
Le monde célèbre la journée internationale de la famille chaque 15 mai, à Goma, de nombreux enfants vivent douloureusement la séparation de leurs parents.
Au-delà des conflits conjugaux, ce sont eux qui héritent des conséquences émotionnelles, sociales et éducatives.
Anselme 14ans, partage son vécu : « Depuis que j’ai 9 ans, mes parents ont divorcé. Mon père, remarié, ne s’occupe plus de moi. Ma mère se bat seule pour subvenir à mes besoins. »
Cette absence de soutien paternel affecte profondément les enfants, les exposant à des risques tels que l’isolement, la dépression et l’abandon scolaire. Certains, comme Junior âgé de 11 ans, vivent dans la solitude après le divorce de leurs parents, perdant l’appétit et l’envie d’aller à l’école.
Jeanne d’Arc étudiante en psychologie clinique , souligne que le divorce peut entraîner chez les enfants des comportements déviants : désobéissance, dépression, etc
Face à ces défis, celle-ci pense que des initiatives locales , des groupes de parole et des programmes de soutien psychologique doivent être mis en place pour aider les enfants à exprimer leurs émotions et à reconstruire leur confiance.
Elle ajoute qu’il est essentiel que les parents, même séparés, maintiennent un dialogue ouvert avec leurs enfants, les rassurant sur leur amour inconditionnel en collaborant pour assurer leur bien-être.
En cette Journée mondiale de la famille, rappelons que le bien-être des enfants doit rester au cœur des préoccupations, même en cas de séparation.
Michael Lufungulo journaliste volontaire pour les enfants et les jeunes
