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58 enfants déplacés du conflit Mbole-Lengola souffrant de malnutrition, ont été pris en charge par l’ONG Médecins Sans Frontières (MSF) à Kisangani, dans la province de la Tshopo.

Ces enfants font partie de 575 patients déplacés des sites Sainte-Marthe et Lukusa, blessés et malades, qui ont reçu depuis le mois de décembre dernier, des soins appropriés au CS SNCC.

L’enfant Remord, âgé de 13 ans, témoigne : “Nous avons quitté brusquement notre maison, à pied avec mes deux petits frères. Tous nos biens sont restés, nos parents sont morts, les hostilités nous ont surpris pendant la nuit, nous sommes dépourvus de tout. Nous dormons mal, nous mangeons avec difficulté. Nos conditions de vie demeurent difficiles. Certains enfants meurent,” se plaint-il.

Dr Gervais Mbonge, coordonnateur adjoint de l’équipe des réponses aux urgences de MSF Kisangani, indique que les personnes qui vivent dans ces sites font face à une précarité extrême, manquant de vivres et d’abris pour se protéger contre les intempéries.

MSF dit avoir lancé une intervention médico-humanitaire depuis décembre dernier pour offrir à ces derniers des soins de santé de base. Dans le même ordre d’idées, quatre latrines modernes ont été construites dans ces endroits pour améliorer leurs conditions de vie.

Rappelons que tous ces déplacés ont fui leurs milieux de vie habituels à partir du mois d’avril de l’année passée, suite à un conflit communautaire entre les Mbole et les Lengola, à la suite de la vente d’un terrain de 400 hectares dans les périphéries de la commune urbano-rurale de Lubunga, située sur la rive gauche du fleuve Congo à Kisangani.

À ce jour, on dénombre plus de 500 personnes tuées, plus ou moins 700 cases incendiées dans plusieurs villages, et des milliers de personnes déplacées dans quatre principaux sites : Sainte-Marthe et Lukusa dans la commune de Lubunga, Kongakonga dans la commune de Kisangani, et Simisimi dans la commune de Mangobo.

Si MSF Kisangani apporte son assistance aux sites de la commune urbano-rurale de Lubunga, la situation demeure à ce jour alarmante dans les sites de Kongakonga et celui de Simisimi qui n’ont, jusqu’à ce jour, bénéficié d’aucune assistance.

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