, devenue un véritable fléau pour la cohésion sociale.
Selon lui, l’atelier a été spécialement organisé à l’intention des femmes responsables d’associations et d’organisations de la société civile, souvent confrontées à des difficultés dans la gestion de leurs plateformes numériques, notamment les groupes WhatsApp, les pages Facebook et autres réseaux sociaux.
« Les femmes doivent faire preuve de vigilance face aux informations reçues par n’importe quel canal. De nombreuses fausses informations circulent sous l’apparence de la vérité et constituent un danger réel pour notre société et notre unité sociale », a souligné Patrick Losa, appelant à la vérification systématique des informations avant leur partage.
Il a également déploré l’usage croissant des discours de haine dans le partage d’informations, souvent motivés par l’intention de nuire, soulignant ainsi l’importance d’un usage responsable des outils numériques.
Les participantes à l’atelier ont exprimé leur satisfaction et salué l’initiative des organisateurs.
Maître Glorianne Kolongo, coordinatrice des Femmes Avocates du Congo, s’est dite très satisfaite de la formation :
«On nous a montré comment nous protéger contre la désinformation, comment gérer nos comptes sur les réseaux sociaux et comment assurer notre sécurité numérique. Cette formation est très utile pour nous, les femmes, souvent victimes des discours de haine et de fausses informations véhiculées sur WhatsApp, Facebook, X (Twitter), Instagram et autres plateformes numériques. Aujourd’hui, nous sommes capables d’identifier et de filtrer les vraies informations des fausses », a-t-elle conclu.
Plus de vingt femmes ont pris part à cet atelier organisé autour du thème :
« Femme digitale et paix : filtrer le faux pour préserver l’unité ».
Il convient de signaler que le Projet Désinfox de la jeunesse de Kisangani a été lancé au mois d’avril 2025 et est financé par l’Agence Française de Développement des Médias (AFD Médias).
Elie Atilaoto, volontaire pour les enfants et les jeunes à Kisangani
