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Dans la chefferie de Mobala, le retour progressif des populations déplacées dans leurs villages d’origine est accueilli avec un profond soulagement, particulièrement chez les enfants longtemps marqués par les affres du déplacement forcé. Après des mois passés loin de leurs foyers, ces enfants retrouvent peu à peu un cadre de vie plus stable, propice à leur épanouissement et à la reprise d’une vie normale.

La société civile locale salue, à cet effet, les efforts de pacification menés par l’administration militaire de l’Ituri, lesquels ont permis une nette amélioration de la situation sécuritaire dans la zone. Cette accalmie favorise un retour massif des familles, mettant fin à une période d’incertitude et de précarité qui a particulièrement affecté les plus jeunes.

S’exprimant mercredi 21 janvier , Emmanuel Simbilyabo, coordonnateur de la société civile de la chefferie de Mobala, a indiqué que « plusieurs localités sont déjà concernées par cette dynamique de retour ». Il a cité notamment « Mambesu, Gangu 2, Kudayi, Bakoso, Petro, Balazana et Gerechabo, où des familles réintègrent progressivement leurs habitations. »

Pour les enfants de ces communautés, ce retour signifie la fin de la vie dans des conditions difficiles, qui étaient marquées par la promiscuité, l’insécurité et l’interruption de la scolarité. Le fait de retrouver leurs villages, leurs camarades et, pour certains, le chemin de l’école, constitue un véritable motif de réconfort et d’espoir.

La société civile appelle toutefois à la consolidation de la paix et à l’accompagnement des familles retournées, afin de garantir un environnement durablement sécurisé et favorable au bien-être des enfants, premières victimes des conflits armés dans la région.

John Mukendi volontaire pour les enfants et les jeunes

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