
Chaque 13 octobre, le monde célèbre la Journée mondiale de la résilience.
À Kabare, dans la province du Sud-Kivu, cette journée prend une signification profonde. Ici, les enfants et les jeunes grandissent au cœur des difficultés : insécurité, pauvreté, déplacements…Pourtant, ils demeurent debout, porteurs d’espoir et de rêves pour un avenir meilleur.
Des jeunes debout, malgré tout
Dans les villages, les écoles ou les champs de Kabare, les jeunes ne baissent pas les bras. Ils avancent, non pas avec des armes, mais avec la force du cœur. Certains parcourent de longues distances pour aller étudier. D’autres aident leurs familles à survivre, cultivent la terre ou entreprennent.
« Nous avons mal, mais nous restons debout. Parce que si nous tombons, qui relèvera notre village ? »,
témoigne Joyce Manegabe, jeune entrepreneure de Katana.
C’est cela, la résilience : transformer la douleur en force, la peur en courage.
L’espoir pousse même sur une terre blessée
Malgré les cicatrices laissées par les conflits, l’espoir ne meurt pas à Kabare. Il vit dans le sourire des enfants, dans les cahiers qu’ils ouvrent, dans les rêves qu’ils nourrissent : devenir enseignants, médecins, ingénieurs, artistes ou bâtisseurs de paix.
Un appel à agir aux côtés des jeunes
En cette journée dédiée à la résilience, Kabare adresse un message fort au monde : « Regardez notre jeunesse. Malgré la guerre, elle construit encore. »
Les autorités, les familles, les enseignants, les ONG et les églises sont appelés à :
Créer des espaces sûrs pour les enfants,
Renforcer l’accès à l’éducation,
Offrir un soutien psychosocial,
Et inclure les jeunes dans les décisions qui les concernent.
Kabare, territoire de courage et d’espérance
Ce 13 octobre 2025, Kabare ne se résume pas à ses épreuves, mais à la force de ses jeunes. Chaque enfant qui sourit malgré la peur, chaque adolescent qui apprend malgré la crise, est une victoire contre la violence.
Aujourd’hui, nous célébrons ces héros silencieux. Car la résilience est une arme de paix, et Kabare, une preuve vivante que l’espoir ne meurt jamais.
Yseult Lwango, volontaire pour les enfants et les jeunes à Kabare
