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Depuis le mois de décembre dernier, des milliers d’enfants de la localité de Bule, dans la chefferie de Bahema Badjere (territoire de Djugu ), en Ituri, sont privés d’école; cette interruption prolongée de la scolarité est consécutive aux affrontements armés opposant les FARDC à la rébellion de la CRP, à environ 90 kilomètres au nord de Bunia.

La fermeture des établissements scolaires plonge ces enfants dans une situation de grande vulnérabilité. Outre la déscolarisation, ils sont exposés à plusieurs risques majeurs, notamment le travail forcé, le recrutement par des groupes armés, l’exploitation et les violences, ainsi qu’à des traumatismes psychologiques liés au contexte sécuritaire instable. L’absence de cadre scolaire prive également ces enfants d’un espace de protection et de socialisation essentiel à leur développement.

Face à cette situation préoccupante, Benjamin Ngabu, activiste des droits humains à Djugu, a lancé ce mercredi 21 janvier 2026, un appel aux autorités et aux parties impliquées. Il plaide pour « la cessation immédiate des violences, qui perturbent non seulement l’éducation des enfants, mais aussi les activités économiques locales, aggravant la précarité des familles. »

Cet acteur de la société civile insiste particulièrement sur « la protection des populations civiles, avec un accent sur les enfants, premières victimes collatérales du conflit. »

Il appelle à des mesures urgentes pour sécuriser la zone et permettre la reprise effective des cours, condition indispensable pour préserver l’avenir de cette génération.

John Mukendi volontaire pour les enfants et les jeunes

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