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À Bukavu, l’installation progressive de la saison sèche pèse lourdement sur les petits commerçants, en particulier ceux du secteur informel. Dans les marchés populaires, la poussière omniprésente complique leur quotidien et menace leur survie économique.

Fruits, légumes, vêtements, appareils électroniques… tout est recouvert d’une fine couche de sable soulevée par les vents.
« Je lave mes fruits toutes les 30 minutes », témoigne Aline, vendeuse au marché de Nyawera.
Une tâche épuisante, qui réduit ses gains et sa clientèle.

À Kadutu, Jean-Paul, gérant d’un petit bistrot en plein air, partage le même constat : « Personne ne veut manger dehors quand l’assiette est couverte de sable en cinq minutes. » Entre nettoyage constant, pertes de marchandises et désaffection des clients, beaucoup voient leurs revenus chuter drastiquement. Certains choisissent même de fermer temporairement pour limiter les dégâts.

Cependant d’autres rencontrés à Nyamugo estiment estiment que ces désagréments sont dûs à la carence d’infrastructures bien adaptées pourtant ils payent des taxes.

Dans une ville où l’économie informelle représente une part importante de la survie des ménages, négliger ces acteurs revient à saboter un moteur clé du développement local.

À Bukavu, les autorités parlent de relance économique post-crise, beaucoup espèrent que ces réalités de terrain seront enfin prises en compte dans les politiques urbaines.

Kweli Birindwa, volontaire pour les enfants et les jeunes chez Watoto News

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