
Le football Kinois en République démocratique du Congo traverse actuellement une période particulièrement préoccupante.
Alors qu’il devrait être un puissant levier d’unité, d’espoir et d’opportunités pour la jeunesse, il révèle aujourd’hui de profondes failles dans la gestion du sport.
L’attention reste largement concentrée sur l’équipe nationale, tandis que le championnat local peine à survivre, faute de vision stratégique, de soutien institutionnel et de valorisation effective.
À cette situation déjà critique s’ajoutent les fermetures répétées des infrastructures sportives, souvent décidées sans que des solutions durables soient mises en place pour permettre la tenue normale des compétitions.
L’absence de diffusion télévisée du championnat local aggrave encore la crise, privant les clubs de visibilité, de ressources financières et de crédibilité.
Les premières victimes de ce système défaillant sont les jeunes talents, enfermés dans un environnement qui limite leurs perspectives d’évolution et de professionnalisation.
Pourtant, le football congolais possède un potentiel immense. Sa relance nécessite impérativement une politique sportive cohérente, une gestion responsable et durable des infrastructures, ainsi qu’un engagement réel et constant en faveur du football local.
À cette situation s’ajoute une nouvelle inquiétante : une note officielle circule, faisant état de la suspension du stade Tata Raphaël par le ministre des Sports, une décision qui risque d’aggraver encore davantage la crise du football à Kinshasa.
Isabelle Ngalula Mpidi, volontaire pour les enfants et les jeunes à Kinshasa
