
La zone de santé de Kimbi-Lulenge, située dans le secteur de Ngandja en territoire de Fizi, fait actuellement face à une épidémie préoccupante de Rougeole qui touche principalement les enfants. Dans plusieurs villages de cette région, les structures sanitaires signalent une hausse rapide des cas, alors que le manque de vaccins complique la riposte.
Selon des informations recueillies localement, des cas sévères ont notamment été signalés sur l’axe Kimbi – Balala Nyange, où plusieurs familles sont déjà affectées. Cette situation suscite une vive inquiétude au sein de la population, les enfants étant les plus exposés à cette maladie hautement contagieuse.
Kashindi Daudi Asumani, président de la Société civile des Compatriotes Congolais (SOCICO-RDC) dans le secteur de Ngandja, tire la sonnette d’alarme et appelle à une mobilisation urgente des autorités et des partenaires humanitaires. Selon lui, la propagation de la maladie prend de l’ampleur et nécessite une intervention rapide afin d’éviter d’autres pertes en vies humaines.
D’après les données rapportées par des acteurs sanitaires locaux ce mercredi 11 mars 2026, plus de 200 cas de rougeole auraient déjà été enregistrés dans cette zone de santé. Dans le village de Misésé, une vingtaine d’enfants auraient malheureusement perdu la vie, notamment en raison du manque de vaccination et de la prise en charge tardive dans certaines structures de santé.
Face à cette situation, les responsables communautaires encouragent les parents à conduire rapidement les enfants présentant des symptômes dans les centres de santé afin de bénéficier d’une prise en charge médicale appropriée.
La SOCICO-RDC appelle par ailleurs le gouvernement provincial du Sud-Kivu, le Ministère de la Santé de la RDC, ainsi que les organisations humanitaires, notamment Médecins Sans Frontières, à intervenir sans délai.
L’organisation plaide pour l’organisation urgente d’une campagne de vaccination et le renforcement de la sensibilisation communautaire, afin de limiter la propagation de la maladie dans cette zone.
Les acteurs de la société civile insistent également sur la nécessité de privilégier les soins médicaux modernes. Ils mettent en garde contre le recours aux traitements traditionnels qui pourraient retarder la prise en charge et aggraver l’état des enfants malades.
Dans cette zone enclavée du territoire de Fizi, les populations espèrent désormais une réaction rapide des autorités sanitaires et des partenaires humanitaires afin de stopper la progression de l’épidémie et sauver des vies.
Famure Faraja,volontaire pour les enfants et les jeunes .

L’urgence s’impose vraiment