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Chaque 11 octobre, le monde célèbre la Journée internationale de la fille, une occasion de mettre en lumière les droits des filles et les défis spécifiques auxquels elles font face. En 2025, le thème « The girl I am, the change I lead Girls on the frontlines of crisis » met en avant le rôle actif des filles en temps de crise.

En République Démocratique du Congo, cette journée prend un sens profond. Trop souvent, les filles sont privées de voix, de droits, d’éducation victimes de mariages précoces, de violences ou d’inégalités. Pourtant, elles sont nombreuses à se lever, à agir, à espérer.

Les défis majeurs en RDC

Éducation interrompue: pauvreté, manque d’infrastructures, responsabilités domestiques poussent de nombreuses filles à quitter l’école.
Mariages précoces et grossesses adolescentes: privent les filles de leur jeunesse et de leur avenir.
Violences basées sur le genre: harcèlement, abus, discriminations freinent leur épanouissement.
Pauvreté et crises multiples: les filles sont parmi les premières affectées lors de situations de crise économique, sanitaire ou climatique.

Mais les filles ne sont pas que victimes, elles sont aussi leaders

Dans des villes comme Bukavu et Goma, de nombreuses filles prennent les devants :

Leadership scolaire: animation de clubs et campagnes de sensibilisation.
Entrepreneuriat local : lancement de petits commerces et activités artisanales.
Activisme social: engagement pour la santé, l’environnement ou la justice.
Innovation numérique: création de contenus sur les réseaux sociaux, blogs ou projets tech.

« Depuis que j’ai rejoint notre club de filles à l’école, je parle en public pour dénoncer le harcèlement. Je veux que nos voix soient entendues, même quand les adultes n’écoutent pas. »,

Aline, 16 ans, élève à Bukavu.

Ce témoignage traduit la volonté de nombreuses jeunes filles d’être actrices de changement dans leur communauté.

Appel à l’action : Pour nous, par nous

Pour accompagner ces dynamiques, plusieurs actions sont urgentes :

Donner la parole aux filles : à travers forums, débats, ateliers où leurs opinions comptent réellement.
Investir dans leur éducation: en facilitant l’accès à l’école, aux bourses et à un accompagnement adapté.
Appliquer les lois contre les violences, mariages forcés et discriminations.
Promouvoir des modèles féminins inspirants dans les médias, l’école et la communauté.
Mobiliser les familles et institutions pour reconnaître et encourager les capacités des filles.

En ce 11 octobre, célébrons les filles pour ce qu’elles sont déjà : des forces de transformation.
Leur potentiel est immense.

Parce que la fille que je suis, peut mener le changement que je veux voir.

Gloria bakulikira volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News

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