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En marge du mois de mars, dédié à la femme, le parcours de Fidelie Aganze Nshombo s’impose comme une source d’inspiration. Derrière sa caméra, Fidélie Aganze est une révolution féminine. Photographe événementielle passionnée, elle excelle dans l’art d’immortaliser les instants éphémères.

Chaque photographie qu’elle prend est une narration visuelle, transmettant histoires, sentiments et émotions.

La vocation de Fidelie pour la photographie a éclos lors de sa confirmation de baptême en 2012, en sixième année primaire. Une photographie à double exposition, issue de l’album du photographe, a suscité son émerveillement et a éveillé en elle une quête de perfection et d’excellence.

Face à un dilemme professionnel, Fidelie envisageait la couture comme alternative à la photographie. Cependant, son cœur penchait résolument vers l’art de la capture d’images. Poussée par la volonté de briser les stéréotypes, elle s’est fixé pour mission de devenir un modèle pour les jeunes filles, dans un domaine où elles sont sous-représentées.

Malgré les découragements et les préjugés sexistes, Fidelie a persévéré, déterminée à prouver sa valeur. Aujourd’hui, elle partage son évolution sur Facebook, encourageant d’autres filles à surmonter les obstacles et à s’épanouir dans leurs passions.

Beaucoup m’ont découragé quand j’ai commencé à entretenir mes idées en photographie. Certains disaient que c’est pas pour les filles et d’autres me disaient que ça peut pas marcher. Aujourd’hui j’ai fait la différence. Je suis déjà capable de prendre de belles photos dans un évènement. Sur Facebook je publie mon parcours pour montrer mon évolution et encourager d’autres filles à faire mieux malgré les obstacles,” confie-t-elle.

De Bukavu à Goma, Fidelie a voyagé, affinant son style, sa vision artistique et sa maîtrise technique. En 2021, son talent l’a menée à Goma où elle a rapidement été remarquée et recrutée par G-art média, établissant son nom dans le monde de la photographie.

Aujourd’hui, Fidelie Aganze Nshombo appelle les femmes à s’affranchir des métiers étiquetés comme masculins et à résister face au découragement.

Sa détermination fait d’elle une figure emblématique de l’autonomisation féminine par la photographie.

Un cliché pris par Fidélie

L’autonomisation est certaine avec la photographie. A l’occasion de ce mois de la femme, je demanderai aux filles d’exercer les métiers que d’autres jugent masculins. Il n’y a pas de saut-métier. Même s’il y a du découragement, on peut résister seulement,” conseille-t-elle.

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