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Chaque 15 octobre, le monde entier célèbre la Journée mondiale du lavage des mains.
À Kabare, territoire situé à l’Est du chef lieu de la Province du sud-Kivu cette journée prend un sens tout particulier : un simple geste peut faire la différence entre la santé et la maladie.

Le lavage régulier des mains avec de l’eau propre et du savon reste l’un des moyens les plus efficaces pour prévenir la propagation des maladies infectieuses telles que le choléra, la typhoïde, les diarrhées, ou encore les infections respiratoires.

Mais malgré sa simplicité, ce geste n’est pas encore systématique.
Dans plusieurs villages et écoles de Kabare, l’accès à l’eau potable reste difficile, et le savon est parfois considéré comme un luxe.
Les enfants, les vendeurs, les agriculteurs et même les soignants doivent souvent improviser pour maintenir de bonnes pratiques d’hygiène.

Une journée de sensibilisation communautaire

« Nous voulons que le lavage des mains devienne un réflexe naturel chez nos enfants »,

explique Madame Evelyne shukuru

« Ce n’est pas seulement une question de propreté, c’est une question de santé publique. »

Dans certains villages, des points de lavage des mains improvisés sont installés à l’entrée des marchés et des écoles.
Des seaux, du savon et des affiches éducatives rappellent à chacun :
“Des mains propres, une vie plus sûre.”

Le regard d’un professionnel de santé

A ce sujet plusieurs professionnels de santé contacté par watoto news ce mercredi 15 octobre soulignent que le lavage des mains reste un outil de prévention essentiel, surtout dans les zones rurales.

« La plupart des maladies que nous traitons ici sont liées au manque d’hygiène. Beaucoup d’enfants arrivent avec des diarrhées évitables. Si chaque famille lavait les mains avant de préparer le repas ou après la toilette, on réduirait jusqu’à la moitié des cas. »

précise docteur johana Binti.

La professionnelle insiste sur la nécessité d’un changement durable des comportements :

« La sensibilisation ne doit pas se limiter à une journée. Il faut que ce message entre dans les foyers, dans les écoles, dans les églises. L’hygiène doit devenir une culture. »

Le rôle des jeunes et des leaders communautaires

À Kabare, les jeunes et les femmes jouent un rôle important dans la diffusion des messages d’hygiène.
Des groupes de jeunes volontaires, appuyés par certaines ONG locales, visitent les écoles et les ménages pour montrer les bons gestes.
Ils expliquent aussi comment fabriquer localement du savon liquide à base de produits simples et abordables.

« Nous avons compris que protéger la santé, c’est protéger notre avenir »,

déclare Mado, 17 ans, élève de l’Institut à Miti centre.

« Quand on apprend à se laver les mains correctement, on apprend aussi à respecter la vie. »

Un geste simple, un impact immense

Le lavage des mains, aussi simple soit-il, est un acte de solidarité.
En se lavant les mains, chacun protège non seulement sa propre santé, mais aussi celle de sa famille, de ses camarades et de toute la communauté.

Cette année encore, les habitants de Kabare rappellent que le changement commence par de petits gestes quotidiens.
Un seau d’eau, un morceau de savon, et une minute d’attention peuvent sauver des vies.

La Journée mondiale du lavage des mains à Kabare n’est pas qu’un événement symbolique : c’est un rappel à la responsabilité collective.
Dans un contexte où les infrastructures sanitaires restent limitées, l’éducation à l’hygiène demeure la première ligne de défense contre les maladies.

À Kabare, des mains propres, c’est déjà un avenir plus sain.

Yseult Lwango, volontaire pour les enfants et les jeunes au Sud-Kivu.

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