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La Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté, célébrée chaque 17 octobre, est un moment fort pour réfléchir aux inégalités persistantes à travers le monde. À Bukavu, cette réalité est criante, surtout pour les enfants et les jeunes, premières victimes d’un système qui peine à leur offrir un avenir digne. Car la pauvreté ne se limite pas au manque d’argent : elle prive d’éducation, de soins, de sécurité et de dignité.

Un quotidien précaire pour les enfants

Dans plusieurs quartiers de la ville, des enfants parcourent de longues distances à pied pour aller à l’école, souvent le ventre vide, sans fournitures, ni uniforme. D’autres abandonnent les études pour subvenir aux besoins de la famille : vente ambulante, mendicité, récupération de bouteilles. Leur avenir se construit dans la survie, sans garantie.

Des jeunes sans perspectives

Même avec un diplôme, nombreux sont les jeunes qui ne trouvent pas de travail. Faute d’opportunités, certains sombrent dans la délinquance, la toxicomanie ou rêvent de partir à tout prix.

« J’ai fini mes études depuis deux ans, mais je suis toujours sans emploi. Mes rêves s’effacent peu à peu »

confie Blaise Mugisho, 23 ans.

Une éducation menacée

La pauvreté met en péril l’accès à l’éducation. Des écoles manquent de bancs, de matériel, ou de structures adaptées. Pour beaucoup de familles, payer les frais scolaires est devenu un luxe. Sans soutien, des milliers d’enfants risquent d’être définitivement exclus du système éducatif.

L’appel des Nations Unies
L’ONU exhorte les États à placer les enfants et les jeunes au cœur des politiques de lutte contre la pauvreté. Investir dans l’éducation, la protection sociale et la participation des jeunes est, selon elle, essentiel pour rompre le cycle intergénérationnel de la misère.

Agir, ici et maintenant,
Cette journée du 17 octobre est un appel à l’action pour les autorités, les ONG, les leaders communautaires et chaque citoyen. Offrir un repas scolaire, créer des centres d’apprentissage gratuits ou appuyer les jeunes entrepreneurs sont des gestes concrets qui changent des vies.

La pauvreté n’est pas une fatalité. En misant sur la jeunesse, Bukavu peut tracer la voie vers un avenir plus équitable. Car lutter contre la pauvreté, c’est aussi défendre les droits fondamentaux de chaque enfant.

Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News.

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