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Une semaine après le débordement de la rivière Kalimabenge dans le territoire d’Uvira, plusieurs enfants issus des familles sinistrées continuent de vivre dans des conditions précaires. Déplacés avec leurs parents après la destruction de plusieurs habitations, certains sont actuellement hébergés dans des familles d’accueil ou chez des proches, dans un contexte marqué par le manque de ressources essentielles.

Dans les zones touchées, des parents indiquent avoir perdu des vêtements, des matelas, des fournitures scolaires ainsi qu’une partie de leurs réserves alimentaires emportées par les eaux. Cette situation affecte également le quotidien de nombreux enfants, dont certains vivent depuis plusieurs jours hors de leurs habitations habituelles.

Des acteurs communautaires attirent l’attention sur les conséquences que cette catastrophe pourrait avoir sur la protection et le bien-être des mineurs affectés. Ils évoquent notamment les difficultés liées à l’alimentation, à l’hygiène ainsi qu’au maintien de la scolarité des enfants déplacés.

Serge Kigwati, coordonnateur national de la société civile des Nationalistes Congolais, estime qu’une assistance humanitaire devrait être envisagée en faveur des ménages touchés afin de répondre aux besoins prioritaires des familles sinistrées.

Sur place, plusieurs habitants affirment que les conditions d’hébergement deviennent progressivement compliquées pour les familles accueillies. Une mère victime du catastrophe explique que ses enfants vivent actuellement grâce à l’appui des voisins après la destruction de leur maison par les inondations.

Cette situation soulève également des questions liées aux droits des enfants en période de catastrophe. La Convention relative aux droits de l’enfant (CDE), notamment à travers ses articles 24, 27 et 28, reconnaît le droit de l’enfant à la santé, à un niveau de vie suffisant ainsi qu’à l’éducation. Des droits qui peuvent être fragilisés lorsque des familles se retrouvent déplacées ou privées de moyens de subsistance après une catastrophe naturelle.

Dans cette partie du Sud-Kivu exposée de manière récurrente aux inondations, plusieurs habitants plaident pour le renforcement des mesures de prévention afin de limiter les risques auxquels les communautés locales, en particulier les enfants, restent confrontées.

Yseult LWANGO, volontaire pour les enfants et les jeunes.

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