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La ville de Bukavu est parfois confrontée à une pénurie d’eau potable.
Cette situation reste paradoxale, car la ville est entourée d’importantes ressources en eau, notamment le lac Kivu et la rivière Ruzizi. Malgré cette richesse naturelle, une grande partie de la population n’a toujours pas accès à l’eau, pourtant indispensable à la vie quotidienne.

Les enfants sont les plus touchés par cette crise, car ils sont contraints d’assumer très tôt des responsabilités qui ne correspondent pas à leur âge.
Comme beaucoup d’enfants à Bukavu, Moïse kilimo adolescent de Cidasa ne commence pas ses journées par l’école ou les jeux, mais par une longue marche à la recherche de l’eau.

Chaque matin, bien avant le lever du soleil, Moïse se réveille à 5h15. Dans le froid et l’obscurité, il quitte la maison accompagné de son grand frère Étienne, âgé de 17 ans, nsemble, ils parcourent une longue distance jusqu’à Panzi pour espérer trouver quatre bidons d’eau.
Un trajet pénible et parfois dangereux, devenu une routine imposée par la nécessité.

« Chaque matin, je me réveille à 5h15 et nous partons chercher de l’eau à Panzi, mon frère Étienne et moi. Nous marchons dans la peur et dans le noir, mais nous n’avons pas le choix. Si nous ne le faisons pas, la famille manquera d’eau, et sans eau, on ne peut rien faire »,

explique Moïse, visiblement fatigué et découragé.

Cette recherche quotidienne d’eau prive Moïse et son frère de sommeil, de temps pour étudier et met parfois leur sécurité en danger.
Pendant que d’autres enfants dorment encore, eux affrontent l’insécurité, les routes glissantes et l’incertitude de trouver de l’eau à l’arrivée. Leur situation n’est pas un cas isolé.

Dans plusieurs quartiers de Bukavu, de nombreux enfants vivent la même réalité, devenant des porteurs d’eau au détriment de leur enfance.
La pénurie d’eau à Bukavu ne représente donc pas seulement un problème d’infrastructures, mais aussi une grave question sociale et humaine. Elle menace la santé, l’éducation et l’avenir des enfants. Des solutions urgentes et durables sont nécessaires afin que l’accès à l’eau ne soit plus un combat quotidien, surtout pour ceux qui devraient se consacrer pleinement à leur avenir.

Arsène Aksanti Bwimba Enfant journaliste du RJAE-JUNIOR

Auteur/autrice

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