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Un phénomène alarmant prend de l’ampleur en périphérie de la ville de Bukavu. Il s’agit des enfants casseurs de pierres à Bwindi, dans la commune de Bagira.

Ces enfants, âgés pour la plupart de 8 à 16 ans, passent leurs journées à casser des pierres pour en extraire des graviers.

Lors d’un entretien avec un reporter de Watoto News ce jeudi 23 mai 2024, ces enfants ont affirmé que ce travail extrêmement pénible et dangereux, est effectué dans des conditions déplorables, sans aucune protection ni équipement adéquat.

Ces derniers sont exposés à de nombreux risques pour leur santé et leur sécurité, tels que les blessures, les maladies respiratoires dues à la poussière, ou encore les accidents liés à l’utilisation d’outils inadaptés.

J’ai déjà fait au moins 4 ans ici. Nous éprouvons des difficultés dans ce travail. Je peux me blesser avec des pierres et je rentre à la maison. A ce moment, le responsable ne pourra plus s’intéresser à moi. Même pour avoir les médicaments ça me concernera moi-même. Aussi, je peux entrer dans un cave pour y creuser des pierres que je transformerai en graviers. Si la couche de dessus s’écroule sur moi et que je meurs, la charge reviendra à ma famille,” a fait entendre Sylvain, âgé de 10 ans.

Une situation similaire pour Amani Ngabo Y’eka, âgé de 14 ans, qui indique qu’il fait ce travail par manque de préoccupation, car il n’est même pas bien rémunéré.

Nous travaillons ici par convention, pour être payé par jour ou par semaine selon le compromis avec le responsable. Un bidon des graviers, on le fait pour 200fc. C’est très difficile de réaliser 10 bidons. Vous voyez qu’on n’est pas payé à la hauteur du travail que nous faisons. Le problème est que je n’ai pas d’autres préoccupations. J’étudiais à l’institut de Bagira mais j’avais abandonné par manque des moyens,” explique-t-il.

Il sied signaler que ce travail prive les enfants et adolescents de leur droit à l’éducation. Car la plupart d’eux ne vont pas à l’école et sont condamnés à un avenir incertain, sans perspective d’amélioration de leurs conditions de vie.

Ces derniers appellent au soutien des autorités et des humanitaires, en leur garantissant notamment l’apprentissage des metiers, pour leur épanouissement.

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