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Un récent rapport publié par le consortium Forum of African Women Educationalists (FAWE) et le Laboratoire de Recherche sur les Transformations Économiques et Sociales (LARTES-IFAN) met en lumière les facteurs qui favorisent l’accès, la rétention et la réussite des jeunes filles à l’école. L’étude a été menée dans plusieurs pays d’Afrique, dont la République démocratique du Congo.

Les résultats de l’étude révèlent plusieurs avancées significatives. Tout d’abord, les parents jouent un rôle essentiel dans l’éducation de leurs enfants, en particulier des filles.

Les élèves interrogés ont également affirmé recevoir un soutien à la maison pour leurs études. Par ailleurs, la pédagogie est de plus en plus sensible au genre, les élèves se sentent libres de s’exprimer en classe, ce qui témoigne d’un traitement égalitaire de la part des enseignants.

Cependant, l’étude souligne également certaines faiblesses à surmonter. Les filles se sentent encore inhibées et moins participatives en classe par rapport aux garçons.

Les tâches ménagères restent inégalement réparties, avec la vaisselle et la cuisine étant principalement assignées aux filles. De plus, l’environnement scolaire n’est pas encore sécurisé et inclusif, avec un pourcentage élevé de filles qui n’utilisent pas les toilettes de leur école en raison de leur manque de propreté.

Le rapport appelle à une prise en compte de la dimension genre dans les programmes éducatifs. Il recommande le renforcement des capacités des enseignants pour une pédagogie sensible au genre, ainsi que la promotion de la participation des filles dans les clubs d’autonomisation afin de favoriser leur leadership et leur réussite scolaire.

Le texte met également en évidence les efforts du ministère de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique (EPST) pour promouvoir l’égalité des genres dans l’éducation, notamment à travers des projets de sensibilisation et de prévention des violences basées sur le genre.

Notons que l’étude a été réalisée dans les villes de Kinshasa et Kananga entre mai et juillet 2023. Des questionnaires ont été administrés à 96 élèves et 100 parents d’élèves, et des entretiens semi-structurés, des récits de vie et des focus groups ont également été réalisés.

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