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Le mois de décembre rime avec vacances, célébrations, retrouvailles et ambiance festive. Pour beaucoup de jeunes, c’est une période très attendue : fin d’année scolaire, liberté retrouvée, réseaux sociaux remplis de photos de fêtes, de repas et de sorties. Mais derrière ces moments joyeux se cachent parfois des dérives qui fragilisent.

Un climat propice aux excès

Décembre, c’est aussi la tentation de tout relâcher. Pression scolaire évacuée, ambiance de fête omniprésente, influence des réseaux sociaux et liberté accrue : tout pousse à sortir davantage, à dépenser, à consommer de l’alcool, ou à se surmener pour « vivre à fond ».
Laëtitia Muteya, 18 ans, élève en terminale témoigne.

« J’ai déjà reçu deux invitations à des anniversaires ce mois-ci, plus les fêtes qui arrivent. Si tu ne viens pas bien habillée, les gens te regardent bizarre. Donc on est obligés de faire des efforts, même quand on n’a pas les moyens. »

Rodrigue Lwaboshi, 23 ans, vendeur :

« Ce mois-là, c’est dur de rester calme. Tout le monde veut sortir, boire, faire des folies. Moi j’essaie de gérer, mais je sais que comme l’an dernier, je risque de finir décembre fauché et de regretter en janvier. C’est un cycle »

Nadège Faraja, 23 ans (étudiante) :

« En décembre, c’est comme si tout était permis. On sort, on dépense, on oublie les limites. Une fois, j’ai enchaîné trois fêtes en une semaines… J’étais épuisée, et j’ai même raté un rendez-vous important après.

Quels types d’excès ?

Les excès prennent plusieurs formes : consommation abusive d’alcool ou de drogues, repas trop riches, multiplication des sorties, relations sexuelles non protégées, dépenses exagérées pour paraître « à la hauteur », ou encore surexposition sur les réseaux. Junior, 25 ans, raconte comment la pression de paraître bien l’a poussé à faire des dépenses qu’il a regrettées.

Pourquoi les jeunes cèdent-ils ?

Le besoin de reconnaissance, la recherche de liberté, le manque de limites claires, ou la pression du groupe expliquent souvent ces comportements. Le regard des autres, surtout sur les réseaux, amplifie ce phénomène.

Des conséquences parfois lourdes

Ces excès ne sont pas sans risques : fatigue, maladies, accidents, regrets, conflits sociaux, dettes, et parfois des publications irréversibles en ligne. La santé physique, mentale, sociale et économique peut en pâtir.

Comment garder l’équilibre ?

Fixer ses propres limites, choisir ses fréquentations, savoir dire non, ne pas se fier aux apparences en ligne, prendre soin de soi : autant d’attitudes qui permettent de profiter du mois de décembre sans se perdre.

Parce que célébrer ne doit pas rimer avec s’exposer ou s’endetter, les jeunes sont appelés à faire des choix conscients, pour démarrer la nouvelle année avec sérénité, santé et confiance.

Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News

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