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Le 7 octobre, le monde célèbre la Journée mondiale du travail décent, un moment clé pour rappeler que chaque travailleur, quel que soit son âge, mérite de vivre et de travailler dans la dignité. Pourtant, en République Démocratique du Congo, cette journée passe souvent sous silence surtout pour les enfants et les jeunes plongés dans un travail précoce, informel ou non protégé.

Des voix jeunes, des vies marquées par la précarité

À Bukavu, de nombreux enfants et adolescents travaillent pour survivre ou soutenir leur famille. Leurs témoignages révèlent des réalités dures :

Kevin Mwamba, 15 ans, pousseur au marché de Kadutu:

« Je transporte les marchandises des gens toute la journée. Parfois, je gagne 3.000 à 5.000 francs. Je rentre souvent sans avoir mangé. »

Déborah Bubala, 16 ans, domestique:

« Je ne vais plus à l’école. Je m’occupe des enfants des autres, mais j’ai perdu mon avenir. »

Junior Igunzi, 17 ans, apprenti couturier:

« On est plus exploité que formé. On n’a pas droit au repos. »

Le travail décent, un droit encore inaccessible

Le concept de travail décent inclut la sécurité, une rémunération juste, le respect des droits et l’absence d’exploitation. Or, pour la majorité des jeunes travailleurs en RDC, la réalité est toute autre :

Aucun contrat de travail
Pas de couverture sociale
Aucune protection légale
Exposition constante à la violence et aux abus

Dans les milieux ruraux,
les enfants sont dans les champs ou les carrières dès leur plus jeune âge. En ville, ils vendent dans la rue, portent des charges ou effectuent des tâches domestiques, souvent hors du cadre scolaire.

Ce que la société doit faire

Pour garantir un avenir digne à ces jeunes, il est urgent de :

Assurer un accès gratuit et obligatoire à l’école pour tous les enfants
Encadrer légalement les apprentissages dans des centres reconnus
Mettre en place des programmes d’insertion économique pour les jeunes vulnérables
Soutenir les familles pauvres afin de réduire la dépendance au travail des enfants
Renforcer les lois et les contrôles contre le travail des enfants

Travailler ne doit pas voler l’enfance

Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes jeunes à watoto News

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